Agenda des ventes

16888 ventes
mercredi 29 octobre 2003
mercredi 29 octobre 2003 - 14:30
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Piasa
La passion bibliophilique du scientifique Jacques Fougerolle rapportait cet après-midi 918 813 € frais compris, représentant 99,83 % du produit total. Cet excellent taux s'explique par de nombreuses envolées, la plus notable touchant, à 50 000 € sur une estimation moitié moindre, Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée (Paris, Delplanche, 1911) de Guillaume Apollinaire, illustré de 39 bois originaux de Raoul Dufy, première contribution de cet artiste à un livre ; cette édition originale est reliée par Creuzevault en maroquin mosaïqué (57 910 € frais compris. Guillaume Apollinaire, Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée (Paris, Delplanche, 1911) illustré par Raoul Dufy. Reliure par Creuzevault. Un plat de la reliure reproduit.). Ce résultat était poursuivi, à 48 000 €, par Les Climats (Paris, Société du livre contemporain, 1924) d'Anna de Noailles, un ouvrage mené de bout en bout - conception, illustration, gravure et imprimerie -, par François-Louis Schmied (voir reproduction), à l'exception, pour ce vingt-neuvième exemplaire des 125 sur japon, de la reliure exécutée par Pierre Legrain en 1925 (voir reproduction) ; elle est en maroquin citron à décor irradiant de cercles dorés. Cet ouvrage imprimé pour Juan Hernandez est enrichi de 5 gouaches originales, une suite en couleurs et une autre en noir. Le trio de tête était fermé à 45 000 € par le fameux Livre de la jungle et le Second Livre de la jungle (Paris, Société du livre contemporain, 1919) de Rudyard Kipling, illustré par Paul Jouve. C'est l'exemplaire personnel de François-Louis Schmied, ce dernier ayant eu la charge de la gravure en ors et en couleurs des 130 compositions de Jouve. La reliure, signée de Cretté, est en maroquin vert tilleul à décor rayonnant or sur lequel serpentent 4 reptiles. Cretté était également l'auteur de la reliure en maroquin rose à décor de filets or, palladium et rose, protégeant Parallèlement (Paris, Vollard, 1900) de Paul Verlaine, illustré par Bonnard de 109 lithographies, toutes tirées en rose sanguine. Cet exemplaire adjugé 35 000 €, à son estimation, provient de la bibliothèque J. Exbrayat, président des bibliophiles franco-suisses, et a été vendu en décembre 1962 26 000 F, soit 31 500 € en valeur constante. Les Chansons de Bilitis (imprimées à Mitylène pour les amis de Bilitis, 1929), de Pierre Louÿs, charmaient un enchérisseur jusqu'à 34 000 €, au triple de leur estimation. C'est l'un des 20 exemplaires illustrés par 54 compositions de Barbier, enrichi de 3 aquarelles originales de l'artiste et du dessin à la sanguine du bas-relief en ivoire de Richard Guino ornant le plat de la reliure. Cette dernière, en maroquin bleu turquoise, est l'oeuvre de Creuzevault. Juste avant, un autre exemplaire des Chansons de Bilitis (Paris, Pierre Corrard, 1922), illustré par Barbier, l'un des 10 exemplaires de tête des 125 tirés sur vélin d'Arches, allait à 21 000 €, au double de son estimation. Contenant une suite d'épreuves au trait de gravures et de 4 aquarelles originales de Barbier, il est relié par Marius Michel en maroquin prune à décor mythologique. Citons encore les 28 000 €, sur une estimation de 7 500 €, des 3 volumes de Croix de bois, La Boule de gui, Le Cabaret et la Belle Femme (Paris, éditions de la Banderole, 1921-1922) de Roland Dorgelès, illustrés en tout de 23 eaux-fortes et de 27 dessins de Dunoyer de Segonzac. Il s'agit des 3 exemplaires hors commerce dédicacés par Segonzac à son ami Gabriel Daragnès, reliés en box noir avec jeux de filets à froid par Semet et Plumelle. Reproduit en page 23 de la Gazette n° 37, Le Cantique des cantiques illustré par François-Louis Schmied suscitait 14 000 €.
