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Des jeux Olympiques de Grenoble à un studio de Bamako

Publié le , par Philippe Dufour

Éclectique et généreuse, la vacation bretonne a su évoquer la grand-messe sportive de 1968, comme l’art de plein air de Roberts et le portrait photographique par Keïta.

Des jeux Olympiques de Grenoble à un studio de Bamako
Torche officielle des Xes jeux Olympiques d’hiver de Grenoble, 1968, tôle cuivrée, système de brûleur, h 76 cm, diam. manche 4.2 cm, diam. fourneau cm.
Adjugé : 111 600 

Elle a illuminé les Xes jeux Olympiques d’hiver de Grenoble : la torche officielle, symbole de cet événement mondial. Aujourd’hui, elle vient enflammer les enchères en suscitant pas moins de 111 600 €, doublant largement son estimation haute. L’accessoire sportif se présente sous l’aspect d’un grand flambeau à l’antique en tôle cuivrée, formé d’un long manche, garni d’une prise en feutrine rouge, surmonté d’un manchon protecteur servant de coupe-vent au système de brûleur, toujours présent (l. 76 cm, diam. du manche 4,2 cm, diam. du fourneau 9 cm). Le sommet, découpé en forme de lames, est orné des trois insignes officiels des Jeux, dessinés par Roger Excoffon. Provenant de la famille d’un des membres du Comité d’organisation des JO, cette flamme de Grenoble a été fabriquée à trente-trois exemplaires par la Société technique d’équipement et de fournitures industrielles (STEFI). Ambiance plus féminine avec Thomas William Roberts, qui a signé une Jeune femme à l’ombrelle assise sur un rocher en 1892… Ce panneau (45 10,8 cm) rappelle le talent du célèbre artiste australien impressionniste, qui deviendra le directeur de l’école de Heidelberg et un pionnier de la peinture en plein air. Rien d’étonnant donc que l’œuvre ait inscrit 89 280 €. À des milliers de kilomètres de là, Seydou Keïta a ouvert son studio photo à Bamako, capitale du Mali, dès les années 1940. En témoigne une image représentant Un juge et son petit-fils (1949-1951), sur une grande épreuve argentique (voir l'article Les sensibilités africaines d'Étienne Dinet de la Gazette n° 7, page 80). Tirée par Philippe Gassman des studios Picto, contrecollée sur aluminium (125 80 cm), cette édition à un unique exemplaire a été réalisée par la fondation CAAC avant l’exposition de la collection Jean Pigozzi à la Fondation Louis Vuitton. Un beau portrait qui était disputé jusqu’à 28 600 €. En revanche, L’École coranique d’Édouard Dinet n’a pas trouvé d’acquéreur.

arts décoratifs du XXe, mobilier et objets d'art, design, tableaux anciens, modernes, contemporains et orientalistes, arts premiers, arts de la table, verreries, céramiques, sport (sur le thème du), tapis, tapisseries, sculptures, bronzes, photographies,, argenterie
samedi 27 février 2021 - 14:00 (CET) -
Jack-Philippe Ruellan
Gazette Drouot
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