Agenda des ventes

19460 ventes
mercredi 02 juin 2004
mercredi 02 juin 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
À 30 000 euros, estimation respectée pour une bague en or ornée d'un saphir ovale facetté de Birmanie (25.12 ct - CCIP : pas de modification thermique constatée) bordé de diamants baguettes. À 23 500 euros, estimation basse doublée pour un diamant brillanté (environ 9,10 ct) présenté entre des diamants baguettes sur une bague en platine. À 14 200 euros, c'est par contre sous son estimation que partait une émeraude de Colombie (environ 9,80 ct), encadrée de deux diamants troïda sur une bague en or. Le poids moindre d'un diamant brillanté (3,43 ct) ne l'empêchait cependant pas d'atteindre 14 000 euros. Il est serti sur une bague en or entre deux diamants tapers. À 12 300 euros, estimation doublée pour une bague en platine, ornée d'un diamant brillanté (environ 8 ct) bordé de diamants taillés en roses. Terminons à 10 800 euros avec un collier draperie exécuté vers 1860. En or et argent, il est entièrement serti de diamants de taille ancienne et de roses, à motif floral stylisé et à pampilles.
vendredi 28 mai 2004
Fidèle à ses rendez-vous d'oenologie, l'hôtel des ventes organise une vente de plus de 1900 lots de grands vins et vieux alcools. Deux journées seront nécessaires à la dispersion d'un ensemble de bordeaux et de bourgognes rouges et blancs, des vins de la vallée du Rhône et de bien d'autres régions.Citons quelques grands crus de châteaux du Bordelais : mouton-rothschild (de 1955 aux années 1990), cheval-blanc 1973, 1982..., léoville-barton. Côté Bourgogne rien de moins que des domaines tels que la romanée-conti, marquis de laguiche, ou marey-monge. Lombrail -Teucquam, SVV. M. Maratier.
Les livres réunis ici totalisaient 724 750 euros au marteau. La meilleure enchère, 50 000 euros, laissait loin derrière elle l'estimation portée sur l'édition originale du Discours de la méthode (Leyde, Jan Maire, 1637) de René Descartes, relié d'époque en basane. Encore plus spectaculaire était l'envolée à 45 000 euros, sur une estimation de 3 000, du Recueil de voyages de Mr Thevenot (52 122 euros frais compris. Recueil de voyages de Mr Thevenot, Paris, Estienne Michallet, 1682. In-12, reliure d'époque en veau. Détail de la carte du Mississipi reproduit. En route pour l'aventure à 45 000 euros, une estimation multipliée par 15, avec ce Recueil de voyages de Mr Thevenot faisant partie d'une vente où nombreuses furent les envolées d'enchères. Il contient une préface suivie de 4 textes, dont 3 de Jacques Marquette (1637-1675). Le plus intéressant nous conte la découverte et l'exploration du Mississipi. Il est accompagné de la première carte jamais imprimée de la région. Missionnaire jésuite, Marquette est envoyé au Canada. Ses dons pour apprendre les dialectes locaux lui permettent de découvrir les richesses ethniques et géographiques du nouveau continent. C'est en 1673, en partant du lac Michigan, qu'il découvre le Mississipi. Il le descend jusqu'à l'embouchure de la rivière Arkansas, à 700 km du golfe du Mexique. Il regagne ensuite le lac Michigan par l'intermédiaire des rivières Fox et Wisconsin, cette dernière marquant la limite de la carte illustrant l'ouvrage. L'année suivante, Marquette fonde une colonie sur le site de l'actuelle ville de Chicago. Le recueil contient également un croquis géographique intitulé Explication de la carte de la découverte de la Terre d'Ielmer et une carte dépliante considérée comme l'une des plus anciennes décrivant les terres australes, appelées « Nova Hollandia ». La Nouvelle-Hollande désigne l'actuelle Australie, mais à l'époque, Bougainville dans une lettre au roi la décrivait comme « une vaste suite, soit de terre, soit d'îles, qui s'étende depuis le 6e jusqu'au 34e degré de latitude australe ». Le navigateur précise : « Il était juste de la nommer ainsi, puisque ce sont presque tous des navigateurs hollandais qui ont reconnu les différentes parties de cette contrée. »). Direction le XVIe siècle ensuite pour y feuilleter, moyennant 42 000 euros, l'album composé par Jean de Poligny, humaniste de la fin du XVIe siècle. Ce grand in-folio contient la Cronica cronicarum abbrege ... (Paris, Petit & Regnaut, Ferrebouc, 1521), deux grandes fresques généalogiques et chronologiques continues sur 28 feuillets. Celles-ci, illustrées de 50 portraits et de 21 vignettes rehaussées de couleurs à la main, présentent les papes et les principales dynasties du monde connu. Elles sont suivies d'un ensemble de 14 cartes gravées, aquarellées et enluminées. À 30 000 euros, estimation doublée pour un livre d'heures selon l'usage du diocèse de Paris vers 1460, riche de 135 folios illustrés de 18 grandes miniatures et de nombreuses lettrines et bordures. 28 000 euros allaient aux 6 volumes des OEuvres de Molière (Paris, Pierre Prault, 1733/1734), illustrées de 33 figures par Boucher gravées par Laurent Cars et de 198 vignettes et culs-de-lampe. L'ensemble, considéré comme un des plus beaux livres illustrés du XVIIIe siècle, est relié d'époque en maroquin rouge, le dos à tomaison étant en maroquin vert. Il provient de la bibliothèque du marquis de Monteynard. De la même provenance, et estimé 2 000 euros, les Tableaux accomplis de tous les arts libésraux ... (Paris, Jean et François de Gourmont, 1587) de Christofle de Savigny, surgissait à 27 000 euros. L'ouvrage contient un grand bois montrant l'auteur offrant son livre à Louis de Gonzague, prince de Mantoue, duc de Nivernais et pair de France, suivi de 17 tableaux, chacun étant suivi d'une page de commentaires. Deux planches sont partiellement déchirées. Pour les livres modernes, signalons les 32 000 euros adjugés sur une estimation haute de 5 000 sur l'un des 100 exemplaires de tête sur Arches de Mon Village. Ceux qui n'oublient pas (Paris, Floury [vers 1914]) de l'oncle Hansi. Contenant une suite supplémentaire des illustrations sur chine, il est unique par la présence de 16 aquarelles originales signées.
dimanche 16 mai 2004
La palme de cette vente revient au sculpteur Arman dont une Accumulation, une pièce unique, obtenait 15 500 euros. Le céramiste Émile Lenoble représenté par un ensemble de pièces se situait en bonne place. Son vase à panse ronde en grès et décor émaillé trouvait en effet preneur à 4 600 euros. Pour les peintures, c'est Fernand Maillaud et son Étang de Rouffant, une huile sur toile qui obtenait l'un des meilleurs résultats. Il était suivi par Maximilien Luce et son Bouquet d'arbres à Bussy-sur-Cure adjugé 4 500 euros. Au sein des bijoux, c'est une montre-bracelet d'homme de marque Jaeger LeCoultre qui occupait la première place du podium. Adjugée 6 700 euros, elle est en or jaune à double mouvement à chronomètre trotteuse. Elle était suivie par une autre montre-bracelet d'homme de marque Movado Kingmatic, qui obtenait 3 200 euros. Le mobilier enfin se voyait gratifié de 3 400 euros pour une commode du XVIIIe en chêne à 3 tiroirs
samedi 15 mai 2004
samedi 15 mai 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Au sommaire de ce parcours archéologique, de l'art précolombien (dont un masque chancay), un ensemble de terres cuites égyptiennes d'époque romaine, des verres antiques et islamiques, de l'art gréco-bouddhique du Gandhara, des estampes japonaises, des objets du Siam et de Birmanie. La Chine est bien représentée depuis la période néolithique jusqu'à l'époque Tsing (XXe siècle) avec des terres cuites, des porcelaines, des objets en bronze, en pierre ou en bois sculpté. Prévoir des sommes entre 500 et près de 10 000 euros. Néret-Minet, SVV, MM. Nathan, Geneste.
mardi 11 mai 2004
mardi 11 mai 2004 - 14:00
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Deux bagues se partageaient la même et la plus haute enchère, soit 9 000 euros. Autres points communs, elles sont en or gris et sont ornées d'un diamant, solitaire de 3 ct pour l'une, demi-taille de 2,7 ct et cerné de brillants pour l'autre. Un collier draperie en or s'arrogeait la deuxième place, confirmant à 6 200 euros son estimation. Il est formé de maillons baguettes sertis de diamants en ligne (environ 15 ct). Pour 100 euros de moins, on pouvait repartir avec une parure Van Cleef & Arpels, composée d'une broche ruban et d'une paire de boucles d'oreilles en or, serties de saphirs entourés de diamants brillants. Quelques bijoux moins fréquents en ventes émaillaient le catalogue. Les 6 animaux en argent créés par le célèbre bijoutier italien Mario Buccellati étaient adoptés bien au-dessus de leurs estimations. Citons les 1 000 euros investis pour le lapin assis. Autre objet à mentionner, une croix au poinçon de Foix de 1819-1838, obtenait 950 euros. Cet ouvrage aux branches découpées, chacune étant ornée d'un angelot, et au dos guilloché présentant une vierge en applique, supporte également 3 pendeloques aux coquilles stylisées. Il était estimé 800 euros.