mercredi 29 octobre 2003 - 14:15
Salle 1 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Tajan
Quelques enchères relevées particularisaient cette vente. L'orfèvrerie ancienne brillait par la provenance David Weill (vente du 24 novembre 1971), notamment grâce à un poivrier de la fin du XVIIe siècle adjugé 55 000 € (66 183 € frais compris. Poivrier en argent. Verdun vers 1695. Maître orfèvre : Nicolas 1er Saintelet ou Sainctelette. H. 10 cm P. 68 g. À 55 000 €, estimation haute frôlée pour ce poivrier de l'extrême fin du XVIIe siècle, ayant survécu aux fontes somptuaires et autres aléas de l'histoire. Il provient de la vente de la collection David Weill du 24 novembre 1971 (Paris, étude Ader-Picard-Tajan) au cours de laquelle il avait été adjugé 41 000 F, soit 25 955 € en valeur réactualisée. Comme en témoigne ce résultat, la baisse du prix de l'argenterie observée depuis une vingtaine d'années supporte quelques exceptions. Le poinçon de Nicolas Sainctelette est le plus ancien répertorié pour Verdun. Le saupoudroir à poivre se distingue de celui à sucre par sa taille et sa contenance, moins volumineuse. Si le sucre était une denrée précieuse, le poivre l'était encore plus. En effet, jusqu'au XVIIIe siècle, l'importation du poivre était le monopole quasi exclusif des marchands portugais. Ce type d'épices était traditionnellement plus utilisé dans les pays germaniques et nordiques, plus pauvres en condiments naturels que les pays d'Europe du Sud. Pierre Poivre (1719-1786), marin et botaniste français, va rendre cette épice plus accessible en transplantant des poivriers dans les colonies françaises, l'île Maurice notamment. Au XVIIIe siècle, le terme de saupoudroir est réservé à l'ustensile servant à saupoudrer les perruques. Pour la table, on emploie généralement le terme de sucrier, le poivrier servant également pour d'autres épices comme la cannelle. La forme balustre se généralise après 1700. C'est à partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle que s'impose le réceptacle à double compartiment, accueillant d'un côté le sel et de l'autre, le poivre). Un pot à fard avec son couvercle (poids 174 g, H. 10,5 cm, Dole vers 1740), de l'orfèvre Pierre Noël David, passé maître en 1729, obtenait 24 000 €, le double de l'estimation basse. Il est à piédouche à fins godrons. Le corps ceinturé d'un jonc est orné en partie basse sur fond amati d'appliques lancéolées repercées, la partie haute gravée, comme le couvercle, des armoiries d'alliance de Jean François Ravel, seigneur de Villers-Farlay et de son épouse, Anne Thérèse Mayrot. Une mouchette et son plateau en argent (poids 166 g, L. 20,5 cm, Paris 1704-1705) poinçonné de la dynastie Ponay, le père Louis pour le plateau et du fils Albert pour la mouchette, respectait à 17 000 € son estimation. L'ensemble est gravé des armes de la famille Le Caron de Mazencourt, originaire de Compiègne. Terminons pour la provenance David WeilL à 9 000 € portés sous l'estimation sur un bougeoir à main en argent (poids 192 g, L. 19,5 cm, Paris 1713) de l'orfèvre Martin Berthe, passé maître en 1712. Le plateau est souligné d'oves, la base renflée du binet est ornée de cannelures torses et la prise est agrémentée de coquilles, de fleurons et d'armories timbrées d'une couronne de marquis. Avant de quitter l'orfèvrerie ancienne, signalons les 6 000 € acquis au double de l'estimation par un tastevin en argent (poids 126 g, Diam. : 9 cm, Paris 1724-1725). L'appuie-pouce est gravé d'un enfant tenant sous son bras gauche un oiseau surmonté de la devise « Monoy fait tout ». À 5 500 €, estimation triplée pour une ménagère en argent (poids net : 3 970 g) de la maison Puiforcat, modèle à filets et spatule allongée rehaussée de rinceaux feuillagés, riche de 114 pièces. L'ensemble porte une armoirie d'alliance couronnée de Cécile Marie Ney, mariée le 10 mai 1884 au prince Murat, Joachim-Napoléon. Une paire de candélabres en bronze argenté de Christofle vers 1880-1890 montait à 8 000 € (H. 65, 5 cm). Chacun présente un enfant nu tenant sur sa tête un binet d'où part un bouquet de 6 bras de lumière feuillagés. Enfin, n'oublions pas à 5 800 € une montre de gousset en or du début du XIXe siècle. Elle est à mouvement squelette et automate à complications, avec répétition du quart et de la minute.
