Agenda des ventes

20290 ventes
lundi 26 mars 2007
Dans cette sélection de bijoux, nombreux sont ceux signés de grandes maisons de joaillerie comme une bague de modèle «Ténor» en or jaune ornée d'un rubis ovale, pesant 5,46 ct, épaulé de diamants de taille baguette, obus et brillant, par Boucheron, estimée 20 000 euros, et une broche figurant un chien en or jaune sertie de diamants et de rubis par Van Cleef & Arpels (3 200 euros). Mentionnons aussi pour 1 000 euros, soit une paire d'anneaux d'oreilles ornés de diamants en serti étoilé de Chaumet, soit une paire de boutons de manchette en or jaune et onyx ornés de diamants de Van Cleef & Arpels. Pour la beauté des pierres, on peut choisir un collier rivière entièrment pavé de diamants pour un poids de 23 ct (14 000 euros) et une bague ornée d'un important rubis ovale pesant 17,40 ct dans un entourage de seize diamants brillantés (15 000 euros). Le programme propose également des montres comme celle bracelet de modèle «Pacha» en or à cadran ivoire, avec date, mouvement automatique de chez Cartier (7 000 euros) et celle du modèle «Oyster Perpetual day date» de Rolex (6 500 euros). Pour terminer, retenons une «Reverso» de Jaeger LeCoultre, le bracelet et le fond sertis de diamants, estimée 12 000 euros.
vendredi 23 mars 2007
Cette vente recueillait plus de 960 000 € frais compris. L'enchère de 38 000 € était partagée entre, en début de vente, un panneau de chêne de Philips Wouwerman (1619-1668), La Halte des voyageurs (33 x 38,5 cm), et, en fin de vente, une tapisserie de Bruxelles de la fin du XVIe, début du XVIIesiècle, en laine et soie (265 x 280 cm). Estimée au plus haut 5 000 €, elle représente dans un paysage marin Atlas portant le monde et une allégorie de la fortune debout sur un globe, qui encadrent des armoiries, probablement celles d'un Grimaldi. Revenons à la peinture avec, à 33 000 €, une estimation basse doublée pour un panneau de chêne de Joost Cornelisz Droogsloot (1586-1666), La Réunion paysanne (56 x 83 cm). Le Portrait de monsieur de Vignier (76,5 x 63 cm), la toile de 1800 d'Henri Pierre Danloux ayant fait l'objet d'un encadré page 60 de la Gazette n° 11, respectait à 30 000 € son estimation. Un panneau parqueté attribué à Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, Portrait de Odet de Coligny, cardinal de Châtillon (18,5 x 15 cm), doublait à 22 500 € son estimation, un panneau du XVIe siècle d'un suiveur de cet artiste, Portrait de monsieur Strozzi (23 x 18 cm), marquant pour sa part 21 500 €. Pour le mobilier, la plus haute enchère, 20 500 €, allait juste au-dessus de l'estimation à une commode d'époque Transition estampillée par Martin Ohneberg. À ressaut central, elle est en placage de bois de rose, amarante et sycomore teinté marqueté de trophées de musique et de vases dans des encadrements. Ouvrant à cinq tiroirs dont deux sans traverse, elle est coiffée d'un marbre Sainte-Anne et est ornée d'une discrète ornementation de bronze doré. L'estimation était ensuite doublée à 18 000 € pour une suite de six larges fauteuils à dossiers plats d'époque Louis XV en bois sculpté et relaqué. Attribuée à Nogaret, une paire de canapés corbeille d'époque Louis XV (L. 106 cm) montait à 14 000 € sur une estimation haute de 4 000 €. En bois sculpté et relaqué, ils reposent sur six pieds. Une console du XIXe siècle de style Régence fusait à 17 000 €. Coiffée d'un marbre brèche marron (121,5 x 56 cm), elle est en bois sculpté relaqué crème et doré à quatre pieds en console entretoisés en X.
vendredi 23 mars 2007 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
mercredi 21 mars 2007
Dans cette vente sans catalogue, un résultat marquant était obtenu sur une gouache et détrempe de Jacques Majorelle, La Seguia, Aït ben Addou, Grand Atlas (278 139 euros frais compris. Jacques Majorelle (1886-1962), La Seguia, Aït ben Addou, Grand Atlas, 1929, gouache, détrempe, technique mixte sur papier cartonné crème. 57 x 75 cm.Pour admirer à loisir les harmonies de rouge de cette gouache, détrempe et technique mixte de Jacques Majorelle, il fallait prévoir de pousser les enchères jusqu'à 230 000 euros. La cote de cet artiste est en pleine effervescence. Rappelons le record mondial obtenu à 650 000 euros par Majorelle le 11 décembre dernier à Drouot grâce à une détrempe, pastel et rehauts d'oxydes métalliques montrant L'Aouache (100 x 117 cm, Gros & Delettrez SVV – voir encadré page 14 de la Gazette no 1). Avant ce résultat, la cote de l'artiste plafonnait autour de 160 000 euros, ce résultat s'affichant aussi bien sur une Danse du guerrier (56 x 71 cm), technique mixte sur papier noir rehaussé de pastel et de poudre d'or vendue chez Tajan le 24 novembre 2005, que sur un Nu au fichu bleu (52 x 63,5 cm), pastel et gouache avec rehauts d'or et petits rehauts d'argent et de fusain adjugé le 7 octobre dernier à Paris chez Sotheby's. Un peu aupavavant, le 1er octobre 2006, une Femme de Goulimine (100 x 68 cm) enregistrait à Doullens 165 000 euros (voir page 129 de la Gazette 2006 no 33). La barre des 160 000 euros est désormais largement franchie, comme en témoigne le résultat de notre oeuvre. Elle appartient à la série des casbahs de l'Atlas, et, à ce titre, est reproduite page 143 de l'ouvrage de référence écrit par Félix Marcilhac sur l'artiste (ACR Éditions, 1988). C'est en 1922 que Majorelle décide d'approfondir sa découverte de l'Atlas. L'année précédente il a parcouru, émerveillé, les vallées de Telouet et d'Ounila, ainsi que celle de Reraïa. L'expédition qu'il organise n'est pas facile, notamment à cause de tracasseries administratives, qui vont avoir pour conséquence de limiter la liberté de mouvement du peintre. En juillet, sa femme Andrée le rejoint, mais il tombe malade. Lorsqu'il revient à Marrakech, à la fin du mois d'octobre, son voyage est loin d'avoir répondu à ses espoirs, mais il rapporte dans ses cartons une cinquantaine d'études, où, déjà, il décortique les paysages en véritable architecte, doublé d'un coloriste inspiré. Elles serviront à l'exécution de nombreux tableaux, précieux témoignages d'une architecture berbère jusque-là ignorée. Majorelle attend ensuite la fin de l'année 1926 pour entreprendre un nouveau périple dans l'Atlas, en compagnie de son ami Maurice Robin. Le voyage, plus heureux que le premier, dure soixante-treize jours et lui permet de rapporter une véritable moisson de paysages, qu'il travaillera ensuite en atelier. Le fruit de cette intense activité prendra la forme d'un ouvrage, Les Kasbahs de l'Atlas, en 1929, où notre oeuvre est reproduite, et une exposition sera or-ganisée à la Galerie de la Renaissance, à Paris, en 1930.). Citons également les 5 300 euros d'une huile sur toile de Vincent Manago (1880-1936), Caravane au bord de l'oued (105 x 92 cm). Pour le mobilier, 8 000 euros revenaient à un meuble formant armoire, de style Transition, en bois de placage et riche ornementation de bronzes dorés (H. 174, l. 206 cm). Coiffé d'un marbre, il ouvre à quatre portes ornées de panneaux de laque sur fond rouge. Changement d'époque à 3 000 euros, pour terminer, avec une épreuve en bronze patiné fondue par Blanchet du Thon (24 x 30 cm) de Yonel Lebovici.
