Agenda des ventes

18874 ventes
mardi 06 juillet 2004
mardi 06 juillet 2004 - 14:00
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Les honneurs revenaient ici à 23 000 euros à un collier de perles de cultures des mers du Sud en légère chute (diam. 12,8 à 16,9 mm) et au fermoir serti de diamants. Une émeraude colombienne rectangulaire à pans coupés (1,7 ct) décrochait 3 800 euros. Épaulée de 2 diamants triangulaires, elle est présentée sur une bague en or gris. Il fallait un peu moins, 3 000 euros exactement, pour profiter de l'eau claire d'une aigue-marine rectangulaire, taillée à pans (35 ct) et sertie sur une bague en or gris entre 2 rouleaux soulignés de diamants. Une touche rutilante était ensuite donnée à 2 100 euros par une bague en or jaune, ornée d'un rubis coussin (environ 2,1 ct), épaulé de chaque côté par 3 diamants baguettes en chute. 2 000 euros étaient nécessaires pour que de fines oreilles se parent de boucles en or gris dessinant une volute sertie de diamants taillés en brillants et en baguettes. Une paire de boucles d'oreille en forme de coeur, serties de rubis calibrés et de diamants, était combattue jusqu'à 1 700 euros.
lundi 05 juillet 2004
lundi 05 juillet 2004 - 14:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La vedette revenait à deux dessins du Parmesan qui, vendus séparément, totalisaient 70 000 euros. Ces deux plumes et encres brunes de Francesco Mazzola, dit le Parmigianino (1503-1540), représentent le même sujet, une Figure drapée tenant un violon de sa main gauche (Apollon ou David ?) (environ 10,5 x 5,5 cm), et portent le cachet de la collection Vivant Denon, organisée le 1er mai 1826. Vendues ensemble, elles ont alors obtenu 72 F. La première à être proposée, au trait le plus noir et à la composition la plus chargée, allait à 33 000 euros. Elle était battue à 37 000 euros par la seconde, moins appuyée, et où, contrairement à la précédente, le visage est précisé. Changement de département à 24 000 euros, avec une estimation quintuplée pour un service de table de la maison Puiforcat, riche de 146 pièces permettant de servir 12 convives. Il s'agit du modèle art déco Bayonne, ici exécuté avant 1973. Demètre Chiparus était ensuite représenté à 15 800 euros par une épreuve en bronze à patine argent rehaussée de dorure et de polychromie d'une Danseuse au tambourin (H. 70 cm). Cette fonte d'édition d'époque est présentée sur un socle en onyx marron et marbre noir nuancé vert. D'époque Louis XVI et estampillée Nicolas Petit, une console demi-lune à garniture de bronzes dorés et au plateau de marbre brèche d'Alep (78 x 37 cm) récoltait 12 000 euros. Elle est en bois de placage marqueté au point de Hongrie dans des réserves de doubles filets de bois teinté, encadrées d'un rang de feuille d'eau en bronze doré, le tiroir présentant 3 pans coupés. 9 200 euros allaient à une paire de porteurs d'eau en poirier noirci à double patine noire et brune (H. 202 cm), travail italien de la fin du XIXe siècle, figurant des turcs barbus portant une vasque en forme de bénitier sur leurs épaules. Les yeux sont en nacre noircie et les dents en ivoire sculpté. Retour au XXe siècle pour terminer avec les 11 000 euros d'un album de 10 lithographies originales sur vélin d'Arches de 1966 de Bernard Buffet, Torreros. Chacune est signée et justifiée, certains exemplaires étant rehaussés de crayon.
samedi 03 juillet 2004
samedi 03 juillet 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
En ce début de période estivale, les amateurs ne résistaient pas à l'appel du large et dépensaient au total 151 200 euros. La bataille la plus ardente portait sur une maquette de vaisseau de la fin du XIXe siècle, qui changeait de destination moyennant 9 500 euros. Précisons que cet ouvrage au large gréement est en os et ivoire sculpté. Il était suivi par une réalisation d'époque premier Empire, adjugée 6 600 euros. Ce vaisseau (L. 42, H. 32 cm) en os dispose de 2 ponts et de 70 canons en bronze sur des affûts en os. Sa figure de proue représente un guerrier antique. La deuxième enchère de la vacation revenait toutefois à une paire de globes réalisés par Delamarche à Paris vers 1850. Estimées 7 000 euros, ces sphères (diam. 14, H. 36 cm) terrestre et céleste, malgré quelques accidents et restaurations, atteignaient 9 000 euros. Pour parfaire le décor, on pouvait leur adjoindre, en misant néanmoins respectivement 8 100 et 7 500 euros, 2 aquarelles du portraitiste de bateaux, Antoine Roux (1765-1835). La première (42,5 x 58 cm) montre Le Brick armé l'« Amélie », babord devant le fort Saint-Jean à Marseille en 1824, tandis que la seconde, exécutée dans la même cité phocéenne quatre ans auparavant, présente Le Brick « Saint Jean-Baptiste » pris par un coup de vent le 10 janvier 1820 aux îles d'Hyères. Dans cette « cuvée marine », terminons avec un nouveau prix pour une maquette. Un vaisseau à deux ponts en os et ivoire, exécuté sous le premier Empire partait dans son coffret en marqueterie de paille en forme de petit théâtre, moyennant 5 800 euros.
samedi 26 juin 2004
Deux journées de vente consacrées à la dispersion de grands vins et d'alcools à l'hôtel des ventes de la Varenne. Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV.
vendredi 25 juin 2004
Deux journées de vente consacrées à la dispersion de grands vins et d'alcools à l'hôtel des ventes de la Varenne. Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV.
mercredi 23 juin 2004
Une paire de candélabres à 4 lumières du XVIIIe siècle en bronze doré (H. 55 cm) dont certains éléments sont poinçonnés au C couronné dépassait, à 27 500 euros, son estimation. Les 3 bras à tête de bélier se rattachent à un fût posant sur une base triangulaire à 3 pieds présentant 3 sphinges. À 21 500 euros, estimation triplée pour une suite de 4 panneaux en cuir à fond d'or gaufré (111 x 54,5 cm chacun) représentant les 4 continents, travail provençal vers 1700. L'art chinois flambait une nouvelle fois avec les 22 000 euros recueillis par une coupe libatoire du XVIIIe siècle en corne de rhinocéros (L. 11,5 cm), figurant un sage assis dans un groupe de rocher. Changement de genre à 22 000 euros avec un bronze à patine noire, daté, de Pierre Jules Mène, Valet de chiens à cheval menant sa meute (l. 74 cm). Portant la mention « épreuve fondue pour monsieur Lanscigne mars 1869. PJ. MENE », il est vendu avec une sellette en chêne à 3 pieds à masque de faune. Ce groupe a été exposé en cire au Salon de 1869, puis en bronze à celui de 1870. Pour la porcelaine, signalons les 18 000 euros d'une paire de vases balustres à anse serpent en porcelaine de Paris d'époque Louis XVI (H. 43 cm). Il sont peints en polychromie de scènes à l'antique. Sur le col figurent des furies sous un dais et en partie basse des rinceaux et des plumes dans le goût de Salambier en grisaille et dorure. Pour les tableaux, retenons les 21 000 euros d'une aquarelle et encre de Chine sur fond d'or vers 1918 de Foujita, Jeune Femme blonde au peigne et Jeune Femme brune au miroir (30,5 x 29,3 cm). Elle est située à Cannes.
samedi 19 juin 2004
Mobilier, tableaux et objets d'art au programme de cette dispersion. Retenons notamment une commode d'époque Louis XVI, une chambre à coucher, industrie Majorelle vers 1925 et une collection de poissons en verrerie de Murano. Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV.
samedi 19 juin 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Débutons à 5 000 euros chez les Zhou occidentaux (1 100-770 av. J.-C.) avec une coupe Gui en bronze à patine vert et rouge (H. 13,5 cm). Comportant 2 anses, elle est à décor animalier d'une tête de chauve-souris au milieu de deux dragons stylisés. Pour les terres cuites Tang (618-907), 4 800 euros étaient accordés à un cortège de 4 musiciennes sur leur monture à l'arrêt (H. environ 34,5 cm). L'une joue de la flûte, la deuxième de la flûte de pan, la troisième du konghou et la quatrième des percussions. Un cheval à l'arrêt sellé, la tête penchée (H. 54 cm), était vendu 2 500 euros. Un autre (H. 28,5 cm) avec la queue tressée doublait à 2 100 euros son estimation. Citons encore les 2 000 euros d'un cheval piaffant cette fois-ci (H. 47,5 cm), harnaché d'une selle et d'un tapis finement décoré. Enfin les Weï (386-557) sur une terrasse étaient représentés par un cheval sur ses pattes avec sa selle ornée des grelots (H. 41,5 cm).