mercredi 29 octobre 2003 - 14:15
Salle 6 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Oger - Blanchet
mercredi 29 octobre 2003 - 14:00
Salle 3 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Pierre Bergé & Associés
Une Rolex Oyster day-date en or rose, bracelet compris, à mouvement automatique partait à 6 500 €. Les montres de poche étaient généralement assez disputées. 5 000 € revenaient sur une estimation haute de 3 000 à un montre savonnette en or à répétition des heures, des quarts et des minutes affichant en plus les phases de la Lune. Une autre de marque Volta allait à 3 200 €, riche des mêmes complications. À 3 500 €, estimation plus que triplée pour une montre savonnette en or à répétition des heures et des quarts. Une bague ornée d'un diamant (2,5 ct) monté en solitaire suscitait 4 500 €. Pour une broche ancienne en or, argent et rose dessinant une fleur présentée sur une branche feuillagée, il fallait compter 5 500 €.
mercredi 29 octobre 2003 - 14:00
Salle 13 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Kahn & Associés
mercredi 29 octobre 2003 - 14:00
Salle 10 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Rossini
Les biens dépendant de la succession de monsieur Jacques Normand étaient ici proposés. Une enchère dominait la vente : les 36 000 € obtenus par une toile attribuée à Pierre Dupuy, Coupe de prunes et fruits sur un entablement (39 875 € frais compris. Attribué à Pierre Dupuis (1610-1682), Coupe de prunes et fruits sur un entablement, toile, 32,5 x 45 cm. À 36 000 €, cette toile attribuée à Pierre Dupuis s'inscrit dans les 10 meilleurs résultats décrochés par cet artiste (source : Artnet). Le record obtenu à Paris en juin 1999 (étude Tajan) s'établit à 6 MF (963 840 € en valeur réactualisée) sur une toile, Nature morte à la branche de prunier suspendue à un mur, grenades et vase de lys sur un entablement sculpté (89 x 116 cm). Importante par sa taille, cette oeuvre l'est d'autant plus qu'elle a servi au peintre de morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1663 (voir Gazette 1999 n° 27 page 19) ; ce record suivait de peu un article publié dans l'Estampille - L'objet d'art du mois d'avril, où Éric Coatalem y présentait Dupuis comme l'un des maîtres les plus représentatifs de l'histoire de la nature morte française au XVIIe siècle. Depuis, une Nature morte aux choux, artichauts et abricots sur un entablement (109 x 85 cm) a atteint 2,2 MF en mars 2000 (Paris, étude Laurin, Guilloux, Buffetaud), soit 347 534 € en valeur réactualisée. Concernant les toiles attribuées à Dupuis, le résultat le plus récent, 8 812 £, frais compris (14 326 €) était enregistré à Londres chez Christie's sur une Nature morte aux raisins blancs et noirs, pêches, prunes et figues sur toile (65,2 x 81 cm), à la composition plus fouillée que celle proposée cette semaine à Drouot. En effet, cette sobre coupe de prunes se distingue nettement par la simplicité de sa mise en scène des autres oeuvres de (ou attribuées à) l'artiste. Les autres scores faisant partie des 10 meilleurs résultats de l'artiste concernent toujours des compositions nettement plus élaborées et sont pour la plupart antérieurs à 1993. La toile vendue cette semaine affiche en comparaison, par son traitement et sa taille, un très bon résultat pour une peinture attribuée à Dupuis). Estimée 300/400 €, une pierre noire avec rehauts de blancs sur papier teinté de l'école hollandaise du XVIIIe siècle, Homme en buste coiffé d'un grand chapeau (16,5 x 13,5 cm), était combattue jusqu'à 7 900 €. Partie d'une estimation similaire, c'était au tour d'une plume de l'école française de la fin du XVIIe siècle, Paysage animé (19 x 26 cm), de susciter, à 4 500 €, un intérêt poussé. L'art moderne occupait la première journée de vente. Une encre sur papier d'Auguste Herbin, Portrait (53,5 x 40 cm), était convoitée à hauteur de 7 700 € sur une estimation haute de 1 800. Un bronze de Germaine Richier, une fonte Valsuani n° 1/8 (46 x 32 cm) de la maquette pour le grand Christ de l'église d'Assy de 1950, restait à 6 800 € très en dessous de son estimation. Deux mine de plomb de Jean Metzinger, Composition cubiste (22,5 x 14 cm) et Portrait (22,5 x 14 cm), partaient respectivement à 5 500 et 5 600 €. Une autre belle envolée attendait à 4 700 € une peinture en relief sur bois de Jacinto Salvado, Composition géométrique (85 x 70 cm). Pour les livres, arrêtons-nous à 2 200 € sur les 6 volumes du catalogue raisonné de Georges Braque couvrant les années 1916 à 1957 (Paris, Maeght, s.d.). Terminons par un détour du côté des vitrines pour y relever, à 3 800 €, un okimono en ivoire marin du Japon (H. 7,5 cm) de la fin du XIXe siècle, montrant un serpent enserrant deux grenouilles sur un crâne.
