Agenda des ventes

20299 ventes
vendredi 22 avril 2005
Si vous aimez le vin, et surtout les grands crus, qu'ils soient de Bordeaux, de Bourgogne ou d'Alsace, ne ratez pas cette vente où vous seront également proposés des champagnes et de vieux alcools. Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV. M. Maratier.
mercredi 20 avril 2005
Six résultats dépassaient ici très nettement leur estimation. Le premier concerne à 155 000 euros, sur une estimation haute de 100 000, un sabre d'officier subalterne de grenadiers à cheval de la garde des consuls (186 515 euros frais compris. Sabre d'officier subalterne de grenadier cheval de la garde des consuls. Bronze ciselé doré. Manufacture de Klingenthal. Époque Consulat. L. 114 cm. C'est dans un grenier orléanais qu'a été découvert par maître Xavier Binoche ce trésor de guerre. Soumis au feu des enchères, ce sabre décrochait 155 000 euros sur une estimation haute de 100 000 euros, achat d'un collectionneur. Selon l'expert Bernard Croissy, cela fait une cinquantaine d'années qu'un sabre entièrement authentique de cette qualité n'est pas passé sur le marché. Cette arme d'officier subalterne de grenadier à cheval de la garde des consuls peut être considérée comme le plus beau sabre réglementaire de la grosse cavalerie française. Il a appartenu au lieutenant Jean Frédéric de Burgaff (1778-1855), qui a servi dans ce corps de 1800 à 1813, avec ce grade jusqu'en 1804, puis avec celui de capitaine après le sacre de Napoléon. Cette arme sort des ateliers de la fameuse manufacture de Klingenthal (voir encadré page 28 de la Gazette n° 15). Son score se rapproche des 200 000 euros obtenus en mars 2002 à Fontainebleau par le sabre de type Quilidj de Mourad Bay (1750-1801), principal chef militaire des mamelouks lors de la campagne d'Égypte de 1798 (étude Osenat, voir Gazette 2002 n° 11, page 63). En juin 2003, à Paris, un sabre de récompense des officiers généraux d'époque Directoire remportait à 85 000 euros un record pour un sabre de ce type (Tajan SVV, voir Gazette 2003 n° 25, page 47). En mars 2004, toujours d'époque Directoire, un sabre dit des « 400 braves » atteignait 68 000 euros (Maigret SVV, voir la Gazette 2004 n° 11, page 40). ). Restons en compagnie des passionnés de cette époque avec, à 20 000 euros, un manuscrit de 57 pages :4 chapitres des Mémoires de Napoléon, dictés à Sainte-Hélène à Louis Étienne Saint-Denis (1788-1856) et corrigés par l'empereur déchu. Certaines corrections ont été effacées ou grattées après que Saint-Denis et Montholon les eut mises au net à l'encre. Les deux premiers chapitres traitent des l'armées d'Allemagne et d'Italie. Le troisième consiste en des notes commentant l'ouvrage du général comte Mathieu Dumas (1753-1837), Précis des Évènements militaires ou Essais historiques sur les campagnes de 1799 à 1814, le quatrième contenant six notes sur l'ouvrage intitulé Les Quatre Concordats, imprimé en 1818. Un coup de feu était tiré à 27 000 euros sur une estimation de 6 000 par une paire de pistolets napolitains de la fin du XVIIe, début du XVIIIe siècle. Ils sont à platines « à la Miquelet », en acier sculpté de grotesques, les canons (L. 34 cm) octogonaux jusqu'au tiers puis ronds jusqu'à la bouche étant gravés de volutes. Les montures à fût long sont en ronce de noyer et les garnitures en laiton sont décorées en ronde bosse de personnages en buste et à l'antique sur fond rocaille. Le modèle réduit en argent (890 g) du Monument à Nicolas Ier ornant la place Saint-Isaac à Saint-Pétersbourg partait à 11 000 euros. Il montre le tsar à cheval, présenté sur un socle en palissandre, orné d'une plaque d'argent gravée en cyrillique de l'inscription : « Modèle du monument à Nicolas Ier ", sculpté par le baron P.K. Claude von Lurenburg ". Le poinçon et celui de Moscou sont datés de 1855. L'enchère de 22 000 euros résonnait par deux fois. Elle se portait une première fois sur une pendule d'époque Empire qu'orne le char de Diane. Elle a été réalisée vers 1805 en bronze ciselé et doré. Son cadran signé de Deverbie et Compagnie à Paris est situé dans la roue du char, guidé par l'Amour et tiré par deux biches, une hure de sanglier patinée au naturel et aux yeux émaillés agrémentant l'avant de la voiture. La seconde adjudication était enregistrée sur une table ovale de style Empire en placage de citronnier, d'un modèle peu courant. Reposant sur des pieds griffes, elle possède 4 forts montants de section carré, solidement entretoisés, le plateau principal (107 x 77 cm) portant 4 Victoires ailées soutenant un plateau secondaire. L'ensemble est richement orné de bronzes dorés. Terminons à 29 000 euros avec une estimation respectée pour une suite de8 fauteuils à dossiers cabriolets en hêtre mouluré et sculpté, relaqué crème et or. Six d'époque Louis XVI sont estampillés par Pierre Laroque, les deux autres étant de style. Les pieds cambrés sont en console et les supports d'accotoirs, comme la ceinture, sont sculptés de frises et de palmettes et de piastres.
mercredi 20 avril 2005 - 14:00
Salle 3 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Tessier & Sarrou et Associés
Débutons à 14 000 euros avec une bague en or de deux couleurs, comportant une émeraude de taille émeraude de Colombie (3,10 ct environ), bordée de 2 diamants troïda. Créée vers 1930, une paire de pendants d'oreilles en platine, à décor géométrique et à pampilles, ornés de diamants baguettes et de brillants atteignait 11 000 euros. Un diamant brillanté (3,85 ct environ), entouré d'une ligne de brillants, monté sur une bague en or, partait à 10 100 euros. Signé de Cartier, un bracelet souple en or, serti d'émeraudes, de saphirs, de rubis et de diamants s'en allait à 9 200 euros. Une émeraude colombienne de taille émeraude (5,30 ct environ), présentée sur une bague en or, suscitait 9 000 euros. Terminons à 8 800 euros avec un pendentif en or émaillé polychrome de style Renaissance, une création de Lucien Falize. Ce dernier est à décor de volutes et de feuillage avec, au centre, une tourmaline et des diamants de taille ancienne et, en pendant, une perle. Il est présenté dans son écrin.
mardi 19 avril 2005
lundi 18 avril 2005
L'art du voyage était évoqué par l'illustre maison Louis Vuitton (voir encadré page 25 de la Gazette n° 15). 12 000 euros revenaient à une malle courrier en cuir naturel à pedigree, frappé d'un K entrelacé d'une ancre de marine et surmonté de la couronne impériale des Romanoff. Elle a appartenu au grand duc Kyril Wladimirovitch de Russie (1876-1938), héritier du trône après l'assassinat de Nicolas II et de sa famille en 1922. Une wardrobe (H. 112 cm) en toile monogrammée au pochoir et chiffrée DC.D atteignait 10 500 euros. Aménagé, l'intérieur en Vuittonite jaune comporte une partie latérale formant commode à 6 tiroirs décroissants, une penderie et une boîte à chaussures, ou à chapeau. Une double penderie en toile monogrammée (H.102 cm) se négociait 5 500 euros. Retrouvons une malle à courrier, qui, exempte de pedigree prestigieux, était tout de même emportée moyennant 5 000 euros. En toile monogrammée tissée, elle est chiffrée J. L'intérieur présente 2 châssis. Une malle courrier en toile damier à l'intérieur tapissé de papier rayé rouge écru affichait le même score : 5 000 euros. Il lui manque ses châssis et une cloison, mais elle porte une étiquette avec la mention « Médaille d'or Paris 1889 ». Elles étaient battues à 5 200 euros par une malle courrier en version haute destinée aux dames. En toile monogrammée tissée et chiffrée O.S.C. Montréal, elle comporte 2 châssis et des casiers spéciaux destinés à la lingerie et aux chapeaux. Pour les créations plus contemporaines, retenons les 1 200 euros d'un sac Alma conçu vers 2001 en cuir blanc tagué de noir.
vendredi 15 avril 2005
Commençons avec une enchère à couteaux tirés : 35 900 euros portés sur une huile sur toile de Gustave Loiseau de 1930, Vapeurs sur la Seine au pont Boildieu à Rouen (54 x 81 cm). Une huile sur toile de Léon du Paty, Régiment d'infanterie de la garde impériale russe Preobrajenski (65 x 65 cm), suscitait 21 000 euros. Vu par Élisée Maclet, Le Triage des poissons à Dieppe (73 x 60 cm), une huile sur toile exécutée vers 1919, se négociait 11 100 euros. Pour un Bord de mer (90 x 200 cm brossé à l'huile sur toile par Alexandre Altman, il fallait prévoir 16 500 euros. Un groupe en or jaune (654 g) d'Israël Rouchomovsky (1860-1934), Achille et Minerve (H.18,4 cm), qui a fait l'objet d'un encadré page 31 de la Gazette n° 14, respectait à 32 000 euros la fourchette basse de l'estimation. Une tapisserie d'Aubusson des ateliers Pinton, réalisée d'après un carton de Sonia Delaunay, Composition luministe, automne (221,5 x 159, 5 cm), partait dans une envolée à 26 500 euros.
