Lot n° 21

FERRARI 330 GTC 1966

Vente terminée
Résultat : Non Communiqué

Carrosserie coupé, 2 places

Moteur avant, 12 cylindres en V

Cylindrée 3 967 cm3

Puissance 300 ch

Vitesse maximale 242 km/h

Kilométrage 23 000 km

Numéro de châssis

9013 (50e produite)


Au début des années 1960, la gamme Ferrari a abandon - né l’éparpillement qui prévalait à ses débuts - pas si lointains, puisque la marque n’a alors qu’une douzaine d’années – et s’est peu à peu organisée et rationalisée pour s’articuler autour de quatre modèles, une berlinette sportive, une 2+2, une grosse cylindrée luxueuse (souvent destinée au marché américain) et un coupé grand tourisme (en général doublé d’une version cabriolet qui en est dérivée) auxquels s’ajoutent bien sûr des modèles exclusivement réservés à la compétition, fabriqués à l’unité. Tous les modèles de route sont depuis 1957, exclusivement signés Pininfarina. C’est dans ce contexte qu’est dévoilé le coupé 330 GTC au Salon de Genève en mars 1966. Il combine le châssis court (2,40 m) de la berlinette sportive de l’époque, la 275 GTB, - avec son train ar - rière à roues indépendantes et sa boîte transaxle - et le moteur 4 litres du coupé 2+2 contemporain, la 330 GT 2+2. Il s’agit bien sûr, comme toutes les Ferrari de l’époque, d’un 12 cylindres en V ouvert à 60° à simple arbre à cames en tête, installé en po - sition longitudinale à l’avant. En l’occurrence, le fameux V12 conçu par Gioacchino Colombo au lendemain de la Seconde Guerre qui gagnera ses lettres de noblesse en compétition et notamment avec la lignée des Ferrari 250 GT. D’une cylin - drée totale de 3 967 cm ³ (77 x 71 mm), la version qui équipe la 330 GTC développe 300 ch à 6 600 tr/min et est associée à une boîte à quatre rapports qui lui permet d’atteindre 245 km/h. La carrosserie en acier, évidemment signée Pininfarina, re - pose sur un châssis tubulaire. Elle reprend les lignes avant très classique de la luxueuse et élitiste 500 Superfast avec une petite calandre ovale encadrée par deux demis pare-chocs et l’arrière effilé du cabriolet 275 GTS. Ce qui laisse supposer  que ses lignes sont dues à Aldo Brovarone qui était entré chez Pininfarina en 1953, après son passage chez Cisitalia, et qui sera surtout connu pour son travail sur les Dino 206/246 à moteur central, au milieu des années 1960. Son dessin de la 330 GT, très sobre, est particulièrement élégant, dynamisé par un léger pli qui part des clignotants avant et court au-dessus des passages de roues avant et arrière, jusqu’aux feux arrière. Le soubassement est surmonté d’un léger pavillon très lumi - neux aux fins montants. La 330 GTC restera en production sans changements jusqu’au millésime 1968 et culminera à 604 exemplaires (châssis compris entre 8200 et 11 600). Elle sera logiquement remplacée au Salon de Paris en octobre 1968 par la version 365 GTC, équipée du V12 4 390 cm ³ de 320 ch de la nouvelle 2+2 dévoilée au Salon de Paris en octobre 1967, la 365 GT 2+2. La 365 GTC conserve la carrosserie de la 330 GTC avec quelques modifications de détail, comme l’abandon des ouïes de débourrage sur les ailes avant et l’apparition de deux ouïes de capot devant le pare-brise. Joliment équilibrée, bien cam - pée sur ses roues de 14 pouces affleurantes à la carrosserie, la 330/365 GTC mettra du temps à faire reconnaître sa beauté auprès des collectionneurs de Ferrari et fera longtemps par - tie des mal-aimées de Maranello, aux côtés des modèles 2+2, loin derrière les berlinettes et les modèles les plus sportifs. Sa rareté (la 275 GTB contemporaine a été produite à plus de 800 unités), sa finition plus raffinée que celle des berlinettes, son relatif confort et sa beauté classique intemporelle enfin reconnue ont fait grimper sa cote ces dernières années auprès des connaisseurs avertis. Une valeur sûre qui se bonifiera en - core avec le temps. Cette Ferrari 330 GTC, châssis n° 9013, est la 50 e produite et a été exposée au Salon de Paris en octobre 1966. Ce fut la pre - mière importée en France et c’est elle qui a servie à l’homolo - gation du modèle auprès du service des Mines (certificat four - ni au dossier). Elle a été acquise par son propriétaire actuel le 19 juin 1989. Elle présente une carrosserie et une peinture en excellent état, tout comme son intérieur en cuir noir. Le mo - teur a été entièrement refait en 2002 et la voiture n’a parcouru que 23 000 kilomètres depuis. La réfection de la transmission remonte à novembre 2010 et le réglage de l’autobloquant à janvier 2019. Elle est chaussée de pneus Michelin XWX Col - lection 205 VR 14 avec chambre à air, qui correspondent à la monte d’origine. Elle est dotée d’une direction assistée ré - glable (montage réversible), de la climatisation (optionnelle à l’origine). Elle a subi un entretien régulier chez Noël Racing à Aix-en-Provence, depuis 2002. Ce magnifique exemplaire de l’une des plus élégantes Ferrari mérite une attention toute particulière, en raison de son historique limpide et de la qua - lité de sa présentation

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