Agenda des ventes

20333 ventes
mardi 26 juin 2007
mardi 26 juin 2007 - 11:00,13:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
L'invitation au voyage se faisait ici moyennant 11 000 euros, somme nécessaire à l'acquisition d'un album contenant 83 photographies de yachts de la fin du XIXe et du tout début du XXe siècle, pour la plupart de format 27 x 23 cm et en tirage sur papier albuminé. Elles portent les timbres secs de West & Sons, Kirk & Sons, Hautecoeur... et montrent les plus prestigieuses unités de l'époque, certaines appartenant à des familles princières ou royales. Les célèbres Shamrock I, II et III ayant appartenu à sir Thomas Lipton font partie du voyage. Poursuivons avec les 1 950 euros d'un exemplaire de la deuxième édition, la plus recherchée, des Éléments d'architecture navale ou théorie pratique de la construction des vaisseaux (Paris, Jombert, 1758) d'Henri Louis Duhamel Du Monceau. Elle est illustrée par 24 planches hors texte, dont celle qui ne figure pas dans l'édition de 1752. Les deux volumes d'un exemplaire de l'Examen maritime, théorique et pratique ou traité de méchanique appliqué à la construction et la manoeuvre des vaisseaux et autres bâtiments (Nantes, 1783) de Georges Juan récoltaient 1 100 euros. Changeons de thématique avec les 700 euros, une estimation septuplée, des deux volumes du Maroc et l'artisanat traditionnel islamique dans l'architecture (Atelier 74, 1894) d'André Paccard. Cette enchère se répétait sur les trois volumes de l'Iconographie historique de l'Algérie depuis le XIXe siècle jusqu'en 1871 (Paris, Plon, 1929) de Gabriel Esquier. Pour les cartes postales, signalons les 580 euros de 85 cartes postales à sujet mauresque et les 420 euros de 50 cartes postales à sujet judaïca.
lundi 25 juin 2007
dimanche 24 juin 2007
dimanche 24 juin 2007 - 14:30
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Goxe - Belaisch - Hôtel des ventes d'Enghien
La meilleure enchère de cette journée revenait au panneau décoratif de Jean Dunand représentant des panthères s'abreuvant, soit 116 500 euros, un résultat au-dessus de l'estimation. Il est en laque de Chine polychrome rehaussée de feuilles d'or. L'autre beau résultat était obtenu par une tête de Shiva en grès rose, une sculpture angkorienne datée des Xe-XIe siècle (voir Gazette n° 25 page 69). Les éléments formels, le dessin ourlé et sensuel des lèvres, celui de l'arc sourcilier, l'usage d'un grès rose, matériau de prédilection de la statuaire angkorienne à cette époque, rapprochaient cette tête des sculptures du temple de Banteay Srey, l'un des lieux les plus riches en sculptures khmères. Cette pièce trouvait preneur à 48 000 euros. Autre temps fort de cette dispersion, un ensemble d'argenterie des XVIIe et XVIIIe siècles dont une chope en argent doré à riche décor en haut relief de sujets marins en frise. Réalisée à Hambourg vers 1680-1690, elle trouvait preneur à 33 000 euros. Elle provient de l'ancienne collection Erich Schliemann. Un autre modèle, en argent doré à décor de pièces de monnaies laissées en réserve, de Köningsberg, vers 1710-1720, obtenait 14 000 euros. Elle est du maître orfèvre Robert Tapke. La coupe sur piédouche couverte en ivoire tourné et sculpté, le corps à côtes, la prise en forme de fruit godronné, Allemagne XVIIe-XVIIIe siècle, était pour sa part adjugée 17 200 euros. Du côté des tableaux, signalons les 25 500 euros obtenus par La Sieste au bord de l'eau, une huile sur Isorel de Jean-Gabriel Domergue, un résultat au-delà des estimations. Un amateur emportait aussi à 11 200 euros un «vase de fleurs» d'André Bauchant (1873-1958). Le chapitre mobilier faisait également les affaires des vendeurs... Le buffet en commode surmonté d'une vitrine obtenait 45 000 euros. Il présente un riche décor marqueté toutes faces d'animaux et de feuillages, de scènes de théâtre et de scènes galantes. Ce meuble provient du château de Hohenlohe. Le secrétaire XIXe en forme de lyre en placage d'acajou flammé ouvrant à un abattant, découvrant des casiers et de petits tiroirs, XIXe, séduisait pour sa part un inconditionnel du style Biedermeier pour 25 000 euros. Signalons enfin les 20 000 euros prononcés sur la bibliothèque en ébène et placage d'ébène ouvrant à trois portes vitrées en partie haute et incrustées de marbre de couleurs, vers 1860.
