Agenda des ventes

50000 ventes
jeudi 18 juin 2015
jeudi 18 juin 2015
Marseille - 5, rue Vincent-Courdouan - 13006
Leclere - Maison de ventes ,
De Baecque et Associés
jeudi 18 juin 2015 - Live
Salle 8 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Thierry Desbenoit
jeudi 18 juin 2015 - 14:00
Nancy - 12-14, rue du Placieux - 54029
Hôtel des ventes Anticthermal - Nancy
Jean Prouvé, l’architecte designer lorrain, maître de la tôle pliée, remportait la palme des enchères lors de cette vente nancéienne. La fameuse chaise dite Standard, fabriquée en tubes d’acier laqué, tôle et multipli chêne, obtenait 7 200 €. Provenant d’une cité universitaire, un bureau table, également œuvre de Jean Prouvé, était emporté à 5 100 €. Une suite de trois fauteuils par le concepteur italien Harry Bertoia, édités par Knoll International, récoltait 2 500 €. Quant à un lot de luminaires par Jean Perzell, il brillait à 1 600 €. Revenons aux arts décoratifs lorrains avec les 1 400 € accordés à un vase boule réalisé en émaux de Longwy ; cette œuvre de Danillo Curetti représente le paquebot France.
10 000 € étaient obtenus sur une paire de défenses d’éléphant vendues avec CITES, pesant respectivement 15 et 16,5 kg. Mentionnons les 8 000 € payés pour une deuxième paire de défenses d’éléphant, pesant chacune 14 kg. On enregistrait 7 000 € sur une charmante commode ouvrant par quatre tiroirs sur trois rangs ; datant du début du XVIIIe, elle a été fabriquée en placage de bois naturel marqueté en feuilles. Retenons les 3 850 € inscrits sur Palais, pavillon et jardins construits par Castiglione dans le domaine impérial de Yuan Ming Yuan au palais d’Été à Pékin, d’après Giuseppe Castiglione, une édition de 1783-1786. Un lampadaire attribué à Jacques Adnet au fût quadrangulaire, gainé de parchemin, sommé d’un abat-jour en cuir noir et parchemin, brillait à 3 800 €. Un vase d’Émile Gallé embelli de fleurs séduisait un amateur à 3 100 €. Cette même enchère se dirigeait vers un ostensoir en argent doré et finement ciselé ; œuvre de Placide Poussielgue-Rusant, pensant 5,2 kg, il s’agrémente de personnages du Nouveau Testament. Revenons à l’art nouveau avec les 3 000 € octroyés à un vase en verre épais bleu, signé «Daum Nancy», rehaussé d’une croix de Lorraine.
Les estimations ont décuplé pour adopter une toile représentant le Portrait d’un jeune villageois au chapeau, une œuvre de l’école française de la première moitié du XVIIIe ; il était adopté à 32 000 €. Au chapitre des dessins, Hubert Robert atteignait 5 000 € avec une sanguine montrant Le Colisée. Passons aux objets d’art avec les 4 300 € enregistrés sur un grand plat en faïence de Moustiers, datant du XVIIIe et présentant un décor à la Berain. Un service de table en faïence dessiné par Émile Gallé pour la manufacture de Saint-Clément était emporté à 2 000 €. Une charmante paire de candélabres en bronze doré et porcelaine, à fond bleu, brillait à 2 250 € ; comportant six bras de lumière, elle a été réalisée au XIXe, suivant le style Louis XVI. Finissons par les 3 200 € inscrits sur une élégante pendule en bronze ciselé et doré, également de style Louis XVI et du XIXe ; créée dans le goût des productions de Robert Osmond, elle s’anime d’un cadran signé Balthazar Paris.
jeudi 18 juin 2015 - 14:00
Tours - 20, rue Michel-Colombe - 37000
François Odent Hôtel des Ventes Michel Colombe
Au sommaire de ce rendez-vous d’enchères classique, une ménagère en argent au poinçon de Minerve de style Louis XV (1 800/2 000 €), un fauteuil cabriolet Louis XV estampillé Boulard (400 €) et une toile de Jeff Friboulet, Les Moissons (400/500 €).