samedi 24 avril 2004
Amateurs de bons vins, cette vacation est pour vous. Au total plus de 1 100 lots d'élixirs, grands vins et vieux alcools attendent les connaisseurs... Lombrail -Teucquam, SVV.
samedi 24 avril 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La Chine des T'sing des XVIIIe et XIXe siècles décrochait la plus haute enchère, 6 300 euros, obtenue sur un autel en terre cuite à glaçure jaune et aubergine (H. 72 cm), décoré d'un côté d'une guanyin et de l'autre d'un bodhisattva, estimé au plus haut 700 euros. La dynastie des Qi du Nord (550-577) montait sur la deuxième marche du podium grâce aux 3 400 euros prononcés sur un boeuf harnaché tirant un chariot, pièce en terre cuite grise avec des restes de polychromie (H. du chariot : 32 cm). 2 900 euros s'inscrivaient sur un cheval de parade en terre cuite ocre à engobe et polychromie (H. 33 cm). Il est harnaché de grelots et porte une selle tombante. Les Tang (618-907) culminaient à 4 750 euros avec un bas-relief en pierre représentant un bodhisattva debout au vêtement plissé (H. 48 cm). Pour les terres cuites Tang, signalons les 2 900 euros d'un prancing horse debout en terre cuite à engobe (H. 71 cm). Pour le mobilier, à 2 600 euros, estimation quintuplée sur une table basse en laque rouge de Pékin d'époque T'sing (L. 114 cm). Elle est à décor sculpté de palais sur le plateau et de sages dans des montagnes. Présenté hors catalogue, un tableau chinois du XIXe siècle exécuté sur papier de riz et montrant des scènes de palais allait à 2 400 euros.
vendredi 09 avril 2004
vendredi 09 avril 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Vif succès pour la bibliothèque scientifique proposée ici, 75 des 77 lots trouvant preneurs souvent au-dessus des estimations. C'était le cas à 11 500 euros pour les 58 volumes de la grande édition de l'Encyclopédie... (Yverdon, 1770/1780) de Diderot et d'Alembert, reliée uniformément d'époque et riche de 1 225 planches gravées. Les quelque 362 Planches en couleurs des quadrupèdes de l'histoire naturelle ... de Buffon, reliées en deux tomes, partaient à 7 000 euros. Poursuivons à 3 600 euros, sur une estimation haute de 250, avec la Bibliographie entomo- logique ... (À Paris, chez Moutardier, an IX [1801]) de Charles Nodier, reliée en plein veau glacé. La collection d'ambres qui figure dans le catalogue n'était finalement pas présentée. Une ammonite Phylloceras de Madagascar datant du jurassique (diam. 53 cm) était vendue 5 000 euros. Sciée en deux, elle présente des cristallisations exceptionnelles. 1 600 euros allaient à une plaque (115 x 96 cm) de poissons Dapalis macrurus de l'oligocène en provenance des Alpes de haute Provence, 1 500 euros à un crâne d'ours mâle des cavernes de Russie du quaternaire et 1 200 euros à une mâchoire de Titanothérium (L. 53 cm), un rhinocéros géant d'Amérique du Nord de l'oligocène. Cette dernière provient du sud du Dakota aux U.S.A.
mercredi 07 avril 2004
Salle comble pour la succession du marquis de Amodio qui rapportait 1,6 Meuros, frais compris. Il était l'époux d'Anne de La Rochefoucauld, fondatrice des Vieilles Maisons françaises (voir détails biographiques page 21 de la Gazette n° 13). Les origines anglaises de nombreux lots s'expliquaient par la nationalité du marquis et provoquaient de nombreuses envolées d'enchères. Débutons avec le lot phare de la vente, une table bureau de bibliothèque, à toutes faces en acajou et placage d'acajou, ouvrage d'époque George III vers 1775 vendu 80 000 euros sur une estimation haute de 15 000 à un amateur français. Ce meuble, qui se particularise par la présence d'un plateau centré d'une tablette formant chevalet et d'un rideau à lamelles permettant de la masquer complètement, est typique de la production des ateliers de John Mayhew et de William Ince, actifs à Londres entre 1759 et 1804. Un modèle similaire était adjugé 169 730 euros en valeur réactualisée en novembre 2000 chez Sotheby's Londres. Quittons provisoirement Albion pour l'Italie avec, à 78 000 euros, une estimation décuplée pour un mobilier de salon italien vers 1800 comprenant quatre fauteuils et un canapé d'époque postérieure. Ce mobilier en noyer sculpté laqué gris et doré se distingue par des dossiers renversés en forme de coeur rattachés à la ceinture avant par des accotoirs en cariatides aux ailes imposantes. Il va retrouver son pays d'origine. C'était aussi le cas, à 70 000 euros, pour un monument en « ormulu » de Mathew Boulton vers 1780, formant brûle-parfum (85 558 euros frais compris. Brûle-parfum en forme de monument. Bronze doré. Mathew Boulton, vers 1780. H. 30,5 cm.). Connu pour son association réussie avec James Watt pour la fabrication des premières machines à vapeur alliant fiabilité et puissance, il a également excellé à Birmingham dans la fabrication de bijoux, de pièces d'orfèvrerie et de bronzes dorés. Il est même considéré comme le père de la frappe moderne des monnaies ! Il est l'un des premiers chevaliers d'industrie. Une petite pause au royaume de France ensuite avec une estimation doublée à 66 000 euros totalisé par une suite de 6 flambeaux en bronze doré à 2 bras de lumière d'époque Louis XVI (H. 49 cm). L'originalité du modèle réside dans un pied à 3 enroulements en console enserrant une fine balustre laquée rouge. La Flandre du XVIIe siècle n'était pas en reste grâce aux 63 500 euros recueillis à 6 fois l'estimation par deux statuettes en poirier figurant Bacchus et Pan, tous deux appuyés à un tronc d'arbre (H. 23,5 cm). Sur la terrasse figure une ancienne étiquette de collection : « ... NELLEN VAN VOLLENHOR ». 37 000 euros allaient à une paire de grands vases du XIXe siècle en porphyre rouge montés en bronze doré (H. 75 cm). Pour la céramique, signalons les 48 930 euros totalisés par les 25 lots en faïence fine de Creil du début du XIXe siècle, imprimée en noir. Les enchères fusaient de 180 à 10 500 euros, cette dernière sur une paire de vases Médicis (H. 27 cm). Pour la peinture, deux lots étaient enlevés très loin de leurs estimations : tout d'abord à 38 000 euros le Portrait d'un jeune homme en rouge et de ses deux soeurs (150 x 110 cm) attribué à Robert Hone (reproduit page 21 de la Gazette n° 13), mais surtout à 40 000 euros une toile de l'école anglaise du XIXe siècle montrant un Portrait présumé de Mrs Ainslie et de son fils (73 x 63 cm), modestement estimée 1 000 euros.
lundi 05 avril 2004
1854-2004 : cent cinquante ans de réussite dans le domaine de la mode et du luxe, ça se fête ! Louis Vuitton créa en effet sa première malle de voyage au milieu du XIXe siècle. Aujourd'hui, la société compte plus de 300 boutiques par le monde et représente le fleuron – en chiffre d'affaires, il va de soi –, du groupe LVMH. Les amateurs ne manquaient pas de saluer ce parcours sans fautes : 12 000 euros pour une malle commode secrétaire (L. 130 cm), 7 600 euros pour la Wardrobe, 1 000 euros pour le Vanity. Précisons que l'enchère à 5 chiffres portait sur une création du début du XXe siècle en vuittonite orange, sans doute indispensable à tout écrivain voyageur : écritoire, espace bureau, commode à 5 tiroirs décroissants, sans oublier les nécessaires poignées de cuir. Si les bagages cultes de la marque au monogramme demeurent ceux de grandes dimensions, l'addict pouvait aussi repartir avec un simple porte-billets dans les poches, moyennant 120 euros.
samedi 03 avril 2004
samedi 03 avril 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
La jeune création contemporaine était cet après-midi à l'honneur. Eliane Larus décrochait 2 800 euros avec un acrylique sur bois de 1999, Dans la cuisine (100 x 81 cm). La Dernière Sardine (116 x 89 cm), une technique mixte sur toile de Pierre Dessons, partait à 2 000 euros. Pour La Marche (37,5 x 98 cm), une technique mixte sur bois de Romain Bermond, il fallait compter 1 550 euros. Baladin (H. 45 cm), un bronze à patine brune n° 1/8 de Marie-Clémence Ducamp se négociait 1 300 euros, au même prix que Petit Peuple + un Artiste (117 x 86 x 13 cm), une sculpture de bois flotté et ficelle de lin de Marc Bourlier, ou encore qu'une Inclusion basaltique (25 x 25 x 10 cm), une sculpture en acier corten et acier inoxydable de Jean Suzanne.
mercredi 31 mars 2004
Une collection de 116 pièces de verres contemporains sera suivie par du design en éditions et multiples. Le verre se prête à la sculpture comme en témoigne celle en pâte de verre par Eric Schamshula formée d'un cercle bleu traversé par une flèche verte (1 200 euros) et une tête en verre Corning sablé et repris au burin sur un support en béton par Gilles Chabrier (2 000 euros). Plus traditionnels, les vases comme celui en forme de goutte d'eau bleu et noir à décor en silhouette dans la technique Ariel d'un visage féminin par Edwin Ohrstrom (1 200 euros) et les flacons en verre soufflé de Jean-Claude Novaro (entre 250 et 500 euros). Lombrail Teucquam, SVV. Mmes Bloch-Dermant, Monnier.
