Avec Jean-Baptiste Tuart, l'ébénisterie parisienne à son zénith

Le 21 avril 2020, par Philippe Dufour

L'excellence du mobilier français au XVIIIe siècle était une fois de plus mise en lumière lors de cette vacation, à travers plusieurs pièces à la technique brillante.

France, époque Louis XV, secrétaire à abattant estampillé Jean-Baptiste Tuart, placage de satiné et d’amarante, marbre rouge, 131 x 97 x 40 cm.

Comme espéré, ce secrétaire d'époque Louis XV à abattant (131 x 97 x 40 cm), qui porte l'estampille de Jean Baptiste Tuart, reçu maître en 1741, et son poinçon de jurande, suscitait 7 326 €. Son créateur l'a habillé de placage de satiné et d’amarante, à décor d’une marqueterie de bouquets fleuris dans des réserves. Derrière l’abattant, se découvrent tiroirs et classeurs, ainsi que deux vantaux. Venait ensuite, pour 5 958 €, une console de la même époque, de forme très mouvementée en bois doré (125 x 63 x 85 cm) ; richement sculptée de motifs feuillagés, fleuris et d’entrelacs, elle s'appuie sur deux pieds incurvés, réunis au centre par une large coquille. Le leader dans cette catégorie s'avérait être une imposante commode sauteuse (148 x 73 x 89 cm), contemporaine des deux pièces précédentes, bombée en façade et évasée sur les côtés : elle devait déménagée contre 9 485 €. En placage de bois de rose, de violette et de tabac orné de bronzes dorés dans l’esprit rocailleux, elle est sommée d'un dessus de marbre brèche d’Alep. Cependant, c'est une ménagère en argent (poinçon Minerve) de la maison Christofle, d'un modèle uni à décor géométrique, qui prenait la première place. Comprenant 186 pièces présentées dans un coffret en chêne à quatre compartiments, et accusant un poids brut de 11 kg 300, elle attirait 17 024 €.

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