À 14 h 30 débutera la dispersion de l’entier mobilier d’une belle maison bourgeoise, dont la localisation exacte ne sera révélée que quelques jours avant la vente. Des nombreux bibelots, meubles et tableaux au programme, nous retiendrons un mobilier de salon Napoléon III en bois doré, à belle garniture de tapisserie fleurie de Beauvais (4 000/5 000 €), une pendule portique de la fin du XVIIIe en marbre blanc et bronze doré, à décor d’Égyptiennes, griffons et aigle (1 500/2 000 €), et une paire de paysages animés de l’école romantique (1 000/1 500 €).
jeudi 18 juin 2015 - 11:00,14:30
Senlis - 63, rue du Faubourg-Saint-Martin - 6...
Actéon - Hôtel des ventes de Senlis ,
Le Coënt - de Beaulieu
Une vitrine en bois de placage à côtés galbés, du début du XXe, partait à 2 800 €. Il fallait prévoir 2 200 € pour décrocher une toile de Jules-René Hervé titrée Bonjour mes filles !. On engageait 2 100 € sur un cuivre attribué à l’école française du début du XIXe et montrant La Joueuse de mandoline. Une table en fer forgé laqué vert, partiellement doré, vers 1950, s’élevait à 1 650 €. À 1 600 €, vous enleviez enfin une pendule façonnée en bronze, agrémentée de verre, présentant un cadran marqué «L’Épée» à Paris.
jeudi 18 juin 2015 - 10:00,14:00,17:00
118, rue du Faubourg-Saint-Honoré - 118, rue du...
Piasa
Place aux bijoux avec les 36 000 € d’un collier de Cartier des années 1950-1960 en or gris et platine, à barrettes pavées de diamants ronds, réunissant des carrés sertis de diamants ronds et navette plus importants en chute. 12 000 € tictaquaient sur une pendulette de table Boucheron en agate mousse (diam. 11,5 cm), le cadran guilloché à décor rayonnant, les aiguilles serties de diamants taillés en rose. À 8 500 €, les prévisions étaient triplées pour un bracelet art déco articulé en or, à décor géométrique de lapis-lazuli et émail bleu.
jeudi 18 juin 2015 - 10:00,13:45
Saint-Maurice - Les Ellipses, 3, avenue du Chemin-de-Presles...
D.N.I.D Saint Maurice (Justice)
Réunis pour former parure, une bague en platine sertie d’un diamant d’environ 2,90 ct, et une paire de boutons d’oreilles en or gris à motifs pyramidaux ornés de brillants, obtenaient 10 220 €. Signée Cartier, une bague en or jaune centrée d’un rubis poire traité de 1,80 ct, dans un pavage de brillants totalisant quelque 3,50 ct, partait pour 3 850 €, malgré une égrisure. Côté montres, 9 350 € étaient à prévoir pour un chronographe Audemars Piguet «royal oak», de la série limitée à vingt exemplaires «The national classic tour» en 2008.
Du côté des tableaux, 9 500 € étaient recueillis sur une Nature morte attribuée à l’école française du XVIIe siècle. 4 900 € étaient ensuite accordés à une paire de toiles proposées en pendant ; représentant un couple de qualité, elles sont attribuées à l’école française du XVIIIe. Une toile montrant un paysage animé, œuvre de l’école italienne du XVIIe, était négociée à 4 000 €. Il vous en coûtait moins, 3 000 €, pour enlever une paire de toiles datant de la fin du XVIIe et intitulées L’Enlèvement. Du côté des peintres orientalistes, Alexandre Roubtzoff se hissait à 2 300 € avec un tableau figurant une Rue à Tunis. Terminons cette vente niçoise par les 3 800 € déboursés en faveur d’un curieux fauteuil italien de bibliothèque, en noyer sculpté au XIXe : il était avancé autour de 1 500 €.
jeudi 18 juin 2015 - 09:00
Drouot-Montmartre - salle A - 21, rue d’Oran -...
L'Huillier & Associés
jeudi 18 juin 2015
Lucerne - Haldenstrasse, 19 - CH-6006
Galerie Fischer
jeudi 18 juin 2015
Bruxelles - Avenue Louis Lepoutre, 51 - B-105...
iBelgica Maison de Vente
jeudi 18 juin 2015
Berne - Laupenstrasse, 41 - CH-3008
Galerie Kornfeld
jeudi 18 juin 2015
Anvers - Hôtel des Ventes 16-22, Verlatstraat...