Aux côtés de nombreux bijoux estimés entre 400 et 3 000 Euros, signalons en pièce maîtresse à 10 000 Euros, une bague en or gris ornée d'une émeraude rectangulaire, provenant de Colombie, pesant 4,30 ct environ et épaulée de deux diamants baguettes. Elle est suivie de près à 7 000 Euros d'une autre ornée d'un saphir ovale, provenant de Ceylan, entouré de deux diamants troïda. Certains bijoux portent les poinçons de grandes maisons de joaillerie comme un bracelet jonc en or de trois couleurs (1 100 Euros) et une paire de boucles d'oreilles de même modèle (700 Euros) de chez Cartier. Gros & Delettrez SVV.
vendredi 15 avril 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
L'édition originale en latin de 1632 du Dialogue sur les deux principaux systèmes du monde de Galilée quadruplait à 30 000 euros son estimation (35 064 euros frais compris. Galileo Galilei (1564-1642), Dialogo di Galileo Galilei linceao (...), Florence,Gio Battista Landini, 1632. Édition originale.). À 7 200 euros, estimation non atteinte pour un manuscrit royal espagnol de 1716 de 13 feuillets, Acte de jouissance d'un titre d'hidalgo dans le lieu de Salarino, de la juridiction d'Alcantara au bénéfice de don Juan de Sena Vinagre. L'ensemble calligraphié et aquarellé sur vélin comporte 7 initiales sur fond de paysages miniatures divers. Les trois premiers feuillets montrent Philippe V à cheval, le blason de don Juan de Sena Vinagre et un décor armorié entourant le blason royal. La reliure en plein veau de l'époque est aux armes de Philippe V. Complet du frontispice et des 500 bois gravés, le Gulielmi Pisonis... de Indiae utriusque re Naturali & Medica. Libri quatuordecim (Amsterdam, Ludovic et Daniel Elzevir, 1658), montait à 4 700 euros. Il fallait un peu moins, 4 300 euros, pour profiter des nombreuses gravures sur bois de Das Buch zu Distillieren... (Strasbourg, B. Brieninger, 1532) de Jérôme Brunsswick. Le livre est recouvert d'un ais de bois avec fermoir métallique. Moyennant 4 000 euros, on repartait avec une reliure en maroquin rouge in-folio, réalisée vers 1660 aux armes de Nicolas Fouquet, vicomte de Melun et de Vaux. Pour les livres modernes, retenons les 3 200 euros, une estimation largement dépassée, de La Fin du monde filmée pat l'ange N.D. (Paris, éditions de la Sirène, 1919), illustrée de 22 compositions en couleurs de Fernand Léger.
lundi 11 avril 2005
Un dessin double face (18,1 x 14,6 cm) de Théodore Géricault dépassait à 18 000 euros son estimation. Au recto figure une Tête de jeune garçon à la plume et au lavis d'encre et au verso des Études de jeune garçon. À 12 500 euros, estimation dépassée toujours pour une huile sur toile vers 1900 de Fortunio, Élégantes sur la place du gouvernement à Alger (55 x 38 cm). Une aquarelle d'Antonio Rivas (1840- ?), L'Orientale au narghilé (97 x 65 cm), figurée dans un intérieur, respectait à 10 000 euros son estimation basse. À 9 000 euros, estimation dépassée pour une huile sur panneau de Roger Bezombes réalisée vers 1948, une Maternité noire (73 x 30 cm). Une sanguine de Jacques Majorelle, Anemiter, vallée de l'Ounila (38,5 x 48 cm), respectait à 8 000 euros la sienne. À 4 500 euros, l'estimation était dépassée pour une huile sur toile marouflée sur panneau de Marthe Molitor (1904-1994), Rwanda, intore de Mawmi (46 x 61 cm). On y voit des guerriers, appelés more ou intore, des fils d'aristocrates qui étaient choisis par le souverain du Rwanda, Mwami. Un élément architectural, une arcade marocaine du début du XXe siècle, recueillait 5 500 euros. Elle est en bois sculpté et peint en polychromie, l'arcature à triple voussure étant sculptée de nids d'abeilles mouqarnas, les panneaux encadrant la voussure principale étant peints de bouquets fleuris. Pour le mobilier, 5 000 euros s'inscrivaient sur une paire de guéridons de la fin du XIXe, début du XXe siècle, exécutés à Tolède en Espagne pour le Maroc par Aberlo Linares. Ils sont en bois marquetés d'essences de bois différentes, d'os, de nacre et d'ivoire. Les 4 pieds fuselés entretoisés se rattachent à une ceinture ornée de 16 colonnettes d'ivoire, le plateau (diam. : 33 cm) étant centré d'un motif étoilé, cerné d'une couronne de rosaces, bordée d'un ruban de chevrons.
samedi 09 avril 2005
samedi 09 avril 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
mercredi 06 avril 2005
Ce sont 589 170 euros au marteau qui étaient ici recueillis, les cimaises attirant plusieurs enchères notables. 65 000 euros se portaient dans un premier temps sur un Ecce Homo sur panneau attribué à Anton Van Dyck . 35 200 euros (77 439 euros frais compris. Attribué à Anton Van Dyck (1599-1641), Ecce Homo, huile sur panneau parqueté. 101 x 82 cm. Cet Ecce Homo, attribué au grand Anton Van Dyck, était combattu jusqu'à 65 000 euros, sur une estimation haute de 25 000. Il est présenté dans un étonnant cadre en bois sculpté italien du XVIIe siècle en bois redoré. La cote des tableaux attribués à Van Dyck varie dans une large fourchette (source Artnet), depuis les 500 000 shillings autrichiens (43 525 euros en valeur réactualisée) d'un Saint Jérôme, une toile (89 x 66,5 cm) adjugée à Vienne (Dorotheum) le 4 novembre 1992, jusqu'aux 133 500 £ (179 496 euros en valeur réactualisée) d'un Portrait de dame (marquise Balbi) (33 x 27 cm) sur papier marouflé sur panneau, vendu le 12 juin 1996 chez Sotheby's. Signalons encore lors de la même vente les 210 500 £ (283 030 euros en valeur réactualisée) d'une huile sur toile qui est donnée à l'atelier de Van Dyck mais illustre un sujet des plus désirables : l'Autoportrait de l'artiste avec un tournesol (58,5 x 72,5 cm). Ces deux dernières toiles faisaient partie de la vente du contenu des appartements de la marquise de Bristol à Ickworth House dans le Suffolk. Le record absolu pour une oeuvre de Van Dyck, 3 140 750 $ (3,57 Meuros), a été obtenu le 24 janvier 2002 chez Sotheby's New York par l'Apôtre Pierre (62,2 x 49,5 cm) peint sur toile. Il était au numéro suivant poursuivi à 2 095 750 $ (2,38 Meuros) par l'Apôtre Thomas (62,5 x 49,5 cm). Ces deux oeuvres font partie de la série Böhler, composée d'un ensemble de 13 toiles figurant le Christ et ses apôtres. Cette série, réalisée à la fin de la période anversoise de l'artiste, tient son nom du marchand munichois Julius Bölher, qui l'a dispersée) allaient ensuite à une huile sur toile attribuée à Abraham Janssens, dit Van Nuyssens (vers 1575-1632), une Allégorie de l'eau : un triton avec poissons, crustacés et coquillages marins (135 x 211 cm). Estimée 12 000 euros, une huile sur toile de l'atelier de Giovanni-Battista Moroni, un Portrait d'homme tenant un lettre cachetée (146 x 89 cm), était poussée à 32 000 euros. La toile a été agrandie au pourtour, ses dimensions originales étant de 100 x 80 cm. Une inscription sur le châssis indique : « Jean de Nicolaÿ, Grand Chancelier du Royaume de Naples, Premier Président de la Chambre des Comptes, mort en 1528 ». À 24 000 euros, estimation basse frôlée pour une toile attribuée à Giovanni Maria Della Piane, dit il Molinaretto (1666-1732), un Portrait de Victor Amédée II, roi de Sardaigne (255 x 186 cm). Parmi les objets d'art et d'ameublement, c'est un cartel d'applique en bronze ciselé et doré (H. 80 cm) d'époque Louis XV qui décrochait la meilleure enchère : 13 000 euros, une estimation triplée. Le cadran émaillé est signé d'Adamson à Paris. Soutenu par deux angelots dans des nuées, il se trouve surmonté d'une jeune femme. Pour le mobilier, les estimations étaient doublées par deux fois. 10 000 euros étaient tout d'abord enregistrés pour une suite de 4 fauteuils à dossier plat de style Regency du XIXe siècle. Ils sont en noyer sculpté et sont garnis d'une tapisserie au point du début du XVIIIe siècle, à décor de grenades et de fleurs polychromes. 11 000 euros allaient ensuite à une commode tombeau d'époque Louis XV estampillée par François Garnier. En placage de bois de violette, comportant 5 tiroirs sur 3 rangs et possédant une riche ornementation de bronzes dorés, elle est coiffée d'un plateau de marbre gris (129 x 64 cm) rapporté. À 11 800 euros, estimation triplée pour une paire de petites armoires de style Louis XVI (H. 122 cm, l. 75 cm) en acajou mouluré, souligné d'une discrète ornementation en bronze doré. Elles ouvrent à 2 vantaux, ont un plateau de marbre grande brèche et portent l'estampille de Schey. Terminons avec un ensemble de médailles françaises et étrangères de la collection du chancelier d'Aligre, restée dans sa descendance, qui déclenchaient les passions. Elle provoquaient 46 480 euros au marteau (15 488 euros frais compris. Matrice du grand sceau aux armes et au titre de chevalier et chancelier de France, Étienne d'Aligre. Signée par Verien, Paris, 1672. Argent. 7,1 cm.. Un ensemble de médailles françaises et étrangères de la collection du chancelier d'Aligre, restée dans sa descendance jusque-là, provoquaient un vif intérêt, rapportant en un peu plus de 30 lots 46 480 euros au marteau. Les institutions se révélaient particulièrement actives, la Bibliothèque nationale, la Monnaie de Paris, le Cabinet des médailles, le musée de Carnavalet et les Archives de France se manifestant tour à tour. Ce sont ces dernières qui obtenaient à 13 000 euros la matrice en argent du grand sceau d'Étienne d'Aligre (reproduit), estimée au plus haut 4 000 euros. Elle est au titre de chevalier et chancelier de France. Signée à Paris par le graveur de la reine, Nicolas Verien, elle est datée de 1672. Une autre matrice du sceau d'Étienne d'Aligre, réalisée par le même graveur et comportant la même date, partait à 3 700 euros sur une estimation de 800. À ses armes, elle est en argent (4,3 cm). La médaille en fonte d'argent de 1676 d'Étienne d'Aligre, chancelier de France avec, au revers, ses armes, montait à 2 600 euros. En langage héraldique, les armes de la maison d'Aligre sont décrites ainsi : « burelé (10) d'or et d'azur, au chef du même, chargé de trois soleil du premier ». L'Étienne d'Aligre qui nous concerne est le deuxième du nom au poste de chancelier, le précédent ayant exercé ces fonctions entre 1624 et 1635. Celui qui a commandé la matrice, doyen du Conseil d'État, a d'abord été garde des Sceaux, puis chancelier et garde des Sceaux. Il prêta au Grand Conseil, pour y tenir ses séances, le grand salon de l'hôtel Schomberg d'Aligre, rue Saint-Honoré.