mercredi 29 octobre 2003 - 14:00
Salle 5 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Massol
Le pays du soleil levant nous offrait la meilleure enchère de cette vente, 6 600 €, pour une armure de samouraï offerte par le gouvernement japonais à un consul de France. Elle comprend un casque à 16 lamelles à visière décorée d'une tête de diable, une cuirasse avec une paire d'épaulières et une paire de manches recouverte de fer naturel, une jupe, des tassettes et des jambières. À 5 600 €, La Défense du drapeau (H. 90 cm) ne concernait pas celui de l'archipel nippon mais notre bannière tricolore, avec une épreuve en bronze à patine médaille d'Aristide Croisy (1840-1899) marquée « Patrie ». Elle montre un fier soldat tenant un drapeau au plissé fougueusement enroulé par le tonnerre d'une bataille. Pour mener L'Assaut dans le village (113 x 148 cm), il fallait combattre jusqu'à 4 800 € sur une estimation moitié moindre. Cette huile sur toile datée de 1890 est signée par Paul Émile Boutigny (1853-1929). Il fallait défendre ses positions à hauteur de 4 000 € pour obtenir une paire de pistolets à silex d'officier de marine vers 1780 à canons en bronze, garniture à laiton, découpé et crosse en noyer en partie sculptée. Un portefeuille en maroquin rouge, marqué à l'or du nom de Louis Peuch, président du conseil municipal de Paris (1922-1923), par Léon Gruel, montait à 3 500 €. La serrure est en argent ajouré de rameaux de laurier, les angles sont ornés des armes de Paris réunies par une frise d'attributs des arts et métiers entre des branches de laurier. Estimé 1 000 €, un sabre de troupe de cuirassier, modèle an XIII, défendait son honneur jusqu'à 2 800 €. Il possède une garde à 4 branches dont trois boulées, le plateau est poinçonné de Versailles, la lame droite est gravée « Mfture IMPle du Klingenthal 7re 811 ». Pour les livres, signalons les 1 350 € obtenus par L'Armée allemande sous l'empereur Guillaume II (Paris, Haar et Steinert, 1890) de Balaschoff et Herbillon, illustré de 45 aquarelles en chromolithographie. Cet ouvrage décrit l'habillement et l'équipement de l'armée teutonne.
mercredi 29 octobre 2003 - 14:00
Salle 11 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Boisgirard - Antonini
mercredi 29 octobre 2003 - 13:30
Salle 15 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Brissonneau
mardi 28 octobre 2003
mardi 28 octobre 2003 - 14:15
Salle 2 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Massol
C'est une figure de la commedia dell'arte, Arlequin, qui recueillait la meilleure enchère de la vente : 10 800 €. Il est décliné dans une épreuve en bronze d'édition à patine brun clair nuancé (H. 102 cm) du début du XXe siècle de Barbedienne d'après le modèle de Charles-René de Saint-Marceaux présenté au Salon de 1880. Une Horde (H. 19,5 cm, l. 99 cm) de 9 chevaux de Jean François Leroy totalisait 7 800 €. C'est une épreuve en bronze à patine brun foncé numérotée « E.A. I/IV », marquée de la Fonderie de bronzes Lauragaise. Poursuivons à 7 400 € avec un bronze d'édition à patine brune de la fin du XIXe siècle de l'atelier de Carrier-Belleuse montrant Diane victorieuse (H. 67,1 cm). Retrouvons à 6 800 € une fonte Barbedienne à patine brun clair, une Sirène (H. 59,7 cm) de Denys Puech (1854-1942) éditée au début du XXe siècle. Barbedienne toujours fondait dans la première moitié du XXe siècle un Buste de jeune Africain (H. 4,8 cm) par Santiago-Rodriguez Bonome (né en 1901), un bronze à patine noire vendu 5 500 €. Refermons cette vente à 4 600 € en compagnie d'une épreuve en bronze d'édition à patine médaille de la fin du XIXe siècle, début du XXe siècle d'Édouard Drouot (1859-1945) : Jeune Femme orientale tenant un sabre (H. 80 cm).
