Cette vente de numismatique rapportait 485 895 euros frais compris. Trois records mondiaux étaient obtenus. Avec tout d'abord, à 32 000 euros, une estimation quadruplée, pour un sesterce romain (26,87 g) frappé sous Tibère en 22-23 et montrant, issant de cornes d'abondance croisées, les têtes des jumeaux de Drusus, Tiberius Gemellus et Germanicus. Le revers est frappé des initiales S. C. entourées d'une inscription. Un denier (3,79 g), peut-être d'Alexandrie, avec à l'avers le buste drapé et diadémé de Cléopâtre et au revers la tête nue de Marc Antoine récoltait 22 200 euros, une estimation respectée. Un tétradrachme (16,81 g) d'Acanthe en Macédoine de 480-470 av. J.-C. récoltait 17 000 euros. Il montre un lion attaquant un taureau et au revers un carré incus quadripartite. Deuxième record mondial pour un drachme (3,98 g) d'Amphipolis, toujours en Macédoine, de 369-368 av. J.-C., qui suscitait 12 000 euros, une estimation presque triplée. Il montre une tête laurée d'Apollon de trois quarts en haut relief et au dos une torche de lampadédromie, un flambeau de course. Un tétradrachme (14,41  g) d'Olynthe, cité de la ligue chalcidienne, de 390-360 av. J.-C., respectait à 11 000 euros son estimation. Sur la face figure la tête laurée d'Apollon de profil à droite et sur l'autre face une cithare hexacorde. L'aureus de Septime Sévère (193-211) ayant illustré l'encadré page 53 de la Gazette n° 22 se négociait 11 000 euros, l'autre pièce reproduite, un aureus de Licinius I (308-324) ne trouvant pas preneur. Terminons à 10 500 euros, dernier record mondial, avec un statère vers 250 av. J.-C. (7,81 g) de Cyrène à tête virile et cornue de Zeus Amon avec au dos un plant de silphium. Cette plante de la famille des ombellifères aujourd'hui disparue servait dans l'Antiquité à la fois d'aliment, de condiment et de médicament.
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