Bernaerts
mercredi 17 juin 2015
mercredi 17 juin 2015 - 18:00
- -
Vassy-Jalenques
Un ravissant bracelet rigide façonné en or était adjugé 12 600 €. Il vous en coûtait un peu moins, 15 500 €, pour arborer un collier souple, également façonné en or, mais cette fois signé «Boucheron Paris». On enregistrait 27 000 € sur un collier accompagné d’une paire de clips assortis en or jaune, or blanc, agrémentés de brillants et de brillants navette. À 17 000 €, vous emportiez une précieuse bague rehaussée d’une émeraude de Colombie pour 14,21 ct, entourée de brillants. Concluons cette vacation lyonnaise se déroulant dans l’hôtel Sofitel, quai du docteur Gailleton, par les 9 500 € recueillis sur un collier en or à mailles gourmette, agrémentées de quatre médailles antiques, qui est une création de la maison Bulgari.
mercredi 17 juin 2015 - 17:00
Espace Tajan - 37, rue des Mathurins - 75008
Tajan
Époque Louis XIV. Tête de Méduse, plomb doré, 33 x 28,5 cm. Frais compris : 90 400 €.br>Cette tête de Méduse provoquait un courroux d’enchères, son adjudication sifflant à hauteur de 70 000 €, d’après une estimation haute de 6 000. Tout ce qui brille n’est pas or, sa patine revêtant un matériau qui n’a pas la noblesse du bronze mais s’avère beaucoup plus rare, le plomb. Peu de fontes du XVIIe siècle réalisées dans ce métal sont en effet parvenues jusqu’à nous. Elle a été façonnée sous les bons auspices du règne de Louis XIV, dont le symbole darde des rayons de soleil plutôt que des serpents. L’engouement suscité récompense le ciseau du fondeur ayant créé avec maestria la chevelure de notre gorgone, grouillante de caducées et d’où émergent deux ailes, une sauvagerie qui contraste heureusement avec le faciès classique de Méduse. Dans la notice du catalogue, l’expert Alexandre Lacroix explique que peu d’artisans au XVIIe siècle sont capables d’une telle maîtrise technique. Et de rapprocher notre œuvre du travail des frères fondeurs Jean-Jacques (1635-1700) et Balthazar (1638-1702) Keller. Originaires d’une famille d’orfèvres zurichois, ils sont engagés par Colbert comme fondeurs de canons, faisant passer cette industrie du stade artisanal à celui de production nationale de masse, grâce à la conception en 1669 de la fonderie de Douai. En 1670, Louvois recrute Balthazar pour fondre des pots en bronze, destinés à l’une de ses propriétés, puis en 1683 pour couler l’ensemble des bronzes du parc du château de Versailles, l’Arsenal ayant été reconverti en fonderie d’art sous la direction de Girardon. Ce dernier confie en 1691 à Balthazar la fonte de sa statue équestre du souverain, la première en France à être réalisée d’un seul jet. De l’artillerie à la sculpture, les frères Keller ont profondément modifié l’art de la fonte dans notre pays.br>br>Ce menu classique voyait une tête de Méduse d’époque Louis XIV en plomb doré pourchassée jusqu’à 70 000 €. Direction ensuite, Limoges vers 1510, à 387 000 € avec deux plaques en émail peint sur cuivre (21,5 x 7,5 cm chaque) de l’atelier du Maître du triptyque d’Orléans, figurant respectivement saint Paul et saint Pierre, placés chacun sous un dais, sur un semis de mille-fleurs en paillon. Ces volets de triptyque ont été peints d’après le même carton que d’autres de la collection Carrand, au musée de Bargello à Florence. Le mobilier était dominé par les 30 000 € d’un bureau Mazarin d’époque Louis XIV, en placage de palissandre et bois de rapport, à riche marqueterie d’une coupe fleurie avec jasmins sur le plateau, oiseaux et papillons, le reste du meuble étant orné de cornes d’abondance (l. 134 cm). Il repose sur huit pieds console à entretoise en «X». Citons au passage les 15 000 € d’un mobilier de jardin d’hiver de Perret Vibert pour la Maison des bambous de la fin du XIXe-début du XXe siècle, comprenant une banquette, deux chaises, deux fauteuils et une table basse. Il est à motifs de bambous entrelacés de rotin laqué blanc et bleu, les dossiers et la tablette d’entretoise de la table ornés d’un médaillon en faïence polychrome de Longwy, à décor de fleurs et oiseaux. L’archéologie faisait une incursion à 21 000 € grâce à un masque de sarcophage égyptien du IIe siècle en stuc avec pigments, les yeux en verre rapportés (h. 23 cm).