mercredi 06 avril 2005 - 14:00
- -
SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
Ouvrons cette séance à 12 200 euros avec un collier rivière en or gris, serti de diamants de taille brillant en chute (environ 18 ct). Moyennant 8 000 euros, une bague en or gris, centrée d'un rubis ovale (4,01 ct ; GRS : Birmanie), épaulé de deux diamants troïda, changeait de main tout comme, à 4 200 euros, une bague boule en or gris, pavée de brillants et sertie d'un saphir ovale (environ, 7,5 ct). Pour accrocher un pendentif coeur en or jaune, pavé de rubis ovales (environ 30 ct), il fallait débourser 3 200 euros. Exécutée au XVIIIe siècle, une bague en or à chaton rond, pavée de diamants taillés en roses dessinant une fleur, montait à 2 800 euros. Sertie de petits diamants taillés en roses, la monture est repercée de rinceaux et de fers de lance. À 1 950 euros, estimation haute doublée pour une parure d'époque Napoléon III. En or jaune émaillé noir à décor de volutes, de rosaces et d'acanthes serties de diamant de taille ancienne, elle est composée d'une paire de pendants d'oreilles et d'une broche, qui retiennent des pampilles.
mercredi 30 mars 2005
Deux volets, l'un, avec catalogue, composé de jouets et de poupées, l'autre, sans catalogue, formé par des meubles, des tableaux et des objets d'art, constituaient le programme de cette vente. Débutons par le premier avec les 3 400 Euros d'une poupée parisienne à tête en biscuit pressé, posée sur une collerette. Elle est montée sur un corps en peau bourrée de son (H. 75 cm). Un bébé Steiner de petite taille (H. 22 cm) à tête en biscuit pressé, montée sur son corps d'origine portant l'étiquette « Le Petit Parisien », suscitait 2 150 Euros. Pour 2 000 Euros tout rond, on obtenait un diorama du milieu du XIXe siècle, représentant un boudoir d'époque Restauration, meublé d'un secrétaire, d'une commode, d'une coiffeuse et d'un guéridon, ainsi que d'un mobilier de salon et d'un paravent, le tout étant éclairé par un lustre en perles de verre. Deux poupées plus tardives, fabriquées vers 1900, animent ce décor. Pour les petits garçons, il fallait prévoir 1 600 Euros pour repartir avec un modèle réduit de Bugatti dans le goût de la Baby. Elle est un peu plus grande que les modèles habituels. Pour le reste de la vente, relevons les 4 600 Euros d'une huile sur toile d'Élisée Maclet montrant une habituelle Vue de Montmartre. Une enfilade du XVIIIe siècle en merisier, comportant 4 portes, nécessitait 5 100 Euros. En partie du XVIe siècle, un buffet à deux corps, comprenant 4 vantaux et 2 tiroirs, allait à 4 200 Euros. Il est sculpté de feuillage et de têtes d'angelots. Terminons avec un enchérisseur qui dépensait 2 200 Euros pour s'installer dans une paire de fauteuils d'époque Louis XV en noyer.
mercredi 30 mars 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les tintinophiles avaient ici de quoi assouvir leur passion, certains d'entre eux poussant à 4 500 Euros sur une estimation haute de 1 800 l'édition originale de L'Oreille cassée (Casterman, 1937), un album en noir et blanc avec 4 hors-texte en couleurs et une petite image également en couleurs collée sur le premier plat. Le même titre, toujours en noir et blanc avec des hors- texte en couleurs, partait à 1 400 Euros dans son édition de 1942. Éditées en janvier 1993 par Leblon Delienne, des figurines en résine polychrome montrant Tintin, le capitaine Haddock et Milou dans le désert (H. 37 cm), allaient à 2 300 Euros sur une estimation de 1 500. Une sérigraphie en couleurs reprenant le dessin de la carte de vœux de 1963 d'Hergé, figurant Klow. La chapelle du château Kropow (28,5 x 36,5 cm), se négociait 1 900 Euros. Quittons les aventures de Tintin pour celles de Lucky Luke avec, à 1 200 Euros, une estimation dépassée pour l'édition originale du deuxième album de la série, Rodéo (Dupuis, 1949). Pour les planches originales, retenons les 1 750 Euros de la planche numérotée 10 à l'encre de Chine noire (45 x 32 cm) de Naoum de Régis Loisel. Sa publication a été envisagée pour un périodique d'Hachette. Cette histoire préfigure La Quête de l'oiseau du temps. Terminons à 1 400 Euros avec une estimation plus que triplée pour un dessin pleine page à l'encre de Chine noire de George Pichard au titre évocateur : Le Kama Soutra (45 x 30 cm).
jeudi 24 mars 2005
L'enchère vedette de la vacation, 35 500 euros au marteau, allait à un meuble de collectionneur. Une huile sur cuivre de Ferdinand Van Kessel (1648-1696), figurant un Chat prisonnier des signes et mesurant 21,5 x 28,5 cm obtenait 10 600 euros. Pour 8 600 euros, on emportait un bureau plat (H. 81, L. 200, P. 99 cm) en bois de placage à décor marqueté de fleurs, ouvrant à 3 tiroirs en ceinture et comportant une ornementation en bronze doré, travail de style Louis XV exécuté par Hopillart et Le Roy. Une épreuve en bronze à patine dorée de Charles VII le Victorieux, fondue par Barbedienne entre 1876 et 1889, seconde version du modèle de Barye de 1840, était adjugée 8 400 euros. Pour 8 300 euros, on pouvait acquérir une paire de statues (H. 131 cm) en bois sculpté et peint en polychromie et or, l'une figurant saint Luc et l'autre saint Jean, ouvrage espagnol de la fin du XVIe siècle. On offrait 7 800 euros d'une lithographie, impression en couleurs, de L'Haltérophile de1975 de Miró. Signée et justifiée hors commerce d'un tirage à 5 exemplaires, cette planche mesure 23,3 x 10,7 cm. De l'ensemble de dessins de Victor Nicolle, retenons les 3 600 euros versés pour obtenir une Vue d'église italienne, un dessin à la plume et à l'encre brune avec rehauts d'aquarelle (31 x 20 cm), et les 4 200 euros donnés pour avoir une paire des dessins de même description, une Vue du palais du roi à Naples et une Vue de la place du siège de Saint-Joseph et du couvent de Sainte-Marie-la-Veuve à Naples (8,2 x 13,2 cm). Cabinet de collectionneur 42 718 euros frais compris. Cabinet de collectionneur en placage d'acajou en feuilles dans des encadrements de filets de cuivre, à décor d'une frise de bouleau de Carélie, marqueté d'un branchage stylisé de cuivre. H. 157, L. 112, P. 59 cm. Malgré ses imposantes proportions, ce meuble n'est pas massif. Des retraits, des angles arrondis et une corniche en pyramide tronquée allègent la structure. Ce cabinet réalisé pour abriter des dessins, des estampes, peut-être aussi des médailles recèle, une fois ouvert, divers mécanismes. Ainsi, la partie supérieure à gradin se soulève pour découvrir 3 tiroirs à secrets. La façade présente3 volets coulissants, l'un, central, dissimulant des casiers et les deux autres, latéraux, garnis de tranches de livres, camouflant 8 tiroirs ainsi qu'un rang de 2 tiroirs à condamnation secrète, celui du centre se transformant en liseuse. Quand on le tire, un long tiroir devient écritoire. La partie inférieure comporte 2 vantaux découvrant 3 tiroirs à ressaut. La qualité de l'exécution de ce meuble fait penser à un travail de Roentgen. On peut le rapprocher d'un médaillier de cet ébéniste, qui faisait partie de l'ancienne collection du baron de Redé, adjugée lors de sa vente des 25 et 26 mai 1975 organisée par Sotheby's à Monaco.