mercredi 31 mars 2004
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Paris Enchères - Collin du Bocage
Réunie par un collectionneur du XIXe siècle et complétée par ses descendants, une collection d'enluminures atteste de la diversité des ateliers d'enluminure du XIIIe au XVIe siècle. Pour l'Italie, une miniature sur vélin attribuée à Nicoló de Bologne, seconde moitié du XIVe siècle (4 000 euros), côtoie une suite de treize initiales entourant des bustes de saints, de civils, de prophètes et d'un roi mage, travail du début du XVe siècle (4 500 euros). Pour l'Europe du Nord, retenons une feuille de parchemin avec une miniature représentant peut-être un évangéliste, bordure à entrelacs, fleurons et feuilles incurvées, texte en lettres rouges et noires sur deux colonnes, travail du Rhin supérieur (?), XIIIe siècle (4 000 euros) ; une feuille de livre d'heures sur parchemin avec une miniature figurant sainte Marguerite, texte et marges sur fond bleu, ornés de fleurs et de branches, d'un centaure, d'une enfant tirant à l'arc, d'un monstre et d'un serpent, travail flamand, Bruges ou Gand, début du XVIe siècle. Pour la même estimation, une miniature figure La Mort de la Vierge ; cette illustration provient de l'entourage de Jean Colombe, Bourges, fin du XVe siècle. Autre versant de ce programme : la statuaire (Flandres, vers 1560-1570. La Force, sculpture en noyer provenant vraisemblablement d'un jubé, H. 82,4 cm. Estimation : 10 000/15 000 euros. Que rien ne te trouble, mon âme ». Ainsi sainte Thérèse de Lisieux évoque-t-elle l'une des quatre vertus cardinales : la force. Celle-ci fait partie du répertoire iconographique et éducatif des églises et cathédrales au Moyen Âge, représentée de face, assise et tenant une épée. Sous l'influence de la Renaissance italienne, elle devient statue, souvent associée aux autres vertus dans la décoration des tombeaux, comme celui de François II, duc de Bretagne, et de son épouse, Marguerite de Foix, érigé dans la cathédrale de Nantes entre 1502 et 1507 par Michel Colombe d'après un dessin de Jean Perréal. La force y figure sous la forme d'une jeune femme casquée. Les deux artistes furent invités à rejoindre la cour de Marguerite d'Autriche, la tante de Charles Quint, à Malines. Les artistes flamands romanistes , ceux ayant séjourné en Italie , apportent les germes d'un maniérisme, qui esthétise le réalisme flamand. Ainsi Jacques Dubroeucq, « maître artiste de l'empereur », sculpte en 1543-1544 les quatre vertus cardinales associées aux trois vertus théologales, pour le jubé de la collégiale Sainte-Waudru à Mons. Détruit à la fin du XVIIIe siècle, ce jubé est le premier, en Flandres, à intégrer les vertus. La force est représentée brisant une colonne. Dans notre sculpture au mouvement gracieux, un artiste de la fin du XVe siècle reprend ces motifs). On remarque en particulier des statues de l'école espagnole, comme celle d'une Vierge à l'Enfant en bois avec polychromie et dorure marouflées sur toile, école de Valladolid, entourage d'Alejo de Vahia, début du XVIe siècle, estimée 12 000 euros. À comparer avec la sévérité et la majesté d'une Vierge à l'Enfant, travail du sud de l'Auvergne à la fin du XIIIe siècle (18 000 euros). Notons aussi des céramiques italiennes de la Renaissance et du mobilier Haute Époque. Delorme, Collin du Bocage, SVV. Mme Fligny, MM. Dillée, L'Herrou, de Villelume.
mercredi 31 mars 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Une bague toi et moi en platine ornée de 2 diamants brillantés (2 ct chacun) dans un lacet de diamants plus petits brillait d'un résultat de 10 000 euros. Un rubis birman (G.R.S. : 2,65 ct, couleur naturelle) présenté entre 2 diamants baguettes sur une bague en or jaune rougeoyait à 8 000 euros. Les folles années 30 justifiaient leur appellation avec les 9 200 euros prononcés au-dessus de l'estimation sur un bracelet ruban formé d'une ligne d'émeraudes calibrées, encadrée de deux lignes de diamants. Une croix en or formant pendentif, pavée de diamants brillantés et baguettes (7 ct), se négociait 3 500 euros. La richesse de coloris d'une opale cerclée de diamants, montée sur une bague en or, lui permettait d'atteindre 2 500 euros sur une estimation n'excédant pas 650 euros.
lundi 29 mars 2004
Les amateurs n'ont pas résisté à l'appel du grand large, notifié à la gouache par un artiste baroudeur du XXe siècle : Marin-Marie. Son Voilier en mer (53 x 73 cm) filait à 13 700 euros. Restons en compagnie d'artistes du XXe siècle, avec deux résultats pour des huiles sur toile. 8 900 euros saluaient Trois Personnages (81 x 60 cm) brossés par Manuel Rendon (1894-1982), tandis qu'une vue du Lapin Agile signée par son fidèle représentant, Élisée Maclet, partait à 5 100 euros. Côté sculptures, une Femme assise à demi couchée (20 x 15 x 22 cm) d'Antoniucci Volti atteignait 5 200 euros. Cette épreuve en bronze à patine noire, fondue par Godard, est numérotée 7/8. Pour le même prix, on pouvait repartir avec un vase de Daum, en verrerie doublée d'édition industrielle gravée à l'acide de fleurs et de feuilles d'arum. L'invitation au voyage dominait aussi dans le domaine des estampes, où une lithographie en couleurs représentant New York (68 x 97 cm) montait à 4 100 euros.
dimanche 28 mars 2004
samedi 27 mars 2004
Au programme de ce week-end de vente qui se poursuivra en effet le dimanche, des grands vins et des vieux alcools. Les bordeaux et les bourgognes seront très biens représentés. Lombrail -Teucquam, SVV.
vendredi 26 mars 2004
vendredi 26 mars 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Une paire d'étonnants porte-torchères en bois sculpté et polychrome, montrant un couple d'indiens d'Amérique du Nord, travail européen du XIXe siècle, atteignait 50 000 euros (59 568 euros, frais compris. Paire de porte-torchères en bois sculpté et polychromé. Europe, XIXe siècle. H. 194 cm. On connaissait les porte-torchères vénitiens formés par un homme noir richement vêtu. En voici une variante plus exotique à la précision ethnographique. Ces porte-lumière adjugés 50 000 euros, sur une estimation 20 000 euros inférieure, montrent en effet un couple d'Indiens d'Amérique du Nord traités grandeur nature et au naturel. L'homme tient un bouclier orné d'un scalp et la femme a un couteau glissé dans la ceinture de son pagne. Au XIXe siècle, l'évocation de l'ailleurs lointain perd ici de son exotisme fantasmé au profit d'une réalité sans doute plus dure. Le réveil de l'homme moderne en somme). À 29 000 euros, estimation frôlée pour une huile sur toile de Maurice de Vlaminck, Dégel en forêt (60,5 x 73 cm). C'était également le cas à 19 000 euros pour un panneau de l'école flamande vers 1600 d'un suiveur d'Hendrick III Van Cleve, La Tour de Babel (96 x 124 cm). À 8 500 euros estimation plus que doublée pour une paire de toiles ovales (71 x 58 cm) de l'école française du XVIIe siècle, Portrait de jeune homme au jabot et Portrait de jeune femme à la robe rouge. Plus moderne, un panneau de bois sculpté et teinté (125 x 87 cm) de Georges Artemoff (1892-1965), montrant un Lapon en vêtement traditionnel portant un arc et une biche sur l'épaule, se négociait 14 000 euros. Refermons cette vente avec un meuble, une armoire de mariage provençale du XIXe siècle, adjugée 10 000 euros. Elle est en bois fruitier richement sculpté de fleurs, de rinceaux et d'attributs de l'amour, la corniche en chapeau de gendarme étant sculptée d'un vase fleuri.
jeudi 25 mars 2004
Débutons avec l'édition originale partiellement non coupée d'Une Saison en enfer (Bruxelles, Alliance Typographique, 1873) d'Arthur Rimbaud, vendue 7 600 euros dans sa fourchette d'estimations. Restons avec un autre initiateur de la modernité poétique, Charles Baudelaire, dont un exemplaire de l'édition originale des Paradis artificiels, opium et haschisch (Paris, Poulet-Malassis et De Boire, 1861) grimpait à 5 500 euros sur une estimation 5 fois moindre. Elle possède un envoi de l'auteur à son ami Ardant du Picq. Complétons ce trio poétique avec Paul Verlaine et les 3 000 euros de Femmes (D.l., imprimé sous le manteau et ne se vend nulle part, 1890), l'un des 175 exemplaires de l'édition originale réservés aux souscripteurs, ici relié par Alix en maroquin framboise janséniste. Changement d'époque, à 3 300 euros, avec un exemplaire en maroquin d'époque de l'édition dite « des fermiers généraux » des Contes et Nouvelles en vers (Amsterdam (Paris), 1762) de La Fontaine. Les figures du Cas de conscience et du Diable de Papefiguière sont ici découvertes, un des éléments qui a poussé ces deux volumes bien au-delà de leur estimation. Le XXe siècle était ensuite représenté à 3 000 euros, une estimation triplée, par l'édition originale d'Au Lavoir noir (Paris, G.L.M., 1936) d'André Breton, un petit in-4° en feuilles, sous couverture de l'éditeur, avec ajour Rhodoïd, intitulé La Bagarre d'Austerlitz par Marcel Duchamp. Il s'agit de l'exemplaire n° 52 sur les 70 imprimés sur normandy vellum teinté. L'un des plus beaux livres illustrés dans le style art nouveau, Les Litanies de la mer (Paris, Albert Bélinac, 1903) de Jean Richepin, ici proposé sur japon, atteignait 1 700 euros. Chaque page est ornée d'une aquarelle d'après Henri Caruchet, l'ensemble étant relié par Visinand en maroquin bleu à la couverture illustrée en couleurs.