mercredi 17 juin 2015 - Live
- -
Cornette de Saint Cyr maison de ventes ,
Cornette de Saint Cyr Bruxelles
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 2 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Massol
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 3 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Pescheteau-Badin
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Mirabaud - Mercier
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 5 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Millon
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 6 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Pierre Bergé & Associés
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 9 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Art Richelieu - Castor Hara
mercredi 17 juin 2015 - 14:00
Argenteuil - 19, rue Denis-Roy - 95100
Argenteuil Maison de vente
Thangka sino-tibétain du XVIIIe siècle à l’encre et couleurs sur soie, 80 x 55 cm (pliures, usures, trous et tâches). Frais compris : 90 000 €.br>Trois thangka étaient remarqués ce mardi. Rappelons que ces peintures tibétaines servant de support à la méditation sont généralement réalisées sur des toiles de lin ou de coton encadrées d’une riche bordure de soie, permettant de les rouler plus aisément. Plus rare, car peint sur soie, ce thangka s’envolait à 72 000 €, sur une estimation haute de 4 000 €. Il représente un arhat vêtu d’amples vêtements colorés, assis sur une fourrure et tenant un long chapelet. Notre homme auréolé, éventé par un personnage se tenant à ses pieds, est un être méritant, comparable à un saint, qui a réussi à échapper au cycle des renaissances du samsâra en se libérant de ses impuretés. Des pivoines, reines des fleurs évoquant à la fois le bonheur et le prestige, s’épanouissent derrière lui. Recherchant le nirvana, notre arhat n’a cependant pas atteint le statut de bouddha, que l’on aperçoit dans le ciel au milieu des nuages. Ce dernier est bien plus vénérable : loin de rechercher son salut personnel comme le font les arhats, il a en effet renoncé à sa propre libération pour mieux soulager l’humanité piégée dans le samsâra. Avec la diffusion de la version mahayaniste du bouddhisme insistant sur la compassion universelle, dite du «grand véhicule», les arhats du «petit véhicule» ont perdu leur statut de modèle idéal, au profit des bodhisattvas promis à l’Éveil. Le plus populaire d’entre eux, Avalokiteshvara, était aussi célébré à hauteur de 11 000 € sur un autre thangka tibétain, du XVIIIe ou du XIXe siècle. Il fallait encore prévoir 16 000 € pour le lama Tsongkhapa, fondateur de l’ordre des Gelugpa au tout début du XVe siècle, représenté sur une peinture de la fin du XVIIIe siècle. Le premier dalaï-lama, considéré de son vivant comme une incarnation d’Avalokiteshvara, appartenait à cette école des «bonnets jaunes» rapidement devenue, jusqu’à aujourd’hui, la plus influente du bouddhisme tibétain.br>Trois thangka étaient propulsés bien au-dessus de leurs estimations, emmenés par un modèle sino-tibétain du XVIIIe siècle figurant un arhat un saint du bouddhisme , propulsé à 72 000 €. Le succès était également au rendez-vous pour Adami, dont le Totem en marbre noir de Belgique sculpté en 1985 était emporté à 15 000 €, soit près du double de son estimation (voir Gazette n° 23 page 174). Pour une imposante pendule borne en marbre noir et bronze, surmontée par les chevaux de Marly, 4 200 € étaient prononcés. Place aux bijoux le lendemain avec les 3 900 € obtenus par une chaîne ouvragée retenant un médaillon en cristal de roche, gravé d’une Vierge en majesté portée par les anges, tenant Jésus bénissant. Il s’agit d’un travail d’inspiration byzantine, peut-être d’origine russe. Plus classiques, un solitaire d’environ 1 ct rehaussé de six diamants sur une bague en or et platine obtenait 2 600 €, contre 1 950 € pour un modèle en platine griffé d’un diamant dans un motif carré, du même poids et également entouré de six pierres. Signalons encore les 2 020 € d’un bracelet ruban en or tressé, suivis par les 1 600 € décrochés par une gourmette en argent de Georg Jansen dessinée par Astrid Fog.
mercredi 17 juin 2015 - 14:00
Corbeil-Essonnes - 10, quai de l'Essonne -...