samedi 23 juin 2007
samedi 23 juin 2007 - 14:30
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Leclere - Maison de ventes ,
De Baecque et Associés
205 000 euros frais compris. Camille Claudel (1864-1943), L'Implorante, bronze à légère patine médaille, signé C. Claudel sur la base à droite avec la marque du fondeur «Eug. Blot / Paris» au dos de la base , inscription «68, boulevard de la Madeleine» et numéro «11» au dos de la base, h. 28,5 cmLa vedette de cette vente marseillaise revenait à cette émouvante statuette signée Camille Claudel, qui enregistrait un nouveau record. On se souvient que le 2 juin dernier un autre modèle, réalisé dans une fonte postérieure, avait recueilli 129 730 euros frais compris à l'hôtel des ventes de Compiègne (voir Gazette n° 23, page 235 et n° 22, page 179). Certifiée par Mme Danielle Ghanassia, notre Implorante fut conçue en 1905 et provient sans doute de l'atelier d'Eugène Blot, où elle servait de modèle de présentation aux clients. L'Implorante est issue d'une composition à trois personnages, dite L'Âge mur, qui illustre la vieillesse tentant d'arracher un homme à la jeunesse. Fortement dramatisé, notre sujet peut également être lu comme une oeuvre autobiographique. En 1898, date de l'achèvement de ce fameux groupe, la rupture est en effet consommée entre Camille Claudel et son maître : Rose Beuret, la vieille maîtresse de Rodin, enlève le sculpteur des bras de la jeune Camille suppliante. La superbe qualité de patine, la forte charge émotionnelle et, surtout, son rôle de modèle de présentation chez Blot ont suscité une fervente joute d'enchères. Des collectionneurs, divers musées et des professionnels du marché se confrontaient. À 150 000 euros restaient encore en lice plusieurs institutions et quelques marchands. Finalement, c'est un grand collectionneur français qui l'a ravie au triple des estimations, annoncées autour de 60 000 euros. Après la vente du 2 juin à Compiègne, Camille Claudel était à nouveau la star incontestée de cette vacation marseillaise, atteignant 205 000 euros frais compris avec L'Implorante, bronze à patiné médaille, h. 28,5. Pour les tableaux anciens, retenons les 12 000 euros pour Jeune Fille endormie sur un rocher, toile par John Opie, 127 x 102. Wartan Mahokian cotait 5 700 euros avec Gondoles à Venise au clair de lune, panneau, 61 x 92, et Léon Cauvy obtenait 13 800 euros avec Port marocain, huile sur carton, 42 x 65. Citons les 5 400 euros pour Campement près de Bou Saada dans le Sud algérien, toile, 42 x 123. On enregistrait 6 200 euros sur Modèle dans l'atelier, toile signée de Baboulène, 1974, 38 x 46. Mentionnons les 6 000 euros pour La Cour de la ferme, toile signée d'Alphonse Moutte, 94 x 76, et François Nardi était poussé jusqu'à 23 400 euros avec La Rade de Toulon, effet de mistral, 1913, toile, 96 x 162. Passons aux objets d'art avec les 5 400 euros pour une paire de pots couverts en porcelaine Imari à décor floral par Henri Dasson, XVIIIe, avec une monture en bronze doré et ajouré, h. 49. Jean-Antoine Injalbert atteignait 5 300 euros avec Faune souriant, sculpture en marbre sur socle de marbre veiné, h. 51. On engageait 11 400 euros sur un bouillon d'accouchée en vermeil, à côtes torses pincées proéminentes, orfèvrerie de Turin, exécuté en 1775 à l'occasion du mariage de Anne, fille du roi de Sardaigne avec son cousin Maurice, duc de Chablais, 950 g. Relevons les 20 400 euros pour Le Grand Templo, toile signée d'Hervé di Rosa, 160 x 150. On engageait enfin 16 200 euros pour une Composition signée de Tadeusz Kantor, toile, située à Cracovie, 65 x 81.
vendredi 22 juin 2007
vendredi 22 juin 2007
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Pierre Bergé & Associés
vendredi 22 juin 2007
Salle 13 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Drouot Estimations
vendredi 22 juin 2007 - 11:00,14:30
La Varenne-Saint-Hilaire - 21, avenue de Balzac...
SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
Les amateurs étaient conviés ce vendredi à une vente de vins et alcools de plus de 900 lots. Parmi les meilleurs résultats enregistrés lors de cette journée, signalons les 4 050 euros prononcés sur un magnum de petrus, millésimé 1990. Suivait à 3 000 euros le lot 794, réunissant onze bouteilles de lafite-rothchild de 1985 et une bouteille de mouton-rothschild de 1989. Un amateur emportait pour 2 700 euros les deux magnums de margaux. La bouteille de petrus était pour sa part adjugée 2 070 euros, et les douze bouteilles de lynch-bages, 2 000 euros.
jeudi 21 juin 2007
Cette vente obtenait un beau succès à l'image du guéridon en bronze finement ciselé, adjugé 152 000 euros soit 182 900 euros frais compris sur une estimation haute de 35 000 euros (voir Gazette n° 24 page 76). Ce meuble avait été rapproché d'un guéridon de Jacob Desmalter réalisé en 1805 pour les Murat sur un dessin de Percier, aujourd'hui au château du Grand Trianon. Le fût bagué en son centre présente le même décor de palmes. On retrouve également le motif de prédilection du fameux ébéniste, les sphinges ailées, tout comme le plateau en marqueterie de marbre fort apprécié en ces temps de retour à l'antique, dont Percier et Fontaine étaient alors les promoteurs. Mais le succès de cette vacation ne s'arrêtait pas là. Une autre belle surprise attendait les amateurs avec la présentation du tableau de Boris Grigorieff (1886-1939), prudemment estimé 3 000/4 000 euros. Il était poussé par un courtier russe à 88 000 euros, pulvérisant ainsi ses prévisions. L'artiste russe signait là un Personnage au dindon, une gouache sur papier datée 1931. Bien que n'atteignant pas de telles enchères, le tableau de Léonor Fini séduisait aussi un amateur. Il s'agit des Baigneuses réalisées vers 1935, une toile faisant partie d'une série réalisée cette année-là. Un amateur l'emportait sur une enchère de 30 000 euros. On achèvera ce compte rendu avec les 6 500 euros enregistrés sur le cabinet en placage de bois indigène à décor de marqueterie, un travail italien du XVIIIe siècle.
mercredi 20 juin 2007
245 448 euros frais compris. Odilon Redon (1840-1916), Visage derrière une fenêtre, fusain, estompe et grattage, 35,5 x 37 cm.Irradiant de lumière dans le noir qui le barre et le cerne, ce visage d'Odilon Redon dépassait à 200 000 euros son estimation. Le dessin rappelle celui, plus grand (64 x 65 cm), vers 1880, de la collection Henri Petiet, Visage derrière les barreaux, adjugé 5 925 900 euros frais compris (896 981 euros en valeur réactualisée) le 15 juin 2000 chez Piasa à Drouot (voir Gazette 2000 n° 25 page 55). Ces deux dessins partagent des points communs – mêmes alentours insondables, même grille derrière laquelle se dessine un visage –, mais affichent aussi des différences, le visage de la feuille de la collection Petiet possédant des yeux grands ouverts, à la fois vides et interrogateurs, et étant mieux défini, puisque l'on identifie un enfant. Ce dessin détient toujours le record mondial pour les «noirs» de Redon, comme l'artiste les désignait lui-même. La période la plus féconde des «noirs» débute à son retour de la guerre franco-allemande de 1870 et s'étend jusqu'en 1895. En 1913, Mellerio cataloguait cent quatre-vingt-un exemples de ce type d'oeuvres. Selon le Dictionnaire de la peinture publié chez Larousse, « [les noirs] apparaissent comme les jalons d'une aventure spirituelle qui ont conduit l'artiste au terme de son voyage nocturne, jusqu'aux confins du conscient et de l'inconscient». La notice précise qu'ils ont permis à Redon d'exprimer ses thèmes obsessionnels : «hantise des origines, transmutations secrètes qui modifient le visage humain et dotent le monstre d'une vie morale, peur intellectuelle, vertige de l'absolu ». Cette vente était scandée par une dizaine d'enchères soutenues, la première, 200 000 euros, allant à un dessin d'Odilon Redon, un énigmatique Visage derrière une fenêtre. Un papier enregistrait