samedi 20 mars 2004
samedi 20 mars 2004 - 13:30
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Un bébé jumeau vers 1889, période Émile Louis Jumeau, à tête en biscuit pressé, à bouche fermée, aux yeux fixes bleus en émail, aux oreilles rapportées et au corps articulé en composition et bois avec poignets fixes (H. 65 cm) respectait à 8 000 euros son estimation basse. Il fallait prévoir 7 400 euros pour emporter un bébé Schmitt à tête en biscuit pressé, à bouche fermée, aux yeux fixes bleus en émail, au corps articulé en composition à boules en bois et aux poignets fixes (H. 42 cm). Il porte des boucles d'oreilles en camées miniatures, des souliers en cuir de la maison Achille Pannier et des habits façon ancienne. Passons à la mode avec, à 5 000 euros, une poupée parisienne de la maison Jumeau vers 1875, période Émile Louis Jumeau, à tête en biscuit pressé pivotante sur collerette, à bouche fermée, aux yeux fixes bleus en émail et au corps d'origine en peau ployant avec doigts séparés (H. 56 cm, accidents signalés). Elle est vêtue de ses dessous et d'une robe en coton blanc d'origine. 3 600 euros étaient nécessaires pour obtenir une « poupée dame » vers 1913, fabrication de la SFBJ. Elle possède une tête importée d'Allemagne de la maison Simon & Halbig en biscuit coulé, où la bouche est fermée et où les yeux mobiles bleus sont en émail. Le corps en composition est entièrement articulé (H. 38 cm). Elle est élégamment vêtue de son costume d'origine en soie assorti d'un chapeau à plume en velours. Les poupées de petites tailles tiraient bien leur épingle du jeu. Un bébé de fabrication française vers 1880 montait à 5 900 euros au double de son estimation. Il est à tête en biscuit pressé de la porcelainerie de François Gaultier, bouche fermée, yeux fixes bleu en émail, le corps articulé en composition et bois (H. 24 cm). Estimation dépassée toujours pour une mignonnette articulée (H. 13 cm) vers 1880, entièrement en biscuit, modèle « à la tonkinoise » de François Gaultier avec une tête pleine dotée au sommet d'un longue queue de cheval et se caractérisant par une bouche fermée et des yeux fixes noir en émail. Elle est vêtue d'origine d'un large pantalon en coton blanc et d'un manteau en tissu brodé à bordure de soie, complété d'un chapeau de paille.
mercredi 17 mars 2004
La plus grande surprise de cette vente venait d'une tabatière en or et émail d'époque Louis XV, adjugée 66 000 euros sur une estimation haute de 12 000 (77 840 euros frais compris. Tabatière en or ciselé et émaillé. Poinçon de charge 1756-1762. Poinçon de la Maison Commune 1756-1757. Maître orfèvre : Jean Marc Antoine Ecosse. H. 2,9 cm, l. 5,4 cm, prof : 4,2 cm. On appelle tabatières d'avare celles qui sont dotées d'une petite ouverture ne laissant échapper qu'un peu de leur précieux contenu. Cette boîte ne correspond pas vraiment à cette définition, mais son propriétaire devait être avare de son tabac puisqu'elle se singularise par sa très petite taille. Par contre, il ne l'était pas en ce qui concerne le contenant tant elle rivalise de virtuosité et de luxe avec des modèles bien plus grands. Quant à son moderne acquéreur, un buxidanicophile prospère, il n'hésitait pas à la pousser jusqu'à 66 000 euros, sur une estimation déjà conséquente de 12 000 euros. Cette tabatière relève autant de l'art de la miniature que de celui de l'orfèvrerie. Le cartouche émaillé d'un bouquet de fleurs dans un panier sur un entablement n'excède pas les 3 cm de large. Il est complété sur les côtés, aux 4 points cardinaux, d'un décor fleuri similaire moitié moins grand mais qui, par rapport aux 19 minuscules réserves émaillées de brindilles en camaïeu brun, à l'air d'un grand morceau de peinture, digne de figurer au Salon ! Cette plongée vers l'infiniment petit n'aurait sans doute pas déplu à Pascal, le sujet étant plus gracieux qu'une patte de ciron... Aucune indication concernant l'émailleur de talent ayant réalisé ces prodiges, mais l'orfèvre, Jean-Marc-Antoine Ecosse, auteur des alentours tout aussi agréablement et minutieusement exécutés, a laissé son poinçon. Ce dernier est reçu maître en 1755, soit peu de temps avant la confection de cette boîte portant le poinçon de la lettre Q de Maison Commune, équivalant aux années 1756-1757. Enfin, signalons que cette tabatière provient de la succession du marquis de Amodio, dont l'essentiel fait l'objet d'une vente le 7 avril prochain.). Elle provient de la succession du marquis d'Amodio, tout comme un encrier à deux godets, travail de Trapani en Sicile de la fin du XVIIe, début du XVIIIe siècle. Il est en bronze doré et ajouré, incrusté de corail dans les jours dessinant des volutes ou des godrons. Les deux godets hexagonaux à angles émaillés bleu et vert encadrent une statuette de jeune femme tenant la bobèche du bougeoir, le plateau à pans étant campé sur 4 pieds griffes. Au Moyen-Âge, la ville de Trapani était le grand centre de pêche et de commerce du corail, spécificité qu'elle a perdu par la suite au profit d'autres ports méditerranéens, tout en conservant son savoir-faire dans des ateliers particulièrement actifs aux XVIIe et XVIIIe siècles. Pour les bijoux, retenons les 13 100 euros décrochés au-dessus de l'estimation par un bracelet ruban signé de Federico Buccellati. Il est en or jaune articulé de 21 motifs rectangulaires très finement ciselés et sertis de diamants sur or gris. Revenons du côté des vitrines avec, à 15 000 euros, une estimation décuplée pour une boîte bombée en émail, montée en or (diam. : 6 cm), travail de la fin du XVIIe, début du XVIIIe siècle. Elle est ornée de scènes symbolisant l'Ancien et le Nouveau Testament, l'intérieur et la carrure présentant des paysages d'Italie animés de personnages. Un précieux couvercle de tabatière en or (diam. : 7,8 cm), transformé en cadre à poser, grimpait à 8 000 euros. Il contient une miniature à la gouache sur vélin (diam : 4,6 cm) d'Henri Joseph Van Blarenberghe (1741-1826), datée de 1768 et montrant des réjouissances paysannes aux abords d'un hameau. La large bordure amatie est cerclée d'un entrelacs de feuillages et de perles émaillé vert et blanc. Pour l'orfèvrerie, retenons les grâces néoclassiques d'une soupière ovale à piédouche (poids 3 782 g) et d'une paire de légumiers assortis (poids 2 570 g), poinçonnés Paris 1798-1809, travail de l'orfèvre Jean-Charles Cahiers, adjugés respectivement 11 000 et 7 500 euros. L'argenterie moderne se distinguait par les 13 600 euros totalisés par une suite de 18 assiettes de présentation (poids 14 327 g) à 7 contours moulurés.
dimanche 14 mars 2004
Pour un résultat total de 197 000 euros concernant une collection de 150 lots environ, cette vente confirmait l'attrait des collectionneurs français et étrangers pour ces okimono japonais. La meilleure enchère revenait à un important groupe représentant deux enfant, l'un montrant une écrevisse à l'autre. Adjugé 13 000 euros, il est signé de l'école de Tokyo de la fin du XIXe siècle. Toujours sur le thème de la pêche, une statuette signée Munehide, représentant un pêcheur tenant un poisson dans une main, sa canne dans l'autre, trouvait preneur à 9 000 euros. 5 000 euros saluaient respectivement deux groupes, l'un représentant deux pêcheurs sur un promontoire de la fin du XIXe siècle et l'autre un pêcheur sur un rocher des cormorans posés sur l'épaule, un jeune enfant à ses côtés. Illustrant un tout autre thème, un vigneron tenant une branche de raisin été adjugé 7 600 euros. Enfin, une statuette d'éléphant signée Koraku était emportée à 2 050 euros.