mercredi 23 mars 2005
mercredi 23 mars 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Ouvrons le feu des enchères à 41 000 euros, tirés sur un service de couverts en argent (930 g) Monaco de Jean Puiforcat, riche de 184 pièces permettant de servir confortablement 12 convives. L'ensemble est présenté dans son coffret d'origine en bois précieux et peau de daim, et a été acheté en 1932 par les parents du précédent propriétaire. Changement radical de style, à 26 500 euros, avec une estimation largement dépassée pour une commode galbée provençale du XVIIIe siècle. Elle est en noyer mouluré et sculpté de rinceaux feuillagés, ouvre à deux tiroirs et la traverse inférieure est largement ajourée d'une coquille et de rinceaux (L. 131 cm). Il fallait pousser les enchères jusqu'à 24 000 euros pour emporter une commode demi-lune d'époque Louis XVI en bois de placage marqueté d'attributs de la musique dans des encadrements enrubannés. Elle ouvre à trois tiroirs, dont deux sans traverse, et deux portes, présente des vases fleuris et des cannelures simulées. Le plateau de marbre gris veiné blanc est réparé. Du côté des cimaises, 36 000 euros brillaient sur une aquarelle de Francis Picabia de 1926, Juanita (74 x 54 cm). Jean Hélion décrochait 12 500 euros avec Abstraction (30 x 22,5 cm), une aquarelle, encre de Chine, fusain et grattage de 1939. À 18 500 euros, estimation triplée pour un pastel d'Alexander Evgenevich Iacovleff de 1932 montrant Le Sorcier (74 x 55 cm).
dimanche 20 mars 2005
Une sélection de bijoux décline toute la gamme de bagues, bracelets, broches, boucles d'oreilles, chaînes, colliers et pendentifs. Certains sont signés, la plupart sont ornés de pierres précieuses – diamants et pierres de couleurs. À noter, par exemple, une bague jonc en or ornée d'un diamant rectangulaire pesant 6,20 ct dans un pavage de saphirs jaunes, signée Poiray (15 000 euros), un collier rivière en or gris entièrement serti de diamants taillés en brillant en chute (17 000 euros). Signalons aussi des montres dont une de Breguet à phase de lune, mouvement mécanique (5 000 euros), une autre de Chopard ornée de diamants, mouvement à quartz (6 800 euros) et une autre de Patek Philippe en or du modèle Nautilus pour dame (6 300 euros). Gros & Delettrez SVV.
vendredi 18 mars 2005
vendredi 18 mars 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Débutons avec les terres cuites Tang (618-907). Un chamelier sur sa monture blatérant la tête levée (H. 52,5 cm) se négociait 5 600 euros. La cavalier tient les rênes et porte sur sa selle du gibier. Un cheval sellé debout (H. 38,5 cm) s'échangeait moyennant 1 200 euros. Pour les Han (206 av. J.-C. - 220), 3 000 euros récompensaient un cheval à l'arrêt, la bouche ouverte, statuette à engobe et polychromie (H. 60 cm). 1 800 euros s'inscrivaient sur un guerrier debout (H. 63 cm). Quittons les terres cuites chinoises pour le schiste de l'art gréco-bouddhique du Gandhara (Ier - IVe siècle), représenté à 1 300 euros par un bas-relief (L. 34 cm) représentant l'hommage des dieux Brama et Vishnu rendant visite à Bouddha après l'Illumination et l'exhortation à prêcher la loi. Terminons à 2 850 euros avec un grès sculpté Ming (1368-1643), une tête de bouddha (H. 46 cm).
jeudi 17 mars 2005
Dans le mobilier, une commode d'époque Transition se faisait remarquer à 14 500 euros. Elle est en placage de bois de rose et de violette sur fond de palissandre, marqueté d'attributs de la musique dans un médaillon sur le ressaut et de bouquets de fleurs noués de part et d'autre. Comprenant 3 tiroirs, dont 2 sans traverse, elle est coiffée d'un marbre (130 x 62 cm). À 10 000 euros, estimation doublée pour une commode d'époque Régence en placage de palissandre marqueté en feuilles dans des encadrements. Comportant 5 tiroirs sur 4 rangs, elle est ornée de bronzes dorés, son plateau (120 x 66,5 cm) étant marqueté de motifs géométriques. Un curieux mobilier de salon, travail d'Italie du Nord du XIXe siècle, probablement vénitien, obtenait 10 200 euros. Il est en bois doré à dossiers et entretoise particulièrement mouvementés, les pieds antérieurs étant tournés en toupies. Il comprend un canapé, 2 fauteuils et 4 chaises. Restons en Italie avec, à 9 500 euros, une estimation pulvérisée pour un cadre du XVIIesiècle en bois sculpté et doré à décor de feuillage et de rinceaux feuillagés ajourés. Terminons en nous tournons du côté des cimaises. Une toile de Nicolas de Largillière, un Portrait de Louis de Sacy (81 x 65 cm), respectait à 10 000 euros son estimation basse. Il en était de même à 8 000 euros avec le Portrait de Charlotte de Montmorency dans un paysage (65,5 x 77 cm), une toile de Charles Beaubrun (1604-1692).
lundi 14 mars 2005
lundi 14 mars 2005 - 11:00,14:00
- -
Gros & Delettrez
Une fine lame déboursait 2 400 euros, une estimation doublée, pour acquérir L'Exercice des armes ou le maniement du fleuret pour aider à la mémoire de ceux qui sont amateurs de cet art (Paris, Chereau, s.d. [vers 1750]. Cet in-8° à l'italienne est illustré de 40 planches, la première semblant manquer. Le Bouchon d'or Kritter décerné par le jury des sports Olympiques du journal L'Équipe à la Fédération française d'haltérophilie pour la performance de Daniel Senet, partait à 1 500 euros. L'athlète a obtenu une médaille de bronze aux championnats du monde de sa spécialité en 1979. Le bouchon et l'épinglette sont en or et le diplôme est signé par Robert Parienté. Si cet haltérophile obtenait aux championnats du monde de Lille en 1981 la médaille d'or dans l'épreuve de l'arraché, celle-ci décrochait à elle seule 1 000 euros. Évoquons la pelotte basque, qui remportait deux fois 1 000 euros, des estimations doublées, sur deux pochoirs, l'un de Jacques Le Tanneur, La Partie au fronton (31,5 x 42 cm), le second de Floutier, La Partie à main nue (32 x 25 cm). Terminons à 1 000 euros toujours, obtenus cette fois par la représentation d'un sport d'hiver, une scène de curling sur un lac des pays germaniques que présente une lithographie en couleurs, signée par Megrini (103 x 24 cm).
dimanche 13 mars 2005
Les meilleurs résultats revenaient aux arts d'Extrême-Orient et plus spécialement aux netsuke. Un modèle de grande taille représentant Shoki luttant contre les démons remportait ainsi une enchère remarquable, 108 000 euros, inscrivant ainsi un record national (127 375 euros frais compris. Netsuke en ivoire à patine ambrée, représentant Shoki debout luttant contre les démons Oni. Non signé, Japon, H.13,1 cm. Record nationalpour un netsuke ! Rien ne pouvait freiner l'ardeur des deux acheteurs en lice pour emporter ce netsuke. Ni l'absence de signature - ce gage habituel de plus-value -, ni l'ajout postérieur des jambes... Il est vrai que notre Shoki luttant contre les démons Oni est fort proche d'un exemplaire du British Museum, une pièce remarquable répertoriée en bonne place dans le catalogue du musée londonien consacré à ces petits objets de parure, destinés à retenir en ceinture un nécessaire à fumer, une boîte à médecine... À l'actif de notre Shoki, une taille exceptionnelle, une qualité de sculpture remarquable d'une grande expressivité, bref, tout ce que recherchent les collectionneurs. Le résultat ne se fit pas attendre : 108 000 euros sur une estimation initiale de 5 000 euros. Un instant, on a cru que le record mondial serait atteint. On se « contentera » d'un record national. En effet, on est encore loin des 154 000 £ (275 365 euros, en valeur réactualisée) enregistrés le 17 mai 1990 à Londres (Sotheby's) sur un netsuke représentant un cheval, pièce du XVIIIe siècle, signée. Plus récemment, le 9 juin 2004, c'est encore à Londres qu'un groupe de lutteurs, signé Hokkyo, remportait 117 600 £, soit 176 029 euros. Avec ses 127 375 euros frais compris, notre Shoki remporte donc un beau succès, un résultat qui témoigne, si besoin était, de la bonne tenue du marché parisien, peu coutumier tout de même des enchères à 6 chiffres. En ce domaine, les meilleurs résultats se situent plus volontiers autour de 30 000 euros. Ainsi, en mars 2004, un netsuke représentant le dieu de la mer était adjugé à Paris 31 287 euros avec les frais (Piasa). Signalons parmi les autres enchères à relever les 7 000 euros portés sur un autre netsuke, ce dernier signé Garaku, représentant un shishi, et les 6 050 euros enregistrés par un groupe de deux bijn du XIXe siècle. La boîte en néphrite céladon à décor de chauve-souris, ouvrage chinois du XVIIIe siècle, remportait quant à elle 10 200 euros. Concernant les tableaux modernes et contemporains, pas de réelle surprise en revanche. Marcel Niquet enregistrait 2 900 euros, tandis que Roland Cat et son huile sur toile intitulée Au fil de l'eau partait à 2 100 euros.
jeudi 10 mars 2005
C'est entre une centaine d'euros et 5 000 que sont attendus ici les coups de marteau. Leur destination ? des bijoux anciens et modernes, signés pour certains, Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, Poiray, Chaumet, Fred... Le parcours est très classique puisqu'il mêle bagues (joncs, marquises, toi et moi, marguerites...), chevalières, alliances et demi-alliances, bracelets, épingles de cravate, boutons de manchette, broches, barrettes, chaînes, pendentifs, colliers, sautoirs, en or ou en platine, sertis de pierres précieuses ou fines. Quelques poudriers, boîtes, pièces en or, bracelets-montres, montres de poignet, de poche et de col complètent la sélection. Gros & Delettrez SVV.
samedi 26 février 2005
La vente commencée la veille se poursuit le samedi, avec au programme des grands vins et vieux alcools.Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV.
vendredi 25 février 2005
vendredi 25 février 2005 - 14:30
La Varenne-Saint-Hilaire - 21, avenue de Balzac...
SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
samedi 19 février 2005
samedi 19 février 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les Royaumes combattants (480 -220 av. J.-C.) résonnaient d'une enchère de 7 800 euros portée sur une cloche de carillon en bronze à patine vert, brun et rouge (H. 42 cm). Elle est ornée de points et de boutons en creux ou en relief et comporte un anneau de suspension reposant sur deux dragons. Les Tang (618-907) étaient représentés à 4 000 euros par un corps acéphale de bouddha en marbre sculpté (H. 70 cm). Les terres cuites à engobe et polychromie de la même dynastie obtenaient 3 300 euros avec deux musiciens, un joueur de tambourin et un joueur de cymbales, sur leur monture à l'arrêt (H. 41 et 42 cm), et 2 800 euros avec un cheval debout à l'arrêt, harnaché d'une selle posée sur un tapis à motifs (L. 57 cm). Un porte-étendard han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.) debout (H. 49,5 cm) en terre cuite grise à engobe et polychromie se négociait 2 400 euros. Clôturons cette semaine à 2 900 euros en évoquant l'art gréco-bouddhique du Gandhara (Ier - Ve siècle), illustré par un bouddha en schiste (H. 22 cm), représenté en position de prêche.
mardi 15 février 2005
mardi 15 février 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Commarmond stylisant sur fond bleu la rencontre d'une élégante au lévrier et d'un jockey sur sa monture dans Deauville. La plage fleurie. Par avion : Londres - Deauville, 60 minutes. Chemins de fer de l'État. Réseau de la mer et du tourisme. En autorail, 2 heures de Paris (98 x 62 cm) décrochait le meilleur résultat : 9 800 euros. Enchère de saison à 9 500 euros, une estimation dépassée, avec le splendide saut d'un skieur olympique, décrit par Alo dans une affiche du P.L.M. ventant Chamonix - Mont Blanc. Sports d'Hiver à l'occasion de la VIIe Olympiade - 25 janvier - 5 février 1824 (106 x 77 cm, Cornille & Serre, Paris, 1924). Même éditeur, même évènement et même texte pour l'affiche de Roger Soubie mettant cette fois-ci en scène une patineuse sur un lac. Direction la principauté ensuite en compagnie d'une élégante d'Hohenstein, prête à prendre part à une course à Monaco. Exposition et concours de canots automobiles. Mars-Avril (120 x 85 cm, G. Riccordi & C. Milano). Grün empochait les trois enchères suivantes. Des deux affiches identiques montrant une dame de la Belle Époque debout à l'avant d'un voilier pour Monaco. Exposition et concours de canots automobiles. Avril (129 x 89,5 cm, F. Daubendis & Cie, Levallois-Perret, Paris), l'une se négociait 6 300 euros et l'autre 300 euros de moins. C'est depuis la côte que des beautés observent les évolutions des embarcations dans Monaco. Exposition et concours de canots automobiles (128 x 94 cm, Ch. Verneau, Paris), moyennant 6 000 euros. Terminons à 8 500 euros en compagnie de Toulouse-Lautrec, qui met l'accent sur le travail de force en grisaille et blanc de L'Aube. Revue illustrée (59 x 78,5 cm).
dimanche 13 février 2005
Pas de surprise, les deux lots les plus convoités de cette dispersion de bijoux et de montres sont deux bagues ornées de diamants : l'une, en or jaune, ornée d'un diamant de taille ancienne épaulé de six diamants ronds (4,98 ct) pourrait être disputée à hauteur de 27 000/30 000 euros, l'autre, en or gris, sertie d'un diamant taillé en brillant (2,47 ct) est attendue autour de 18 000/20 000 euros. Parmi les autres beaux résultats attendus de cet après-midi, on a relevé les 9 000/10 000 euros espérés sur une bague en or de deux couleurs ornée d'un diamant taillé en brillant (3,15 ct), les 8 000 euros à prévoir pour décrocher une broche de la maison Wiese en or jaune émaillé et orné d'une émeraude cabochon, les 9 000 euros avancés sur une bague en platine et or gris sertie d'un diamant taillé en brillant (4,50 ct), les 7 500 euros espérés d'un bracelet ligne en platine entièrement serti de diamants baguettes. Alentour, les grands classiques - bagues, bracelets, chevalières, alliances en diamants, broches, pendentifs, boutons de manchette, clips, croix, colliers, sautoirs, tours de cou... - ornés de pierres précieuses et ornementales, mais aussi des montres des maisons Cartier, Poiray, Rolex ou Boucheron. Cartier, une nouvelle fois, est en vedette avec deux Tanks américaines ornées de diamants, l'une en or jaune estimée 27 000/30 000 euros, l'autre en or gris à décrocher autour de 8 000/9 000 euros. Gros & Delettrez SVV.
dimanche 13 février 2005
Salle 2 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Art Richelieu
mardi 08 février 2005
mardi 08 février 2005 - 14:00
- -
SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
Le résultat le plus brillant, 9 300 euros, scintillait sur une bague en or et platine, sertie d'un diamant demi-taille de 5,3 ct. Pour lui assortir un bracelet rivière en or gris, serti de diamants de taille brillant (environ 10 ct), il fallait prévoir à peine moins : 9 200 euros. Exécutée au XIXe siècle, une broche en forme d'églantine en or et argent, pavée de diamants de taille ancienne et centrée d'un diamant plus important, allait à 5 500 euros. Il manque des éléments du pistil. Un saphir coussin de Ceylan (6,3 ct ; LFG : couleur naturelle) présenté entre 3 diamants sur une bague en or gris était ensuite adjugé 5 400 euros. Pour une émeraude rectangulaire à pans (environ 3,8 ct), épaulée de 3 diamants et montée sur une bague en or jaune, il fallait compter 4 800 euros. Pour les montres, retenons les 3 500 euros d'une Rolex Oyster perpetual datejust de dame en or tout comme le bracelet à boucle déployante. Le cadran possède un fond vert. Pour monsieur, il lui fallait miser 2 250 euros pour emporter une Jaeger LeCoultre reverso en acier à mouvement mécanique et cadran à fond argent. Le bracelet en autruche a une boucle déployante.
samedi 05 février 2005
C'est à 15 h 30 que tomberont les premiers coups de marteau de cette vente destinée aux amateurs de tapis d'Orient. 90 figurent à l'affiche. Ils sont en laine ou en soie, de divers formats, de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle, de Perse et du Caucase – karatchoff, chirvan, talich, kazak, herat, perepedil, marasali, ghoum, kum-kapu, kabristan, ispahan, kouba, seikhour, soumak, konagend – et négociables entre 800 et 8 000 euros. Lombrail Teucquam Maison de Ventes SVV. M. Kassapian.
samedi 29 janvier 2005
Deux jours de ventes seront nécessaires à la dispersion de ces lots de grands vins et vieux alcools. Les estimations iront en moyenne de 50 à 4 000 euros. Deux bouteilles de château-petrus millésime 1989 sont attendues à 2 400 euros, les 12 bouteilles de château-margaux de 1982 à 4 000 euros. Seront également proposés des châteaux : ferrand millésime 1988, suduiraut de 1982, la lagune de 1979, pichon baron de 1988... Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV. M. Maratier.
samedi 29 janvier 2005 - 13:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
C'est une huile sur toile de 1874 signée d'un certain Clarville, le Débarquement de la pêche après échouage (115 x 208 cm), qui décrochait à 16 000 euros la meilleure enchère. Elle offre une représentation à la fois romantique et fantastique d'un rivage du pays de Caux, dominé par une importante masse rocheuse. À 10 000 euros, estimation doublée pour un pastel sur papier marouflé sur contreplaqué d'Henri-Alphonse Barnoin (1882-1935), Concarneau, la Ville-Close, retour de pêche (58 x 72 cm). Moyennant 4 500 euros, on s'offrait une aquarelle sur papier d'Ernest-Pierre Guérin (1887-1952), Chez les pêcheurs du Morbihan (26 x 33,5 cm). Pour le mobilier, retenons les 4 200 euros d'une commode anglaise de la fin du XIXe siècle en acajou flammé à deux corps, comportant 4 rangs de tiroirs, dont un à abattant formant écritoire, et surtout les 6 200 euros, une estimation triplée, d'un petit bureau à système de la fin du XIXe siècle en placage de bois de rose et palissandre marquetés de fleurs. Le plateau s'ouvre en deux parties, faisant ainsi monter un porte-document et un sous-main gainé de cuir (dim. ouvert : 50 x 100 cm).Pour les livres, retenons les 3 500 euros des 4 volumes du Troisième Voyage de Cook ou Voyage à l'Océan Pacifique pour faire des découvertes dans l'hémisphère Nord ... (Paris, de Thou, 1785), complets de leurs 87 cartes et planches, dont une dépliante montrant la mort de l'explorateur. Un album contenant 490 cartes postales vers 1900 représentant des scènes et des vues du Tonkin dépassait à 2 100 euros son estimation.
vendredi 28 janvier 2005
Deux jours de ventes seront nécessaires à la dispersion de ces lots de grands vins et vieux alcools. Les estimations iront en moyenne de 50 à 4 000 euros. Deux bouteilles de château-petrus millésime 1989 sont attendues à 2 400 euros, les 12 bouteilles de château-margaux de 1982 à 4 000 euros. Seront également proposés des châteaux : ferrand millésime 1988, suduiraut de 1982, la lagune de 1979, pichon baron de 1988... Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV. M. Maratier.