jeudi 17 juin 2004
jeudi 17 juin 2004 - 13:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
L'art précolombien récoltait l'enchère la plus forte, 5 600 euros étant versé pour emporter un joug en pierre taillée (L. 42,5 cm) représentant un batracien, oeuvre de la culture de Veracruz vers 700-800. Restons sur le continent américain avec, à 1 500 euros, une broche réalisée par les Indiens zuni (Nouveau-Mexique, USA) vers 1920 en argent mosaïqué de turquoise, nacre corail et jais, montrant le dieu Knife Wing. Direction l'Afrique ensuite avec, à 4 500 euros, un collier en or fétiche baoulé (Côte d'Ivoire), composé de 17 éléments rectangulaires ou circulaires. Un pendentif en or fétiche de la même ethnie, représentant un masque, partait à 1 000 euros. Restons avec les Baoulé avec, pour la même somme, 1 000 euros, une statuette en bois à patine brillante (H. 35 cm) représentant un personnage masculin sur un socle rond. Elle porte encore ses colliers de perles de verre d'origine. Le mât d'autorité de Colombie britannique, ayant fait l'objet d'un encadré page 63 de la Gazette n° 23, ne trouvait pas preneur, faute d'enchères suffisantes.
mercredi 16 juin 2004
La moitié du produit de cette vente, 170 100 euros, était imputable à l'orfèvrerie art déco signée du maître en la matière : Jean Puiforcat (81 389 euros frais compris. Jean E. Puiforcat. Service de couverts en argent de 239 pièces. Poids des pièces pesables : 14 330 g. Le nom de Jean Puiforcat résonnait 11 fois dans cette vente, déclenchant un total de 170 100 euros. C'est le service de couvert Cannes qui décrochait la plus haute enchère : 69 000 euros. Il est riche de 239 pièces permettant à 14 convives d'un bout à l'autre d'un repas ayant au menu un plat de poisson. Le modèle Cannes a été créé en 1928 et choisi par Puiforcat pour son propre usage lors de son mariage avec Marta Estevez. Conçue la même année et assortie à ce modèle, une paire de plateaux (1 660 g, 25,5 x 22,7 cm) reprenant en bordure la moulure bombée des couverts et posant sur 4 pieds patins en palissandre, situés dans les angles, montait à 10 500 euros. Le service à thé et à café en argent créé en 1935 cumulait 43 500 euros en 4 numéros. Il est de forme tulipe à bec rectangulaire, anses et bouchons cannelés en palissandre. 18 000 euros allaient aux 4 pièces du service à thé et à café grand modèle (2 930 g, voir encadré page 62 de la Gazette n° 23), 7 000 à sa version tête-à-tête (1 055 g), 7 000 à une théière vendue seule (1 040 g) et 11 500 euros au samovar électrique (2 825 g), XXe siècle oblige. Citons encore les 13 500 euros d'un légumier (1 755 g, diam. 23 cm) pansu, serti de deux épaisses bandes de palissandre bombées formant poignée, la base et le bord du couvercle légèrement bombé étant soulignés de filets. La poignée de ce dernier est également en palissandre. L'ensemble de ces pièces sont monogrammées S.L.. Faisait exception une soupière d'un modèle créé en 1925 (2 990 g, diam. 29,5 cm), adjugée 18 000 euros. Elle est à côtes plates à terrasse plate crantée, avec des poignées en Bakélite brune). Signalons deux résultats pour deux pièces anonymes de la même époque : 8 000 euros pour une paire de légumiers couverts avec leurs plats de présentation (4 100 g, H. 10,5 cm, L. 29,5 cm) et 2 100 euros pour une paire de saucières assorties (1 635 g). Une suite de 18 assiettes de présentation en argent (14,18 kg, diam. : 31 cm), à bordure moulurée à 7 contours totalisait 8 000 euros. Pour les objets de vitrine, la palme revenait à 32 000 euros à un coffret à cigares de Cartier, daté de 1926. Elle est en argent, or et corail. Son couvercle est formé de deux panneaux de laque de Chine burgauté. Pour les bijoux, c'est une émeraude rectangulaire arrondie, taillée à pans, qui retenait la meilleure enchère : 13 000 euros. Elle est présentée sur une bague en platine et or gris, encadrée de deux épaulements triangulaires, pavés de 22 diamants de taille ancienne.
dimanche 13 juin 2004
Le meilleur résultat de cette vacation revenait très justement à cette glace de table avec encadrement octogonal en bronze à riche ornementation d'émail blanc et de corail. Ce travail du XVIIIe siècle de Trapani obtenait 36 000 euros , devançant ainsi de très loin les autres lots. Avec 15 000 euros, un amateur repartait avec une pendulette lampe de chevet en forme de fût de colonne cannelé en verre coloré, pendule dotée d'un cadran en émail blanc et translucide bleu, et d'un mouvement mécanique à 8 jours. Aux cimaises, les toiles se situaient assez bien, à l'image de ce pastel signé Abel Pann (1883-1963), une Étude pour le « Sacrifice d'Abraham », adjugé 11 500 euros. L'école italienne de Panini du XVIIIe siècle, représentée par deux pendants, Jeunes Femmes puisant de l'eau à une fontaine antique et Jeunes Femmes écoutant un prédicateur près d'un tombeau antique, obtenait 8 600 euros. Au rang des meubles enfin, il fallait compter 6 700 euros pour un secrétaire à abattant, à riche décor marqueté d'ivoire, d'os et de bois de rapport, un travail de la fin du XIXe siècle.
lundi 07 juin 2004
lundi 07 juin 2004 - 14:00
Salle 1 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Tessier & Sarrou et Associés
Ouvrons cette semaine avec des enchères parfumées. 3 350 euros allaient au double de l'estimation au flacon en verre moulé pressé à patine sépia créé par René Lalique pour Scarabée (H. 8 cm) de L.-T. Pitivert. Il était vendu avec son coffret en maroquin vert. La première version d'un porte-mouillettes en verre à décor floral patiné gris de Julien Viard pour Naef (H. 21 cm) partait à 3 000 euros, sur une estimation de 2 300 euros. À 2 600 euros, estimation frôlée pour le Mystère (H. 9,5 cm) D'Orsay, mis en flacon en verre noir soufflé moulé par René Lalique et accompagné de son coffret en cuir. À 2 000 euros, restons avec le maître verrier phare de l'entre-deux guerres, auteur en 1925 pour Lalo d'Auteuil (H. 4,5 cm), exécuté en verre blanc dépoli soufflé moulé, décoré sur le plat de la panse circulaire aplatie d'écailles en relief. À 2 000 euros toujours, on pouvait lui préférer un prototype édité pour Lancôme à 10 exemplaires en 1962-1963 par Georges Delhomme. Le flacon est un soliflore avec un bouchon en forme de fleur (H. 30 cm). It's you d'Elisabeth Arden, un flacon de 1939 (H. 16 cm) signé Baccarat, en forme de main tenant une amphore et au bouchon figurant un bouton de rose, montait à 2 050 euros. Terminons à 1 200 euros, estimation triplée et record mondial décroché pour le flacon de 1920 en verre blanc à décor émaillé de Chypre (H. 9 cm) de Nilde. Il est accompagné de son coffret.
dimanche 06 juin 2004
dimanche 06 juin 2004 - 14:30,16:00
La Varenne-Saint-Hilaire - 21, avenue de Balzac...
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
La première séance de vente débute à 14 h 30 avec la dispersion d'environ 100 lots de statuettes, d'okimono et de netsuke du Japon. Signalons à 2 500 /3 000 euros un okimono en ivoire signé Ryuminsai Chikamhsa d'une hauteur de 10 cm, un groupe en corail chinois du XXe siècle à 3 500/4 000 euros ainsi qu'un okimono signé Hoichi du Japon à 3 000 euros. Une pièce importante d'une hauteur de 63 cm représentant un personnage barbu signé Tomomasa est attendue à 7 000/8 000 euros. La vente se poursuit à 16 h pour un ensemble de bijoux et d'argenterie, environ 120 lots dont une très belle bague en or à chatons ronds pavés de diamants taillés en rose, monture du XVIIIe siècle (2 500/3 000 euros). Signalons encore cette paire de pendants d'oreilles formée d'une chute de diamants taille ancienne retenant une fleur pavée de diamant, le tout à 3,40 ct, un travail vers 1930 attendu à 2 300/2 500 euros. Il faudra compter un peu plus pour espérer repartir avec une bague platine avec diamant monté en solitaire, vers 1930, également estimée 3 500/3 800 euros. Lombrail, Teucquam Maison de ventes SVV, Mme Salanne.