l'autre enchère à six chiffres de cette vacation, 110 000 euros, une encre, crayon de couleur et gouache de l'un des maîtres fondateurs de l'expressionnisme abstrait américain, Arshile Gorky, Composition (29,5 x 41,3 cm). L'estimation était triplée. La peinture ancienne était dominée par les 75 000 euros d'un panneau de Pier Francesco Di Jacopo Foschi (1502-1567), Vierge à l'Enfant avec saint Jean (93,5 x 73,5 cm). Élève d'Andrea Del Sarto, ce peintre florentin a travaillé à la fin des années 1530 à différents projets sous la direction du Pontormo. À 44 000 euros, l'estimation était doublée pour une toile de Jacob De Wit (1695-1754), une Allégorie de la charité (103 x 82,5 cm). Pour la peinture moderne signalons les 25 000 euros d'une huile sur toile d'Hubert Denis Etcheverry (1867-1950), Élégante montant en voiture (65 x 46 cm). Trois épreuves en bronze à patine nuancée verte de bas-reliefs d'Arno Brecker totalisaient pour leur part 246 676 euros frais compris. Le Combat contre les serpents (der Warder) (104 x 74 cm) et Le Sacrifice (das Opfer) (100 x 64,5 cm) allaient chacun à 68 000 euros, La Messagère de la victoire (der Aufbruch, de 100 x 63 cm), marquant 65 000 euros. Les estimations hautes de chacun de ces bas-reliefs, des fontes d'édition réalisées par Alexis Rudier en 1940, n'excédaient pas 30 000 euros. Il s'agirait de pièces uniques destinées à l'exposition de 1942 du musée de l'Orangerie. Ce sont les répliques au 1/10 des bas-reliefs, au nombre de huit, qui devaient orner un monumental arc de triomphe planifié à Berlin avant la guerre. Terminons à 42 000 euros, une estimation respectée, avec une plaque ovale en porcelaine (30 x 40 cm) de Joseph Nigg datée de 1816 et peinte d'un riche bouquet de fleurs polychromes. Elle est présentée dans un cadre doré d'époque. Rappelons que Nigg a été peintre à la manufacture de porcelaine de Vienne, et spécialisé dans les fleurs de 1800 à 1843, l'année 1816 correspondant à sa désignation comme premier peintre de la manufacture.
mardi 19 juin 2007
lundi 18 juin 2007
Le programme classique de cette vente totalisant 590 083 euros frais compris était notamment marqué par les tableaux anciens (Dans cette vente mixte, la meilleure enchère, 62 000 euros, revenait à un panneau de chêne de David Teniers le Jeune (1610-1690), Personnages à l'entrée d'un village (41 x 58,5 cm). Moyennant 48 000 euros, on s'offrait une paire de toiles (52 x 81 cm) de Jean-Baptiste Marie Pierre (1713 ou 1714 - 1789), Paysage à la fontaine en obélisque et Berger et son troupeau à l'entrée d'un village. Un panneau de chêne d'Arie de Vois de 1680, Pâris et la pomme d'or (27 x 24 cm), suscitait 22 000 euros. Signalons encore les 13 000 euros, une estimation doublée, d'un panneau du XVIIe siècle de l'école de Joos De Momer, Paysage de montagne et cavalier (63 x 98,5 cm). Intéressons-nous au mobilier ensuite en débutant par les 26 000 euros recueillis pour une paire de fauteuils de bureau cannés d'époque Louis XV estampillée par Meunier, en bois naturel sculpté de fleurs. Une table trictrac d'époque Louis XVI en acajou ouvrant traditionnellement par deux tiroirs en opposition, le plateau amovible à deux faces (110 x 59 cm), respectait à 7 000 euros son estimation basse. Estampillée par Godefroy Przirembel, une commode du XVIIIe siècle en marqueterie de bois de rose et bois de violette recueillait 6 000 euros. Coiffée d'un marbre brèche rouge et blanc (80 x 52 cm), elle ouvre par trois rangs de tiroirs. Le cartel d'époque Louis XIV attribué à Cressent ayant fait l'objet d'un encadré page 50 de la Gazette n° 24 ne trouvait pas preneur.
dimanche 17 juin 2007
samedi 16 juin 2007
Barry cotait 4 000 euros avec La Poste aux choux, toile. Quant à Albert Sébille, il atteignait 4 600 euros avec une aquarelle titrée Cuirassé croisant une jonque chinoise. Mentionnons les 1 400 euros pour une aquarelle de Mac Donald représentant une vue de Tahiti et enfin Léon Couturier obtenait 1 200 euros avec Timonier devant des hamacs.
