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Lot n° 939

Joseph-Antoine BERNARD (1866-1931) Jeune fille...

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Joseph-Antoine BERNARD (1866-1931) Jeune fille à sa toilette, dite aussi Jeune fille se coiffant assise Bronze à patine noire Modèle créé en 1912 Signée " J Bernard " au dos du siège dans la partie inférieure Porte le cachet du fondeur Claude Valsuani Cire perdue et numéroté 16 au revers Dim.: H. 64,4 cm et terrasse L.21,5 x l.17,9 cm S&C Provenance : collection particulière lyonnaise OEuvre en rapport : -Joseph Bernard, Jeune fille à sa toilette, ou Jeune fille se coiffant assise, vers 1912, bronze, signé et porte le cachet du fondeur Alexis Rudier, H. 156 x57 x 56,5 cm, Lyon, Musée des Beaux-Arts, n°inv. 1937-38. Bibliographie : -René Jullian, Jean Bernard, Lucien Stoenesco, Pascale Grémont Gervaise, Joseph Bernard, Fondation de Coubertin, Saint-Rémy-Lès-Chevreuse, 1989, notre exemplaire mentionné dans la notice n°183, p.310. Littérature en rapport : - Paul Vitry, « L'exposition des Arts décoratifs modernes », in Gazette des Beaux-Arts, nov. 1925, pp.287- 300 ; - Luc Benoit, « Joseph Bernard (1866-1931) », in Gazette des Beaux-Arts, 1932, vol 2, pp.217- 228 ; -Didier Chautant, Recherches sur la vie et l'oeuvre de Joseph Bernard 1866-1931 : sculpteur français, 1977, sn, n°151, p.66 et pp.70 -71 ; - Ss dir. Alice Massé et Sylvie Carlier, Joseph Bernard (1866-1931), de Pierre et de Volupté, catalogue de l'exposition tenue au Musée Paul Dini, Villefranche-sur-Saône et La Piscine-Musée d'Art et d'Industrie, Roubaix, 2020, Soline Dusausoy, chapitre « La Jeune fille à sa toilette », Editions Snoeck, Gand, 2020, pp.260-265. Le thème de la jeune fille se coiffant a maintes fois été traité par l'artiste iserois Joseph Bernard. Ce sujet donne l'occasion à l'artiste de travailler sur le corps féminin en sublimant ses canons plastiques par son style épuré et synthétique. Proche dans sa composition de la Jeune fille se coiffant debout et de Jeune danseuse, dite aussi Jeune fille à la draperie, l'oeuvre présente une composition gracile et vibrante qui a forcé l'admiration de la critique lors de la présentation de la maquette en plâtre au Salon d'Automne de 1912 ; on peut ainsi lire cet éloge dans la presse : « {il réalise} le miracle d'associer le rythme grec à l'épaisse grâce égyptienne, sans jamais se départir du modernisme le plus immédiat. » (Tabarant, « Au Salon d'Automne », in Le Soir, 9 octobre 1912, p.2). L'attitude de la jeune fille au bras levé, la présence du voile au plissé très serré suggèrent aussi une inspiration du monde indianisé. Dans sa description des sculptures présentées à l'Exposition internationale des arts décoratifs et des industries appliquées en 1925 Paul Vitry se fait le porte-parole d'un public toujours charmé par ce sujet : « C'est vraiment dans l'oeuvre de cet artiste, qui s'apparente par ses recherches plastiques dans ces morceaux célèbres de Jeune fille à la cruche et de la Jeune fille assise au bras levé à l'art de Bourdelle et de Maillol, de Despiau, que nous trouvons semble -t-il la formule de la sculpture décorative la plus heureuse et la plus complète que nous présente l'Exposition».Après la présentation au Salon d'Automne de 1912 de la maquette en plâtre, deux éditions en bronze ont été initiées, l'une à l'échelle originale (H. : 157 cm, 5 exemplaires à ce jour), l'autre à échelle réduite (H.64 cm). Notre épreuve en bronze qui correspond à cet état petite nature présente le n°16. Son édition conduite par la maison Valsuani prévoyait à l'origine 25 épreuves en bronze. Le catalogue raisonné de l'artiste paru en 1989 indique cependant que l'édition, arrêtée, se limiterait à 18 exemplaires.

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