Un record s'affichait à 95 000 euros sur un paravent à 4 feuilles de Nguyen Gia tri (114 313 euros frais compris. Nguyen Gia Tri (1908-1993). Paravent à 4 feuilles en bois laqué noir, rouge et or avec incrustations de coquille d'oeuf. 1939. 96,5 cm x 200 cm. À 95 000 euros, estimation doublée pour ce paravent à 4 feuilles de Nguyen Gia Tri, daté de 1939. Sur la surface en bois laqué à incrustations de coquille d'oeuf sont représentées une femme qui lit et deux autres dansant au sein une végétation luxuriante. Ce paravent est à rapprocher de celui à 9 panneaux intitulé La Procession, qui se trouve au Consulat général de France à Ho Chi Minh- Ville. Ce prix a été obtenu en dépit du fait qu'ayant été monté en meuble à une certaine époque, il comporte deux trous de serrure. Il y a un an, la même maison de ventes cédait à 65 000 euros un paravent à 6 feuilles (100 x 198 cm) où défile un Cavalier suivi de ses chiens, femmes et enfants (100 x 98 cm). En octobre 2003, Sotheby's Singapour a vendu 55 000 $ locaux (27 100 euros) un panneau laqué exécuté vers 1968, montrant une Femme (80 x 60 cm). En octobre 2000, Christie's, toujours à Singapour, obtenait 90 000 $ locaux (58 649 euros) d'un panneau de 1940 présentant un Paysage vietnamien (160 x 120 cm). Nguyen Gia Tri est considéré comme l'un des plus grands maîtres laqueurs du Vietnam au XXe siècle. Il entre à l'École des beaux-arts d'Indochine en 1929. Il a fait gagner à la laque ses lettres de noblesse en la hissant de simple artisanat au rang de forme artistique autonome. Ses laques sont considérées comme des peintures. Le paravent adjugé cette semaine appartient à la période de création de l'artiste la plus courue : les années 1938 à 1944 où il innove en utilisant de nouvelles techniques, notamment pour le poli des laques. Il va aussi combiner aux traditions ancestrales la perspective, la composition et les couleurs limitées au brun, au noir et à quelques rouges. Mais il va, comme quelques autres, élargir sa palette en utilisant par exemple, à l'instar de Dunand, la coquille d'oeuf. Durant les 20 dernières années de sa vie, il a réalisé des laques abstraites. ). À 80 000 euros, estimation haute respectée pour l'huile sur toile de Jean-Baptiste Greuze, Portrait de César Gabriel, duc de Choiseul Praslin (voir encadré page 45 de la Gazette n° 39). Une paire de toiles (96,5 x 132 cm) de l'entourage de Zuccarelli, école italienne du XVIIIe siècle, Paysage fluvial avec ruine animée de personnages et Paysage fluvial animé de personnages devant un pont, totalisait 26 000 euros. En paire toujours, des Bouquets de fleurs (47 x 38,5 cm), des toiles attribuées à Jean-Baptiste Blin de Fontenay (1653-1715), allaient à 20 000 euros. Les modernes n'étaient pas en reste. À 31 000 euros, estimation haute tout juste dépassée pour une huile sur toile de Maurice Utrillo, Moulin à Montmartre (22 x 27 cm). Une toile de Francis Picabia de 1902, Route des prés, temps gris (54,5 x 65,5 cm), s'inscrivait à 25 500 euros dans la fourchette basse de l'estimation. Retrouvons l'Asie à 28 000 euros, une estimation doublée, avec un bol d'époque Ming portant la marque de Jiajing (1522-1566). Il est en porcelaine blanche décorée en bleu sous couverte d'objets précieux, de symboles taoïstes, de fleurs de lotus et d'une frise de champignons de longévité. Restée dans la Nièvre, une Suzanne au bain (H. 2 m) en marbre blanc vendue sur description, oeuvre d'Alix Marquet (né en 1875), doublait à 35 000 euros son estimation. Un modèle similaire, plus petit, se trouve dans les jardins du Trocadéro à Paris.
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