vendredi 15 juin 2007
811 000 euros frais compris. Pablo Picasso (1881-1973), Autoportrait, vers 1897, dessin à l'encre de Chine, plume et pastel, 17 x 15 cm.Cette oeuvre de jeunesse de Picasso exécutée vers 1897 à Barcelone, au trait déjà puissamment affirmé, était poussée jusqu'à 700 000 euros, à partir d'une estimation haute de 480 000. Ce dessin est signé en haut à gauche et daté du 25 mars 1899. Le certificat de Maya Widmaier-Picasso, daté du 12 mai 2007, qui accompagne cette feuille – une oeuvre à lui tout seul – précise que cet autoportrait est similaire à un autre daté de 1897 dont la reproduction est présente dans les archives de cette dernière. La fille de l'artiste précise : «Au dos de cette photo, mon père, Pablo Picasso, a écrit de sa main : "mon portrait" en dessous "1897" et encore plus bas "Barcelone" ce qui m'incite à penser que la date "1899" [...] est erronée et que par conséquent les deux autoportraits sont de la même année.» Picasso lui-même avait authentifié ce dessin le 29 juin 1968, quand il lui avait été présenté à la galerie Louise Leiris. Bardé de toutes ses qualités, notre dessin réalise le plus haut prix enregistré à Paris par une oeuvre de Picasso depuis le début de l'année. Le 25 mars dernier, une mine de plomb et collage sur papier de 1914 de l'artiste, ayant fait l'objet du «Coup de coeur» page 42 de la Gazette n° 11, Composition au verre à pied (25,3 x 17 cm), culminait à 115 000 euros chez Cornette de Saint Cyr à Drouot. Cette semaine était également marquée par le résultat de la série d'estampes de «La Caisse à remords» Avec un produit total vendu de 1 837 000 euros frais compris, cette vente rencontrait un franc succès. Un résultat se détachait très nettement, les 700 000 euros d'un autoportrait de Pablo Picasso, un dessin à l'encre de Chine, plume et pastel vers 1897. Trois autres oeuvres sur papier du Malaguène, de 1962, étaient également fermement disputées. Elles proviennent de l'exemplaire de Mme Gérard Worms du livre de Jean Cocteau Picasso de 1916 à 1961. 52 000 euros allait à Profil (37,5 x 27,5 cm), un lavis d'encre réalisé sur la page de garde avec dédicace à Mme Worms, 50 000 euros à un lavis d'encre et découpage, Visage (37,5 x 27,5 cm), projet pour la couverture de l'ouvrage, et 40 000 euros à un lavis d'encre, Tête de faune (37,5 x 27,5 cm), exécuté sur l'une des pages de garde. Changement de genre à 60 000 euros, une estimation respectée pour une huile sur toile de Maurice Utrillo vers 1917, L'Abside de Chauconin (48 x 74 cm). L'abstraction faisait une apparition en fanfare à 48 000 euros, une estimation doublée, avec un fusain et pastel gras sur papier d'Hans Hartung de 1947, Composition abstraite (47 x 63 cm). La surprise revenait cependant à une composition cinétique de 1966 de Carlos Cruz-Diez, Physiochromie numéro 257 (61 x 31 cm), une technique mixte adjugée 52 000 euros sur une estimation de 2 000. Ce résultat est conforme à la cote internationale de l'artiste. Ce plasticien d'origine vénézuélienne est installé à Paris depuis 1960.Quatre gouaches d'Ivan Iakovlevich Bilibine (1876-1942) pulvérisaient leur estimation en totalisant 87 000 euros. Le sommet était atteint à 43 000 euros par une gouache de 1931, Deux Hommes et douze femmes (27 x 20 cm), une deuxième de 1932, Trois Personnages russes (19 x 15 cm), allant à 18 000 euros, la troisième, de 1926, Vaisseau ancien (25 x 22 cm), à 14 000 euros et la dernière, de 1930, Projet de décor de théâtre (32 x 27 cm), à 12 000 euros. Cet artiste est connu comme l'un des grands illustrateurs du folklore russe. Il a marqué l'illustration des contes populaires de son pays, mais a aussi travaillé pour des éditeurs français et a réalisé, toujours à Paris, de nombreux costumes et décors pour les Ballets russes. Pour les autres chapitres de cette vente retenons concernant l'art asiatique les 23 000 euros, une estimation plus que décuplée, d'un porte-miroir chinois du XIXe en zitan (67 x 54 x 32 cm), orné de caractères stylisés et de dragons. Dans un tout autre genre, une spectaculaire pendule du milieu du XIXe, en bronze doré et bronze patiné (h. 108 cm), présentée sur une gaine de style Louis XIV d'époque Napoléon III en bois noirci et marqueterie Boulle, montait à 53 000 euros. Elle figure trois muses vêtues à l'antique, entourant un palmier sommé d'un globe terrestre à cadran annulaire en émail signé de Ferdinand Berthoud à Paris. Sur la base, trois putti symbolisent l'architecture, la peinture et la sculpture.