samedi 05 juin 2004
samedi 05 juin 2004 - 14:00
Salle 5-6 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Gros & Delettrez
La collection de Christian Fechner (voir encadré page 42 de la Gazette n° 21) entièrement dédiée à la magie et à l'illusionnisme totalisait 344 740 euros. Débutons à 16 000 euros avec la magie d'un Divertissement matinal (56 x 47 cm) offert par un magicien en habit noir pour deux élégantes assises dans le salon d'un palais. Cette huile sur toile est due à Ignace Spiridon, actif entre 1869 et 1900. Une école anglaise du début du XIXe siècle à l'atmosphère brumeuse, La Fête foraine (103 x 141 cm) remportait 15 000 euros. Deux huiles sur panneau de Carel Van Falens (1683-1733) totalisaient 12 000 euros. Elles représentent une Fête de village, le magicien (24 x 34 cm) et une Chasse à courre, le cerf (24 x 34 cm). L'attention populaire suscitée par Magie et théâtre de Tabarin (54 x 73 cm), une huile sur toile de Louis Lecomte de 1890, provoquait 7 000 euros. La surprise de la vente attendait à 8 500 euros un vase à l'oeuf en ébène (H. 18 cm) permettant de faire apparaître un oeuf à la demande. Il est accompagné d'un oeuf plein et de ses deux coquilles. Ce chef-d'oeuvre de mécanique de précision est en état de fonctionnement. Un peu avant, un vase « au millet » vers 1890, également en ébène tourné (H. 18 cm), montait à 4 000 euros. Le mécanisme permettant de faire apparaître ou disparaître le millet nécessite ici une restauration. Si la pendule automate à L'Escamoteur chinois reproduite en couverture de la Gazette n° 19 ne trouvait pas preneur, celle de la deuxième moitié du XIXe siècle au Magicien au chapeau étoilé (H. 66 cm) se négociait 10 000 euros, à son estimation basse. Sur une pendule borne en marbre noir rehaussé de bronze doré, le petit magicien en bronze doré frappe de son bras animé 4 timbres pour ponctuer les quarts d'heure. Un vase couvert en porcelaine de Sèvres de 1863 (H. 55 cm) était adjugé 5 800 euros. Sur son fond bleu se détache dans un médaillon à entourage en dorure la reproduction du tableau de Philippe Mercier, L'Escamoteur. Les anses et la poignée du couvercle sont en bronze. Juste avant, un plat creux en faïence de Nevers (diam. 30 cm), traitant du même sujet de manière plus naïve, n'en gagnait pas moins 4 500 euros. Le règne animal aussi se prête à l'illusion, comme en témoigne à 5 200 euros une paire de chandeliers en bronze d'après Christophe Fratin (1901-1964), à sujet d'ours escamoteurs. Un ours équipé d'une gibecière tient en équilibre sur son museau une massue sur laquelle se tient un ours équilibriste. Sur le sol, figurent trois gobelets d'escamoteurs, des cartes à jouer et divers autres accessoires.
mercredi 02 juin 2004
mercredi 02 juin 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
À 30 000 euros, estimation respectée pour une bague en or ornée d'un saphir ovale facetté de Birmanie (25.12 ct - CCIP : pas de modification thermique constatée) bordé de diamants baguettes. À 23 500 euros, estimation basse doublée pour un diamant brillanté (environ 9,10 ct) présenté entre des diamants baguettes sur une bague en platine. À 14 200 euros, c'est par contre sous son estimation que partait une émeraude de Colombie (environ 9,80 ct), encadrée de deux diamants troïda sur une bague en or. Le poids moindre d'un diamant brillanté (3,43 ct) ne l'empêchait cependant pas d'atteindre 14 000 euros. Il est serti sur une bague en or entre deux diamants tapers. À 12 300 euros, estimation doublée pour une bague en platine, ornée d'un diamant brillanté (environ 8 ct) bordé de diamants taillés en roses. Terminons à 10 800 euros avec un collier draperie exécuté vers 1860. En or et argent, il est entièrement serti de diamants de taille ancienne et de roses, à motif floral stylisé et à pampilles.
vendredi 28 mai 2004
Fidèle à ses rendez-vous d'oenologie, l'hôtel des ventes organise une vente de plus de 1900 lots de grands vins et vieux alcools. Deux journées seront nécessaires à la dispersion d'un ensemble de bordeaux et de bourgognes rouges et blancs, des vins de la vallée du Rhône et de bien d'autres régions.Citons quelques grands crus de châteaux du Bordelais : mouton-rothschild (de 1955 aux années 1990), cheval-blanc 1973, 1982..., léoville-barton. Côté Bourgogne rien de moins que des domaines tels que la romanée-conti, marquis de laguiche, ou marey-monge. Lombrail -Teucquam, SVV. M. Maratier.
Les livres réunis ici totalisaient 724 750 euros au marteau. La meilleure enchère, 50 000 euros, laissait loin derrière elle l'estimation portée sur l'édition originale du Discours de la méthode (Leyde, Jan Maire, 1637) de René Descartes, relié d'époque en basane. Encore plus spectaculaire était l'envolée à 45 000 euros, sur une estimation de 3 000, du Recueil de voyages de Mr Thevenot (52 122 euros frais compris. Recueil de voyages de Mr Thevenot, Paris, Estienne Michallet, 1682. In-12, reliure d'époque en veau. Détail de la carte du Mississipi reproduit. En route pour l'aventure à 45 000 euros, une estimation multipliée par 15, avec ce Recueil de voyages de Mr Thevenot faisant partie d'une vente où nombreuses furent les envolées d'enchères. Il contient une préface suivie de 4 textes, dont 3 de Jacques Marquette (1637-1675). Le plus intéressant nous conte la découverte et l'exploration du Mississipi. Il est accompagné de la première carte jamais imprimée de la région. Missionnaire jésuite, Marquette est envoyé au Canada. Ses dons pour apprendre les dialectes locaux lui permettent de découvrir les richesses ethniques et géographiques du nouveau continent. C'est en 1673, en partant du lac Michigan, qu'il découvre le Mississipi. Il le descend jusqu'à l'embouchure de la rivière Arkansas, à 700 km du golfe du Mexique. Il regagne ensuite le lac Michigan par l'intermédiaire des rivières Fox et Wisconsin, cette dernière marquant la limite de la carte illustrant l'ouvrage. L'année suivante, Marquette fonde une colonie sur le site de l'actuelle ville de Chicago. Le recueil contient également un croquis géographique intitulé Explication de la carte de la découverte de la Terre d'Ielmer et une carte dépliante considérée comme l'une des plus anciennes décrivant les terres australes, appelées « Nova Hollandia ». La Nouvelle-Hollande désigne l'actuelle Australie, mais à l'époque, Bougainville dans une lettre au roi la décrivait comme « une vaste suite, soit de terre, soit d'îles, qui s'étende depuis le 6e jusqu'au 34e degré de latitude australe ». Le navigateur précise : « Il était juste de la nommer ainsi, puisque ce sont presque tous des navigateurs hollandais qui ont reconnu les différentes parties de cette contrée. »). Direction le XVIe siècle ensuite pour y feuilleter, moyennant 42 000 euros, l'album composé par Jean de Poligny, humaniste de la fin du XVIe siècle. Ce grand in-folio contient la Cronica cronicarum abbrege ... (Paris, Petit & Regnaut, Ferrebouc, 1521), deux grandes fresques généalogiques et chronologiques continues sur 28 feuillets. Celles-ci, illustrées de 50 portraits et de 21 vignettes rehaussées de couleurs à la main, présentent les papes et les principales dynasties du monde connu. Elles sont suivies d'un ensemble de 14 cartes gravées, aquarellées et enluminées. À 30 000 euros, estimation doublée pour un livre d'heures selon l'usage du diocèse de Paris vers 1460, riche de 135 folios illustrés de 18 grandes miniatures et de nombreuses lettrines et bordures. 28 000 euros allaient aux 6 volumes des OEuvres de Molière (Paris, Pierre Prault, 1733/1734), illustrées de 33 figures par Boucher gravées par Laurent Cars et de 198 vignettes et culs-de-lampe. L'ensemble, considéré comme un des plus beaux livres illustrés du XVIIIe siècle, est relié d'époque en maroquin rouge, le dos à tomaison étant en maroquin vert. Il provient de la bibliothèque du marquis de Monteynard. De la même provenance, et estimé 2 000 euros, les Tableaux accomplis de tous les arts libésraux ... (Paris, Jean et François de Gourmont, 1587) de Christofle de Savigny, surgissait à 27 000 euros. L'ouvrage contient un grand bois montrant l'auteur offrant son livre à Louis de Gonzague, prince de Mantoue, duc de Nivernais et pair de France, suivi de 17 tableaux, chacun étant suivi d'une page de commentaires. Deux planches sont partiellement déchirées. Pour les livres modernes, signalons les 32 000 euros adjugés sur une estimation haute de 5 000 sur l'un des 100 exemplaires de tête sur Arches de Mon Village. Ceux qui n'oublient pas (Paris, Floury [vers 1914]) de l'oncle Hansi. Contenant une suite supplémentaire des illustrations sur chine, il est unique par la présence de 16 aquarelles originales signées.
