Inspiration tibétaine en Chine

Le 19 novembre 2020, par Anne Doridou-Heim

Cette verseuse chinoise est inspirée de celles réalisées au Tibet.

Chine, XXe siècle. Verseuse duomuhu, en cuivre et émaux cloisonnés à décor de dragons, de forme cylindrique divisée en trois registres dans le style des verseuses tibétaines, marque apocryphe Qianlong, h. 37,5 cm.
Adjugé : 62 992 

Son allure est assez originale, avec son bec verseur émergeant de la tête d’un dragon, son long corps cylindrique divisé en trois registres et son couvercle aux motifs à l’avenant. Cette verseuse de forme duomuhu, fabriquée en Chine et portant une marque apocryphe de Qianlong, est en fait directement inspirée d’un modèle tibétain. En bronze cloisonné, avec son ornementation déployée sur un fond d’un beau bleu céleste, elle a su séduire un acheteur jusqu’à 62 992 €. L’empereur Qianlong (1736-1796) fut fortement influencé par le bouddhisme. Dès son accession au trône, il choisit pour chapelain le troisième chankya, pour ensuite transformer le palais princier de son père, Yongzheng (1723-1735), en un monastère tibétain – il s’agit du temple des Lamas de Pékin. Les objets allaient circuler entre les montagnes et la capitale, pour y être collectionnés et réinterprétés. Dans un tout autre esprit mais dessiné néanmoins par l’un des plus importants amateurs de chinoiseries du XVIIIe siècle, François Boucher (1703-1770), Le Repos de la famille paysanne (31,2 23,2 cm), une pierre noire sur papier crème, retenait 11 300 €.
 

Panorama (après-vente)

Le temps de l’Ancien Régime

Le 19 novembre 2020, par Anne Doridou-Heim

Pas de report pour la vacation de Farrando (M. Blaise), qui avait lieu à la date prévue du vendredi 6 novembre mais se jouait à huis clos. Une verseuse duomuhu (voir page 115) se distinguait dans un programme plutôt classique, qui voyait le «soleil» d’une pendule portique en marbres blanc et noir et bronze doré (65 44 19 cm) se balancer à 10 650 €. Ce modèle reprend les codes du style Louis XVI – un exemplaire identique mais reposant sur un socle en marbre noir est conservé au château de Rambouillet – et date de la fin du XVIIIe siècle. Son mouvement est signé par l’horloger Hippolite Lapret, exerçant à Paris.

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