vendredi 15 juin 2007
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Paris Enchères - Collin du Bocage
La meilleure enchère, 14 500 euros, revenait ici au quintuple de l'estimation à une montre, un oignon du XVIe siècle en métal doré, ajouré et repercé (diam. 6,13 cm), son unique aiguille évoluant sur un cadran gravé de douze et vingt-quatre heures, le mouvement à folio, stackfreed, sonnerie des heures... Il est en cours de restauration et il lui manque des éléments, comme le timbre, le pignon de l'aiguille... Une montre oignon vers 1690-1700, à remontage par le centre et signée de Pecquet à Paris, se négociait 4 100 euros. Elle est en laiton doré (diam. 5,8 cm), le cadran à cartouche en émail blanc, le mouvement également en laiton doré, le coq ciselé et repercé. Elle est en état de fonctionnement. L'orfèvrerie ensuite avec, à 4 800 euros, une estimation sextuplée pour une paire de salières doubles en argent (1 019 g – Paris, 1798-1809), les coquilles étant posées sur la queue de deux poissons entrelacés à la gueule reposant sur un socle rectangulaire. Moyennant 4 200 euros, on obtenait une partie de ménagère en argent (4,8 kg – Paris, 1918-1838), modèle filets à spatules armoriées sous couronne comtale, comprenant 38 fourchettes, 18 cuillères et une louche. Un ensemble de quatre plats creux en argent (2,8 kg – Paris, 1763-1764), modèle à cinq contours bordé à filets forts, récoltait 3 300 euros. Ils sont gravés d'armoiries sous couronne comtale. Terminons à 3 000 euros avec la fontaine à thé et son réchaud en argent (4,5 kg) vers 1860 de Froment-Meurice qui ornait la couverture du catalogue. Elle est torsadée, agrémentée de médaillons chiffrés, peignées et gerbes de feuilles enrubannées sur fond amati.
jeudi 14 juin 2007
mercredi 13 juin 2007
mercredi 13 juin 2007
Salle 3 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Pierre Bergé & Associés
mardi 12 juin 2007
lundi 11 juin 2007
dimanche 10 juin 2007
Ces trois jours de ventes à Marseille s'adresseront aux collectionneurs. Ainsi, les philatélistes, les numismates, les photophiles, les cartophiles et les bibliophiles seront concernés par la vente du samedi, tandis que les amateurs de marines se tourneront vers la vente dominicale. La vacation du mercredi à 18 h 30 verra quant à elle la dispersion de l'atelier de la peintre des paysages du Sud Joëlle Parisey. Revenons plus en avant sur la vente du samedi à 13 h 30, en particulier sur les photographies. Un ensemble de vieilles photos de voyage enrichira ce programme. Signalons un album de 12 tirages intitulé Mes voyages, fait en Iran et en Turquie vers 1890 (600/700 euros), plusieurs tirages d'époque de Lehnert et Landrock, dont une Scène de harem attendue à 800/900 euros, et un ensemble de clichés de Louis Vignes rapportés de son voyage au Liban et en Syrie. Dans un autre genre, notons un ensemble de 86 épreuves tirées sur cartes postales des Ballets russes et ballets du théâtre Marinski (1 500/2 000 euros). Intervien?dront également un ensemble d'affiches, dont nous retiendrons celle de la Corse : eau d'Orezza en couleurs d'après un dessin de Ribera, datée vers 1905 (3 500/4 000 euros), et une collection de documents et autographes. Mettons l'accent dans ce dernier ensemble sur plusieurs manuscrits de la main du général nationaliste corse Pasquale Paoli, dont une lettre datée du 23 mai 1763, rédigée en italien et évoquant la situation de l'armée génoise (1 500/2 000 euros).
samedi 09 juin 2007