dimanche 16 mai 2004
La palme de cette vente revient au sculpteur Arman dont une Accumulation, une pièce unique, obtenait 15 500 euros. Le céramiste Émile Lenoble représenté par un ensemble de pièces se situait en bonne place. Son vase à panse ronde en grès et décor émaillé trouvait en effet preneur à 4 600 euros. Pour les peintures, c'est Fernand Maillaud et son Étang de Rouffant, une huile sur toile qui obtenait l'un des meilleurs résultats. Il était suivi par Maximilien Luce et son Bouquet d'arbres à Bussy-sur-Cure adjugé 4 500 euros. Au sein des bijoux, c'est une montre-bracelet d'homme de marque Jaeger LeCoultre qui occupait la première place du podium. Adjugée 6 700 euros, elle est en or jaune à double mouvement à chronomètre trotteuse. Elle était suivie par une autre montre-bracelet d'homme de marque Movado Kingmatic, qui obtenait 3 200 euros. Le mobilier enfin se voyait gratifié de 3 400 euros pour une commode du XVIIIe en chêne à 3 tiroirs
samedi 15 mai 2004
samedi 15 mai 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Au sommaire de ce parcours archéologique, de l'art précolombien (dont un masque chancay), un ensemble de terres cuites égyptiennes d'époque romaine, des verres antiques et islamiques, de l'art gréco-bouddhique du Gandhara, des estampes japonaises, des objets du Siam et de Birmanie. La Chine est bien représentée depuis la période néolithique jusqu'à l'époque Tsing (XXe siècle) avec des terres cuites, des porcelaines, des objets en bronze, en pierre ou en bois sculpté. Prévoir des sommes entre 500 et près de 10 000 euros. Néret-Minet, SVV, MM. Nathan, Geneste.
mardi 11 mai 2004
mardi 11 mai 2004 - 14:00
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Deux bagues se partageaient la même et la plus haute enchère, soit 9 000 euros. Autres points communs, elles sont en or gris et sont ornées d'un diamant, solitaire de 3 ct pour l'une, demi-taille de 2,7 ct et cerné de brillants pour l'autre. Un collier draperie en or s'arrogeait la deuxième place, confirmant à 6 200 euros son estimation. Il est formé de maillons baguettes sertis de diamants en ligne (environ 15 ct). Pour 100 euros de moins, on pouvait repartir avec une parure Van Cleef & Arpels, composée d'une broche ruban et d'une paire de boucles d'oreilles en or, serties de saphirs entourés de diamants brillants. Quelques bijoux moins fréquents en ventes émaillaient le catalogue. Les 6 animaux en argent créés par le célèbre bijoutier italien Mario Buccellati étaient adoptés bien au-dessus de leurs estimations. Citons les 1 000 euros investis pour le lapin assis. Autre objet à mentionner, une croix au poinçon de Foix de 1819-1838, obtenait 950 euros. Cet ouvrage aux branches découpées, chacune étant ornée d'un angelot, et au dos guilloché présentant une vierge en applique, supporte également 3 pendeloques aux coquilles stylisées. Il était estimé 800 euros.
samedi 24 avril 2004
Amateurs de bons vins, cette vacation est pour vous. Au total plus de 1 100 lots d'élixirs, grands vins et vieux alcools attendent les connaisseurs... Lombrail -Teucquam, SVV.
samedi 24 avril 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La Chine des T'sing des XVIIIe et XIXe siècles décrochait la plus haute enchère, 6 300 euros, obtenue sur un autel en terre cuite à glaçure jaune et aubergine (H. 72 cm), décoré d'un côté d'une guanyin et de l'autre d'un bodhisattva, estimé au plus haut 700 euros. La dynastie des Qi du Nord (550-577) montait sur la deuxième marche du podium grâce aux 3 400 euros prononcés sur un boeuf harnaché tirant un chariot, pièce en terre cuite grise avec des restes de polychromie (H. du chariot : 32 cm). 2 900 euros s'inscrivaient sur un cheval de parade en terre cuite ocre à engobe et polychromie (H. 33 cm). Il est harnaché de grelots et porte une selle tombante. Les Tang (618-907) culminaient à 4 750 euros avec un bas-relief en pierre représentant un bodhisattva debout au vêtement plissé (H. 48 cm). Pour les terres cuites Tang, signalons les 2 900 euros d'un prancing horse debout en terre cuite à engobe (H. 71 cm). Pour le mobilier, à 2 600 euros, estimation quintuplée sur une table basse en laque rouge de Pékin d'époque T'sing (L. 114 cm). Elle est à décor sculpté de palais sur le plateau et de sages dans des montagnes. Présenté hors catalogue, un tableau chinois du XIXe siècle exécuté sur papier de riz et montrant des scènes de palais allait à 2 400 euros.
vendredi 09 avril 2004
vendredi 09 avril 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Vif succès pour la bibliothèque scientifique proposée ici, 75 des 77 lots trouvant preneurs souvent au-dessus des estimations. C'était le cas à 11 500 euros pour les 58 volumes de la grande édition de l'Encyclopédie... (Yverdon, 1770/1780) de Diderot et d'Alembert, reliée uniformément d'époque et riche de 1 225 planches gravées. Les quelque 362 Planches en couleurs des quadrupèdes de l'histoire naturelle ... de Buffon, reliées en deux tomes, partaient à 7 000 euros. Poursuivons à 3 600 euros, sur une estimation haute de 250, avec la Bibliographie entomo- logique ... (À Paris, chez Moutardier, an IX [1801]) de Charles Nodier, reliée en plein veau glacé. La collection d'ambres qui figure dans le catalogue n'était finalement pas présentée. Une ammonite Phylloceras de Madagascar datant du jurassique (diam. 53 cm) était vendue 5 000 euros. Sciée en deux, elle présente des cristallisations exceptionnelles. 1 600 euros allaient à une plaque (115 x 96 cm) de poissons Dapalis macrurus de l'oligocène en provenance des Alpes de haute Provence, 1 500 euros à un crâne d'ours mâle des cavernes de Russie du quaternaire et 1 200 euros à une mâchoire de Titanothérium (L. 53 cm), un rhinocéros géant d'Amérique du Nord de l'oligocène. Cette dernière provient du sud du Dakota aux U.S.A.
mercredi 07 avril 2004
Salle comble pour la succession du marquis de Amodio qui rapportait 1,6 Meuros, frais compris. Il était l'époux d'Anne de La Rochefoucauld, fondatrice des Vieilles Maisons françaises (voir détails biographiques page 21 de la Gazette n° 13). Les origines anglaises de nombreux lots s'expliquaient par la nationalité du marquis et provoquaient de nombreuses envolées d'enchères. Débutons avec le lot phare de la vente, une table bureau de bibliothèque, à toutes faces en acajou et placage d'acajou, ouvrage d'époque George III vers 1775 vendu 80 000 euros sur une estimation haute de 15 000 à un amateur français. Ce meuble, qui se particularise par la présence d'un plateau centré d'une tablette formant chevalet et d'un rideau à lamelles permettant de la masquer complètement, est typique de la production des ateliers de John Mayhew et de William Ince, actifs à Londres entre 1759 et 1804. Un modèle similaire était adjugé 169 730 euros en valeur réactualisée en novembre 2000 chez Sotheby's Londres. Quittons provisoirement Albion pour l'Italie avec, à 78 000 euros, une estimation décuplée pour un mobilier de salon italien vers 1800 comprenant quatre fauteuils et un canapé d'époque postérieure. Ce mobilier en noyer sculpté laqué gris et doré se distingue par des dossiers renversés en forme de coeur rattachés à la ceinture avant par des accotoirs en cariatides aux ailes imposantes. Il va retrouver son pays d'origine. C'était aussi le cas, à 70 000 euros, pour un monument en « ormulu » de Mathew Boulton vers 1780, formant brûle-parfum (85 558 euros frais compris. Brûle-parfum en forme de monument. Bronze doré. Mathew Boulton, vers 1780. H. 30,5 cm.). Connu pour son association réussie avec James Watt pour la fabrication des premières machines à vapeur alliant fiabilité et puissance, il a également excellé à Birmingham dans la fabrication de bijoux, de pièces d'orfèvrerie et de bronzes dorés. Il est même considéré comme le père de la frappe moderne des monnaies ! Il est l'un des premiers chevaliers d'industrie. Une petite pause au royaume de France ensuite avec une estimation doublée à 66 000 euros totalisé par une suite de 6 flambeaux en bronze doré à 2 bras de lumière d'époque Louis XVI (H. 49 cm). L'originalité du modèle réside dans un pied à 3 enroulements en console enserrant une fine balustre laquée rouge. La Flandre du XVIIe siècle n'était pas en reste grâce aux 63 500 euros recueillis à 6 fois l'estimation par deux statuettes en poirier figurant Bacchus et Pan, tous deux appuyés à un tronc d'arbre (H. 23,5 cm). Sur la terrasse figure une ancienne étiquette de collection : « ... NELLEN VAN VOLLENHOR ». 37 000 euros allaient à une paire de grands vases du XIXe siècle en porphyre rouge montés en bronze doré (H. 75 cm). Pour la céramique, signalons les 48 930 euros totalisés par les 25 lots en faïence fine de Creil du début du XIXe siècle, imprimée en noir. Les enchères fusaient de 180 à 10 500 euros, cette dernière sur une paire de vases Médicis (H. 27 cm). Pour la peinture, deux lots étaient enlevés très loin de leurs estimations : tout d'abord à 38 000 euros le Portrait d'un jeune homme en rouge et de ses deux soeurs (150 x 110 cm) attribué à Robert Hone (reproduit page 21 de la Gazette n° 13), mais surtout à 40 000 euros une toile de l'école anglaise du XIXe siècle montrant un Portrait présumé de Mrs Ainslie et de son fils (73 x 63 cm), modestement estimée 1 000 euros.
