Michael Andrews : le paysage contemporain

Le 05 novembre 2020, par Sophie Reyssat

Paysage mental de Chu Teh-chun ou campagne anglaise de Michael Andrews, tous les goûts sont dans la nature.

Michael Andrews (1928-1995), A Shoot (Grimsthorpe/Norfolk) II, 1984, aquarelle et technique mixte sur papier, 25,4 31,6 cm.
Adjugé : 90 000 

Conformément aux attentes, Chu Teh-chun prenait la tête de cette dispersion d’art contemporain, grâce à son Abstraction bleue et jaune de 1989, négociée à 255 000 € (73 100 cm, voir l'article Chu Teh-chun : le pouvoir est à l’imagination de la Gazette n° 37, page 92). La deuxième place du podium revenait à un artiste britannique rare en France, Michael Andrews, avec cette œuvre étudiant les effets de la lumière automnale sur le paysage. Un chasseur s’y fond, tirant des oiseaux à la lisière d’un bois de la région de Norfolk, dont il est originaire. Andrews fait partie des artistes de l’école de Londres, un terme inventé par le peintre américain R.B. Kitaj pour désigner les adeptes de la figuration, tenant bon face aux courants avant-gardistes des années 1970, dominés par l’abstraction. La série des «Ayers Rock», représentant ces montagnes qu’Andrews découvrit en Australie, le rend célèbre au tournant des années 1980. Ce spécialiste des paysages sait faire ressortir leur aspect primitif, même lorsqu’il immortalise la campagne anglaise ou écossaise. Changement radical de style avec Georges Mathieu, dont le geste laisse libre cours à l’expression de Malaises furibonds, sur une toile de 1990 négociée à 68 000 € (81 100 cm). Signalons enfin les 52 000 € obtenus par Le Poulet peint par Bernard Buffet en 1958 (116 89 cm).

lundi 26 octobre 2020 - 14:30 - Live
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