Le chapitre consacré aux tableaux anciens était dominé par les 95 000 euros d'une toile d'Hendrick Bloemaert figurant Vertumne et Pomone (Un résultat est à retenir ici, les 38 000 euros d'un lavis d'encre de Chine rehaussé d'aquarelle et de plume brune de Jean-Baptiste Greuze, La Bénédiction (35 x 27 cm). Il était estimé pas plus de 25 000 euros. ). Une toile de Nicolas de Largillière, Portrait de femme (81 x 63,5 cm), dépassait tout juste à 32 000 euros son estimation. Elle l'était plus franchement, à 18 000 euros, pour une toile attribuée à Alonso Rodriguez (1578-1648) représentant Saint Sébastien (71 x 61 cm). Attribuée cette fois à Jacopo Chimenti Da Empoli (1554-1640), une toile figurant Le Choix de Tiberius Sempronius Gracchus (128 x 185 cm) respectait à 30 000 euros son estimation basse. Pour les dessins anciens, une feuille de Jean-Baptiste Greuze, La Bénédiction, montait à 38 000 euros. Pour les modernes, retenons les 11 600 euros, soit une estimation doublée, d'une huile sur toile de 1934 de François Corbellini, Village de Corse (70 x 145 cm). 114 316 euros frais compris. Hendrick Bloemaert (1601-1672), Vertumne et Pomone, toile, 1647. 150 x 180 cm. Les accidents annoncés dans la description du catalogue ne freinaient en rien les ardeurs des enchérisseurs, qui poussaient jusqu'à 95 000 euros cette toile d'Hendrick Bloemaert montrant Vertumne et Pomone. Elle était estimée au plus haut 70 000 euros. Cette oeuvre prend la deuxième place du palmarès mondial de l'artiste (source : Artnet), devant une huile sur toile lui étant attribuée, Loth et ses filles (167 x 233 cm), adjugée 90 000 $ frais compris (74 300 euros) à New York chez Sotheby's le 22 juin 2004. Le 21 juin 2002, Sotheby's toujours obtenait 33 460 £ frais compris (52 000 euros) d'une toile (148,5 x 196 cm) de 1638 au sujet identique à celle vendue cette semaine. Si la composition est la même, des détails changent, en priorité dans la figure principale, la Pomone londonienne affichant d'ostensibles signes de richesse – collier de perles, pendants d'oreilles... De plus, sur l'entablement du tableau de Londres figure un haut vase Médicis au pied duquel apparaissent les grappes de raisin que l'on retrouve sur notre toile. Rappelons que Vertumne, dieu du vin, tombe amoureux de la nymphe, et, pour la séduire, prend plusieurs apparences, dont celle d'une vieille femme, comme sur notre tableau. Le thème mythologique de Vertumne et Pomone est très courant dans la peinture hollandaise du XVIIe siècle. Bloemaert en est un éminent représentant. Il est l'élève et le fils aîné d'Abraham Bloemaert (1564-1651). Ce dernier est un artiste prolixe qui a excellé aussi bien dans le domaine de la peinture que dans celui du dessin, ses feuilles se trouvant dans tous les grands cabinets de dessins du monde. Son fils va faire le voyage à Rome en 1627, puis s'installer à Utrecht. Il devient doyen de la gilde en 1643 et se rend célèbre pour ses scènes mythologiques, inspirées de Gerrit Van Honthorst (1590-1656). Ce dernier, après avoir bénéficié à Rome de l'appui de puissants protecteurs, dont le marquis Giustiniani, pour obtenir de nombreuses commandes, a été l'un des principaux propagateurs du caravagisme aux Pays-Bas. Le père d'Hendrick, premier maître d'Honthorst, adepte d'un maniérisme attardé hérité de sa formation parisienne chez Jean Bassot et Hieronymus Francken, va, après 1620, suivre l'exemple des peintres caravagesques utrechtois. Hendrick, outre les sujets mythologiques, va peindre des portraits et des scènes de genre. Il ne s'arrête pas aux seuls arts graphiques, mais embrasse également la poésie. En 1656, il a traduit le Pastor fido de Giovanni Battista Guarini et, en 1670, il a fait paraître Annibal, le vaillant général.
Cette vente de céramique rapportait 247 918 euros frais compris. La première partie de la session était constituée par la collection de la galerie Jean-Gabriel Peyre. La meilleure enchère revenait à 5 500 euros, au double de l'estimation, à un buste de la fin du XVIIe siècle en faïence de Nevers émaillé blanc représentant Cléopâtre (H. 43 cm). 4 200 euros allaient à un saladier patronymique en faïence de La Rochelle (diam. 32,3 cm), à décor polychrome de deux saints dans un médaillon. Il est daté de 1751 et porte les noms de Claude Riché et de Catherine Goupis. Pour un légumier couvert du XVIIIe siècle en faïence de Moustiers (L. 34 cm), il fallait prévoir 3 600 euros. Encadré de mascaron, il est à décor polychrome de jetés de petits bouquets de fleurs de solanacées. La prise du couvercle est en forme de tête de chien. Pour la porcelaine, retenons les 3 200 euros de six couteaux à manche en pâte tendre de Saint-Cloud du XVIIIe siècle émaillée de rinceaux rouge de fer et bleu. L'engouement restait de mise pour la seconde partie de la vente, «à divers amateurs», où, là aussi, la majeure partie des lots trouvaient preneur. Retenons deux enchères à 3 200 euros. La première allait à un cabaret en porcelaine tendre de Sèvres du XVIIIe siècle, à décor polychrome d'une frise de cartouches marron et brique alternés de feuilles et guirlandes de fleurs rehaussées d'or. Il comprend un plateau losange, une tasse et sa sous-tasse, un sucrier et une théière. La seconde allait à une paire d'assiettes en porcelaine de Sèvres du XIXe siècle portant la marque du château d'Eu et la date de 1846. Elles possèdent un riche décor polychrome et or rayonnant avec cinq cartouches fleuris sur l'aile
lundi 19 mars 2007
dimanche 18 mars 2007
Cette vente d'instruments qui rapportait un peu plus de 460 000 euros frais compris se tenait dans le cadre du salon Musicora. Un tir groupé d'enchères touchait de plein fouet quatre pianos Steinway. Pour les grands concerts (L. 274 cm), il fallait miser 41 000 euros pour un exemplaire fabriqué en 1989, 40 000 euros pour un autre de 1982 et 38 000 euros pour un troisième de 1964. Un demi-queue de 1986 partait pour sa part à 32 000 euros. Cette enchère se répétait au double de l'estimation sur un violoncelle fait vers 1865, attribué à N. Caussin, copie d'un instrument de Giovanni Baptista Guadagnini, dont le nom figure sur une étiquette apocryphe. Il est recouvert d'un vernis brun sur fond doré (763 mm). Moyennant 14 500 euros, on s'offrait un violoncelle de Thomas Perry à Dublin, fait en 1797 (742 mm). Il est signalé avec diverses restaurations. Pour un peu moins, 13 000 euros, on repartait avec un violoncelle de 1910 de Marcel Vatelot (754 mm), avec une cassure à la table réparée. La dernière enchère à cinq chiffres, 12 800 euros, concerne un violon de Gand & Bernardel à vernis brun rouge (357 mm).
mardi 13 mars 2007
Impossible de ne pas être à l'heure dans cette vente, la meilleure enchère, 24 800 euros, étant marquée sur une estimation haute de 5 000 par une pendule vers 1820 en bronze doré et bronze patiné (H. 46 cm) à sujet d'une nubienne symbolisant l'Afrique, armée d'un arc et assise sur le cadran, une tortue à ses pieds et un fauve à ses côtés. Ce modèle est attribué à Jean-Simon Deverberie. Une autre pendule, vers 1810-1820 celle-là, était poursuivie jusqu'à 12 500 euros sur une estimation haute de 3 000. En bronze doré (H. 35 cm), elle est à sujet d'un colporteur ayant sur son dos le cadran signé de Bergmiller à Paris. Au chapitre du mobilier, les débats étaient dominés par les 11 800 euros d'une vitrine bibliothèque de style Louis XVI de la fin du XIXe siècle dans le goût de Riesener. En placage d'amarante marqueté dans des doubles filets de buis et d'ébène, elle ouvre à une large porte et s'orne d'une riche ornementation de bronzes dorés (H. 131,5, l. 143 cm). Elle est coiffée d'un marbre brèche violet. Un secrétaire Napoléon III simulant un chiffonnier, en bois laqué noir à décor burgauté de bouquets de fleurs (H. 130 cm), triplait à 9 000 euros son estimation. Le mobilier du XVIIIe siècle prenait une revanche à 11 000 euros avec quatre larges fauteuils à dossiers plats d'époque Louis XV en bois naturel mouluré et sculpté. Ils sont recouverts d'une tapisserie au petit point, également d'époque Louis XV, à décor de personnages ou de vases fleuris. Citons encore les 7 800 euros d'une commode du début de l'époque Louis XV, estampillée par Claude Revault. Plaquée de palissandre marqueté en feuilles dans des encadrements, elle ouvre par quatre tiroirs sur trois rangs, est ornée de bronzes dorés et reçoit un marbre brèche rouge royal (130 x 60 cm).