mardi 28 octobre 2003 - 14:00
Salle 9 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Ferri & Associés
mardi 28 octobre 2003 - 14:00
Salle 16 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Pierre Bergé & Associés
lundi 27 octobre 2003
lundi 27 octobre 2003 - 14:00
Salle 15 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Morand & Morand
lundi 27 octobre 2003 - 14:00
Salle 14 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Eve
lundi 27 octobre 2003 - 13:15
Salle 3 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Massol
Tout le monde à table avec à 14 000 € une ménagère en argent (poids 11,895 kg) d'Émile Puiforcat d'un modèle classique, filets et coquille, riche de 270 pièces. Elle permet de servir 18 convives et se range dans un meuble en chêne à 5 tiroirs, le plateau ouvrant à un abattant. À 2 600 €, estimation largement dépassée pour 12 couverts de table en argent (1 705 g) uniplat portant le poinçon Paris 1819-1838. Pour la même période, mais frappée du poinçon de la province, une saucière casque en argent (poids 420 g) à piédouche allait à 1 600 €. Elle est soulignée de larges filets, la prise étant terminée par un casque de femme. Un plat rond en argent à contours à filets (poids 730 g, Paris 1789), engrangeait 1 200 €. Quittons l'orfèvrerie ancienne pour une production plus moderne adjugée 1 900 €. Il s'agit d'un vase en argent (poids 1 665 g) à piédouche à anses feuillagées, décoré de coquilles, de feuillage sur fond maté et de médaillons sertis d'agate verte. 1 700 € étaient nécessaires pour devenir l'heureux possesseur d'une aiguière en cristal à côtes torses, l'anse, le col et le couvercle en argent à décor de rinceaux, de rocailles et de fleurettes.
lundi 27 octobre 2003 - 10:00
Salle 1-7 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Cornette de Saint Cyr maison de ventes
L'après midi de samedi en salle 9 était consacré aux multiples. Arman recueillait successivement 4 600 € sur une Inclusion de cigares (40 x 24 x 7,5 cm) dans de la résine, numérotée 22/100, et 4 000 € sur Shoes (33 x 46,5 x 8 cm) de 1965. Il s'agit d'une chaussure à talon coupé en deux et incluse dans du Plexiglas, une édition MAT numérotée 23/100. Niki de Saint Phalle obtenait 4 500 € avec L'Arbre de vie (H. 68 cm), une sculpture en résine peinte et métal numérotée 38/75. Un Concetto spatiale de Lucio Fontana, une lithographie lacérée, numérotée 28/30 de 1960, allait à 3 300 €. Refermons ce département en compagnie d'une Petite Vénus bleue d'Yves Klein, vendue 3 100 €. C'est un bronze pigmenté en bleu IKB émergeant d'une feuille d'or, le tout présenté dans une boîte en Plexiglas. Cette oeuvre est numérotée 380/500. Dans l'après-midi de lundi, en salle 1 et 7, Robert Indiana remportait 46 000 €, sous son estimation basse, pour un de ses célèbres Love (45 x 45 x 22,5 cm), un des 8 exemplaires en aluminium peint émaillé bleu et rouge réalisés en 2 000 d'après un original de 1966 (54 492 € frais compris. Robert Indiana (né en 1928), Love, aluminium et peinture émaillée, sculpture signée et numérotée 7/8. 1996-2000. 45 x 45 x 22,5 cm. Véritable cri d'amour à son pays par un artiste qui a pris pour nom celui d'un des États de la glorieuse Amérique, l'Indiana, Love recueillait cette semaine 46 000 €. C'est au milieu des années 60 que Robert Indiana - Robert Clarck de son vrai nom - développe cette image en 4 lettres, qui va se concrétiser, toujours avec la même graphie et la même composition, aussi bien dans l'espace bidimensionnel de la toile que dans celui, en trois dimensions, de la sculpture. Pop'art oblige, Love prolifère à la manière d'un bien de consommation à portée culturelle, allant même jusqu'à s'estamper sur un timbre. Côté sculpture, on part du monumental ancré dans un paysage urbain à l'échelle américaine jusqu'au bijou. Une bague Love en or a ainsi atteint 3 737 $ frais compris (19 332 F, 3 182 € en valeur réactualisée) en octobre 1996 (Sotheby's Arcade). Le prix le plus élevé enregistré (source : Artnet) pour une sculpture Love est de 251 500 $ frais compris (276 000 €), obtenus en mai 2002 (Christie's New York) pour un exemplaire en acier brut (H. 91,5 cm) édité à 6 exemplaires. De même taille mais en couleurs, une édition de 1995 en aluminium raflait 110 500 $, frais