Camper - Dabernat
L’édition originale du Voyage dans le Levant en 1817 et 1818, par Forbin, dépassait son estimation pour atteindre 6 200 €. Elle contient quatre-vingt lithographies, dont huit aquatintes par Debucourt. 3 000 € étaient ensuite décernés aux Fables de La Fontaine publiées entre 1755 et 1759, illustrées par 63 gravures d’après Oudry. Réunies au début du XIXe siècle dans un in-4°, quatorze lithographies de chasse par Langlumé obtenaient 2 650 €. Éditée sur vélin parcheminé à Pékin en 1912, l’édition originale in-8° pliée en accordéon de Stèles, par Victor Segalen, décrochait 2 500 €. L’ouvrage contient un envoi autographe à Rachilde, l’épouse d’Alfred Vallette, fondateur du Mercure de France. Signalons enfin les 1 000 € prononcés pour un annuaire statistique et administratif du département de Seine-et-Oise en 1812, un exemplaire sur grand papier aux armes de Napoléon Ier.
mercredi 17 juin 2015 - 14:00
Toulouse - 7, rue d'Astorg - 31000
Marambat - de Malafosse
Ivan Federovitch Choultsé (1874-1932) Soleil couchant sur la mer, huile sur toile, signée et datée 1924, 65 x 92 cm. Frais compris : 61 250 €.br>Ce soleil couchant bien poétique, espéré autour de 38 000 €, brillait au zénith de cette vente toulousaine. Disputé avec enthousiasme, il est signé d’Ivan Federovitch Choultsé, un artiste russe. Étudiant à l’Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, il achève sa formation picturale auprès de Constantin Krigitsky, un mariniste et paysagiste réputé. Se détournant des vues classiques idéalisées ou italianisantes, le jeune homme travaille en plein air. Privilégiant la nature, il abandonne progressivement une composition minutieuse au profit d’une atmosphère d’ensemble. Devenu peintre officiel du tsar Nicolas II, Choultsé doit quitter la Russie après la révolution d’Octobre et gagne ainsi l’Europe. Voyageant en Méditerranée, il séjourne en Savoie et en Suisse où il transcrit les sites enneigés du Mont-Blanc, de l’Engadine, de Saint-Moritz… Installé ensuite à Paris, il expose ses paysages enneigés à partir de 1923 dans les Salons, où ils sont particulièrement appréciés d’une clientèle internationale, notamment américaine. Appelé le «maître des paysages de neiges dorées», il représente également de splendides marines panoramiques comme ce tableau aux accents romantiques. La composition, savamment construite, ménage habilement les zones d’ombres et de lumière. Quant à la palette, elle se distingue par une gamme harmonieuse allant du blanc rosé au brun profond en passant par des nuances ocrées. Après une belle lutte d’enchères entre des musées, divers amateurs et le négoce, notre soleil couchant dépassait largement la fourchette haute des estimations et éclairera désormais une collection étrangère.br>On enregistrait 10 500 € sur une suite complète de six disques en cartons, dits Rotoreliefs par Marcel Duchamp, thème d’un Grand angle, pages 16 et 17 du n° 23. Paris les quais du Louvre le soir par Édouard Cortès trouvait preneur à 6 300 €. Avec 4 500 €, vous admiriez une Vue de rivière signée Léon Detroy. Concluons par les 2 800 € nécessaires pour enlever un Nu dessiné à la sanguine par Georges Artemoff. Articles avant-vente
Silence, on tourne !