lundi 12 mars 2007
Les meubles et objets d'art dépendant de la succession de la décoratrice Andrée Higgins (voir encadré page 37 de la Gazette no 10 et page 5 de la Gazette no 8 pour les précisions biographiques) totalisaient 689 412 euros frais compris. Le guéridon reproduit en couverture de la Gazette no 8 ne trouvant pas preneur, la meilleure enchère revenait à 31 000 euros, soit une estimation haute doublée, à une paire de candélabres vers 1820 en bronze doré et bronze patiné (H. 48 cm). Ils figurent chacun un créole debout sur un socle cylindrique, tenant dans chaque main une torche. La coiffeuse d'homme d'époque Louis XVI estampillée par Daniel Deloose reproduite dans l'encadré précité respectait pour sa part à 20 500 euros son estimation. Elle est en acajou et placage d'acajou et panneaux de laque de Chine noir et or. Restons à l'époque Louis XVI avec un bureau plat estampillé par Jacques Laurent Cosson, adjugé 14 000 euros. Ouvrant par cinq tiroirs répartis entre deux caissons et la ceinture, il est en acajou souligné de moulures de bronze doré et repose sur des pieds fuselés cannelés. Un guéridon tripode de la première moitié du XIXe siècle était vivement combattu à 13 000 euros. Sa structure en bronze doré à tête d'aigle retient un plateau (diam. 64 cm) et une tablette d'entrejambe en granit gris. Une pendule anglaise de la seconde moitié du XIXe siècle signée de Dent à Londres triplait quant à elle à 11 000 euros son estimation. En bronze doré (H. 51 cm), elle indique également la température et la pression atmosphérique. Le cadran argenté avec les secondes à douze heures est fixé sur un trépied reposant sur une base circulaire accueillant le thermomètre et le baromètre. Le balancier est en forme de boule. Le coffret du milieu du XIXe siècle en verre overlay reproduit dans l'encadré page 37 de la Gazette no 10 partait à 3 700 euros. Pour les opalines, le sommet était atteint à 5 400 euros par un coffret nécessaire à parfum du deuxième quart du XIXe siècle, en opaline savonneuse à monture en laiton doré guilloché. L'un des flacons porte l'étiquette de l'Escalier de cristal.
dimanche 11 mars 2007
Pour l'Extrême-Orient, signalons l'enchère de 8 900 euros inscrite sur un netsuke en ivoire du XVIIIe siècle figurant un danseur. Japon toujours, XVIIIe et en ivoire également, un modèle signé Tomotada représentant un dragon tenant la perle sacrée suscitait 4 200 euros. Retour en Occident avec Antoine-Louis Barye, dont une épreuve en bronze du Lion au serpent, n° 3, fonte d'édition ancienne du XIXe siècle, partait à 6 100 euros. Un échiquier à décor de marqueterie d'ivoire représentant les armées napoléoniennes et anglaises nécessitait pour sa part 9 000 euros.
vendredi 09 mars 2007
Signatures, éclats des pierres, parures de tous les jours ou bien pour de grandes occasions, tous ces éléments sont réunis dans cette vacation consacrée aux bijoux. Une broche «plume» en or, ornée de lignes d'émeraudes et de diamants, est signée Van Cleef & Arpels (2 000 euros) ; une bague est composée d'un diamant solitaire de taille brillant et pesant environ 2 ct (5 500 euros). Une autre provenant de chez Fred est ornée de trois saphirs bordés de diamants trapèzes et brillants (5 200 euros). Terminons par celle portant un saphir de taille émeraude pesant environ 8,10 ct, entouré de diamants baguettes, estimée 6 000 euros.
samedi 03 mars 2007
samedi 03 mars 2007 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Débutons avec les Qi du Nord (550-577) et les 4 000 euros d'une tête de bouddha en grès (H. 25 cm) provenant de la province du Shandong. Pour les Wei (386-557), relevons les 3 500 euros d'un cheval en terre cuite grise à engobe blanc et polychrome, montré debout et harnaché (H. 45,5 cm). Les Tang ensuite (618-907), avec les 2 800 euros d'un groupe de cinq musiciens agenouillés, en terre cuite grise à engobe et polychromie (H. 19 cm), et les 2 000 euros d'un chameau bâté se relevant, réalisé dans la même matière et possédant des patines identiques (H. 28 cm). D'époque Yuan (1279-1368), douze animaux en terre cuite gris à engobe représentant les signes du zodiaque chinois récoltaient 1 800 euros. Cette enchère se répétait sur un masque de bouddha en stuc (H. 22 cm) illustrant l'art gréco-bouddhique du Gandhara (Ier-Ve siècle).
samedi 03 mars 2007 - 14:30
Marseille - 5, rue Vincent-Courdouan - 13006
Leclere - Maison de ventes ,
De Baecque et Associés
Commençons par deux résultats pour Sayed Haider Raza avec les 105 600 euros qui ont couronné une toile signée et datée 1981, titrée Le Bindu, 100 x 100. Ne quittons pas cet artiste indien avec les 16 800 euros payés pour une huile sur isorel, Sans titre, 1968, 22 x 17. Retenons encore les 54 000 euros avec les frais obtenus sur Brumes folles, toile de Georges Mathieu, 72,5 x 92, . Il vous en coûtait 48 000 euros pour RR 9-Naissance K, 1951, gouache et collage sur papier de Victor Vasarely, 83 x 48. On offrait 13 000 euros pour acquérir Anatomy lithographie signée de Jean-Michel Basquiat, 1982, édition d'un tirage de 18, 76 x 57. Il vous en coûtait 18 000 euros pour Superconcentrato, décollage de Mimmo Rotella, 1970, 54 x 43. Gérard Schneider cotait 13 200 euros avec Composition 1978, toile, 46 x 38 et Martial Raysse était poussé jusqu'à 3 600 euros avec Main sur plumes plumes et collage sur papier, 58 x 49. Relevons les 3 000 euros pour Photographie de vacances, Nice, 1989, Cibachrome de Raymond Hains, tirage n° 2/3, 60 x 60. 6 000 euros allaient à La Belette, aquarelle de Francis Picabia avec crayon de papier, vers 1925-1927, 17 x 16, et Natalia Nesterova atteignait 13 200 euros avec L'Illusionniste, 1993, toile, 116 x 90. Finissons par les 15 000 euros déboursés sur Taureau, 2006, sculpture grandeur nature en polyester peinte, par Hervé di Rosa, 135 x 194. 54 000 euros frais compris. Georges Mathieu (né en 1921), Brumes folles, huile sur toile. 72,5 x 92 cm.La vedette de cette vente d'art contemporain était sans conteste Sayed Haider Raza dont Le Bindu, une toile de 1981, remportait 105 600 euros. Dans ce palmarès, Georges Mathieu raflait la deuxième place avec ce tableau. Objet d'une lutte acharnée entre divers amateurs présents dans la salle, il a été au final gagné par un enchérisseur italien, au-delà de la fourchette des estimations (35 000/40 000 euros). Né à Boulogne-sur-Mer, Georges Mathieu réalise ses premières peintures en 1941, alors qu'il enseigne l'anglais au lycée de Douai. Face à l'abstraction géométrique, froide et théorisée, il lance le concept d'abstraction lyrique, dont il devient le promoteur en 1947 organisant l'exposition L'Imaginaire, au palais du Luxembourg à Paris. Fondant une nouvelle peinture en rupture avec le classicisme, il fait exploser un chaos de coulures, de giclures à même le tube sur des fresques épiques, titrées Incantation, Acognition, Exorcisme... Surnommé «premier calligraphe occidental» par André Malraux, il crée un nouveau langage fondé sur l'art gestuel, proche d'un Jackson Pollock, son alter ego outre-Atlantique. Au début des années 50, notre peintre réalise encore ses premières peintures tachistes. Après un séjour en Italie, il opère d'ailleurs un rapprochement entre la Gestalt théorie et l'abstraction lyrique. Enchaînant les signes sur la toile avant même qu'ils n'aient un sens, il en retient la rapidité d'exécution comme l'illustre cette toile aux couleurs chatoyantes.
jeudi 01 mars 2007
jeudi 01 mars 2007 - 14:15
Salle 12 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Morand & Morand
mercredi 28 février 2007
La meilleure enchère, 13 000 euros, revenait à une face du drapeau du 1er régiment spécial, modèle 1900, du corps expéditionnaire russe en France. Les drapeaux de ces unités créées en 1916 sont rarissimes. Une mitre de corps de cadet, modèle 1737, en laiton doré avec le monogramme de l'impératrice Anna Ivanovna avec l'aigle impériale peint en noir recueillait pour sa part 8 000 euros. Dans cette catégorie d'objets, retenons encore les 6 000 euros, soit une estimation doublée, d'une giberne de cavalerie, modèle 1796, avec une plaque de cuivre ovale à l'aigle ornant le couvercle en cuir verni. Estimée au plus haut 900 euros, une paire de pattes d'épaules de major général de la 3e division d'infanterie de la garde atteignait 4 800 euros. Le casque et la cuirasse d'officier des gardes à cheval ayant fait l'objet d'un encadré page 21 de la Gazette no 8 ne trouvaient pas preneur. Pour les décorations, retenons les 6 800 euros d'un insigne en argent et émail du 8e hussards Loubenski. Publié en 1931 à Paris pour le jubilé du régiment, l'Historique des gardes à cheval de Kozlianinoff, dédicacé par l'auteur, décuplait quant à lui à 5 200 euros son estimation.