compris (128 893 €), en novembre 2000. En France, l'étude Cornette de Saint-Cyr décrochait 650 000 F au marteau (100 997 € réactualisés) en janvier 2001 pour une édition en deux exemplaires de 1968 en acier (H. 60 cm). Il s'agit du sixième meilleur résultat pour une sculpture de l'artiste et du quatrième pour une sculpture Love. La version offerte cette semaine est une édition de 8 exemplaires de l'an 2000. Depuis 1966, le O vacille toujours, relativisant ainsi la portée de ce cri d'amour. Cette dimension critique en fait, tout autant que sa forme et ses couleurs, l'une des oeuvres les plus représentatives du pop'art américain.). Après la Petite Vénus de Klein, intéressons-nous à 37 000 € à celle d'Arman, une Vénus au violon (H. 149 cm) en bronze à patine verte tranchée dans le sens de la hauteur pour inclure des morceaux de l'instrument. Cette oeuvre a été tirée à 8 exemplaires. Pareil à un gros plan des Nymphéas de Monet, Night Reflection (152 x 152 cm), une toile de Dok-Hi Kim de 2002 respectait à 15 000 € son estimation basse. Une technique mixte et collage sur papier (32 x 24 cm) sans titre de 1966 de Robert Rauschenberg obtenait 13 100 €. L'oeuvre comporte dans une pochette en plastique un morceau d'un ticket d'entrée au palais des Doges à Venise et plus haut des fragments d'étiquettes Jack Daniels. Une manière pour l'artiste de rappeler qu'il est le premier artiste américain à avoir remporté le grand prix de la Biennale de Venise deux ans auparavant, en 1964, l'ombre embrumée d'alcool d'Hemingway planant toujours entre le bar du Gritti au bord du Grand Canal et celui du Harry's bar à la Giudecca. La Tour Eiffel (200 x 200 cm), une huile sur papier marouflé sur toile de 1981 d'Antonio Segui dépassait, à 9 000 €, son estimation. La dame de fer est représentée coudée vers la droite, un fier individu à chapeau melon se tenant à ses côtés. Pour la même somme, 9 000 €, on obtenait un acrylique sur toile abstraite d'Olivier Debré, intitulé Verte à la tache rose (100 x 100 cm). Pour la photographie plasticienne, régulièrement présentée dans les catalogues de la maison de vente Cornette de Saint Cyr, signalons les 3 100 € de Joana with Cigarette at Châteauneuf de Gadagne (38 x 59 cm), une photographie en couleur de Nan Goldin de mai 2 000, numérotée 23/40.
lundi 27 octobre 2003 - 00:00
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Tajan
Bataille d'enchères rangée autour des armes blanches, avec, en première ligne, des reconstitutions de sabres d'époque Empire que l'on peut qualifier d'exceptionnelles vu les prix obtenus. Estimé 5 500 €, un sabre de luxe d'officier général, marqué Boutet, montait à 30 000 €. La monture est en laiton doré à une branche ciselée de feuillages et d'une palmette, le pommeau en crosse ciselé quant à lui d'une feuille d'acanthe et d'une longue queue soulignée de guirlandes dentelées. Pour parfaire l'ensemble, la lame courbe gravée est marquée Klingenthal au talon, et le tout se range dans un fourreau en laiton doré à crevées de galuchat richement orné. Partis d'une estimation approchante, deux autres sabres atteignaient chacun 17 000 €. Le premier est un sabre d'officier dans le goût des sabres de récompense, le second un sabre « à la Marengo » marqué Boutet et fils. Ces deux sabres se distinguent par la qualité et la richesse de leur ornementation, les fourreaux arborant un décor seyant parfaitement au luxe de ses armes. Signalons encore à 13 500 € un sabre d'officier des grenadiers à cheval de la garde des consuls, tout aussi brillamment exécuté. Les 12 reconstitutions vendues totalisaient 110 700 €, soit un tiers du produit de la vente. Des armes à feu ensuite, d'époque celles-ci, avec à 8 500 € une paire de pistolets à silex signé par Fatou à Paris, et dédié au jeune prince Ismaïn, futur khédive d'Égypte. Les canons sont inscrits en caractère arabe vers les bouches 1258, soit 1842 au calendrier géorgien. Ces armes sont là encore richement ornées avec les inscriptions faites à l'or, comme certaines parties du décor également rehaussé d'argent. Relevons encore à 5 500 € un dessin à la mine de plomb, encre brune et aquarelle de François Roux, daté 1841, situé à Marseille et montrant Le Vaisseau Thérence (44 x 57 cm), un trois-mâts équipé d'une bordée de 10 canons.