samedi 13 mars 2004
samedi 13 mars 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les terres cuites de la Chine des Han (206 av. J.-C. - 220) étaient dans cette vacation les plus demandées. Un cheval debout piaffant (H. 110 cm) en terre cuite grise à engobe rouge allait à 3 800 euros, suivi à 2 900 euros par un grand servant de cour en terre cuite grise (H. 57,5 cm). Un autre cheval debout en terre cuite à trace de polychromie (H. 59 cm) recueillait 1 550 euros. Il est figuré la gueule ouverte et sa queue est amovible. Pour les Tang (618-907), relevons les 2 000 euros d'une fat lady en terre cuite ocre à engobe et polychromie (H. 33 cm), tenant ses mains jointes. 1 700 euros étaient portés sur une cavalière à coiffure stylisée et aux mains en mouvement, statuette en terre cuite à engobe et polychromie (H. 46,3 cm). Refermons cette vente et la semaine parisienne à 1 500 euros avec le sourire d'une tête de bouddha en stuc (H. 17 cm) illustrant les grâces de l'art greco-bouddhique du Gandhara (Ie-IVe siècle).
mercredi 03 mars 2004
mercredi 03 mars 2004 - 14:00
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Pour passer à son doigt une bague boule en or ajouré vers 1950, centrée d'un diamant taillé en brillant (environ 2,4 ct) entouré d'un semis de petit diamants, il fallait compter 5 300 €. Plus spectaculaire, un collier draperie en or gris, serti de diamants (environ 2,2 ct) dessinant des nœuds retenant en chute des rubis ovales facettés (environ 9,5 ct), engrangeait 5 200 €. Sans doute destiné à s'assortir au bleu d'un regard, un bracelet rivière en or gris formant une ligne de saphirs calibrés (environ 22 ct) montait à 4 500 €. Estimation dépassée toujours à 4 200 € avec un collier draperie en or jaune, agrémenté de diamants, de la maison Turner. 4 rangs de diamants de taille brillants sertis clos retiennent un motif piriforme amovible pavé de diamants. Une émeraude colombienne (environ 4,3 ct) entourée de diamants et présentée sur une bague en or de deux tons recueillait 4 100 €. Refermons cette vente à l'heure, grâce à une Jaeger LeCoultre, modèle Reverso vers 1990 à mouvement quartz vendu 3 900 € ; elle est en or jaune à bracelet en cuir, le cadran chemin de fer étant de couleur crème à index à chiffres arabes or.
dimanche 29 février 2004
dimanche 29 février 2004 - 14:30
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Amateurs de bon vin, ce week-end vous est dédié. Près de 1 000 lots de bordeaux et bourgognes, de champagne et de vieux alcools, dans différents millésimes, seront dispersés à cette occasion. Notons un ensemble de 150 bouteilles de côte-rôtie, millésimées 1998 et 1999, entre 150 euros et 220 euros la bouteille, et des bouteilles de la romanée-conti, dont une 1964 estimée 2 200 euros et une de 1971 qui pourrait être cédée à 2 000 euros. Lombrail -Teucquam, SVV.
samedi 28 février 2004
samedi 28 février 2004 - 14:30
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Amateurs de bon vin, ce week-end vous est dédié. Près de 1 000 lots de bordeaux et bourgognes, de champagne et de vieux alcools, dans différents millésimes, seront dispersés à cette occasion. Notons un ensemble de 150 bouteilles de côte-rôtie, millésimées 1998 et 1999, entre 150 euros et 220 euros la bouteille, et des bouteilles de la romanée-conti, dont une 1964 estimée 2 200 euros et une de 1971 qui pourrait être cédée à 2 000 euros. Lombrail -Teucquam, SVV.
vendredi 27 février 2004
vendredi 27 février 2004 - 14:00
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Les estimations étaient ici souvent dépassées. Le lot le plus valeureux, 5 600 euros, concernait 12 petrus de 1988, mais la bouteille la plus chère, 1 700 euros, était une romanée-conti de 1986. La mission-haut-brion de 1955 battait l'auguste petrus de 1988 en obtenant 1 800 euros pour 3 vénérables bouteilles. 12 cheval-blanc de 1982 allaient à 5 100 euros. 12 margaux de 1985 atteignant quant à eux 3 100 euros. Le mouton-rothschild engrangeait une série de bonnes enchères : 12 bouteilles de 1982 s'échangeaient contre 5 000 euros, 12 de 1989 suscitant 1 700 euros, tandis que 6 magnums du même millésime recueillaient 100 euros de moins : 1 600 euros. Cette dernière enchère se répétait non plus dans le Pauillac mais dans le Saint-Émilion sur 12 ausones de 1989.
samedi 21 février 2004
samedi 21 février 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Pour les terres cuites chinoises à engobe et polychromie, la dynastie Tang (618-907) fournissait l'essentiel des meilleures enchères. 4 musiciennes à cheval (H. entre 43,5 et 46 cm) - une joueuse de cymbale, une autre de kong-hou, une troisième de tambour et la dernière de cithare - totalisaient 6 000 euros. Un traditionnel cheval sellé à la patte levée (H. 53,4 cm) atteignait 5 100 euros, poursuivi à 3 900 euros par une joueuse de polo sur son cheval (H. 25 cm), tandis qu'une autre en terre cuite ocre (H. 32 cm) se contentait de 2 500 euros. Cette enchère se répétait sur un cheval sellé à la patte levée (H. 42,5 cm). Terminons à 2 600 euros avec la dynastie Ming (1368-1643) et une paire de lo-hans debout en méditation (H. 66 cm), pièces en bois sculpté polychrome à rehauts de dorure.
samedi 31 janvier 2004
samedi 31 janvier 2004 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
En figure de proue de cette vente, en voilà justement une à 17 000 euros représentant un sauvage vêtu à l'antique. Elle est en bois et date du milieu du XIXe siècle (20 254 euros frais compris. Figure de proue, bois. Milieu du XIXe siècle. H. 150 cm. Cette fière figure de proue, estimée au plus haut 12 000 euros, était poussée par le vent des enchères jusqu'à 17 000 euros. Elle salue dignement la fermeture de l'exposition du musée de la Marine, « Les génies de la mer », qui faisait le point sur la décoration navale du XVIIe au XIXe siècle. Par son emplacement, la figure de proue est l'élément décoratif le plus important, qui subsistera jusqu'à la disparition des grands voiliers à la fin du XIXe siècle. Véritable emblème du navire, point de convergence des lignes de l'étrave, elle ouvre la route océane et affronte les pires tempêtes. Face aux incertitudes et aux dangers des voyages maritimes, elle a pour les marins valeur d'icône protectrice. Dans l'Antiquité, on lui fait des offrandes pour s'attirer la clémence des dieux. Bénie par l'église, elle offre aux chrétiens le salut de leur âme en cas de naufrage. Elle représente aussi le symbole de la terre et de l'eau, le trait d'union d'un continent à l'autre et permet d'assimiler le navire à un organe vivant, être humain, animal réel ou fantastique. Elle donne corps au nom du navire, souvent féminin. Le primat de l'efficacité technique sur le symbolique va chasser cet emblème. Le paquebot géant allemand Imperator, lancé en 1913, arborait cependant une figure de proue, un aigle enserrant un globe avec la mention « Le monde est mon royaume ». Cet ornement incongru, hâtivement rajouté pour lui permettre de battre en longueur un concurrent anglais, l'Aquitania, ne résista pas à une tempête qui lui coupa les ailes. La fin d'un emblème aux accents prémonitoires !). Pour guider les marins téméraires, il fallait en plus de cet ornement naval une paire de globes terrestre et céleste, vendue 10 000 euros. Ils sont signés par Delamarche et datés de 1808 (Diam : 17 cm), le cercle méridien et les tables étant en carton et papier (Diam. total : 28 cm). Datant également du premier Empire, une maquette de ponton en bois d'une frégate armée de 50 canons (L. 45 cm) se négociait 4 800 euros, sous son estimation. Son gréement est finement exécuté, la poupe est sculptée de deux lions et la figure de proue représente un guerrier antique. À 7 000 euros, estimation basse respectée pour une aquarelle d'Antoine Roux datée de 1807, représentant le Combat de la corvette « Le Décius » contre la frégate anglaise « Lapwing » qui se déroula le 26.11.1796 (47 x 65 cm). Plus pacifique, un dessin aquarellé et gouaché de Gilbert Pajot (1902-1956) montrant Le Dundee thonier « Le Doux Zéphyr » du port des Sables-d'Olonnes ... avec 700 thons frais ... (37 x 53 cm) n'en remportait pas moins une victoire à 3 800 euros. Pour les livres, relevons les 1 800 euros du 2e voyage dans l'Hémisphère austral et autour du monde... (Paris, Hôtel de Thou, 1778) du capitaine Cook, complet de ses 67 planches ou encore les 1 600 euros du Tableau historique de la pêche à la baleine (Paris, Fuschs, 1800) de S.B.J. Noël. En fin de catalogue, un ensemble de mobilier colonial anglais exécutait un parcours sans faute, ponctué de 36 numéros vendus au dessus de l'estimation, à l'image des 1 700 euros réalisés par une commode de marine en teck et laiton en deux parties, ouvrant à 11 tiroirs, dont un à abattant pour former secrétaire (H. 120 cm, l. 104 cm).
mercredi 28 janvier 2004
Dispersion après départ et mobilier d'une maison de campagne anglo-normande à l'affiche de cette salle. On y trouve donc des tableaux, des objets de décoration et du mobilier. Les coups de marteau prévus se situent de quelques dizaines d'euros à 5 000/6 000. 300 lots sont inscrits au catalogue, pour l'essentiel de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe. Miroirs, bancs, miroirs, tapis, vitrines, lampes, glaces, parties de services de table, armoires, porte-parapluies, flambeaux, assiettes en faïence, cache-pots, tentures en broderie, statuettes, coffres et confituriers se partagent l'après-midi. La plus attendue est une petite commode Louis XVI à ressaut central, marquetée en aile de papillon et plateau de marbre gris veiné pour laquelle 5 000/6 000 euros sont prévus. Damien Libert, SVV.