lundi 05 avril 2004
1854-2004 : cent cinquante ans de réussite dans le domaine de la mode et du luxe, ça se fête ! Louis Vuitton créa en effet sa première malle de voyage au milieu du XIXe siècle. Aujourd'hui, la société compte plus de 300 boutiques par le monde et représente le fleuron – en chiffre d'affaires, il va de soi –, du groupe LVMH. Les amateurs ne manquaient pas de saluer ce parcours sans fautes : 12 000 euros pour une malle commode secrétaire (L. 130 cm), 7 600 euros pour la Wardrobe, 1 000 euros pour le Vanity. Précisons que l'enchère à 5 chiffres portait sur une création du début du XXe siècle en vuittonite orange, sans doute indispensable à tout écrivain voyageur : écritoire, espace bureau, commode à 5 tiroirs décroissants, sans oublier les nécessaires poignées de cuir. Si les bagages cultes de la marque au monogramme demeurent ceux de grandes dimensions, l'addict pouvait aussi repartir avec un simple porte-billets dans les poches, moyennant 120 euros.
samedi 03 avril 2004
samedi 03 avril 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La jeune création contemporaine était cet après-midi à l'honneur. Eliane Larus décrochait 2 800 euros avec un acrylique sur bois de 1999, Dans la cuisine (100 x 81 cm). La Dernière Sardine (116 x 89 cm), une technique mixte sur toile de Pierre Dessons, partait à 2 000 euros. Pour La Marche (37,5 x 98 cm), une technique mixte sur bois de Romain Bermond, il fallait compter 1 550 euros. Baladin (H. 45 cm), un bronze à patine brune n° 1/8 de Marie-Clémence Ducamp se négociait 1 300 euros, au même prix que Petit Peuple + un Artiste (117 x 86 x 13 cm), une sculpture de bois flotté et ficelle de lin de Marc Bourlier, ou encore qu'une Inclusion basaltique (25 x 25 x 10 cm), une sculpture en acier corten et acier inoxydable de Jean Suzanne.
mercredi 31 mars 2004
Une collection de 116 pièces de verres contemporains sera suivie par du design en éditions et multiples. Le verre se prête à la sculpture comme en témoigne celle en pâte de verre par Eric Schamshula formée d'un cercle bleu traversé par une flèche verte (1 200 euros) et une tête en verre Corning sablé et repris au burin sur un support en béton par Gilles Chabrier (2 000 euros). Plus traditionnels, les vases comme celui en forme de goutte d'eau bleu et noir à décor en silhouette dans la technique Ariel d'un visage féminin par Edwin Ohrstrom (1 200 euros) et les flacons en verre soufflé de Jean-Claude Novaro (entre 250 et 500 euros). Lombrail Teucquam, SVV. Mmes Bloch-Dermant, Monnier.
mercredi 31 mars 2004
- -
Paris Enchères - Collin du Bocage
Réunie par un collectionneur du XIXe siècle et complétée par ses descendants, une collection d'enluminures atteste de la diversité des ateliers d'enluminure du XIIIe au XVIe siècle. Pour l'Italie, une miniature sur vélin attribuée à Nicoló de Bologne, seconde moitié du XIVe siècle (4 000 euros), côtoie une suite de treize initiales entourant des bustes de saints, de civils, de prophètes et d'un roi mage, travail du début du XVe siècle (4 500 euros). Pour l'Europe du Nord, retenons une feuille de parchemin avec une miniature représentant peut-être un évangéliste, bordure à entrelacs, fleurons et feuilles incurvées, texte en lettres rouges et noires sur deux colonnes, travail du Rhin supérieur (?), XIIIe siècle (4 000 euros) ; une feuille de livre d'heures sur parchemin avec une miniature figurant sainte Marguerite, texte et marges sur fond bleu, ornés de fleurs et de branches, d'un centaure, d'une enfant tirant à l'arc, d'un monstre et d'un serpent, travail flamand, Bruges ou Gand, début du XVIe siècle. Pour la même estimation, une miniature figure La Mort de la Vierge ; cette illustration provient de l'entourage de Jean Colombe, Bourges, fin du XVe siècle. Autre versant de ce programme : la statuaire (Flandres, vers 1560-1570. La Force, sculpture en noyer provenant vraisemblablement d'un jubé, H. 82,4 cm. Estimation : 10 000/15 000 euros. Que rien ne te trouble, mon âme ». Ainsi sainte Thérèse de Lisieux évoque-t-elle l'une des quatre vertus cardinales : la force. Celle-ci fait partie du répertoire iconographique et éducatif des églises et cathédrales au Moyen Âge, représentée de face, assise et tenant une épée. Sous l'influence de la Renaissance italienne, elle devient statue, souvent associée aux autres vertus dans la décoration des tombeaux, comme celui de François II, duc de Bretagne, et de son épouse, Marguerite de Foix, érigé dans la cathédrale de Nantes entre 1502 et 1507 par Michel Colombe d'après un dessin de Jean Perréal. La force y figure sous la forme d'une jeune femme casquée. Les deux artistes furent invités à rejoindre la cour de Marguerite d'Autriche, la tante de Charles Quint, à Malines. Les artistes flamands romanistes , ceux ayant séjourné en Italie , apportent les germes d'un maniérisme, qui esthétise le réalisme flamand. Ainsi Jacques Dubroeucq, « maître artiste de l'empereur », sculpte en 1543-1544 les quatre vertus cardinales associées aux trois vertus théologales, pour le jubé de la collégiale Sainte-Waudru à Mons. Détruit à la fin du XVIIIe siècle, ce jubé est le premier, en Flandres, à intégrer les vertus. La force est représentée brisant une colonne. Dans notre sculpture au mouvement gracieux, un artiste de la fin du XVe siècle reprend ces motifs). On remarque en particulier des statues de l'école espagnole, comme celle d'une Vierge à l'Enfant en bois avec polychromie et dorure marouflées sur toile, école de Valladolid, entourage d'Alejo de Vahia, début du XVIe siècle, estimée 12 000 euros. À comparer avec la sévérité et la majesté d'une Vierge à l'Enfant, travail du sud de l'Auvergne à la fin du XIIIe siècle (18 000 euros). Notons aussi des céramiques italiennes de la Renaissance et du mobilier Haute Époque. Delorme, Collin du Bocage, SVV. Mme Fligny, MM. Dillée, L'Herrou, de Villelume.
mercredi 31 mars 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Une bague toi et moi en platine ornée de 2 diamants brillantés (2 ct chacun) dans un lacet de diamants plus petits brillait d'un résultat de 10 000 euros. Un rubis birman (G.R.S. : 2,65 ct, couleur naturelle) présenté entre 2 diamants baguettes sur une bague en or jaune rougeoyait à 8 000 euros. Les folles années 30 justifiaient leur appellation avec les 9 200 euros prononcés au-dessus de l'estimation sur un bracelet ruban formé d'une ligne d'émeraudes calibrées, encadrée de deux lignes de diamants. Une croix en or formant pendentif, pavée de diamants brillantés et baguettes (7 ct), se négociait 3 500 euros. La richesse de coloris d'une opale cerclée de diamants, montée sur une bague en or, lui permettait d'atteindre 2 500 euros sur une estimation n'excédant pas 650 euros.
lundi 29 mars 2004
Les amateurs n'ont pas résisté à l'appel du grand large, notifié à la gouache par un artiste baroudeur du XXe siècle : Marin-Marie. Son Voilier en mer (53 x 73 cm) filait à 13 700 euros. Restons en compagnie d'artistes du XXe siècle, avec deux résultats pour des huiles sur toile. 8 900 euros saluaient Trois Personnages (81 x 60 cm) brossés par Manuel Rendon (1894-1982), tandis qu'une vue du Lapin Agile signée par son fidèle représentant, Élisée Maclet, partait à 5 100 euros. Côté sculptures, une Femme assise à demi couchée (20 x 15 x 22 cm) d'Antoniucci Volti atteignait 5 200 euros. Cette épreuve en bronze à patine noire, fondue par Godard, est numérotée 7/8. Pour le même prix, on pouvait repartir avec un vase de Daum, en verrerie doublée d'édition industrielle gravée à l'acide de fleurs et de feuilles d'arum. L'invitation au voyage dominait aussi dans le domaine des estampes, où une lithographie en couleurs représentant New York (68 x 97 cm) montait à 4 100 euros.
dimanche 28 mars 2004
samedi 27 mars 2004
Au programme de ce week-end de vente qui se poursuivra en effet le dimanche, des grands vins et des vieux alcools. Les bordeaux et les bourgognes seront très biens représentés. Lombrail -Teucquam, SVV.