samedi 25 octobre 2003
samedi 25 octobre 2003 - 11:00
Salle 9 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Cornette de Saint Cyr maison de ventes
L'après midi de samedi en salle 9 était consacré aux multiples. Arman recueillait successivement 4 600 € sur une Inclusion de cigares (40 x 24 x 7,5 cm) dans de la résine, numérotée 22/100, et 4 000 € sur Shoes (33 x 46,5 x 8 cm) de 1965. Il s'agit d'une chaussure à talon coupé en deux et incluse dans du Plexiglas, une édition MAT numérotée 23/100. Niki de Saint Phalle obtenait 4 500 € avec L'Arbre de vie (H. 68 cm), une sculpture en résine peinte et métal numérotée 38/75. Un Concetto spatiale de Lucio Fontana, une lithographie lacérée, numérotée 28/30 de 1960, allait à 3 300 €. Refermons ce département en compagnie d'une Petite Vénus bleue d'Yves Klein, vendue 3 100 €. C'est un bronze pigmenté en bleu IKB émergeant d'une feuille d'or, le tout présenté dans une boîte en Plexiglas. Cette oeuvre est numérotée 380/500. Dans l'après-midi de lundi, en salle 1 et 7, Robert Indiana remportait 46 000 €, sous son estimation basse, pour un de ses célèbres Love (45 x 45 x 22,5 cm), un des 8 exemplaires en aluminium peint émaillé bleu et rouge réalisés en 2 000 d'après un original de 1966 (54 492 € frais compris. Robert Indiana (né en 1928), Love, aluminium et peinture émaillée, sculpture signée et numérotée 7/8. 1996-2000. 45 x 45 x 22,5 cm. Véritable cri d'amour à son pays par un artiste qui a pris pour nom celui d'un des États de la glorieuse Amérique, l'Indiana, Love recueillait cette semaine 46 000 €. C'est au milieu des années 60 que Robert Indiana - Robert Clarck de son vrai nom - développe cette image en 4 lettres, qui va se concrétiser, toujours avec la même graphie et la même composition, aussi bien dans l'espace bidimensionnel de la toile que dans celui, en trois dimensions, de la sculpture. Pop'art oblige, Love prolifère à la manière d'un bien de consommation à portée culturelle, allant même jusqu'à s'estamper sur un timbre. Côté sculpture, on part du monumental ancré dans un paysage urbain à l'échelle américaine jusqu'au bijou. Une bague Love en or a ainsi atteint 3 737 $ frais compris (19 332 F, 3 182 € en valeur réactualisée) en octobre 1996 (Sotheby's Arcade). Le prix le plus élevé enregistré (source : Artnet) pour une sculpture Love est de 251 500 $ frais compris (276 000 €), obtenus en mai 2002 (Christie's New York) pour un exemplaire en acier brut (H. 91,5 cm) édité à 6 exemplaires. De même taille mais en couleurs, une édition de 1995 en aluminium raflait 110 500 $, frais compris (128 893 €), en novembre 2000. En France, l'étude Cornette de Saint-Cyr décrochait 650 000 F au marteau (100 997 € réactualisés) en janvier 2001 pour une édition en deux exemplaires de 1968 en acier (H. 60 cm). Il s'agit du sixième meilleur résultat pour une sculpture de l'artiste et du quatrième pour une sculpture Love. La version offerte cette semaine est une édition de 8 exemplaires de l'an 2000. Depuis 1966, le O vacille toujours, relativisant ainsi la portée de ce cri d'amour. Cette dimension critique en fait, tout autant que sa forme et ses couleurs, l'une des oeuvres les plus représentatives du pop'art américain.). Après la Petite Vénus de Klein, intéressons-nous à 37 000 € à celle d'Arman, une Vénus au violon (H. 149 cm) en bronze à patine verte tranchée dans le sens de la hauteur pour inclure des morceaux de l'instrument. Cette oeuvre a été tirée à 8 exemplaires. Pareil à un gros plan des Nymphéas de Monet, Night Reflection (152 x 152 cm), une toile de Dok-Hi Kim de 2002 respectait à 15 000 € son estimation basse. Une technique mixte et collage sur papier (32 x 24 cm) sans titre de 1966 de Robert Rauschenberg obtenait 13 