jeudi 27 janvier 2005
Direction la Russie des tsars pour y trouver deux estimations largement dépassée. 5 800 euros s'affichaient tout d'abord sur un ensemble de chevalier de 1re classe de l'ordre de Sainte-Anne, une grand-croix de la division civile pour un chrétien, réalisée à la fin du XIXe siècle par la maison Keibel à Saint-Pétersbourg. Le bijou est en or ciselé et émaillé, accompagné de son écharpe ancienne de type français et de sa plaque (88 mm) en argent ciselé, en partie doré et émaillé au centre. 1 550 euros allaient ensuite à une croix de Saint-Georges en argent, modèle fin et plat fait pour les campagnes de 1811 à 1814 contre Napoléon. Lors de l'instauration de la 4e classe après 1857, la gravure indiquant cette classe a été rajoutée. Cette croix était accompagnée d'une médaille commémorative de la prise de Paris (1814) en argent, portant d'importantes traces d'usures, et d'une pièce d'un rouble en argent de 1827, montée en médaille. Dirigeons nous ensuite vers les champs de batailles de la guerre 1870-1871. 2 400 euros allaient au double de l'estimation à une médaille de la 4e brigade de l'armée des Vosges, dite « étoile de l'Armée des Vosges ». En métal argenté, cette réalisation de P. Métral à Lyon comporte un ruban rouge à deux fines raies vertes. À 1 200 euros, estimation quadruplée pour une médaille des francs-tireurs de la presse en bronze doré, sur laquelle est inscrit « Campagne de Paris, le Bourget 28,29,30 octobre et 21 décembre La Courneuve ». Elle a été très peu distribuée. Elle était vendue avec une médaille commémorative officielle en bronze patiné. L'Empire austro-hongrois était ensuite représenté à 1 900 euros par un insigne de commandeur de 2e classe de l'ordre de la Couronne de fer, ancienne fabrication autrichienne en or ciselé et émaillé portant le poinçon FR de Rothe à Vienne. Quittons enfin le champ militaire pour aborder le domaine de la formation, qui nécessite également une certaine poigne. 1 200 euros étaient en effet accordés à une étoile de dame des maisons d'éducation, modèle de la IIIe République en argent doré et émaillé avec ruban rouge à rosette. Cet exemplaire portant une ancienne étiquette de la collection J. Laissus était estimé au plus haut 450 euros.
mercredi 26 janvier 2005
George Sand, invitée d'honneur de cette vacation, était célébrée d'emblée par les 22 000 € d'un album contenant 13 aquarelles exécutées vers 1875, les fameuses dendrites pour lesquelles l'écrivain s'est passionnée à la fin de sa vie. Elle appelait aussi cette technique réservant une place importante au hasard « aquarelle à l'écrasage », les paysages obtenus évoquant ici des sites proches de Nohant ou parfois plus montagneux. L'album contient également des dessins sans doute exécutés par des amis de Sand. Plusieurs manuscrits étaient également proposés, tous adjugés sous leur estimation. 8 600 € revenaient aux 91 feuillets du Théâtre des marionnettes de Nohant, entièrement de la main de l'auteur et portant de nombreuses corrections autographes. Il est daté de mars 1876. Pour un peu moins, 8 000 €, on profitait des 209 pages rédigées après 1856 à l'encre bleue de la comédie en trois actes, Les Don Juan de village. Là encore, les corrections sont nombreuses et certains passages ne figurent pas dans l'édition vendue en librairie. La pièce, mal accueillie par le public parisien en 1866, n'a été redonnée qu'une fois à Nohant en 1877 sous le titre de Jean le Rebâteux. Rédigée en 1865 sur trois cahiers, La Dernière Aldini décrochait 5 700 €. Il s'agit de la suite d'une pièce ayant le même titre et dont l'action se situe à Venise. Là, c'est à Florence que se déroule l'intrigue amoureuse. Le manuscrit comporte bien entendu des corrections.Changement d'époque à 8 250 € avec l'un des 90 exemplaires sur vélin d'Arches signés de Peau brune de Saint-Nazaire à la Ciotat (Lyon, Société des XXX, 1931) de François Louis Schmied, illustré de 101 gravures sur bois en couleurs de l'auteur. L'ouvrage a été relié par Georges Cretté en plein maroquin bleu à décor d'un jeu de filets entrecroisés d'après Schmied. 7 200 € s'inscrivaient sous l'estimation sur l'un des 25 exemplaires sur papier pur chiffon à la main d'Isle de Francede l'ouvrage de Jean Cocteau, illustré de24 lithographies de Picasso, et célébrant les quatre-vingts ans du peintre. Il s'agit de l'exemplaire de Pierre Bertrand, initiateur de l'ouvrage, accompagné de lithographies supplémentaires et de documents, photographies, télégrammes, tapuscrit, etc. Terminons à 8 000 €, une estimation respectée, avec le De naturali vinorum historia, de vinis italiae et de conviviis libri VII (Rome, Mutis, 1596) d'Elpinanus Andreae Baccius, relié en plein maroquin rouge au XVIIesiècle. Il s'agit du premier grand traité consacré aux vins de toute l'Europe.
dimanche 23 janvier 2005
dimanche 23 janvier 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
L'étude parisienne Néret-Minet dispersait les collections du musée de la Liberté à Quineville. Pour les photographies de guerre, il fallait compter pour les lots les plus chers entre 1 500 et 2 500 euros. Citons les 1 200 euros payés pour un violon français, fin XIXe-début XXe, dont la caisse de résonance est décorée d'une forteresse avec des incrustations de nacre simulant des fenêtres. Ce violon était la propriété d'Élie Salem, un violoniste juif exécuté par les soldats allemands lors d'une rafle en juin 1944. Quant au système D, les pièces se sont échelonnées entre 250 et 550 euros. Passons aux militaria avec des costumes militaires emportés avec leurs mannequins de présentation. Ils ont fait entre 200 et 650 euros recueillis sur le commando n° 4. Parmi les véhicules civils et militaires, on relèvera les 12 000 euros déboursés pour un half-track USA, semi-chenillé caoutchouc, moteur reconditionné par l'armée française, numéroté Mod 0815640. En ce qui concerne les affiches, plusieurs d'entre elles ont été retirées en raison de leur caractère pronazi. Il fallait compter 200 euros pour une affiche, où sont inscrits Français, le maréchal Pétain vous parle le 12 août 1941, affiche en quatre panneaux collés sur bois, 320x240, bon état. Concluons par les 500 euros obtenus sur une affiche Ils assassinent ! dans les plis de notre drapeau, Bedos et Cie, Paris, 314x230, affiche en quatre panneaux collés sur bois, bon état. Cette pièce avait été émise par le secrétariat général de l'information et de la propagande.
samedi 22 janvier 2005
Salle comble et clientèle internationale pour cette vente qui totalisait 180 000 euros hors frais. Les poupées parisiennes, qui étaient destinées à présenter les modèles des maisons de coutures, étaient à l'honneur. À 9 900 euros, estimation largement dépassée pour une poupée de Léon Casimir Bru (H. 35 cm), dite « poupée à surprise à tête tournante et à deux visages ». La tête pivotante en biscuit pressé présente en effet le même visage tantôt les yeux ouverts, tantôt les yeux fermés. Ce modèle a été breveté en 1868 et notre exemplaire possède un corps d'origine en peau ployant avec doigts séparés. 9 600 euros, une estimation dépassée, coiffaient un modèle d'Émile Jumeau réalisé vers 1875 (H. 45 cm). Il a une tête en biscuit pressé, à la bouche fermée et au yeux fixes bleus en émail, le corps d'origine en bois étant entièrement articulé. Elle est présentée avec un trousseau comprenant notamment 3 ensembles, 4 chapeaux et un lot de bijoux. Pour les poupées parisiennes, signalons encore les 3 100 euros obtenus à nouveau par Émile Louis Jumeau avec un modèle conçu vers 1875. La tête pivotante en biscuit pressé sur collerette, à bouche fermée et yeux fixes bleus en émail, est montée sur un corps d'origine ployant en peau avec doigts séparés (H. 35 cm). Vêtue d'une robe et d'un manteau en lainage bleu, cette poupée est chaussée de bottines en cuir avec talons Pour les automates, retenons les 8 800 euros d'une Martiniquaise au banjo vers 1888 (H. 60 cm). Cet automate à musique à 4 mouvements de Gustave Vichy a été plagié par Léopold Lambert, ancien contremaître de la maison Vichy. La tête est en carton moulé. La jolie créole porte ses vêtements d'origine. Les bébés français étaient ensuite représentés par un modèle d'Émile Jumeau hors catalogue, qui était adjugé 4 800 euros. Réalisé vers 1888 par Charles Schmitt & Fils, un bébé à tête en biscuit pressé restaurée, ayant la bouche fermée et des yeux fixes bleus (H. 26 cm) atteignait 3 600 euros. Son corps d'origine en composition et en bois est entièrement articulé.