mardi 27 janvier 2004
mardi 27 janvier 2004 - 14:00
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Vente de spécialités dans cette salle et place aux bijoux. La vedette de l'après-midi est une bague solitaire en platine ornée d'un diamant de taille brillant (3,60 ct). Présentée dans son écrin, elle est espérée entre 11 000 et 12 000 euros. Disposant de 5 000 euros environ, on pourra se déplacer pour une autre, en or gris cette fois, et sertie de trois diamants de taille brillant (2,25 ct), tandis que pour 3 600/3 800 euros environ, on pourra espérer repartir avec un collier tour de cou en or gris formé d'une rivière d'aigues-marines ovales alternées de barrettes de diamants. Quelques centaines d'euros à 2 500 environ, telle est la fourchette de prix attendue ici pour des bagues ornées de pierres précieuses ou semi-précieuses, des montres-bracelets, bracelets, colliers, broches, pendentifs, boucles d'oreilles, épingles de cravate et croix. Lombrail Teucquam Maison de Ventes, SVV, Mme Salanne.
dimanche 25 janvier 2004
dimanche 25 janvier 2004 - 14:30
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Après les fêtes, voici l'occasion de réorganiser sa cave. Durant deux après-midi donc, des bordeaux, des bourgognes côtoieront des vins jaunes, des champagnes et autres cognacs. La célèbre romanée-conti est bien sûr à l'honneur et on a aussi remarqué un lot de 12 bouteilles de pommard 1er cru de 1952, estimé 314 euros. Lombrail, Teucquam, SVV. M. Maratier.
dimanche 25 janvier 2004 - 13:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les terres cuites chinoises composaient l'essentiel de cette vente. Les Han (206 av. J.-C.- 220) étaient représentés à 4 500 euros par un guerrier lancier debout s'apprêtant à lancer son arme (H. 58,2 cm). Pour un peu moins, 4 000 euros, on obtenait un cavalier amovible sur sa monture (H. 53,5 cm). Pour les Six Dynasties (420-589), retenons à 2 400 euros un cheval en mouvement avec sa cavalière amovible (H. 39,5 cm). 2 400 euros se répétaient pour les Sui (589-618) sur un chameau à glaçure tilleul portant une besace contenant du gibier (H. 29 cm). Les Tang (618-907) concentraient les trois résultats suivants : 2 500 euros s'affichaient sur un chariot tiré par un buffle (H. 30 et 19,5 cm), 2 650 euros sur une joueuse de polo sur un cheval en extension (H. 27,5 cm) et 2 600 euros sur une autre joueuse de polo et sa monture.
samedi 24 janvier 2004
samedi 24 janvier 2004 - 14:30
La Varenne-Saint-Hilaire - 21, avenue de Balzac...
Lombrail, Teucquam Maison de ventes
Après les fêtes, voici l'occasion de réorganiser sa cave. Durant deux après-midi donc, des bordeaux, des bourgognes côtoieront des vins jaunes, des champagnes et autres cognacs. La célèbre romanée-conti est bien sûr à l'honneur et on a aussi remarqué un lot de 12 bouteilles de pommard 1er cru de 1952, estimé 314 euros. Lombrail, Teucquam, SVV. M. Maratier.
lundi 22 décembre 2003
lundi 22 décembre 2003 - 14:15
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Le meilleur prix était enregistré en début d'après-midi, sur le numéro 50 du catalogue : un ensemble de 34 fascicules in-4° brochés de La Gazette du bon ton, célèbre revue des années 1912-1925 concernant les arts, les modes et les frivolités, qu'un visiteur s'offrait pour 9 800 euros. Deux enchères proches l'une de l'autre récompensaient des ouvrages bien différents. Ainsi, et c'est à 8 500 euros que partait une édition originale du Journal du voyage fait au Siam en 1685 et 1686 par l'abbé François-Timoléon de Choisy (Paris, 1687), présentée dans une reliure armoriée de l'époque en maroquin rouge, à 8 000 euros qu'un connaisseur s'offrait un rapport manuscrit signé et daté du 23 avril 1788 de Lavoisier et Berthelot concernant un Appareil dont l'objet est de décomposer l'eau par le charbon de bois et d'obtenir du gaz inflammable ou hydrogène pour en remplir les machines aérostatiques... Tout un programme ! Retour au chapitre des voyages avec une enchère à 4 600 euros pour deux volumes in-4° de Pierre-François-Xavier de Charlevoix sur L'Histoire de l'Isle espagnole ou de Saint-Domingue... (Paris, 1730-31), livrés en éditions originales complètes des cartes et des plans et munies des armoiries de la ville de Lyon sur un habillage de plein veau moucheté. Résultat plus modeste pour un ensemble de 3 ouvrages en 2 volumes in-folio de botanique publiés à Anvers et Leyde en 1601, 1605 et 1611 et présentés dans une reliure de veau marbré du XVIIIe. 3 500 euros accueillait ici ces traités du botaniste belge, Charles de l'Écluse, relatant une histoire des plantes rares, intitulée Rariorum plantarum historia. On citera enfin les 3 100 euros prononcés un volume in-folio de Bénigne Griguette (Dijon, 1656) dans une reliure de l'époque en vélin souple, intitulé Les Armes triomphantes de son altesse, monseigneur, le duc d'Épernon pour le souvenir de son heureuse entrée dans la ville de Dijon le huitième jour du mois de May 1656, et les 3 000 euros d'un in-4° d'économie dans une reliure armoriée de l'époque de maroquin rouge de monsieur de Mante, titré Traité des prairies artificielles, des enclos et de l'éducation des moutons de race anglaise (Paris, 1778).
dimanche 21 décembre 2003
dimanche 21 décembre 2003 - 14:30
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
La vente est consacrée aux bijoux, à l'argenterie et aux objets de vitrine. Au programme donc, des bagues, des alliances, des broches, des pendentifs et autres bracelets... À noter, une rivière de diamants baguettes de 12 ct environ ainsi que de nombreux colliers en or. Lombrail et Teucquam SVV. Mme Salanne.
vendredi 19 décembre 2003
vendredi 19 décembre 2003 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
c'est entre 150 à 10 000 € que sont estimés les objets présentés dans cette salle. Un seul thème, les bijoux, mais de nombreuses déclinaisons pour ces pièces de la fin du XIXe aux années 1970, griffés Cartier, Boucheron, O.J. Perrin, Mauboussin ou Van Cleef & Arpels pour certains, anonymes pour d'autres, régionaux pour quelques-uns. Ils sont ornés de pierres précieuses, semi-précieuses, de camées, d'émail, de perles ou de corail. En vitrines, des bagues, alliances, barrettes, colliers, bracelets, pendentifs, boutons de manchette, croix et médailles, boucles d'oreilles, broches, sautoirs ou collerettes, épingles de cravate, des barrettes, des alliances, des chaînes, des colliers de perles et quelques pierres sur papier. Les bracelets-montres complètent ce programme, d'hommes ou de dames, en or ou en acier, des maisons Rolex, Piaget, Ébel, Longines, Boucheron, Movado, Breitling, Cartier ou Vacheron Constantin. Néret-Minet, SVV., M. Touret.
jeudi 18 décembre 2003
jeudi 18 décembre 2003 - 14:00
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Lombrail, Teucquam Maison de ventes
mercredi 17 décembre 2003
mercredi 17 décembre 2003 - 14:00
Salle 15 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Paris Enchères - Collin du Bocage
Estimé 30 000 euros, un guéridon de style Directoire de la fin du XIXe siècle signé sur la ceinture de François Linke montait à 70 000 euros (Diam. : 101 cm). Le plateau et le socle sont en placage de loupe de Thuya marqueté en feuille dans des filets d'ébène, le piètement formé de 2 montants en crosse à pieds griffes en bronze doré, amortis en partie haute par une statuette de sirène ailée en bronze patiné. Le socle carré à bords concaves porte en son centre un vase en porcelaine à fond bleu fouetté. Linke s'est ici inspiré d'un guéridon conservé au château de Fontainebleau, le modèle des sirènes ailées provenant de la console de Georges Jacob conservée au musée du Louvre. Restons à 55 000 euros dans l'ameublement de style avec une commode à ressaut de style Louis XVI de la fin du XIXe siècle, estampillée d'Henry Dasson et datée de 1889. Elle copie un modèle de Riesener livré au garde-meuble de la couronne sous Louis XVI et dont un exemplaire est conservé à la Frick collection à New York. Le ressaut à marqueterie de fleurs et de feuillages est centré d'un médaillon en bronze doré dans le goût de Clodion ; il est encadré de panneaux marquetés de croisillons. Le meuble possède une riche ornementation de bronzes dorés. Ouvrant à 2 vantaux inégaux et 3 tiroirs, il est coiffé d'un marbre brèche. À 56 000 euros, estimation triplée pour un cheval en bronze patiné de la première moitié du XVIIe siècle (H. 25 cm), réalisée par l'entourage d'Antonio Susini d'après le modèle de Jean de Bologne conçu pour la statue équestre du duc Côme de Médicis (voir encadré page 31 de la Gazette n° 44).