mercredi 28 février 2007 - 14:15
Salle 12 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Morand & Morand
samedi 24 février 2007
Vous aimez chiner, aller à la découverte de mille et un objets... Cette vente est pour vous. Il s'agit d'une véritable caverne d'Ali Baba pour tous les amateurs de jouets et de poupées anciens. Plus de 350 lots provenant de diverses successions attendent donc les curieux : une soixantaine de poupées dont un bébé Jumeau bouche fermée taille 12, des jouets de toutes sortes des XIXe et XXe siècles. À noter encore une sélection de meubles et d'accessoires, le tout offrant une gamme de prix de 10 à 2 000 euros.
samedi 17 février 2007
samedi 17 février 2007 - 14:30
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Leclere - Maison de ventes ,
De Baecque et Associés
Commençons par des enchères pour des photos. Il fallait compter 1 800 euros pour Avenue Simon-Bolivar, Belleville-Ménilmontant, 1953, photo de Willy Ronis, 30 x 40. Également par Willy Ronis, un Nu de 1956, un tirage d'époque, 18 x 24, atteignait 2 000 euros. Nan Goldin cotait 3 700 euros avec un Cibachrome 2/25, titré Piotr at the Picnic, Salzbourg, Autriche, 1994, 101 x 69. Il vous en coûtait 220 euros pour Publicité pour le nouveau franc, 1961, un tirage d'époque 30 x 24. On notait 900 euros pour une Étude de nu, vers 1930, par Roger Schall, 53 x 47. Mentionnons encore les 1 650 euros pour un tirage d'époque titré Hoola-Hoop #, 1960 par Jean Pierre Ronzel, 40 x 30, et concluons par les 1 900 euros octroyés à Sternenhimmel 11 h 12 minutes -45° par Thomas Ruff, 67 x 44. Pour la vente de design, c'est l'architecte décorateur nancéien Jean Prouvé qui arrive en tête des enchères avec les 37 000 euros payés pour un meuble suspendu modèle Antonyeuros encadré page 87). Ne quittons par cet architecte décorateur nancéien avec les 22 000 euros payés pour un fauteuil Visiteur, atelier Jean Prouvé, 1942. Une suite de quatre chaises, modèle standard, vers 1945, était emportée à 13 200 euros. Un banc à dossier vers 1950, qui provenait de l'aménagement pour la centrale nucléaire de Marcoule recueillait 6 500 euros (vers 1950). Toujours par Prouvé, signalons les 8 400 euros pour une applique éclairante, L. 103, et enfin les 18 000 euros qui ont couronné un module d'habitation brise soleil, 151 x 156. Il provenait de l'aménagement pour le rez-de-chaussée de l'unité d'habitation Air France à Brazzaville au Congo. Il fallait compter 33 600 euros pour enlever une rare version de la chaise longue par Jeanneret dit Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand, modèle B306, édition Thonet, vers 1930. Toujours par Charlotte Perriand, une paire de tabourets bas, édition Steph Simon, vers 1958 était acquis pour 2 800 euros et une armoire par Le Corbusier vers 1950 qui provenait de la Cité radieuse à Marseille était cédée pour 3 200 euros. Il vous en coûtait 16 800 euros pour enlever un important escalier par Roger Tallon de type hélicoïdal, à vingt-quatre marches, H. 493. Georges Jouve cotait 8 400 euros avec un pichet anthropomorphique en céramique, 1947. On enregistrait encore 3 600 euros sur une chaise sculpture en bronze par Sandro Chia, édition MetaMemphis 1989. Serge Ketoff atteignait 6 000 euros avec un rare fauteuil démontable, édition Steph Simon, 1958. On engageait encore 9 600 euros sur une suspension en aluminium orientable par Yonel Lebovici, sur rotule, modèle soucoupe, atelier Lebovici, 1975. Encore deux enchères : 3 400 euros allaient à une banquette à système par Janine Abraham et Dirk Jan Rol, édition les Huchers Minvielle, vers 1960, et concluons par les 2 900 euros qui ont été obtenus sur une table signée de Piero Fornasetti et Gio Ponti, vers 1950. 37 000 euros frais compris. Jean Prouvé (1901-1984), meuble suspendu, modèle Antony, atelier Jean Prouvé, 1954. 66,5 x 296 x 37 cm.Cette vente consacrée aux arts décoratifs du XXe siècle attirait de nombreux collectionneurs français et étrangers, notamment des amateurs américains. Les estimations étaient dépassées pour de nombreux objets et meubles. L'architecte décorateur nancéien Jean Prouvé s'est taillé la part du lion. Il a pris la tête des enchères avec ce spectaculaire meuble, qui provenait des chambres d'étudiants de la résidence universitaire Jean-Zay, à Antony. Estimé autour de 20 000 euros, il a été ferraillé ferme entre divers enchérisseurs pour finalement être adjugé à un amateur niçois. Avec Charlotte Perriand, Jean Prouvé avait obtenu, en 1954, la commande de ce mobilier universitaire, aujourd'hui rangé parmi les classiques du design. Il s'avère le plus recherché des amateurs. Le fonctionnalisme définit aussi un autre module d'habitation dit «brise soleil», conçu en 1952 par Jean Prouvé pour aménager le rez-de-chaussée de l'unité d'habitation Air France à Brazzaville, au Congo. Estimé autour de 12 000 euros, le module a été disputé jusqu'à 18 000 euros. Il fallait compter un peu plus, 22 000 euros, pour emporter un exemplaire du fameux fauteuil Visiteur aux lignes élégantes tandis qu'une applique éclairante, également réalisée en 1942, était négociée 8 400 euros. Terminons par deux enchères recueillies sur des sièges. Une suite de quatre chaises, modèle standard, vers 1945, partait à 13 200 euros. Un collectionneur déboursait 5 400 euros pour enlever un banc à dossier créé par les ateliers Prouvé vers 1950 pour agencer la centrale nucléaire de Marcoule.