vendredi 21 janvier 2005
Il est le seul dans ces vitrines, qui devrait recueillir une enchère à cinq chiffres : c'est un saphir de Ceylan, ovale, pesant 9,75 ct. Il est monté sur une bague en or gris, épaulé de deux diamants troïda et devrait être disputé à hauteur de 15 000 euros. En bonnes places comme toujours, figurent les bijoux ornés de diamants. Ainsi d'une bague solitaire ornée d'une pierre taillée en brillant (2,31 ct) estimée 6 000 euros, d'une broche croissant en or jaune et argent sertie de diamants de taille ancienne et d'autres taillés en rose attendue à 5 000 euros, d'un collier rivière orné de diamants en chute taillés en brillant prévu à 4 000 euros, d'un bracelet articulé en or gris entièrement serti de diamants taillés en brillants (15 ct) dont 7 000 euros environ sont à prévoir ou encore d'une montre de revers de la maison Boucheron en ors jaune et gris ornée de diamants et de saphirs calibrés pour laquelle 6 000/7 000 euros sont annoncés. Une centaine d'euros à 3 000, telle est l'amplitude des enchères prévues durant le reste de l'après-midi qui récompenseront bagues (jonc, marquise, toi et moi), bracelets, boucles d'oreilles, colliers, tours de cou, sautoirs, boutons de manchette, broches, pendentifs, ornés de pierres précieuses, pierres ornementales, perles ou pierres de couleurs, mais aussi des bracelets montres, montres de poignet, de poche et de col. Gros & Delettrez SVV.
lundi 17 janvier 2005
Depuis quelque temps, la fourrure a décidément la cote. Cette semaine, elle s'illustrait à 15 500 euros grâce à un manteau en zibeline blonde de Russie, travaillé à pleine peau par la maison Rebecca. Un sept-huitièmes en panthère de Somalie, griffé Léon Vissot, bondissait quant à lui à 13 000 euros. Une couverture bordeaux en castor à longs poils lustrés (230 x 245 cm) partait à 3 000 euros et un plaid en ocelot du Mexique (125 x 165 cm) à 1 900 euros. L'indétrônable Kelly d'Hermès entretenait sa réputation de best-seller, un exemplaire en crocodile cognac (29 cm) étant en effet adjugé 6 500 euros. Un collier pectoral de chez Chanel en bronze doré pouvant se porter en ceinture atteignait 700 euros. Il est orné de médaillons sertis de pâte de verre à l'imitation du rubis et rehaussés de perles blanches.
lundi 17 janvier 2005 - 13:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La planche 10 à l'encre de Chine noire de l'épisode Comme une mouche au plafond des aventures de Spirou et Fantasio s'envolait à 15 500 euros (18 467 euros frais compris. Jijé, planche 10 de Comme une mouche au plafond, parue dans l'album Les Chapeaux noirs, éditions Dupuis, 1952. Encre de Chine. 41 x 40 cm. À 15 500 euros, estimation doublée pour cette planche parue en 1952, qui relate l'une des aventures à tomber sur la tête de Spirou et Fantasio. Derrière le pseudonyme de son auteur, Jijé, se cache Joseph Gillain (1914-1980). En 1939, il entre au journal Spirou, fondé l'année précédente par Jean Dupuis. Sur la proposition de l'écrivain Émile-André Robert, le nom de Spirou est retenu. Ce mot wallon signifie « écureuil » au sens propre et « espiègle » au sens figuré. Le créateur du petit héros habillé en groom est le français Rob-Vel (Robert Velter 1909-1991), qui a auparavant été chef de rang, notamment au Ritz de Londres et sur des grands paquebots. En 1940, la fermeture de la frontière franco-belge l'empêche de livrer ses planches. Jijé le remplace au pied levé. Rob-Vel continue d'animer épisodiquement son personnage jusqu'en 1943, année où il le cède définitivement aux éditions Dupuis. C'est Jijé qui crée le personnage de Fantasio. Durant la guerre, ce dessinateur devient l'inspirateur de tout un groupe d'illustrateurs, notamment de Morris, de Will et d'André Franquin avec lesquels il forme la « bande des quatre ». En 1946, il donne à Franquin le soin de poursuivre les aventures de Spirou et Fantasio. Cependant, comme en témoigne la planche vendue à Drouot, il a dessiné deux épisodes, le premier en 1949 et le second, qui nous concerne, en 1951. Auteur prolifique, Jijé est considéré avec Hergé et René Goscinny, comme l'une des figures les plus importantes de la bande dessinée franco-belge. Une reconnaissance maintenant sanctifiée sur la scène des enchères ! Source : Patrick Gaumer, Claude Moliterni. Dictionnaire mondial de la bande dessinée, Larousse, 1997.). Estimation dépassée toujours, mais dans une moindre mesure, avec les 7 800 euros d'un dessin à l'encre de Chine noire, au feutre et à la mine (65 x 50 cm) d'Hugo Pratt montrant un portrait de son héros : Corto Maltese. Pour les albums, les honneurs revenaient à 4 000 euros, un estimation plus que triplée à l'édition originale d'Astérix le Gaulois (Dargaud, 1961), contenant une dédicace d'Uderzo et un dessin original présentant un Astérix mécanique vu en coupe. Pour les périodiques, retenons les 3 000 euros des numéros 38 à 66 de l'édition française de Tintin en reliures éditeur. L'intrépide reporter était aussi célébré sous forme de figurines. Ainsi 2 600 euros se portaient sur un jeu d'échecs composé de 32 personnages issus de ses aventures (Pixi réf. 40530 - 1995) et 1 750 euros allaient à une résine polychrome le montrant assis dans son fauteuil avec Milou et une lampe à ses côtés (Pixi réf. 30004).
samedi 15 janvier 2005
samedi 15 janvier 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Inaugurons cette nouvelle saison d'enchères avec les 5 900 euros obtenus par une terre cuite Tang (618-907) à engobe et polychromie montrant une fat lady (H. 53,5 cm) debout dans une position déhanchée. La dynastie Tang et ses terres cuites briguaient d'ailleurs l'essentiel des meilleures enchères. Moyennant 3 500 euros, on décrochait un cheval harnaché debout, à l'antérieur droit levé (L. 46,5 cm). Il est à engobe, polychromie et dorure. 2 900 euros allaient à un autre représenté en marche (L. 50 cm) avec une selle finement ciselée et des motifs aux couleurs flamboyantes. À 2 650 euros, retrouvons une fat lady à engobe et polychromie (H. 43 cm), coiffée d'un double chignon tombant. Une cavalière sur son cheval à l'arrêt (L. 31 cm) atteignait quant à elle 2 650 euros. Pour la dynastie Sui (589-618), retenons les 2 200 euros d'un chameau portant une volumineuse besace où s'accroche du gibier. En terre cuite blanche à glaçure tilleul (L. 32,5 cm), il provient du Nord-Ouest de la Chine.
vendredi 14 janvier 2005
vendredi 14 janvier 2005 - 14:00
- -
Gros & Delettrez
Des monnaies antiques, françaises et étrangères composent la première partie de la dispersion, soit une centaine de lots. Numismatique toujours pour la suite, cette fois avec un important ensemble de livres provenant de la collection Feuardent. Revues et ouvrages de documentation sont annoncés, parmi lesquels on distingue les plumes de Pradel Olivieiri, Jarry de Witte, Borell, Ciani, Cohen, Duchalais, Langlois, Van Peteghen, Ponton d'Amecourt ou Sabatier. Gros & Delettrez SVV. MM. Vallériaux, Parsy.
mercredi 22 décembre 2004
On peut aimer les diamants au point d'acquérir une bague ornée de deux diamants de taille ancienne pesant respectivement 2,88 ct et 2,72 ct. Du modèle si romantique Toi et Moi, cette bague est estimée 9 000 euros. Plus classique, le solitaire dont un taillé en brillant d'un poids de 4,10 ct environ est attendu à 10 000 euros. D'autres bijoux proviennent de grands joailliers telle une bague tutti frutti en platine et cristal de roche sertie de diamants et rubis, d'un saphir, d'une émeraude et d'une améthyste, par Cartier, vers 1910-1915, pour laquelle il faut prévoir 12 000 euros. Signé Hermès, un sautoir en or jaune à maillons en forme de mors de cheval (2 700 euros) côtoie un collier articulé en or jaune orné d'une améthyste et d'une tourmaline taillées en coeur de chez Bulgari (2 200 euros) et une paire de boucles d'oreilles de même modèle et de la même maison (1 200 euros). Assortis d'estimations moindres, une bague duchesse, en ors jaune et gris, ornée de diamants et d'un saphir taillé en poire (450 euros) et un bracelet rigide en or jaune orné d'un scarabée de lapis-lazuli entouré de diamants taillés en rose (500 euros) voisinent avec une bague en platine ornée d'une aigue-marine coussin (1 200 euros) et avec un bracelet articulé en platine pavé de diamants taillés en brillant, travail des années 1930 (3 800 euros). Le programme comprend aussi des montres comme celle de chez Chaumet en or, le cadran dissimulé sous un couvercle serti de diamants, estimée 2 200 euros. Gros & Delettrez SVV.
lundi 20 décembre 2004
C'est Breguet qui récoltait ici la meilleure enchère avec les 16 000 euros obtenus par une montre en or jaune, dite « chinoise » en raison des 2 guichets dateurs placés de part et d'autre du cadran des heures, décentré vers le bas. Celui-ci est surmonté par l'indication des phases de la Lune. L'ensemble de ces sophistications est animé par un mouvement automatique. À l'opposé de la sobriété de ce modèle, une Pasha de Cartier en or, y compris le bracelet, à mouvement automatique provoquait 10 700 euros. Son cadran guilloché argent est recouvert par une grille amovible, sertie de diamants. Restons en compagnie de Cartier avec, à 8 000 euros, une Tank américaine en or gris à brancards, incrustés de diamants. Elle possède un mouvement automatique et un bracelet en cuir noir avec une boucle ardillon en or gris. Une élégante montre rectangulaire en or rose de Lange & Sohne à mouvement mécanique à fond squelette séduisait un amateur à 7 500 euros. Elle possède un bracelet crocodile noir, doté d'une boucle ardillon en or rose. La même enchère, 7 500 euros se répétait sur une sportive Rolex Oyster perpetual date explorer II, dite « Steeve Mc Queen ». Elle est en acier, à mouvement automatique et cadran noir avec index bâton au radium et indication de cadran 24 h par une aiguille orange. Une Rolex Oyster perpetual day date en or gris, comme le bracelet Président, nécessitait 7 000 euros. Elle est à mouvement automatique et indique la date et les jours de la semaine. Patek Philippe était ensuite représenté à 6 800 euros par une montre carrée en or rose à pointes de diamant et bracelet en crocodile noir. Elle est mue par un mouvement mécanique.