vendredi 26 mars 2004
vendredi 26 mars 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Une paire d'étonnants porte-torchères en bois sculpté et polychrome, montrant un couple d'indiens d'Amérique du Nord, travail européen du XIXe siècle, atteignait 50 000 euros (59 568 euros, frais compris. Paire de porte-torchères en bois sculpté et polychromé. Europe, XIXe siècle. H. 194 cm. On connaissait les porte-torchères vénitiens formés par un homme noir richement vêtu. En voici une variante plus exotique à la précision ethnographique. Ces porte-lumière adjugés 50 000 euros, sur une estimation 20 000 euros inférieure, montrent en effet un couple d'Indiens d'Amérique du Nord traités grandeur nature et au naturel. L'homme tient un bouclier orné d'un scalp et la femme a un couteau glissé dans la ceinture de son pagne. Au XIXe siècle, l'évocation de l'ailleurs lointain perd ici de son exotisme fantasmé au profit d'une réalité sans doute plus dure. Le réveil de l'homme moderne en somme). À 29 000 euros, estimation frôlée pour une huile sur toile de Maurice de Vlaminck, Dégel en forêt (60,5 x 73 cm). C'était également le cas à 19 000 euros pour un panneau de l'école flamande vers 1600 d'un suiveur d'Hendrick III Van Cleve, La Tour de Babel (96 x 124 cm). À 8 500 euros estimation plus que doublée pour une paire de toiles ovales (71 x 58 cm) de l'école française du XVIIe siècle, Portrait de jeune homme au jabot et Portrait de jeune femme à la robe rouge. Plus moderne, un panneau de bois sculpté et teinté (125 x 87 cm) de Georges Artemoff (1892-1965), montrant un Lapon en vêtement traditionnel portant un arc et une biche sur l'épaule, se négociait 14 000 euros. Refermons cette vente avec un meuble, une armoire de mariage provençale du XIXe siècle, adjugée 10 000 euros. Elle est en bois fruitier richement sculpté de fleurs, de rinceaux et d'attributs de l'amour, la corniche en chapeau de gendarme étant sculptée d'un vase fleuri.
jeudi 25 mars 2004
Débutons avec l'édition originale partiellement non coupée d'Une Saison en enfer (Bruxelles, Alliance Typographique, 1873) d'Arthur Rimbaud, vendue 7 600 euros dans sa fourchette d'estimations. Restons avec un autre initiateur de la modernité poétique, Charles Baudelaire, dont un exemplaire de l'édition originale des Paradis artificiels, opium et haschisch (Paris, Poulet-Malassis et De Boire, 1861) grimpait à 5 500 euros sur une estimation 5 fois moindre. Elle possède un envoi de l'auteur à son ami Ardant du Picq. Complétons ce trio poétique avec Paul Verlaine et les 3 000 euros de Femmes (D.l., imprimé sous le manteau et ne se vend nulle part, 1890), l'un des 175 exemplaires de l'édition originale réservés aux souscripteurs, ici relié par Alix en maroquin framboise janséniste. Changement d'époque, à 3 300 euros, avec un exemplaire en maroquin d'époque de l'édition dite « des fermiers généraux » des Contes et Nouvelles en vers (Amsterdam (Paris), 1762) de La Fontaine. Les figures du Cas de conscience et du Diable de Papefiguière sont ici découvertes, un des éléments qui a poussé ces deux volumes bien au-delà de leur estimation. Le XXe siècle était ensuite représenté à 3 000 euros, une estimation triplée, par l'édition originale d'Au Lavoir noir (Paris, G.L.M., 1936) d'André Breton, un petit in-4° en feuilles, sous couverture de l'éditeur, avec ajour Rhodoïd, intitulé La Bagarre d'Austerlitz par Marcel Duchamp. Il s'agit de l'exemplaire n° 52 sur les 70 imprimés sur normandy vellum teinté. L'un des plus beaux livres illustrés dans le style art nouveau, Les Litanies de la mer (Paris, Albert Bélinac, 1903) de Jean Richepin, ici proposé sur japon, atteignait 1 700 euros. Chaque page est ornée d'une aquarelle d'après Henri Caruchet, l'ensemble étant relié par Visinand en maroquin bleu à la couverture illustrée en couleurs.
samedi 20 mars 2004
samedi 20 mars 2004 - 13:30
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Un bébé jumeau vers 1889, période Émile Louis Jumeau, à tête en biscuit pressé, à bouche fermée, aux yeux fixes bleus en émail, aux oreilles rapportées et au corps articulé en composition et bois avec poignets fixes (H. 65 cm) respectait à 8 000 euros son estimation basse. Il fallait prévoir 7 400 euros pour emporter un bébé Schmitt à tête en biscuit pressé, à bouche fermée, aux yeux fixes bleus en émail, au corps articulé en composition à boules en bois et aux poignets fixes (H. 42 cm). Il porte des boucles d'oreilles en camées miniatures, des souliers en cuir de la maison Achille Pannier et des habits façon ancienne. Passons à la mode avec, à 5 000 euros, une poupée parisienne de la maison Jumeau vers 1875, période Émile Louis Jumeau, à tête en biscuit pressé pivotante sur collerette, à bouche fermée, aux yeux fixes bleus en émail et au corps d'origine en peau ployant avec doigts séparés (H. 56 cm, accidents signalés). Elle est vêtue de ses dessous et d'une robe en coton blanc d'origine. 3 600 euros étaient nécessaires pour obtenir une « poupée dame » vers 1913, fabrication de la SFBJ. Elle possède une tête importée d'Allemagne de la maison Simon & Halbig en biscuit coulé, où la bouche est fermée et où les yeux mobiles bleus sont en émail. Le corps en composition est entièrement articulé (H. 38 cm). Elle est élégamment vêtue de son costume d'origine en soie assorti d'un chapeau à plume en velours. Les poupées de petites tailles tiraient bien leur épingle du jeu. Un bébé de fabrication française vers 1880 montait à 5 900 euros au double de son estimation. Il est à tête en biscuit pressé de la porcelainerie de François Gaultier, bouche fermée, yeux fixes bleu en émail, le corps articulé en composition et bois (H. 24 cm). Estimation dépassée toujours pour une mignonnette articulée (H. 13 cm) vers 1880, entièrement en biscuit, modèle « à la tonkinoise » de François Gaultier avec une tête pleine dotée au sommet d'un longue queue de cheval et se caractérisant par une bouche fermée et des yeux fixes noir en émail. Elle est vêtue d'origine d'un large pantalon en coton blanc et d'un manteau en tissu brodé à bordure de soie, complété d'un chapeau de paille.
mercredi 17 mars 2004
La plus grande surprise de cette vente venait d'une tabatière en or et émail d'époque Louis XV, adjugée 66 000 euros sur une estimation haute de 12 000 (77 840 euros frais compris. Tabatière en or ciselé et émaillé. Poinçon de charge 1756-1762. Poinçon de la Maison Commune 1756-1757. Maître orfèvre : Jean Marc Antoine Ecosse. H. 2,9 cm, l. 5,4 cm, prof : 4,2 cm. On appelle tabatières d'avare celles qui sont dotées d'une petite ouverture ne laissant échapper qu'un peu de leur précieux contenu. Cette boîte ne correspond pas vraiment à cette définition, mais son propriétaire devait être avare de son tabac puisqu'elle se singularise par sa très petite taille. Par contre, il ne l'était pas en ce qui concerne le contenant tant elle rivalise de virtuosité et de luxe avec des modèles bien plus grands. Quant à son moderne acquéreur, un buxidanicophile prospère, il n'hésitait pas à la pousser jusqu'à 66 000 euros, sur une estimation déjà conséquente de 12 000 euros. Cette tabatière relève autant de l'art de la miniature que de celui de l'orfèvrerie. Le cartouche émaillé d'un bouquet de fleurs dans un panier sur un entablement n'excède pas les 3 cm de large. Il est complété sur les côtés, aux 4 points cardinaux, d'un décor fleuri similaire moitié moins grand mais qui, par rapport aux 19 minuscules réserves émaillées de brindilles en camaïeu brun, à l'air d'un grand morceau de peinture, digne de figurer au Salon ! Cette plongée vers l'infiniment petit n'aurait sans doute pas déplu à Pascal, le sujet étant plus gracieux qu'une patte de ciron... Aucune indication concernant l'émailleur de talent ayant réalisé ces prodiges, mais l'orfèvre, Jean-Marc-Antoine Ecosse, auteur des alentours tout aussi agréablement et minutieusement exécutés, a laissé son poinçon. Ce dernier est reçu maître en 1755, soit peu de temps avant la confection de cette boîte portant le poinçon de la lettre Q de Maison Commune, équivalant aux années 1756-1757. Enfin, signalons que cette tabatière provient de la succession du marquis de Amodio, dont l'essentiel fait l'objet d'une vente le 7 avril prochain.). Elle provient de la succession du marquis d'Amodio, tout comme un encrier à deux godets, travail de Trapani en Sicile de la fin du XVIIe, début du XVIIIe siècle. Il est en bronze doré et ajouré, incrusté de corail dans les jours dessinant des volutes ou des godrons. Les deux godets hexagonaux à angles émaillés bleu et vert encadrent une statuette de jeune femme tenant la bobèche du bougeoir, le plateau à pans étant campé sur 4 pieds griffes. Au Moyen-Âge, la ville de Trapani était le grand centre de pêche et de commerce du corail, spécificité qu'elle a perdu par la suite au profit d'autres ports méditerranéens, tout en conservant son savoir-faire dans des ateliers particulièrement actifs aux XVIIe et XVIIIe siècles. Pour les bijoux, retenons les 13 100 euros décrochés au-dessus de l'estimation par un bracelet ruban signé de Federico Buccellati. Il est en or jaune articulé de 21 motifs rectangulaires très finement ciselés et sertis de diamants sur or gris. Revenons du côté des vitrines avec, à 15 000 euros, une estimation décuplée pour une boîte bombée en émail, montée en or (diam. : 6 cm), travail de la fin du XVIIe, début du XVIIIe siècle. Elle est ornée de scènes symbolisant l'Ancien et le Nouveau Testament, l'intérieur et la carrure présentant des paysages d'Italie animés de personnages. Un précieux couvercle de tabatière en or (diam. : 7,8 cm), transformé en cadre à poser, grimpait à 8 000 euros. Il contient une miniature à la gouache sur vélin (diam : 4,6 cm) d'Henri Joseph Van Blarenberghe (1741-1826), datée de 1768 et montrant des réjouissances paysannes aux abords d'un hameau. La large bordure amatie est cerclée d'un entrelacs de feuillages et de perles émaillé vert et blanc. Pour l'orfèvrerie, retenons les grâces néoclassiques d'une soupière ovale à piédouche (poids 3 782 g) et d'une paire de légumiers assortis (poids 2 570 g), poinçonnés Paris 1798-1809, travail de l'orfèvre Jean-Charles Cahiers, adjugés respectivement 11 000 et 7 500 euros. L'argenterie moderne se distinguait par les 13 600 euros totalisés par une suite de 18 assiettes de présentation (poids 14 327 g) à 7 contours moulurés.