vendredi 16 février 2007
jeudi 15 février 2007
jeudi 15 février 2007 - 13:45
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Une belle bataille d'enchères permettait à la carte d'identité du général de Gaulle émise à Londres en 1940 de s'envoler à 30 000 euros (35 741 euros frais compris. Carte d'identité pour officier étranger de Charles de Gaulle (1890-1970), commandant des Forces françaises libres, 12 décembre 1940. 10 x 7,5 cm.30 000 euros pour une carte d'identité ? C'est le prix payé, sur une estimation déjà conséquente de 7 500 euros, par un collectionneur français pour celle du général de Gaulle, émise à Londres pour les officiers étrangers. Elle porte notamment la signature du général, la date du 12 décembre 1940 et l'adresse du 4, Carlton Gardens, le quartier général des Forces françaises libres, à côté de St James Park, occupé à partir du 22 juillet 1940. Auparavant, celui-ci était installé dans des bureaux situés dans le même immeuble que ceux de sir Edward Spears. C'est dans l'avion de ce dernier que de Gaulle a quitté Bordeaux pour Londres le 17 juin 1940. Le major général Spears était alors l'agent de liaison personnel de Winston Churchill auprès du gouvernement français. Tout juste arrivés, ils se rendent chez le Premier ministre anglais. De Gaulle demande aussitôt à parler aux Français sur les ondes de la BBC. Ce sera le fameux appel du 18 juin. Spears deviendra le représentant du gouvernement britannique auprès du général. Après avoir, en août 1940, envoyé par sécurité sa famille habiter entre Birmingham et Liverpool, de Gaulle s'installe à l'hôtel Connaught, non loin de ses bureaux. Par la suite, de septembre 1942 jusqu'à son départ pour Alger le 27 mai 1943, le général habitera avec sa famille dans une villa dans le nord de Londres. Signalons pour l'anecdote que le 4, Carlton Gardens a été un temps occupé par lord Palmerston (1784-1865), Premier ministre anglais notoirement francophobe). Celle du maréchal Pétain, émise à Vichy le 30 mars 1943, dépassait de manière plus mesurée à 7 500 euros son estimation. Le domicile indiqué est l'Hôtel du parc à Vichy. Elle a été offerte par le maréchal à Joseph Simon, directeur de la prison du Portalet puis de l'île d'Yeu, où Pétain sera incarcéré. Une croix de guerre avec une citation à l'ordre de l'armée, palme de bronze, du modèle dit «théâtre d'opération extérieur» remise à Pétain à la suite des opérations qu'il a menées dans la guerre du Rif récoltait 4 600 euros. Une plaque en bronze spécifie que cette décoration de la maison Arthus-Bertrand a été offerte au maréchal par les officiers de son état-major, parmi lesquels figure le capitaine Charles de Gaulle. La rencontre des deux hommes remonte à 1913, lorsque de Gaulle servait sous les ordres du colonel Pétain. Ce dernier a favorisé la carrière du jeune officier, qui a, en 1925, été détaché à son état-major. De Gaulle était notamment chargé d'écrire les livres et les articles publiés sous le nom du maréchal. Il a écrit sous son nom plusieurs livres de théorie militaire. L'un deux, La France et son armée, publié en 1938, provoque la rupture avec Pétain, qui aurait préféré que cet ouvrage paraisse sous son nom. 7 000 euros allaient au manuscrit autographe d'une page de Pétain, L'Épée et le bouclier, rédigée lors de son procès, et où il donne son opinion sur la dualité qui l'oppose à de Gaulle. C'est le seul document connu où le maréchal s'exprime explicitement sur lui. Les huit pages du tapuscrit avec annotations autographes de Pétain, réalisé à titre d'aide-mémoire lors de l'entrevue de Saint-Florentin entre le maréchal et Hermann Goering, partaient quant à elles à 5 200 euros. Cette rencontre a eu lieu le 1er décembre 1941. Changement d'époque à 11 000 euros, avec un exemplaire de l'édition originale de Candide (1759) de Voltaire, publié anonymement à Genève avec l'indication «traduit de l'allemand de Mr le docteur Ralph». La reliure d'époque est en veau moucheté. Y était joint un exemplaire de Zadig (S.l., 1798). Estimé 600 euros, le traité de Geber, alchimiste arabe du VIIIe siècle, Geberi philosophi ac alchimistae maximi, de alchimia libri tre... (Argentoragi, Johannis Grieninger, 1531), allait à 4 500 euros. Cet exemplaire dérelié avec des lettres ornées et illustré de bois gravés a appartenu à la bibliothèque du marquis de Astorca.
mercredi 14 février 2007
Débutons avec les 13 000 euros d'un ensemble de manuscrits de Jean-Baptiste Biot (1774-1862), physicien, astronome et mathématicien français qui a notamment travaillé sur les phénomènes de dilatation et conductions thermiques et l'acoustique. Une lettre d'une page adressée par Samuel Hahnemann (1755-1843), inventeur de l'homéopathie, à l'un des ses patients le 21 juin 1828 fusait à 5 000 euros sur une estimation de 300. À 4 800 euros, l'estimation était respectée pour 250 lettres de savants, médecins et hommes de sciences. Pour les livres, notons deux résultats. Tout d'abord les 6 100 euros obtenus au triple de l'estimation par l'un des 35 exemplaires sur chine d'Ilsée, princesse de Tripoli (Paris, Piazza, 1887) de Robert de Flers, illustré de 132 lithographies de Mucha. 4 800 euros allaient ensuite au triple de l'estimation à un livre à système pour enfant, Le Grand Cirque international (Paris, Nouvelle librairie de la jeunesse, [vers 1887]) de Lothar Meggendorfer. Il comprend huit volets en accordéon représentant des scènes en trois dimensions.
lundi 12 février 2007
dimanche 11 février 2007
dimanche 11 février 2007 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Dans cette vente de bandes dessinées, le père de Blake et Mortimer, Edgar P. Jacobs, était à l'honneur, notamment grâce à un tirage de tête du tome II du Secret de l'Espadon, adjugé 10 000 euros (4 212 euros frais compris. Edgar Pierre Jacobs (1904-1987), étude préparatoire de la page 20 du tome I du Secret de l'Espadon (éditions du Lombard, 1950), dessin à la mine de plomb sur papier-calque. 26 x 23 cm.Trois résultats sont à souligner pour le père de Blake et Mortimer, Edgar Pierre Jacobs. La première aventure de ses deux héros, Le Secret de l'Espadon, était à l'honneur. L'un des cinquante exemplaires numéroté sur papier floréal, le numéro 3 à la presse du tirage de tête du tome II du Secret de l'Espadon, SX1 contre-attaque (éditions du Lombard, 1953), était poussé jusqu'à 10 000 euros sur une estimation haute de 4 000. Le tome I, La Poursuite fantastique (éditions du Lombard, 1950), l'un des cinq cents exemplaires numérotés sur alfa du tirage de tête, recueillait pour sa part 4 500 euros. Il est signé par l'auteur à la date du «14/1/54». Ces deux albums cartonnés présentent un dos toilé rouge. Le premier tome du Secret de l'Espadon était encore sous les feux des projecteurs, grâce aux 3 500 euros, soit une estimation plus que doublée, du dessin préparatoire de la page 20 reproduit. Dans l'album, cette image occupe une pleine page avec le sous-titre «Suspendu inanimé à son parachute, le capitaine Blake descend lentement vers la terre». On voit tomber le Golden Rocket, l'avion qui lui a permis de fuir avec les plans de l'Espadon, l'engin volant révolutionnaire mis au point par le professeur Mortimer. Les deux héros arriveront-ils à contrecarrer les visées despotiques de l'empereur Basam-Damdu ? À vos albums !). Un exemplaire à l'état neuf de l'édition originale du deuxième album de Lucky Luke de Morris, Rodéo (Dupuis, 1949), montait à 5 200 euros sur une estimation haute de 3 000. Ce volume n'a sans doute jamais été ouvert ! Estimé 2 800 euros, un exemplaire à l'état neuf de l'édition originale de La Serpe d'or (Dargaud, 1963) d'Uderzo et Goscinny, le deuxième opus des aventures d'Astérix et Obélix, était poursuivi jusqu'à 5 100 euros. Pour les planches originales, signalons les 5 000 euros de la planche numéro 13 à l'encre de Chine noire (45 x 31 cm) de Franquin et Fournier pour Le Faiseur d'or (Dupuis, 1970), une aventure de Spirou et Fantasio. Franquin a dessiné le marsupilami que l'on retrouve dans cinq des neuf cases de la planche. Estimé 600 euros, un dessin inédit de Franquin à l'encre de Chine, Gaston scout (21 x 13 cm), fusait à 2 350 euros. Il est daté de 1986 et dans la bulle figure le texte : «toujours prêt ... pour un petit somme».
samedi 10 février 2007
samedi 10 février 2007 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Dans cette vente de bandes dessinées, le père de Blake et Mortimer, Edgar P. Jacobs, était à l'honneur, notamment grâce à un tirage de tête du tome II du Secret de l'Espadon, adjugé 10 000 euros (4 212 euros frais compris. Edgar Pierre Jacobs (1904-1987), étude préparatoire de la page 20 du tome I du Secret de l'Espadon (éditions du Lombard, 1950), dessin à la mine de plomb sur papier-calque. 26 x 23 cm.Trois résultats sont à souligner pour le père de Blake et Mortimer, Edgar Pierre Jacobs. La première aventure de ses deux héros, Le Secret de l'Espadon, était à l'honneur. L'un des cinquante exemplaires numéroté sur papier floréal, le numéro 3 à la presse du tirage de tête du tome II du Secret de l'Espadon, SX1 contre-attaque (éditions du Lombard, 1953), était poussé jusqu'à 10 000 euros sur une estimation haute de 4 000. Le tome I, La Poursuite fantastique (éditions du Lombard, 1950), l'un des cinq cents exemplaires numérotés sur alfa du tirage de tête, recueillait pour sa part 4 500 euros. Il est signé par l'auteur à la date du «14/1/54». Ces deux albums cartonnés présentent un dos toilé rouge. Le premier tome du Secret de l'Espadon était encore sous les feux des projecteurs, grâce aux 3 500 euros, soit une estimation plus que doublée, du dessin préparatoire de la page 20 reproduit. Dans l'album, cette image occupe une pleine page avec le sous-titre «Suspendu inanimé à son parachute, le capitaine Blake descend lentement vers la terre». On voit tomber le Golden Rocket, l'avion qui lui a permis de fuir avec les plans de l'Espadon, l'engin volant révolutionnaire mis au point par le professeur Mortimer. Les deux héros arriveront-ils à contrecarrer les visées despotiques de l'empereur Basam-Damdu ? À vos albums !). Un exemplaire à l'état neuf de l'édition originale du deuxième album de Lucky Luke de Morris, Rodéo (Dupuis, 1949), montait à 5 200 euros sur une estimation haute de 3 000. Ce volume n'a sans doute jamais été ouvert ! Estimé 2 800 euros, un exemplaire à l'état neuf de l'édition originale de La Serpe d'or (Dargaud, 1963) d'Uderzo et Goscinny, le deuxième opus des aventures d'Astérix et Obélix, était poursuivi jusqu'à 5 100 euros. Pour les planches originales, signalons les 5 000 euros de la planche numéro 13 à l'encre de Chine noire (45 x 31 cm) de Franquin et Fournier pour Le Faiseur d'or (Dupuis, 1970), une aventure de Spirou et Fantasio. Franquin a dessiné le marsupilami que l'on retrouve dans cinq des neuf cases de la planche. Estimé 600 euros, un dessin inédit de Franquin à l'encre de Chine, Gaston scout (21 x 13 cm), fusait à 2 350 euros. Il est daté de 1986 et dans la bulle figure le texte : «toujours prêt ... pour un petit somme».
