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Lot n° 33

Hector VIGER, dit Hector VIGER DU VIGNEAU (18...

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Portrait de Caroline Bonaparte (1782-1839), reine de Naples, 1868. Huile sur toile, signée et datée à droite “H. Viger 1868 / d’après une miniature / d’Augustin”. Inscription en haut à gauche “Caroline Murat / née Bonaparte / Reine de Naples”. Restaurations. H. 80 x L. 68 cm. Historique Hector Viger, dit Hector Viger du Vigneau, naît à Argentan dans l’Orne. Orphelin très jeune, il est élevé par de proches parents qui, face à sa passion pour les arts, l’autorisent à intégrer l’école gratuite de dessin de Raymond Quinsac Monvoisin, ancien élève de Pierre Narcisse Guérin. Suite au départ de Monvoisin pour l’Amérique, il rejoint l’atelier de Paul Delaroche, puis ceux de Martin Drolling et d’Henri Lehman dans lesquels il parfait sa formation. Le peintre, sans jamais copier ses maîtres, développera grâce à cet enseignement pluriel un style indépendant. Connaissant des débuts difficiles, il s’adonne à l’art très en vogue de la miniature avant de commencer, à compter de 1845, à exposer régulièrement au Salon. Il y présente de la grande peinture d’Histoire et de la peinture religieuse, mais aussi des scènes de genre. Ses œuvres sont très bien accueillies par la critique et, en 1850, il intègre le comité central des artistes, dont il deviendra le secrétaire général. Il épouse le 15 décembre 1853, à Chalon-sur-Saône, l'artiste peintre Pierrette Mariquot (1832-1893). À partir 1859, il reçoit plusieurs commandes dont notamment trois grands dessins pour les verrières du chœur de l’église Saint-Leu : le Christ, Moïse, Elie, commandés par la Ville de Paris ou encore Saint-Lazare débarquant à Marseille commandé par le ministère d'État. C’est en juin 1863 que sa vie bascule : une riche anglaise lui commande deux tableaux, le premier est un portrait de Joséphine pour faire un pendant à celui Napoléon par Delaroche, le deuxième est un portrait de la Reine Hortense et de son troisième fils. Peintre méticuleux, Viger se plonge alors dans l’histoire de ces figures historiques afin de les représenter au mieux. C’est ainsi qu’il se prend de passion pour la période napoléonienne qu’il fera revivre à travers ses pinceaux mais, contrairement à la majorité des peintres, en délaissant les grands épisodes de l’épopée impériale militaire pour se consacrer aux scènes de la vie quotidienne, plus féminines et artistiques. Napoléon III à son tour lui commande une série de toiles consacrée à l’histoire de la famille impériale. Il est pour cela logé à la Malmaison, installé par l'impératrice Eugénie dans une dépendance du château, mais ce travail restera malheureusement inachevé du fait de la défaite et de la chute de l’Empire en 1871. À sa mort en 1879, son ami Emile Bertin lui dédie le poème Sunt Lacrymæ Rerum, publié dans le Parnasse : « Ton œuvre restera, Viger ! les grandes pages Que tu sus retracer, et tes panneaux charmants, Tes portraits si vivants traverseront les âges, Soutenus, protégés, consacrés par le temps. » L’œuvre de Viger est aujourd’hui indissociable des grandes figures du Premier Empire, il réussit à conjuguer vérité historique et poésie dans les scènes reproduites d’autre part. Les critiques de l’époque et notamment Descamps estiment qu’il n’a pas son égal dans les représentations du Consulat et de l’Empire car la grande passion qu’il porte à ce sujet transparaît clairement dans son œuvre. Afin de représenter les grandes figures de l’Empire, Verger du Vigneau s’inspire des représentations existantes. C’est le cas notamment de notre tableau qui est la copie d’une image de la Reine de Naples peinte de son vivant par le grand miniaturiste Jean Baptiste Jacques Augustin (1759-1832). Ce dernier réalise une miniature sur ivoire de Caroline qui fut exposée au Salon de 1808 : “Un cadre contenant le portrait de Sa Majesté la Reine des Deux-Siciles”. La préparation inachevée de cette miniature a été présentée à l’exposition d'œuvres d'art du XVIIIe siècle à la Bibliothèque nationale de France en 1906. Il est possible qu’il s’agisse de la préparation inachevée aujourd’hui conservée au Musée national de Stockholm. La famille Colonna-Walewski possède un dessin d’Augustin reprenant la même iconographie et datant de 1810. Il semblerait que la reine de Naples a grandement apprécié cette représentation qui a fait l’objet d’une large diffusion. Si la miniature inachevée conservée en Suède possède les mêmes couleurs que la miniature présentée au Salon, il est possible d’avancer l’hypothèse que Viger du Vigneau s’est fondé uniquement sur les gravures pour réaliser son œuvre puisque les couleurs du drap et du canapé ne correspondent pas. La facture lisse de Viger exprime le chatoiement des étoffes et l’éclat de la parure d’émeraude. Au Salon de 1866, Viger du Vigneau présente un table

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