dimanche 14 mars 2004
Pour un résultat total de 197 000 euros concernant une collection de 150 lots environ, cette vente confirmait l'attrait des collectionneurs français et étrangers pour ces okimono japonais. La meilleure enchère revenait à un important groupe représentant deux enfant, l'un montrant une écrevisse à l'autre. Adjugé 13 000 euros, il est signé de l'école de Tokyo de la fin du XIXe siècle. Toujours sur le thème de la pêche, une statuette signée Munehide, représentant un pêcheur tenant un poisson dans une main, sa canne dans l'autre, trouvait preneur à 9 000 euros. 5 000 euros saluaient respectivement deux groupes, l'un représentant deux pêcheurs sur un promontoire de la fin du XIXe siècle et l'autre un pêcheur sur un rocher des cormorans posés sur l'épaule, un jeune enfant à ses côtés. Illustrant un tout autre thème, un vigneron tenant une branche de raisin été adjugé 7 600 euros. Enfin, une statuette d'éléphant signée Koraku était emportée à 2 050 euros.
samedi 13 mars 2004
samedi 13 mars 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les terres cuites de la Chine des Han (206 av. J.-C. - 220) étaient dans cette vacation les plus demandées. Un cheval debout piaffant (H. 110 cm) en terre cuite grise à engobe rouge allait à 3 800 euros, suivi à 2 900 euros par un grand servant de cour en terre cuite grise (H. 57,5 cm). Un autre cheval debout en terre cuite à trace de polychromie (H. 59 cm) recueillait 1 550 euros. Il est figuré la gueule ouverte et sa queue est amovible. Pour les Tang (618-907), relevons les 2 000 euros d'une fat lady en terre cuite ocre à engobe et polychromie (H. 33 cm), tenant ses mains jointes. 1 700 euros étaient portés sur une cavalière à coiffure stylisée et aux mains en mouvement, statuette en terre cuite à engobe et polychromie (H. 46,3 cm). Refermons cette vente et la semaine parisienne à 1 500 euros avec le sourire d'une tête de bouddha en stuc (H. 17 cm) illustrant les grâces de l'art greco-bouddhique du Gandhara (Ie-IVe siècle).
mercredi 03 mars 2004
mercredi 03 mars 2004 - 14:00
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Pour passer à son doigt une bague boule en or ajouré vers 1950, centrée d'un diamant taillé en brillant (environ 2,4 ct) entouré d'un semis de petit diamants, il fallait compter 5 300 €. Plus spectaculaire, un collier draperie en or gris, serti de diamants (environ 2,2 ct) dessinant des nœuds retenant en chute des rubis ovales facettés (environ 9,5 ct), engrangeait 5 200 €. Sans doute destiné à s'assortir au bleu d'un regard, un bracelet rivière en or gris formant une ligne de saphirs calibrés (environ 22 ct) montait à 4 500 €. Estimation dépassée toujours à 4 200 € avec un collier draperie en or jaune, agrémenté de diamants, de la maison Turner. 4 rangs de diamants de taille brillants sertis clos retiennent un motif piriforme amovible pavé de diamants. Une émeraude colombienne (environ 4,3 ct) entourée de diamants et présentée sur une bague en or de deux tons recueillait 4 100 €. Refermons cette vente à l'heure, grâce à une Jaeger LeCoultre, modèle Reverso vers 1990 à mouvement quartz vendu 3 900 € ; elle est en or jaune à bracelet en cuir, le cadran chemin de fer étant de couleur crème à index à chiffres arabes or.
dimanche 29 février 2004
dimanche 29 février 2004 - 14:30
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Amateurs de bon vin, ce week-end vous est dédié. Près de 1 000 lots de bordeaux et bourgognes, de champagne et de vieux alcools, dans différents millésimes, seront dispersés à cette occasion. Notons un ensemble de 150 bouteilles de côte-rôtie, millésimées 1998 et 1999, entre 150 euros et 220 euros la bouteille, et des bouteilles de la romanée-conti, dont une 1964 estimée 2 200 euros et une de 1971 qui pourrait être cédée à 2 000 euros. Lombrail -Teucquam, SVV.
samedi 28 février 2004
samedi 28 février 2004 - 14:30
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Amateurs de bon vin, ce week-end vous est dédié. Près de 1 000 lots de bordeaux et bourgognes, de champagne et de vieux alcools, dans différents millésimes, seront dispersés à cette occasion. Notons un ensemble de 150 bouteilles de côte-rôtie, millésimées 1998 et 1999, entre 150 euros et 220 euros la bouteille, et des bouteilles de la romanée-conti, dont une 1964 estimée 2 200 euros et une de 1971 qui pourrait être cédée à 2 000 euros. Lombrail -Teucquam, SVV.
vendredi 27 février 2004
vendredi 27 février 2004 - 14:00
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Les estimations étaient ici souvent dépassées. Le lot le plus valeureux, 5 600 euros, concernait 12 petrus de 1988, mais la bouteille la plus chère, 1 700 euros, était une romanée-conti de 1986. La mission-haut-brion de 1955 battait l'auguste petrus de 1988 en obtenant 1 800 euros pour 3 vénérables bouteilles. 12 cheval-blanc de 1982 allaient à 5 100 euros. 12 margaux de 1985 atteignant quant à eux 3 100 euros. Le mouton-rothschild engrangeait une série de bonnes enchères : 12 bouteilles de 1982 s'échangeaient contre 5 000 euros, 12 de 1989 suscitant 1 700 euros, tandis que 6 magnums du même millésime recueillaient 100 euros de moins : 1 600 euros. Cette dernière enchère se répétait non plus dans le Pauillac mais dans le Saint-Émilion sur 12 ausones de 1989.
samedi 21 février 2004
samedi 21 février 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Pour les terres cuites chinoises à engobe et polychromie, la dynastie Tang (618-907) fournissait l'essentiel des meilleures enchères. 4 musiciennes à cheval (H. entre 43,5 et 46 cm) - une joueuse de cymbale, une autre de kong-hou, une troisième de tambour et la dernière de cithare - totalisaient 6 000 euros. Un traditionnel cheval sellé à la patte levée (H. 53,4 cm) atteignait 5 100 euros, poursuivi à 3 900 euros par une joueuse de polo sur son cheval (H. 25 cm), tandis qu'une autre en terre cuite ocre (H. 32 cm) se contentait de 2 500 euros. Cette enchère se répétait sur un cheval sellé à la patte levée (H. 42,5 cm). Terminons à 2 600 euros avec la dynastie Ming (1368-1643) et une paire de lo-hans debout en méditation (H. 66 cm), pièces en bois sculpté polychrome à rehauts de dorure.