vendredi 09 février 2007
Un portrait de dignitaire exécuté sous les XXVIe et XXVIIe dynasties égyptiennes dominait les débats (32 490 euros frais compris. Portrait de dignitaire, diorite, Égypte, XXVIe-XXVIIe dynastie, H. 10,5 cm.Les lacunes au nez et à la bouche ainsi que le bouchage réalisé au niveau du menton n'empêchaient pas ce portrait de dignitaire égyptien de la XXVIe-XXVIIe dynastie de tripler allègrement à 27 000 euros son estimation. Les deux dynasties concernées par cette sculpture courent de 663 à 404 av. J.-C. La XXVIe dynastie (663-525 av. J.-C.) est la dernière dynastie saïte. Psammétique II est défait en 525 av. J.-C. par Cambyse II, roi de Perse, qui, par la possession de l'Égypte, renforce son contrôle sur les territoires méditerranéens conquis par son père, Cyrus. Une fois son pouvoir établi, Cambyse se comporte comme le successeur des pharaons, en respectant les cultes et les usages égyptiens. Il entreprend d'importants travaux au Ouadi Hammamat et dans plusieurs temples. L'Égypte devient cependant une province perse. Les envahisseurs conserveront, sauf à de rares intervalles, le contrôle du pays jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand. Au cours des deux dynasties, les productions artistiques conservent leurs qualités, se tournant même vers le passé pour y redécouvrir des modèles. Le 4 décembre dernier, un portrait de dignitaire du début de la XXVIe dynastie, possédant toutes les caractéristiques d'une oeuvre de l'Ancien Empire, atteignait 165 000 euros (Calmels – Cohen SVV – voir encadré page 34 de la Gazette no 44). Si le portrait vendu cette semaine est inférieur en qualité, il témoigne cependant d'une maîtrise artistique et technique certaine et de la permanence des canons égyptiens.. En fin de vente, le mobilier marquait 23 000 euros, soit une estimation basse triplée, grâce à une vitrine de la fin du XIXe siècle en bois laqué noir, ornée de plaques en porcelaine dans le goût de Sèvres à sujets galants (H. 204, l. 103 cm). Elle ouvre à une porte et à un tiroir, ses quatre angles étant marqués par des colonnes détachées en porcelaine polychrome. Une table de milieu de style Empire en placage d'acajou, plateau de marbre vert de mer (124 x 69,5 cm) et riche ornementation de bronze doré montait à 19 000 euros sur une estimation haute de 6 000. L'entretoise plate est ornée d'un grand vase flanqué de sphinges en bronze doré, quatre cariatides, également en bronze doré, étant placées aux angles. Pour la sculpture, retenons les 13 000 euros d'un groupe en marbre de Carrare, travail du nord de l'Italie du XVIIIe siècle représentant Le Bon Samaritain (H. 94 cm). Il est figuré debout, penché vers un malheureux voyageur. La céramique n'était pas en reste, l'Italie brillant de nouveau grâce aux 11 500 euros d'une paire de plaques en faïence polychrome de Castelli du début du XVIIIe, à sujet biblique (24 x 17 cm), la France marquant 9 000 euros avec une paire de plaques en porcelaine de Paris du premier tiers du XIXe siècle montrant des scènes de marché dans un village (19 x 15 cm). L'une prend place dans le sud de la France et l'autre en Normandie. L'une des plaques est signée F. de Beaucaire. Pour les objets d'art, retenons les 9 000 euros d'une pendule de la fin de l'époque Louis XVI à mouvement squelette. En forme de lyre, elle est en bronze et marbre blanc, le cadran indiquant les quantièmes. La tapisserie du XVIIe siècle au demi-point montrant des rhinocéros et ayant fait l'objet d'un encadré page 26 de la Gazette no 5 sextuplait à 6 500 euros son estimation.
vendredi 09 février 2007
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Art Richelieu
mardi 06 février 2007
mardi 06 février 2007 - 14:15
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SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
La vedette revenait ici à 13 500 euros à un saphir coussin (7,55 ct – Birmanie, non chauffé) monté entre deux diamants triangulaires sur une bague en or gris. 8 000 euros étaient nécessaires pour passer à son doigt une bague en or gris cette fois-ci, centrée d'un diamant taillé en coeur (2,04 ct – EGL : E, SI2) présenté entre deux diamants baguette. Retrouvons à 4 000 euros un saphir ovale (environ 8 ct), serti entre des diamants baguette et brillant sur une bague en or gris. Une paire de boucles d'oreilles marguerite de la maison Tabbah allait à 3 600 euros. Centrées d'une perle de culture grise, elles sont en or gris patiné pavé de diamant de taille brillant. Un collier en or gris à motif central géométrique pavé de diamants de taille brillant retenu par une chaîne à mailles jaseron recueillait 3 100 euros. Pour un peu moins, 3 000 euros on repartait avec une bague en or gris sertie d'un brillant (environ 1,6 ct) épaulé de diamants baguette.
lundi 05 février 2007
mardi 30 janvier 2007
lundi 29 janvier 2007
samedi 27 janvier 2007
samedi 27 janvier 2007 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La vedette revenait ici à 10 000 euros à une maquette de ponton du premier Empire en os (L. 40 cm), un brick armé de douze canons à la figure de proue en forme d'aigle. Armée cette fois-ci de huit canons, une autre maquette de brick du XIXe siècle, en bois celle-ci (L. 64 cm), partait à 6 000 euros. Les mâts et les espars sont en acajou. Deux huiles sur toile de Radovan Mirazovic (né en 1950) d'après Joseph Vernet étaient également proposées. La Rade d'Antibes (165 x 263 cm) suscitait 4 800 euros, et la Première vue de Toulon, vue du Pont-Neuf prise à l'angle du parc d'artillerie (165 x 263 cm) 7 500 euros. Le planétaire du XIXe siècle par Delamarche ayant fait l'objet d'un encadré page 27 de la Gazette no 3 montait pour sa part à 4 700 euros. Terminons avec les 3 900 euros d'un trumeau du XIXe siècle (140 x 78 cm) comprenant en partie haute une huile sur toile montrant une frégate passant devant un phare, peut-être celui de Cordouan.
vendredi 26 janvier 2007
Rien que de très classique dans ces vitrines desquelles sortiront des bijoux et des montres, anciens et modernes, griffés pour certains Cartier, Van Cleef & Arpels, Fred, Poiray, Chaumet ou Boucheron. La plus attendue est une bague solitaire ornée d'un diamant taillé en brillant (2,10 ct) pour laquelle 11 000/12 000 euros sont avancés. Alentour, des bagues, bracelets, colliers, boucles d'oreilles, sautoirs, broches, pendentifs, ornés de pierres précieuses ou ornementales et négociables entre quelques centaines et 6 000 euros environ.
vendredi 26 janvier 2007 - 14:30
La Varenne-Saint-Hilaire - 21, avenue de Balzac...
SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
lundi 22 janvier 2007
lundi 22 janvier 2007 - 14:00
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Gros & Delettrez
Les frimas hivernaux poussaient un acheteur à miser jusqu'à 9 000 euros pour s'envelopper dans une couverture en ocelot de la maison Kotler. Un manteau 7/8 en zibeline bargouzine de Russie partait à 7 500 euros, cependant battu à 8 000 euros par un manteau en chinchilla naturel. Un sac Kelly d'Hermès en crocodile havane se négociait quant à lui 5 000 euros, les modèles de la collection de sacs à main Hermès en cuir ou tissu matelassé évoluant entre 500 et 800 euros. Concernant la mode, Paco Rabanne était à l'honneur : 3 000 euros revenaient à une robe du soir en plissé métallique argent et une robe découpe kimono en Amaretta et anneaux allait à 2 000 euros, la même enchère s'affichant sur une robe d'inspiration japonaise en papier mâché. Citons encore les 1 300 euros d'un maillot de bain, une pièce en polyamide bleu, encore une création Paco Rabanne.
samedi 20 janvier 2007
samedi 20 janvier 2007 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Débutons avec les terres cuites Tang (618-907). Deux cavaliers musiciens à engobe et polychromie, un joueur de cymbale et une joueuse de flûte atteignaient 5 600 euros. Une fat lady à engobe et polychromie (H. 59 cm) récoltait quant à elle 5 300 euros, le même prix qu'une dame de cour sur sa monture, à glaçure «sancai» verte, brune et caramel (H. 34 cm). Une suite de quatre musiciennes à engobe et polychromie (H. 23 cm) obtenait pour sa part 4 000 euros. Pour les terres cuites Wei (386-557), retenons les 3 700 euros d'un cheval debout à engobe blanc et polychromie (H. 33 cm). Terminons au Japon avec les 2 600 euros d'une Vue à Hasakusa du temple Kiuryuzan sous la neige, 1856, une estampe d'Hiroshige de la série des Cent vues d'Edo.
vendredi 22 décembre 2006
Rien que de très classique dans cette vente de bijoux où moyennant une centaine à 4 000/5 000 euros, on pourra repartir avec des bagues, colliers (en or ou en perles), des bracelets, broches, pendentifs, boucles et pendants d'oreilles, sautoirs, épingles de cravate, boutons de manchettes, chaînes, chevalières, clips, sertis de pierres précieuses ou ornementales.
vendredi 22 décembre 2006 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les civilisations de l'Indus et l'art gréco-bouddhique constituent les premières étapes de ce parcours extrême-oriental dont on a retenu un bas-relief en schiste figurant Bouddha en méditation entouré de deux bodhisattvas en adoration et d'adorants (10 000/12 000 euros). La suite du périple passe par la Birmanie, le Cambodge et le Laos puis par l'Inde (base de stèle en grès beige sculpté de la déesse Lakshmi, d'un couple d'orants et de deux éléphants, Rajasthan, XIIe, 8 000 euros), Goa (statues de saints en bois polychrome) et le Japon (estampes). La seconde partie de l'après-midi revient à la Chine et à des terres cuites (essentiellement) de ses diverses civilisations. C'est autour de 8 500 euros que devraient être disputés deux chevaux debout sur leur terrasse, harnachés et parés des Qi du Nord, l'un en terre cuite ocre, l'autre en terre cuite grise, mais aussi un couple de cavaliers musiciens Tang en terre cuite à engobe et polychromie. Quant à un cheval à l'arrêt sur une terrasse, d'époque Wei, caparaçonné, en terre cuite ocre à engobe, polychromie et traces de dorure, il est annoncé autour de 10 000 euros.
mercredi 20 décembre 2006
Cette vente d'art des XIXe et XXe siècles totalisait la bagatelle de 16 436 268 euros frais compris en 151 lots vendus. Une clientèle internationale se disputait certains lots très au-dessus des estimations. Pas moins de quatorze enchères ont franchi la barre des 150 000 euros, trois d'entre elles dépassant nettement celle du million d'euros. C'était le cas du tableau le plus chèrement acquis, 3,6 Meuros, l'huile sur toile de 1965 de Pablo Picasso reproduite, Homard et chat sur la plage. Il s'agit du plus haut résultat enregistré en 2006 pour un tableau à Drouot, et, sur la place parisienne, il est seulement dépassé par les 4,6 Meuros de l'huile sur toile de 1944 d'Henri Matisse Jeune Fille aux anémones sur fond violet (61,5 x 50,5 cm) vendue le 1er décembre chez Christie's. Au palmarès parisien de l'an passé, toutes spécialités confondues, il occupe la troisième place derrière le Matisse mentionné et le masque fang de la collection Vérité (5 Meuros). Alfred Sisley était l'autre vedette à sept chiffres de la vacation avec les 1 880 000 euros obtenus par une huile sur toile vers 1890, Le Coup de vent, matin de mai, et les 1 580 000 euros d'une huile sur toile de 1883, Saint Mammès, avant l'été (2 626 242 euros frais compris. Alfred Sisley (1839-1899), Le Coup de vent, matin de mai, vers 1890, huile sur toile. 73 x 59 cm. Record français pour l'artiste.Les trois oeuvres d'Alfred Sisley proposées dans une vente à succès étaient vivement disputées, totalisant 4 464 318 euros frais compris sur un cumul d'estimations hautes de 1,9 Meuros. La meilleure enchère, 1 880 000 euros, revenait sur une estimation haute de 800 000 à l'huile sur toile vers 1890 reproduite, Le Coup de vent, matin de mai, 1 580 000 euros allant à une huile sur toile de 1883, Saint Mammès, avant l'été, et 250 000 euros étant recueillis par un pastel, Les Oies à Saint Mammès (37 x 45 cm). Ce dernier figurait en avril 1913 dans la vente Charles Abadie à Drouot, où il était adjugé 1 250 F (3 685 euros en valeur réactualisée). Notre Coup de vent, matin de mai remporte, à la cinquième place mondiale du palmarès de Sisley (source : Artnet), un record français pour l'artiste. Le record mondial remonte aux années spéculatives du siècle passé, 3 630 000 $ (4,6 Meuros en valeur réactualisée) étant marqués par une huile sur toile de 1885, Bord du Loing à Saint Mammès (54,6 x 74 cm – 14 novembre 1988, Christie's New York). Cette toile était de nouveau proposée en vente le 19 juin dernier chez Sotheby's Londres. Elle obtenait 1 576 000 £ frais compris (2 308 752 euros). Notre Coup de vent, matin de mai bat ainsi un tableau ayant obtenu un record mondial !). L'huile sur toile vers 1869 de Claude Monet Chemin boisé, effet de neige (58 x 63 cm) ayant fait l'objet d'un encadré page 23 de la Gazette no 44 respectait à 800 000 euros son estimation basse. Elle a été achetée à l'artiste par Emmanuel Chabrier vers 1878 et était vendue 1 500 F (environ 7 630 euros en valeur réactualisée) dans la vente de la collection de ce dernier à Drouot le 26 mars 1896. D'autres oeuvres de la nébuleuse impressionniste étaient disputées très au-dessus de leur estimation. Ainsi Eugène Boudin était-il l'objet de vives batailles d'enchères. À 340 000 euros, l'estimation était doublée pour une huile sur panneau de 1895 peinte à Venise, au sujet des plus commerciaux, Le Môle à la Salute (27 x 41 cm). Le ciel gris menaçant d'une huile sur panneau montrant Le Marché et la halle aux poissons à Trouville (32 x 41 cm) ne l'empêchait pas de tripler pratiquement à 220 000 euros son estimation. Le temps plus clair de La Rade à Trouville (26,5 x 35 cm) jetait un rayon de soleil à 172 000 euros, soit une estimation triplée, sur cette huile sur panneau. Estimée 70 000 euros au plus haut, une huile sur toile vers 1871-1872 de Camille Corot, Luzancy. Petites maisons au bord de l'eau (26 x 35 cm), atteignait 130 000 euros. L'estimation était dépassée toujours, à 110 000 euros, pour une huile sur toile de Pierre-Auguste Renoir, Paysage, mère et enfant (19,5 x 31,5 cm). Pour le mouvement symboliste, l'un de ses plus brillants représentants, Odilon Redon, suscitait 150 000 euros, soit une estimation respectée, avec un pastel, Bouquet de fleurs dans une ogive (63 x 48 cm). Yves Tanguy : 690 000 euros.Avançons plus avant dans le XXe siècle avec les 690 000 euros, soit une estimation non atteinte, d'une huile sur toile de 1937 d'Yves Tanguy intitulée Ni rides, ni vents (40,5 x 33 cm). Un résultat de ce niveau ne s'était pas affiché à Paris sur une oeuvre de l'artiste depuis le 21 mars 2004, date à laquelle une huile sur toile de 1934 de la collection Alain Bosquet, Entre l'herbe et le vent (45 x 37 cm), avait remporté 580 000 euros à Drouot (Calmels – Cohen SVV – voir Gazette 2004 no 12, page 33). Le Port, une huile sur toile d'Albert Marquet, se négociait quant à elle 115 000 euros sur une estimation haute de 80 000. La sculpture était dominée par les 400 000 euros obtenus par la fonte d'édition originale d'Hébrard, la seule répertoriée à ce jour, du groupe des Deux jeunes éléphants, 1903 de Rembrandt Bugatti. Robert Indiana remportait pour sa part 235 000 euros avec Art – red, blue, 1972-2001 (183 x 183 x 91,4 cm), une sculpture en aluminium numérotée 6/6. L'artiste est devenu une spécialité de cette maison depuis ses deux records mondiaux, 1 Meuros obtenus le 19 décembre 2005 pour Yield Brother II, hommage à Kennedy, une huile sur toile de 1963 (voir Gazette 2006 no 1, page 35), et 810 000 euros atteints par l'une de ses sculptures, Love – red, blue, adjugée le 26 juin dernier (voir couverture de la Gazette 2006 no 23 et encadré page 23 de la Gazette no 27). Jean Pougny : 360 000 euros. La section réservée aux tableaux russes était surplombée par les 360 000 euros prononcés sur l'huile sur toile vers 1914 de Jean Pougny Bain (80 x 59,5 cm) reproduite dans l'encadré page 24 de la Gazette no 44. Elle a figuré à la fameuse exposition «0.10» organisée par l'artiste entre le 19 décembre 1915 et le 19 janvier 1916 à la galerie Dobitchine de Petrograd. Elle est considérée comme la dernière exposition futuriste russe, Malevitch y exposant ses premières toiles suprématistes. Une huile sur toile vers 1921 de Nathan Isaevich Altman, Projet d'affiche de propagande pour la jeunesse communiste (77,6 x 57,8 cm), restait à 120 000 euros sous son estimation. Plus classiques, deux huiles sur toile d'Ivan Fedorovitch Choultsé étaient également proposées : Éclaircie avant l'orage (65 x 81 cm) décrochait à 110 000 euros un record français pour l'artiste (source : Artnet), et un paysage de neige s'échangeait moyennant 102 000 euros. L'Éclaircie avant l'orage occupe la troisième place du palmarès mondial de Choultsé ; lequel est en pleine ébullition, puisque le 12 avril dernier à Drouot une Rivière dans un paysage enneigé (36 x 80 cm) obtenait 70 000 euros, alors un record mondial pour l'artiste (Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert & Franck Baille SVV).