samedi 13 décembre 2003
samedi 13 décembre 2003 - 13:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Un élan scythe en or repoussé (3 g, L. 4 cm) du Ve siècle av. J.-C. obtenait 2 400 €. Il servait de plaque ornementale pour les vêtements. Les Weï du Nord (386-535) décrochaient 2 300 € pour un cheval en terre cuite grise à engobe et polychromie (H. 26,5 cm), harnaché de grelots. À 2 900 €, un cheval toujours mais de la dynastie Sui (598-618). En terre cuite à glaçure partielle tilleul et comportant des traces de polychromie, il est paré d'une selle évasée et d'une crinière striée. À 2 100 €, estimation plus que doublée pour une tête de matriarche en stuc avec polychromie (H. 47 cm), d'époque Ming (1368-1643).
vendredi 12 décembre 2003
vendredi 12 décembre 2003 - 14:30
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Les kachinas hopi étaient à l'honneur, avec, à 14 000 €, le kachina shalako mana hopi vers 1860, ce qui signifie « la jeune fille oiseau géant ». Elle est en peuplier américain polychrome couronnée d'une tabletta qui figure l'importante festivité zuni des oiseaux géants. Vivement colorées, le hemis kachina vers 1920-1930 (H. 33 cm) au masque particulièrement expressif recueillait 6 800 €. Le kachina palakwaï vers 1900-1911 (H. 4 cm) allait à 5 800 €. Elle prend la forme d'une fat doll à l'usage des petites filles. Un hoote vers 1900 (H. 26 cm) aux forts contrastes de rouge, de noir et de jaune, et équipé d'une solide paire de cornes suscitait 5 500 €. C'est un kachina extrêmement populaire pour ses chants. Terminons à 5 400 € avec chakwaina vers 1900 (H. 27 cm) dont la tête ronde noire est surmontée de plumes ligaturées. Elle apparaît lors des danses de Kiva en Janvier.
Dans cette vente au programme classique, les créations de Pierre Charreau se démarquaient nettement. Un canapé deux places vers 1923 en acajou massif, à pieds avant plats, évasés et terminés en crosse, respectait à 76 000 € la fourchette haute de son estimation. Une paire de fauteuils de 1924 en noyer massif, à dossier gondole et montants avant s'évasant en pans coupés pour former les accoudoirs, montait à 42 000 €. Refermons cette parenthèse moderne pour nous intéresser à Aignan-Thomas Desfriches (1715-1800) dont plusieurs huiles sur toile étaient proposées. Une Famille auprès des ruines de l'abbaye de Micy (181,5 x 133 cm) obtenait 23 000 €, poursuivie à 10 000 € par un Chartreux lisant devant les ruines de l'abbaye de Micy (182 x 139 cm). Pour contempler ses toiles à son aise, il fallait 24 000 €, estimation basse frôlée, pour acquérir un canapé confident (L. 327 cm) d'époque Louis XV, à 12 pieds cambrés, estampillé par Jean-Baptiste Lebas, passé maître en 1756. Il est en hêtre doré mouluré et sculpté, le dossier étant rattaché aux bergères latérales par de gros bouquets de fleurs variées. À 26 000 €, estimation dépassée pour un bureau plat d'époque Louis XVI en acajou et placage d'acajou reposant sur 4 pieds fuselés bagués de bronze et ouvrant à 4 tiroirs en façade, dont un en ceinture, et 2 tirettes latérales. (L. 181,5 cm). Enfin, une tapisserie d'Aubusson d'époque Louis XV (274 x 470 cm) d'après Oudry montait à 17 000 €. Elle montre un chien barbet débusquant un cygne dans les roseaux près d'un cours d'eau entouré d'arbres et, au loin, un pont. Elle comporte une bordure imitant un cadre.
dimanche 07 décembre 2003
Terminons cette semaine avec du lafite-rothschild et plus particulièrement un illustre double magnum de 1870, vendu 12 600 €. 12 bouteilles de 1953 se négociaient 8 000 € et 12 de 1949, 6 600 €. Pour 12 cheval-blanc 1990, il fallait aller à 5 000 €, 6 bouteilles de 1990 marquant quant à elles 2 100 €. Les 6 petrus de 1982 cotaient 9 500 €, 4 bouteilles de 1970, 3 600 €, 3 autres de 2000, 3 100 € et enfin 6 de 1969, 2 400 €. Terminons en Bourgogne avec 3 500 € se répétant aussi bien sur une romanée-conti de 1989, que sur une autre de 1988, l'année 1969 trouvant amateur, toujours pour une bouteille, à 3 400 €.La semaine dernière était notamment marquée par un record mondial, 130 000 €, recueilli par une lettre autographe de Mozart (voir encadré page 61 de la Gazette n° 43). Trois jours avant d'écrire cette lettre, Mozart se trouvait à Vienne chez son ami Jacquin, où il composa le célèbre air Koechel 520 d'après un poème de Gabrielle Van Bamburg (1768-1839). Intitulé Als Luise die Briefe ihres ungertertreuen Liebhabers verbrannte, il présente Louise brûlant les lettres de son amoureux infidèle. Mozart a aussitôt offert cette partition à Geoffroy de Jacquin. Elle était vendue le 3 décembre à Londres chez Christie's pour 241 650 £, soit 356 950 € frais compris. La passion mozartienne recueille deux cent seize ans plus tard 392 900 € frais compris pour des écrits aux échos dramatiques.
samedi 06 décembre 2003
Terminons cette semaine avec du lafite-rothschild et plus particulièrement un illustre double magnum de 1870, vendu 12 600 €. 12 bouteilles de 1953 se négociaient 8 000 € et 12 de 1949, 6 600 €. Pour 12 cheval-blanc 1990, il fallait aller à 5 000 €, 6 bouteilles de 1990 marquant quant à elles 2 100 €. Les 6 petrus de 1982 cotaient 9 500 €, 4 bouteilles de 1970, 3 600 €, 3 autres de 2000, 3 100 € et enfin 6 de 1969, 2 400 €. Terminons en Bourgogne avec 3 500 € se répétant aussi bien sur une romanée-conti de 1989, que sur une autre de 1988, l'année 1969 trouvant amateur, toujours pour une bouteille, à 3 400 €.La semaine dernière était notamment marquée par un record mondial, 130 000 €, recueilli par une lettre autographe de Mozart (voir encadré page 61 de la Gazette n° 43). Trois jours avant d'écrire cette lettre, Mozart se trouvait à Vienne chez son ami Jacquin, où il composa le célèbre air Koechel 520 d'après un poème de Gabrielle Van Bamburg (1768-1839). Intitulé Als Luise die Briefe ihres ungertertreuen Liebhabers verbrannte, il présente Louise brûlant les lettres de son amoureux infidèle. Mozart a aussitôt offert cette partition à Geoffroy de Jacquin. Elle était vendue le 3 décembre à Londres chez Christie's pour 241 650 £, soit 356 950 € frais compris. La passion mozartienne recueille deux cent seize ans plus tard 392 900 € frais compris pour des écrits aux échos dramatiques.
samedi 29 novembre 2003
samedi 29 novembre 2003 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
Éliane Larus récoltait la meilleure enchère de cette vente, 3 100 € obtenus sur un acrylique sur bois de 1992, Le Tagger (100 x 100 cm). Regard parallèle (92 x 73 cm), une technique mixte sur toile de Pierre Dessons se négociait 1 250 €. Pour une encre et acrylique sur panneau de bois de Nathalie Bosco, Mouvement suspendu (40 x 50 cm), il fallait compter 750 €. Maya Lamora nous offrait une Rêverie (100 x 50 cm), une technique mixte sur toile, moyennant 980 €. Franky Boy déclinant à sa manière Le Pont de Sully (81 x 100 cm) à l'acrylique sur toile suscitait 2 700 €. J'aime les odeurs de l'Ylang-Ylang (H. 90 cm), une sculpture en bois flotté, fil de lin et fer de Marc Bourlier nous permet de refermer cette sélection à 1 300 €.