samedi 31 janvier 2004
samedi 31 janvier 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
En figure de proue de cette vente, en voilà justement une à 17 000 euros représentant un sauvage vêtu à l'antique. Elle est en bois et date du milieu du XIXe siècle (20 254 euros frais compris. Figure de proue, bois. Milieu du XIXe siècle. H. 150 cm. Cette fière figure de proue, estimée au plus haut 12 000 euros, était poussée par le vent des enchères jusqu'à 17 000 euros. Elle salue dignement la fermeture de l'exposition du musée de la Marine, « Les génies de la mer », qui faisait le point sur la décoration navale du XVIIe au XIXe siècle. Par son emplacement, la figure de proue est l'élément décoratif le plus important, qui subsistera jusqu'à la disparition des grands voiliers à la fin du XIXe siècle. Véritable emblème du navire, point de convergence des lignes de l'étrave, elle ouvre la route océane et affronte les pires tempêtes. Face aux incertitudes et aux dangers des voyages maritimes, elle a pour les marins valeur d'icône protectrice. Dans l'Antiquité, on lui fait des offrandes pour s'attirer la clémence des dieux. Bénie par l'église, elle offre aux chrétiens le salut de leur âme en cas de naufrage. Elle représente aussi le symbole de la terre et de l'eau, le trait d'union d'un continent à l'autre et permet d'assimiler le navire à un organe vivant, être humain, animal réel ou fantastique. Elle donne corps au nom du navire, souvent féminin. Le primat de l'efficacité technique sur le symbolique va chasser cet emblème. Le paquebot géant allemand Imperator, lancé en 1913, arborait cependant une figure de proue, un aigle enserrant un globe avec la mention « Le monde est mon royaume ». Cet ornement incongru, hâtivement rajouté pour lui permettre de battre en longueur un concurrent anglais, l'Aquitania, ne résista pas à une tempête qui lui coupa les ailes. La fin d'un emblème aux accents prémonitoires !). Pour guider les marins téméraires, il fallait en plus de cet ornement naval une paire de globes terrestre et céleste, vendue 10 000 euros. Ils sont signés par Delamarche et datés de 1808 (Diam : 17 cm), le cercle méridien et les tables étant en carton et papier (Diam. total : 28 cm). Datant également du premier Empire, une maquette de ponton en bois d'une frégate armée de 50 canons (L. 45 cm) se négociait 4 800 euros, sous son estimation. Son gréement est finement exécuté, la poupe est sculptée de deux lions et la figure de proue représente un guerrier antique. À 7 000 euros, estimation basse respectée pour une aquarelle d'Antoine Roux datée de 1807, représentant le Combat de la corvette « Le Décius » contre la frégate anglaise « Lapwing » qui se déroula le 26.11.1796 (47 x 65 cm). Plus pacifique, un dessin aquarellé et gouaché de Gilbert Pajot (1902-1956) montrant Le Dundee thonier « Le Doux Zéphyr » du port des Sables-d'Olonnes ... avec 700 thons frais ... (37 x 53 cm) n'en remportait pas moins une victoire à 3 800 euros. Pour les livres, relevons les 1 800 euros du 2e voyage dans l'Hémisphère austral et autour du monde... (Paris, Hôtel de Thou, 1778) du capitaine Cook, complet de ses 67 planches ou encore les 1 600 euros du Tableau historique de la pêche à la baleine (Paris, Fuschs, 1800) de S.B.J. Noël. En fin de catalogue, un ensemble de mobilier colonial anglais exécutait un parcours sans faute, ponctué de 36 numéros vendus au dessus de l'estimation, à l'image des 1 700 euros réalisés par une commode de marine en teck et laiton en deux parties, ouvrant à 11 tiroirs, dont un à abattant pour former secrétaire (H. 120 cm, l. 104 cm).
mercredi 28 janvier 2004
Dispersion après départ et mobilier d'une maison de campagne anglo-normande à l'affiche de cette salle. On y trouve donc des tableaux, des objets de décoration et du mobilier. Les coups de marteau prévus se situent de quelques dizaines d'euros à 5 000/6 000. 300 lots sont inscrits au catalogue, pour l'essentiel de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe. Miroirs, bancs, miroirs, tapis, vitrines, lampes, glaces, parties de services de table, armoires, porte-parapluies, flambeaux, assiettes en faïence, cache-pots, tentures en broderie, statuettes, coffres et confituriers se partagent l'après-midi. La plus attendue est une petite commode Louis XVI à ressaut central, marquetée en aile de papillon et plateau de marbre gris veiné pour laquelle 5 000/6 000 euros sont prévus. Damien Libert, SVV.
mardi 27 janvier 2004
mardi 27 janvier 2004 - 14:00
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Vente de spécialités dans cette salle et place aux bijoux. La vedette de l'après-midi est une bague solitaire en platine ornée d'un diamant de taille brillant (3,60 ct). Présentée dans son écrin, elle est espérée entre 11 000 et 12 000 euros. Disposant de 5 000 euros environ, on pourra se déplacer pour une autre, en or gris cette fois, et sertie de trois diamants de taille brillant (2,25 ct), tandis que pour 3 600/3 800 euros environ, on pourra espérer repartir avec un collier tour de cou en or gris formé d'une rivière d'aigues-marines ovales alternées de barrettes de diamants. Quelques centaines d'euros à 2 500 environ, telle est la fourchette de prix attendue ici pour des bagues ornées de pierres précieuses ou semi-précieuses, des montres-bracelets, bracelets, colliers, broches, pendentifs, boucles d'oreilles, épingles de cravate et croix. Lombrail Teucquam Maison de Ventes, SVV, Mme Salanne.
dimanche 25 janvier 2004
dimanche 25 janvier 2004 - 14:30
- -
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Après les fêtes, voici l'occasion de réorganiser sa cave. Durant deux après-midi donc, des bordeaux, des bourgognes côtoieront des vins jaunes, des champagnes et autres cognacs. La célèbre romanée-conti est bien sûr à l'honneur et on a aussi remarqué un lot de 12 bouteilles de pommard 1er cru de 1952, estimé 314 euros. Lombrail, Teucquam, SVV. M. Maratier.
dimanche 25 janvier 2004 - 13:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les terres cuites chinoises composaient l'essentiel de cette vente. Les Han (206 av. J.-C.- 220) étaient représentés à 4 500 euros par un guerrier lancier debout s'apprêtant à lancer son arme (H. 58,2 cm). Pour un peu moins, 4 000 euros, on obtenait un cavalier amovible sur sa monture (H. 53,5 cm). Pour les Six Dynasties (420-589), retenons à 2 400 euros un cheval en mouvement avec sa cavalière amovible (H. 39,5 cm). 2 400 euros se répétaient pour les Sui (589-618) sur un chameau à glaçure tilleul portant une besace contenant du gibier (H. 29 cm). Les Tang (618-907) concentraient les trois résultats suivants : 2 500 euros s'affichaient sur un chariot tiré par un buffle (H. 30 et 19,5 cm), 2 650 euros sur une joueuse de polo sur un cheval en extension (H. 27,5 cm) et 2 600 euros sur une autre joueuse de polo et sa monture.
samedi 24 janvier 2004
samedi 24 janvier 2004 - 14:30
La Varenne-Saint-Hilaire - 21, avenue de Balzac...
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Après les fêtes, voici l'occasion de réorganiser sa cave. Durant deux après-midi donc, des bordeaux, des bourgognes côtoieront des vins jaunes, des champagnes et autres cognacs. La célèbre romanée-conti est bien sûr à l'honneur et on a aussi remarqué un lot de 12 bouteilles de pommard 1er cru de 1952, estimé 314 euros. Lombrail, Teucquam, SVV. M. Maratier.
lundi 22 décembre 2003
lundi 22 décembre 2003 - 14:15
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Le meilleur prix était enregistré en début d'après-midi, sur le numéro 50 du catalogue : un ensemble de 34 fascicules in-4° brochés de La Gazette du bon ton, célèbre revue des années 1912-1925 concernant les arts, les modes et les frivolités, qu'un visiteur s'offrait pour 9 800 euros. Deux enchères proches l'une de l'autre récompensaient des ouvrages bien différents. Ainsi, et c'est à 8 500 euros que partait une édition originale du Journal du voyage fait au Siam en 1685 et 1686 par l'abbé François-Timoléon de Choisy (Paris, 1687), présentée dans une reliure armoriée de l'époque en maroquin rouge, à 8 000 euros qu'un connaisseur s'offrait un rapport manuscrit signé et daté du 23 avril 1788 de Lavoisier et Berthelot concernant un Appareil dont l'objet est de décomposer l'eau par le charbon de bois et d'obtenir du gaz inflammable ou hydrogène pour en remplir les machines aérostatiques... Tout un programme ! Retour au chapitre des voyages avec une enchère à 4 600 euros pour deux volumes in-4° de Pierre-François-Xavier de Charlevoix sur L'Histoire de l'Isle espagnole ou de Saint-Domingue... (Paris, 1730-31), livrés en éditions originales complètes des cartes et des plans et munies des armoiries de la ville de Lyon sur un habillage de plein veau moucheté. Résultat plus modeste pour un ensemble de 3 ouvrages en 2 volumes in-folio de botanique publiés à Anvers et Leyde en 1601, 1605 et 1611 et présentés dans une reliure de veau marbré du XVIIIe. 3 500 euros accueillait ici ces traités du botaniste belge, Charles de l'Écluse, relatant une histoire des plantes rares, intitulée Rariorum plantarum historia. On citera enfin les 3 100 euros prononcés un volume in-folio de Bénigne Griguette (Dijon, 1656) dans une reliure de l'époque en vélin souple, intitulé Les Armes triomphantes de son altesse, monseigneur, le duc d'Épernon pour le souvenir de son heureuse entrée dans la ville de Dijon le huitième jour du mois de May 1656, et les 3 000 euros d'un in-4° d'économie dans une reliure armoriée de l'époque de maroquin rouge de monsieur de Mante, titré Traité des prairies artificielles, des enclos et de l'éducation des moutons de race anglaise (Paris, 1778).