mardi 19 décembre 2006
mardi 19 décembre 2006 - 14:15
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SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
Un saphir d'environ 10 ct présenté épaulé de deux diamants demi-lune sur une bague en or gris suscitait 6 800 euros. Une autre également en or gris, centrée d'un diamant de taille brillant (1,12 ct) dans un double encadrement de rubis calibrés et de diamants, montait à 4 400 euros. Un clip de Van Cleef & Arpels en or jaune, en forme de lionceau, les yeux en émeraude, la truffe en onyx et le mufle en diamants, allait à 3 600 euros. Une parure de la fin du XIXe siècle en or et diamants de taille ancienne montait pour sa part à 2 900 euros. Comprenant un bracelet et une bague, elle est à décor de dragons et de chimères en appliques reliées par des maillons ronds repercés de chimères. Signé de Poiray, un bracelet tressé en or partiellement pavé de diamants se négociait 2 800 euros. Terminons avec les 2 500 euros, soit une estimation triplée, d'une bague vers 1930 en platine à chaton géométrique serti d'onyx, de jade et de diamants.
lundi 18 décembre 2006
Trois enchères à cinq chiffres dominaient cette vente qui totalisait 392 676 euros frais compris. À 60 000 euros, l'estimation haute était atteinte pour une Rolex référence 6062 vers 1950 en or jaune à mouvement automatique (72 000 euros frais compris. Rolex référence 6062, montre en or à mouvement automatique, bracelet de crocodile marron avec boucle ardillon en or, vers 1950. Cette Rolex vers 1950 référence 6062 respectait à 60 000 euros son estimation haute. Elle est équipée d'un mouvement automatique permettant d'afficher, outre l'heure, le calendrier complet et les phases de la Lune. Le jour est indiqué par l'aiguille la plus fine sur l'échelle graduée de 1 à 31 en bleu autour du cadran. Les secondes sont données sur le cadran auxiliaire, qui indique également les phases de la Lune. La référence 6062 a été fabriquée par Rolex entre la fin des années 1940 et le milieu des années 1950. Beaucoup d'amateurs la considèrent comme la meilleure Rolex jamais produite. Elle est en tout cas la première de la célèbre firme à afficher simultanément la date complète et les phases de la Lune tout en continuant bien entendu à donner l'heure ! Ce modèle était le plus cher au catalogue du fabricant genevois. Le dernier empereur du Vietnam, Bao Dai, s'en était offert un en 1954 sans doute pour se consoler d'avoir été rejeté de la table des négociations lors de la conférence de Genève sur l'Indochine. L'exemplaire vendu à Drouot remporte un résultat conforme à la cote de la référence 6062. Le 15 mai 2005, un 6062 vers 1954 a été vendu chez Antiquorum à Genève 109 250 francs suisses frais compris (70 702 euros). La cote de ce modèle varie en fonction de la couleur de l'or du boîtier, les modèles en acier étant de la plus grande rareté.). Une autre Rolex vers 1950 était recherchée à 23 000 euros, un exemplaire de la 8171 à mouvement automatique, indiquant les phases de la Lune à six heures, sans oublier les jours et les mois. Le cadran blanc est ceint de chiffres arabes allant de 1 à 31. À 39 000 euros, les dames étaient à l'honneur avec une montre Piaget Duoplan entièrement pavée, bracelet compris, de petits diamants. Passons sous la barre des 10 000 euros avec les 9 100 euros d'un chronographe Rolex Oyster Perpetual Cosmograph Daytona en or gris et mouvement automatique. Le cadran à trois compteurs est noir. Rolex toujours, à 8 000 euros, avec une élégante Prince Brancard vers 1930 à boîtier curvex rectangulaire en or jaune et or rose, le mouvement étant mécanique. Les secondes s'affichent sur un petit cadran placé sous celui de l'heure, plus grand. Terminons à 6 200 euros avec Patek Philippe et une montre en or gris à mouvement automatique donnant la date dans un guichet situé à trois heures. Le cadran, comme le bracelet en crocodile, est noir.
lundi 18 décembre 2006
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Art Richelieu
dimanche 17 décembre 2006
Les amateurs de Haute Époque ne restaient pas insensibles au charme de cette Vierge à l'Enfant des ateliers troyens. La belle réalisée en bois vers 1530 dans un beau style champenois trouvait preneur à 13 500 euros. Autre beau succès, celui de l'aiguière en argent, travail de l'orfèvre Joseph Gabriel Genu en service de 1798 à 1809. Notre homme avait notamment travaillé avec Biennais, premier orfèvre de l'empereur Napoléon Ier. Cette aiguière richement décorée des figures de Mars et Vénus avec, à leurs côtés, un amour casqué, récoltait 7 500 euros. Les ivoires japonais qui occupaient une bonne partie de la vente obtenait également des enchères notables comme les 5 200 euros enregistrés sur une statuette en ivoire représentant un jeune samouraï debout portant son casque, fin XIXe, ou les 4 900 euros sur une représentation de la déesse Kwannon sur des fleurs de lotus, une pièce de la fin du XIXe signée Munemori. Le manju ryusa en ivoire à décor de Jurojin déroulant un kakiemon obtenait quant à lui 1 500 euros. De la fin du XIXe siècle, il est signé d'un kakihan. Concernant les ivoires européens, la statuette de Marie-Antoinette trouvait preneur à 5 260 euros. La petite sculpture s'ouvre dans la partie basse révélant un triptyque représentant la reine et le roi Louis XVI et leurs deux enfants, Marie-Antoinette prisonnière à la Conciergerie et la reine encadrée par deux gardes, un travail français vers 1900. Au chapitre des tableaux, la toile de Louis Abel-Truchet (1857-1918) représentant Venise, animation sur la piazzetta, partait à 6 700 euros. On signalera encore les 4 500 euros prononcés sur une jolie sculpture en marbre de Félix Sanzel, Les Bulles de savon de 1877 et les 1 400 euros prononcés sur L'Histoire naturelle de Buffon avec ses 646 planches publiées à l'Imprimerie nationale.
vendredi 15 décembre 2006
vendredi 15 décembre 2006 - 14:00
Salle 3 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Tessier & Sarrou et Associés
Prévoir entre 100 et 5 000 euros, pour espérer emporter des bijoux ou des montres-bracelets ou de col. Anciennes ou modernes, régionales ou russes, ces parures peuvent être griffées Cartier, Van Cleef & Arpels, Mellerio, Bulgari, Movado... Le plus souvent en or, sertis de pierres précieuses ou fines, les bijoux déclinent la gamme des bagues, boutons de manchette ou de revers, bracelets, broches, colliers, et boucles d'oreilles. Sans oublier les pierres sur papier.
mardi 12 décembre 2006