dimanche 19 décembre 2004
Le Paysage vallonné en Provence de Willy Eisenschitz qui ouvrait à juste titre le catalogue de cette vente éclectique récoltait la palme des enchères, soit 24 500 euros, un très beau résultat pour ce peintre. Les objets d'art et plus particulièrement les sculptures se partageaient les autres meilleurs résultats. Ainsi, le buste italien en marbre blanc sculpté, figurant un homme de trois quarts, vêtu d'une tunique, ouvrage du XVIIe siècle, récoltait 7 000 euros. La vierge à l'enfant assise en bois polychrome et doré, travail espagnol du XIVe siècle partait quant à elle à 5 750 euros. La plaque ovale en marbre brèche à décor d'un profil d'empereur en marbre blanc, sculpté vers 1800, trouvait preneur à 4 500 euros. Lors de cette vente, un bel ensemble de statuettes, d'okimono et de netsuke était proposé à la vente. La Bijin tenant un enfant dans son dos, un groupe en ivoire japonais de la fin du XIXe siècle, séduisait un acquéreur pour 4 450 euros. Retenons encore parmi les résultats notables, les 4 300 euros obtenus sur la partie de ménagère en argent, modèle uniplat à queue de rat, chiffré de la maison Tétard Frères.
samedi 18 décembre 2004
samedi 18 décembre 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Direction la Chine des six dynasties (420-589) en compagnie d'un couple de cavaliers en terre cuite, l'homme et la femme sur leur selle étant amovibles (H. 34 cm). Les Ming (1368-1463) étaient ensuite représentés à 7 200 euros par un cortège votif en terre cuite à glaçure vert et caramel avec des traces d'irisation. Il comprend un palefrenier, un cheval, un maître de cérémonie, un palanquin, un couple de donateurs et 4 porteurs. À glaçure vert, jaune et caramel, un bouddha assis sur un trône lotiforme (H.58,7 cm) dans la position de la « double mudra de l'abhayavarada » atteignait 4 500 euros. Il est accompagné de deux bodhisattvas. Terminons en compagnie des Tang à 5 000 euros avec un cheval en terre cuite ocre à engobe et polychromie, représenté l'antérieur droit levé (H. 50,5 cm). En provenance de la région de Gansu, un dignitaire en terre cuite blanche à glaçure caramel et trace de polychromie (H. 65 cm), se négociait 4 700 euros. Sa haute coiffe est ornée d'un phénix.
jeudi 16 décembre 2004
jeudi 16 décembre 2004 - 14:00
Salle 12 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Paris Enchères - Collin du Bocage
C'est une ménagère art déco de 161 pièces en argent de la maison Christofle, qui, à 7 100 euros, décrochait le meilleur score. Il s'agit du modèle réalisé par Luc Lanel en 1935 pour le paquebot Normandie. Il fallait prévoir 7 000 euros pour passer à son poignet un bracelet manchette français de la seconde moitié du XIXe siècle. Il est articulé en 6 parties par des charnières à motifs perlés et présente une émeraude taillée en camée d'une tête de femme, entourée de roses diamantés et de perles. Une montre de dame entièrement en or Rolex Datejust Oyster Perpetual à mouvement automatique partait à 4 900 euros. Une montre chronographe en or rose, conçue vers 1950 par Leroy & fils, P.T. Garnier Sr, s'échangeait contre 2 800 euros. Elle possède 3 compteurs et un calendrier, est animée par un mouvement mécanique à balancier monométallique et spiral Breguet et possède un bracelet en or à mailles plates. Attribué à Nikki de Saint-Phalle, un bracelet rigide en métal doré et émail polychrome représentant des serpents allait à 1 900 euros. Changement de catégorie à 1 800 euros, avec un joueur de cricket en porcelaine polychrome de Meissen de la seconde moitié du XVIIIe siècle (H. 13,5 cm). Griffé Yves Saint Laurent, un manteau long en vison marron foncé trouvait preneur à 1 500 euros.
mercredi 15 décembre 2004
mercredi 15 décembre 2004 - 14:30
- -
Paris Enchères - Collin du Bocage
Très attendu, le groupe en pierre calcaire de la seconde moitié du XVe siècle d'origine normande, L'Annonciation, était préempté à 290 000 euros pour le musée de Cluny. À 20 000 euros, estimation doublée pour un christ crucifié (sans la Croix) en bronze à patine naturelle (H. 18,7 cm), travail français du milieu du XIIe siècle. Il porte une couronne à 3 fleurons. Direction l'Espagne du XVIe siècle pour y trouver à 12 000 euros une vierge à l'enfant en albâtre rehaussé d'or (H. 61 cm). Elle est richement vêtue d'un voile, d'une robe et d'un manteau dessinant de nombreux plis. L'enfant, représenté nu, se blottit contre elle. Il porte un collier retenant un coeur, symbole de la Passion. À 11 500 euros, estimation dépassée toujours pour un buste d'évêque en tilleul sculpté, réalisé dans les pays germaniques dans la première moitié du XVIIIe siècle (H. 100 cm). Souriant, il porte une haute mitre. Une sculpture de fontaine en plomb d'époque Louis XIV (H. 54 cm), représentant un enfant assis sur un dauphin, atteignait 10 500 euros. L'eau jaillissait de la gueule du mammifère. Revenons en Espagne au milieu du XVIe siècle avec, à 12 000 euros, une estimation doublée, un bargueño en noyer incrusté d'ivoire, d'os et de différentes essences de bois (H. 59, l. 94, P. 45 cm). L'abattant à sujet du Jugement dernier en façade est orné d'un buste entouré d'un luxuriant décor fleuri. Il découvre 9 tiroirs à sujets de chasse, de grotesques, de personnages, d'animaux fantastique, etc. Le décor de la façade mélange paganisme et christianisme : le Christ juge y côtoie Pluton et Charon pour mieux illustrer la sentence en espagnol que l'on peut traduire par : « Souviens-toi de la mort parce que ce souvenir est une vertu mais n'oublie pas ton salut. » 11 500 euros étaient marqués sous l'estimation par une armoire en noyer richement sculpté, exécutée dans le Val de Loire au milieu du XVIIe siècle (H. 200, l. 160 cm). Elle ouvre par 4 portes séparées par une rangée de 2 tiroirs. 348 957 euros frais compris. L'Annonciation, deux sculptures en pierre calcaire avec des restes de polychromie. Normandie, seconde moitié du XVe siècle. H. 98 cm pour la Vierge, 93 cm pour l'ange Gabriel.Aussitôt adjugé 290 000 euros, aussitôt préempté pour le musée de Cluny ! Voilà l'heureux sort réservé à ce chef-d'oeuvre de la sculpture normande du XVe siècle, qui permettra à un large public de l'admirer à loisir. Ce groupe a fait l'objet d'un encadré détaillé page 41 de la Gazette n° 43. Pour trouver des résultats approchants pour des sculptures religieuses du Moyen-Âge, il faut remonter en France à novembre 2001 pour y trouver Notre-Dame d'Usson, ouvrage auvergnat du XIIe siècle en bois sculpté et peint en couleurs, préempté à 980 000 F (155 450 euros en valeur réactualisée) pour le musée de Clermont-Ferrand (Paris, étude Baron Ribeyre, voir Gazette 2001 n° 41, page 76). Le 27 novembre 2002, 3 groupes en chêne vers 1490 à sujet de la sainte parenté, travail allemand attribué à Martin Radeleffs, atteignaient 95 000 euros (Paris, Tajan). Plus loin dans le temps, rappelons les 980 000 F (177 230 euros en valeur réactualisée) obtenus en mars 1992 à Senlis (étude May et de Muison, voir Gazette 1992 n° 13, page 198) sur une vierge en majesté en bois sculpté, école ombrienne du XIIIe siècle.
mercredi 15 décembre 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La meilleure enchère s'affichait à 25 500 euros sur une paire de boucles d'oreille en platine, chacune étant ornée d'un saphir ovale facetté (CCIP : Cachemire ; 7,09 et 5,6 ct) entouré de brillants. Une bague en platine ornée d'un diamant brillanté (3, 39 ct ; CCIP : J - VVS2) encadré de 2 diamants baguettes, allait à 18 500 euros. Une broche du XIXe siècle en forme d'insecte partait à 16 100 euros. Elle est en or et argent. Le corps est formé d'une perle, les ailes sont pavées de diamants de taille ancienne et les yeux sont en rubis cabochons. Elle est également ornée d'un diamant de taille ancienne (3 ct environ). Pour une bague en or gris, sertie d'un saphir de Ceylan (9, 80 ct environ) entre 2 diamants troïda, il fallait compter 14 000 euros. Moyennant 11 500 euros, on repartait avec un bracelet ruban art déco vers 1925, en platine repercé, à décor géométrique, serti de diamants de taille ancienne et de rubis calibrés synthétiques. Pour une broche pendentif du XIXe en or et argent, centrée d'un diamant de taille ancienne (2, 40 ct environ) et entouré de diamants, dont certains de taille ancienne, il fallait à 10 000 euros aller au double de l'estimation.