Marcel Duchamp assurera le spectacle lors d’une venteLire la suite
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 1 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Aguttes
mercredi 17 juin 2015 - Live
Salle 11 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Gros & Delettrez
René Buthaud (1886-1986), Grand vase en céramique, à décor en relief d’une femme noire et d’une gazelle blanche sur une face et noire sur l’autre, non signé, H.42 cm. Frais compris : 12 100 €.br>Décidant de renouer avec les prestigieux chantiers du XVIIIe siècle, Adrien Marquet, maire de Bordeaux, échafaude durant l’entre-deux-guerres un programme ambitieux de rénovation artistique pour sa ville. En collaboration étroite avec l’architecte Jacques d’Welles, il fait appel à des artistes parisiens, tout en favorisant l’éclosion de talents régionaux. Ainsi naît une école bordelaise dynamique qui rayonnera dans toute l’Europe. Parmi eux, René Buthaud apparaît comme l’un des grands rénovateurs de la céramique. Natif de Saintes, il se forme à Bordeaux, étudie la peinture et la gravure à Paris, puis opte pour l’art faïencier, dont il va devenir l’un des grands maîtres. Multipliant les recherches sur les céramiques stannifères, il est choisi comme conseiller technique de l’usine de Primavera à Sainte-Radegonde, près de Tours. Sensible à diverses influences céramique grecque, arts premiers, cubisme , René Buthaud ne se laissa jamais toutefois accaparer par aucune d’elles et conserva ainsi tout au long de sa longue carrière un style personnel qui a fait son renom. Plusieurs vases, provenant d’une collection particulière, montraient ainsi les facettes variées de son œuvre. Faisant référence à la mythologie classique, un vase qui représente Flore, était d’abord adjugé 6 250 € frais compris. Quant au nôtre, avancé autour de 4 000 €, il appartient aux céramiques que René Buthaud a créées pour les Expositions coloniales internationales de Paris à l’image d’Africains halant un crocodile, aujourd’hui entrés dans les collections du musée des beaux-arts décoratifs et du design, à Bordeaux. En dépit de réparations et de défauts d’origine, il était âprement débattu entre divers amateurs. Au final, il doublait largement ses espoirs et recueillait l’enchère la plus haute de la vacation.br>br>Le céramiste bordelais René Buthaud était la vedette de cette vacation, organisée dans l’ancienne capitale de Guyenne. Les résultats des enchères ont varié entre 10 000 et 1 300 € . Le sculpteur Albert-Ernest de Carrier-Belleuse cotait 3 800 € avec une statue façonnée en bronze portraiturant Les Deux Amours, reposant sur un socle en marbre. On engageait 3 300 € sur un important buste sculpté en marbre blanc de Carrare représentant Dante. Relevons les 1 700 € octroyés à un bronze à patine verte, vers 1990, dans une fonte de Lebar et signé Philippe Molitz ; cette pièce unique s’intitule Totem tuberculeux. Ce même artiste atteignait 700 € avec une gravure au burin figurant un Paysan occupé.
mercredi 17 juin 2015
Galerie Charpentier - 76, rue du Faubourg-Saint-Honoré...
Sotheby's
Les tableaux, sculptures et dessins anciens et du XIXe siècle totalisaient ici 6 095 975 € frais compris (68 % en lots - 79 % en valeur). Onze enchères à six chiffres étaient prononcées. Un acheteur étranger payait 680 000 € une suite de six panneaux (diam. 25 cm) d’Abel Grimmer (vers 1570-1618/1619) à sujet de six mois de l’année : janvier, mai, juin, juillet, août et septembre. Elle appartenait, depuis le début du XVIIIe siècle, à la famille Drouhot, et cinq compositions portent des références écrites aux textes des évangiles. Un marchand anglais poussait jusqu’à 180 000 € une huile sur panneau de Pieter Claesz (vers 1596/1597-1660), Nature morte au mince pie, panier de raisins, pichet en étain et montre (71 x 96,5 cm), dont l’estimation ne dépassait pas 60 000 €. Pour l’école française, 320 000 € culminaient, grâce à un collectionneur français, sur une huile sur toile de Joseph Vernet dépeignant un Dessinateur face à une cascade au pied de Tivoli (100 x 137 cm), une toile pouvant être datée vers 1738. Un professionnel britannique arrachait à 150 000 €, d’après une estimation haute de 70 000, une huile sur toile de François André Vincent, Jeune couple et une fillette, étude pour la Leçon d’agriculture (66 x 55 cm). Cette dernière composition, présentée au Salon de 1798, a été commandée par François-Bernard Boyer-Fonfrède pour son hôtel particulier de Toulouse, partie d’un ensemble de quatre sur le thème de l’éducation de la jeunesse. Le musée du Louvre préemptait à 140 000 € une huile sur toile de Delacroix, Le Cardinal de Richelieu disant la messe dans la chapelle du Palais-Royal (40 x 32,5 cm), une esquisse pour le monumental tableau commandé par le duc d’Orléans, et détruit lors de la révolution de 1848. Notons au passage la préemption à 80 000 € réalisée par le musée du château de Versailles du Portrait de Christoph Willibald Ritter von Gluck (101 x 85 cm), peint en 1775 par Joseph-Siffred Duplessis. La sculpture triomphait avec les 170 000 €, prévision basse doublée, d’un marbre blanc de Barthélémy Blaise de 1785 représentant un Jeune berger ou Adonis (h. 81 cm) au pedigree de choix, l’ancienne collection des ducs de Mentmore. Les dessins étaient survolés par les 128 000 € d’un petit (17 x 11 cm) crayon noir de John Singer Sargent, Portrait présumé de madame Louise Burckhardt, dont l’estimation plafonnait à 30 000 €.