vendredi 21 novembre 2003
La vedette revenait incontestablement aux bronzes de Rodin (389 202 € frais compris. Auguste Rodin (1840-1917), Ève (1881), épreuve en bronze, fonte ancienne d'Alexis Rudier. H. 75 cm. En 4 lots, Auguste Rodin cumulait 585 000 € sur un total d'estimation haute n'excédant pas 260 000 €. Il s'agit de fontes anciennes réalisées dans les ateliers d'Alexis Rudier. Elles proviennent toutes de l'ancienne collection Limet et consorts. Jean Limet était un collaborateur et ami de l'artiste. À elle seule, une Ève repentante empochait 330 000 €. Il fallait 92 000 € pour repartir avec une épreuve en bronze à patine brun-noir foncé de la Faunesse agenouillée (H. 54 cm), réalisée d'après un original de 1884. Les célèbres bourgeois de Calais étaient ensuite justement honorés. Pierre de Wissant (H. 45 cm) allait à 73 000 €, battu à 90 000 € par Andrieu d'Andres (H. 45 cm). Ces deux bronzes sont à patine brun foncé. Ève est une des figures les plus importantes de la monumentale Porte de l'enfer avec Adam, Le Penseur et Les Ombres. Elle a été conçue très tôt, en 1881, la commande par l'État de La Porte de l'enfer datant de 1880, et elle s'inspire à la fois de La Frileuse de Jean-Antoine Houdon et de l'Ève chassée du paradis terrestre, peinte par Michel-Ange sur le plafond de la Sixtine. La grande version de cette sculpture mesure 173 cm. C'est en 1883 que Rodin décide d'en réaliser une petite version, qui obtient aussitôt un grand succès. Elle est exécutée en marbre, et Auguste Vacquerie en acquiert une en 1885 pour la somme de 1 200 F. Les fontes en bronze sont réalisées d'après deux modèles : l'original de 1881 se caractérisant par des zones à l'aspect non fini et une version en pierre sculptée par Antoine Bourdelle entre 1901 et 1906, plus léchée. C'est la première version qui a la préférence des collectionneurs, en raison de son caractère plus expressif). La peinture constituait l'autre point fort de cette vente. 200 000 € revenaient ainsi à l'estimation haute à une huile sur toile monogrammée de Camille Pissarro de 1898, Lavandières à Éragny (38 x 46). À 61 000 €, la fourchette basse de l'estimation était respectée par une huile sur toile d'Armand Guillaumin (1841-1927) montrant des Promeneuses en campagne sur les bords de l'Orge (65 x 81 cm). Une étiquette laisse penser que cette oeuvre a peut-être fait partie de la vente de la collection Hazard qui a eu lieu à la galerie Georges Petit en décembre 1919. Une classique Vue de Venise de la lagune (70 x 113 cm) de Félix Ziem, exécutée à l'huile sur toile, montait à 53 000 € au double de son estimation. Une huile sur toile d'Élisée Maclet vers 1923 au sujet tout aussi traditionnel, Montmartre, la maison de Mimi Pinson et la rue du Mont-Cenis sous la neige (60 x 73 cm) suscitait 15 000 €. Pour l'art contemporain retenons une estimation largement dépassée pour une huile sur toile abstraite de Manuel Cargaleiro de 1987, Paysage bleu, lumière (65 x 54 cm). Terminons avec deux résultats concernant des oeuvres sur papier anciennes. À 21 000 €, estimation multipliée par 7 pour une plume et lavis de Chine d'Abraham Van Stry (1763-1826) chantant Les Joies de l'hiver (34,35 x 51,5 cm). Une gouache d'Henri-Joseph Van Blarenberghe (1741-1826), Paysage fluvial animé d'une fête villageoise (24,5 x 31 cm) atteignait 11 200 €.
mercredi 19 novembre 2003
La surprise de la vente allait à une broche en or gris, sertie de rubis et de diamants. Estimée 5 000 €, elle s'emballait jusqu'à 25 000 €. Le centre, composé d'un diamant de taille ancienne (2,8 ct), entouré de rubis rayonnants, forme en fait l'élément principal d'une ancienne bague. Il est entouré de 4 barrettes de diamants dessinant un carré encadré de 2 barrettes de rubis disposées en pointe. Le prix obtenu n'est pas dû à ce bricolage mais plus sûrement au diamant central dont les reflets rosés indiqueraient peut-être comme provenance les fameuses mines de Golconde en Inde. La pièce phare de la vente, un collier draperie en platine, diamants et émeraudes, signé Chaumet,se trouvait relégué à 15 500 € en deuxième position. Il dépasse cependant légèrement son estimation. Un entrelacs de lignes de diamants et d'émeraudes retient en pendentif une émeraude ovale pesant environ 6,5 ct. Citons encore pour les bijoux un collier draperie formé de brindilles d'or retenant 38 cabochons d'améthyste parsemés de petits diamants brillantés. Pour les objets de vitrine, retenons une boîte d'époque art décor en or gris (8,5 x 7,5 cm) émaillé noir à décor d'un quadrillé et de motifs géométriques répétés, le couvercle centré d'une plaque de nacre à décor de feuillage et de fleurs en relief de corail blanc et d'onyx, piquées de diamants. Pour l'orfèvrerie, arrêtons-nous sur une série de 6 plats en argent (6,639 kg) à bordure moulurée ciselée de palmettes et à l'aile armoriée, qui totalisaient 3 600 €. Pour le plaisir, terminons avec les 750 € d'un amusant pot à miel en argent (370 g) vendu avec sa cuillère. En forme de ruche tressée comme une meule, il est surmonté d'une petite anse torsadée.
lundi 17 novembre 2003
Ouvrons cette semaine avec un record mondial obtenu à 82 000 € par une peinture sur soie de Lê Phô (96 710 € frais compris.Lê Phô (1907-2002) Femme nue alanguie,peinture sur soie. 47 x 33 cm. La peinture vietnamienne est décidément à l'honneur en ce moment. La semaine dernière, Nguyen Phan Chanh recueillait à 51 000 € un record (voir encadré page 68 de la Gazette n° 41). Cette semaine, c'était au tour d'un de ses compatriotes, Lê Phô, d'obtenir le résultat le plus élevé enregistré par une de ses oeuvres : 82 000 €. Ce nu maniériste bat ainsi une chaste Femme et son Enfant dans un jardin (128 x 161 cm), qui avait recueilli 621 400 $ locaux, frais compris, à Hong Kong chez Christie's le 6 juin dernier (69 461 €). Le résultat de cette semaine est d'autant plus remarquable qu'il s'inscrit sur une oeuvre au format intime. La peinture la plus proche par la taille arrive en sixième position (source Artnet), à 175 000 F (28 112 € en valeur réactualisée) pour Le Lotus (65 x 49 cm), une huile sur soie vendue à Paris en décembre 1999 (étude Piasa). L'attrait et la rareté du sujet de l'oeuvre vendue cette semaine expliquent son résultat. Lê Phô est plutôt coutumier de sujets fleuris fournis : bouquets ou femmes dans des jardins ou accommodant des compositions florales. Là, seule subsiste une fleur de lotus. La position tourmentée et mouvementée de la femme est également inhabituelle pour Lê Phô, qui privilégie plutôt les attitudes calmes et statiques. Une oeuvre à part, donc, dans la production de l'artiste. Comme Nguyen Phan Chanh, Lê Phô fait partie de la première promotion à être sortie de l'École des beaux-arts d'Indochine. Anne Doridou signalait dans son article page 213 de la Gazette 2002 n° 37 que « ses tableaux trahissent l'influence paisible des soies de Phan Chanh dans des tons un peu sourds, mais dans une composition très structurée par un pinceau vigoureux ». En 1931, il seconde son maître, Victor Tardieu, dans l'organisation de l'Exposition coloniale à Paris. Lê Phô se fixe définitivement en France en 1937). Restons au Vietnam avec l'art du laque et un de ses maîtres, Nguyen Gia Tri (1908-1993), auteur d'un paravent à 6 feuilles en bois laqué rouge, noir et or avec des incrustations de nacre et de coquilles d'oeuf (100 x 198 cm), adjugé 65 000 € sur une estimation haute de 50 000. Il est daté de 1940 et montre des personnages dans un paysage, le revers étant laqué noir. La peinture occidentale recueillait en comparaison des résultats plus mesurés. Débutons à 15 000 € avec une toile de Pietro de Navarra, actif à la fin du XVIIesiècle, Composition aux raisins, grenades et figues sur fond de paysage (47 x 66,5 cm). À 11 500 €, estimation dépassée pour une toile de Louis-Michel Van Loo (1707-1771), Portrait de jeune fille (72 x 59 cm). Changement de ton à 36 000 €, une estimation doublée, avec une huile sur toile de Fabius Brest (1823-1900), Araba au Bosphore (37 x 67 cm). Une autre bataille d'enchères emportait à 29 000 € un pastel de Camille Pissarro (1830-1903), Arbre à Eragny (22,5 x 28,5 cm). Il est daté de 1891. le Portrait de Pierre Lafitte (38 x 27 cm), dont la collection était ici dispersée, une aquarelle sur trait de crayon de Kees Van Dongen (1877-1968), allait à 12 500 €. Il était battu à 14 500 € par une gouache d'Eugène Galien-Laloue (1854-1941) montrant La Place de la République (25,5 x 33,5 cm). Pour la céramique, signalons deux résultats obtenus au-dessus des estimations par de la porcelaine de Meissen du XVIIIe siècle, datant de la période de Johann Gregorius Horoldt. Une théière couverte (H. 14 cm) de la période vers 1723 recueillait 13 000 $, un peu plus du double de son estimation. La base de son bec verseur est en forme de masque d'homme barbu. Le corps est décoré en polychromie et or de scènes chinoises d'après le codex Shulz, placées dans des réserves. Cette théière porte la marque de la manufacture K.P.M. et porte à l'or le n° 85, que l'on retrouve sous le couvercle. Un pot à lait couvert tripode (H. 11 cm) vers 1725-1730 montait quant à lui à 10 000 €. De forme pansue, il est accolé d'une anse mouvementée, son décor étant de même inspiration que celui de la théière. À titre de comparaison, une verseuse (H. 16 cm) vers 1725-1730, portant le même décor se contentait de 3 500 €. Il lui manque son couvercle.
samedi 15 novembre 2003
Cette vacation est consacrée aux grands vins et alcools, avec un ensemble de grands bordeaux rouges et blancs (château-certan, petrus, haut-brion, margaux, yquem, la tour blanche...). Parmi les bourgognes, citons corton, montrachet, la tache, qui côtoient divers vins d'Autriche, des champagnes,de très vieux apéritifs et des cognacs... Lombrail, Teucquam, SVV. M. Maratier.