mercredi 17 juin 2015
Nantes - 8-10, rue Miséricorde - 44000
Ivoire - Couton - Veyrac - Jamault
Seconde journée de ventes à Nantes, consacrée cette fois aux bijoux et à l’argenterie. On engageait 3 200 € sur une malle contenant sept pièces d’orfèvrerie venant de chez Odiot et ayant appartenu au marquis de Quinemont. Mentionnons les 10 800 € inscrits sur une paire de pendants d’oreilles en platine, ornés chacun d’une ligne de diamants ronds. À 6 500 €, vous enleviez une paire de pendants d’oreilles en alliage d’or 14 ct et argent, sertis de diamants de taille ancienne, travail du XIXe ; ils portent en pampille une émeraude gravée à décor de feuille. 24 000 € ont couronné une broche oblongue en platine et or gris, ornée au centre d’un diamant cœur de taille ancienne, surmontée de trois diamants stylisant une couronne dans un entourage de diamants ronds. 2 200 € allaient à une alliance américaine en or sertie de 15 diamants pesant environ 0,20 ct. 3 100 € étaient enfin accordés à un bracelet ancien en or présentant un décor émaillé turquoise et noire ; avivé d’un motif central en diamants de taille ancienne, il était proposé dans un écrin ancien chiffré.
mercredi 17 juin 2015
Londres - 101, New Bond Street - W1S 1SR
Bonhams
Le lot majeur de cette vente de céramiques est… un coffret (19 x 33,5 x 20 cm) en laque du Japon ! À ferrures de laiton doré, l’objet renferme nous y arrivons trois flacons en porcelaine de Du Paquier auxquels s’ajoute une coupe en agate, tous ces objets étant montés en or et une inscription sous la coupe précisant «de la cassette à thé de l’Impératrice Marie-Thérèse» ; créé vers 1730, ce nécessaire est resté jusque vers 1920 propriété des descendants de la souveraine et on en attend aujourd’hui entre 120 000 et 180 000 £. La splendeur et la rareté de cet objet ne devraient pas faire négliger les autres lots de la vente, particulièrement riche en pièces de Meissen. Parmi elles : un petit plat du fameux Swan Service (vers 1739, diam. 13,8 cm, 10 000/15 000 £), une paire de carlins sur des bases en bronze doré (25 000/30 000 £) à affronter à une paire de chats (16 000/20 000 £). Voilà une ménagerie laissant peu de place aux créations françaises ; il serait pourtant injuste de ne pas remarquer une chèvre en saint-cloud (vers 1740, h. 24,8 cm, 3 000/5 000 £) et plusieurs pièces nées à Sèvres, dont le second objet d’origine impériale de la vente, une grande (diam. 73 cm) tazza en «pâte-sur-pâte» datant de 1857 et offerte par Napoléon III à un diplomate britannique (30 000/50 000 £).
mercredi 17 juin 2015
Lucerne - Haldenstrasse, 19 - CH-6006
Galerie Fischer
mercredi 17 juin 2015
Munich - Maximiliansplatz, 20 - D-80333
Gorny & Mosch
mercredi 17 juin 2015
Anvers - Hôtel des Ventes 16-22, Verlatstraat...
Bernaerts