100 €. L'oeuvre comporte dans une pochette en plastique un morceau d'un ticket d'entrée au palais des Doges à Venise et plus haut des fragments d'étiquettes Jack Daniels. Une manière pour l'artiste de rappeler qu'il est le premier artiste américain à avoir remporté le grand prix de la Biennale de Venise deux ans auparavant, en 1964, l'ombre embrumée d'alcool d'Hemingway planant toujours entre le bar du Gritti au bord du Grand Canal et celui du Harry's bar à la Giudecca. La Tour Eiffel (200 x 200 cm), une huile sur papier marouflé sur toile de 1981 d'Antonio Segui dépassait, à 9 000 €, son estimation. La dame de fer est représentée coudée vers la droite, un fier individu à chapeau melon se tenant à ses côtés. Pour la même somme, 9 000 €, on obtenait un acrylique sur toile abstraite d'Olivier Debré, intitulé Verte à la tache rose (100 x 100 cm). Pour la photographie plasticienne, régulièrement présentée dans les catalogues de la maison de vente Cornette de Saint Cyr, signalons les 3 100 € de Joana with Cigarette at Châteauneuf de Gadagne (38 x 59 cm), une photographie en couleur de Nan Goldin de mai 2 000, numérotée 23/40.
samedi 25 octobre 2003 - 00:00
Salle 12 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Artus Enchères, D.T.O
vendredi 24 octobre 2003
vendredi 24 octobre 2003 - 00:00
Salle 12 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Artus Enchères, D.T.O
Le parcours viticole proposé ici se concentre sur le Bordelais. 12 cheval-blanc de 1990 provoquaient à 4 600 € une allégresse sans retenue, l'estimation haute étant de 4 200 €. Trois lots de 12 lafite-rothschild affichaient une cote homogène, chacun des 2 lots de 1986 se négociant 2 550 € et ceux de 1990 2 400 et 2 300 €. Le latour de 1990 remportait des enchères à couteaux tirés pour des lots de 12 bouteilles : 3 850 € et 3 820 € pour le millésime 1990 et 2 250 € pour 1989. 6 magnums de la même année et du même château allaient à 2 100 €. 1989 toujours pour 12 margaux qui obtenaient 2 100 €. 123 mouton-rothschild de 1986 voyaient leur cote osciller entre 2 400 et 2 700 €. À l'autre extrémité de l'échelle des valeurs, signalons les 20 € d'une bouteille californienne de Somona valley, un zinfandel de 1995 produit par Ernest et Julio Gallo, ou encore les 70 € de 12 camensac de 1981 (haut-médoc). Les 12 boiresses de 2000 (graves) s'échangeaient contre 50 €.
jeudi 23 octobre 2003
jeudi 23 octobre 2003 - 14:15
Salle 8 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Piasa
À 14 500 €, estimation basse frôlée pour les 3 volumes des Géorgiques (Paris l'artiste, 1944-1947) de Virgile, traduites par Michel de Marolles et illustrées de 119 eaux-fortes de Dunoyer de Segonzac, dont 99 à pleine page. Il s'agit d'un des 50 premiers exemplaires sur vélin d'Arches contenant une suite des gravures numérotées et signées sur vélin de Rives. Relié en maroquin ivoire à décor de raisins et de gerbes de blé par Georges Cretté, il est en outre enrichi d'une aquarelle, de 2 lavis originaux, d'une photo dédicacée et d'une suite de 25 eaux-fortes supplémentaires inédites tirées à 50 exemplaires. Retrouvons Georges Cretté pour une reliure similaire et Dunoyer de Segonzac comme illustrateur de La Treille muscate de Colette (Paris, chez l'artiste, 1932), une édition originale agrémentée de 36 eaux-fortes, dont 13 hors texte, et d'un dessin à la plume signé. Estimée au plus haut 10 000 €, elle était adjugée 12 500 €. À 6 800 €, estimation plus que doublée pour l'édition originale des Chansons pour elle (Paris, Vanier, 1891) de Paul Verlaine. Il s'agit d'un rare exemplaire sur japon contenant le faux-titre, un envoi autographe de l'auteur à « Mr Paul Marmer » et surtout un poème autographe de Verlaine « À mon amie Eugénie/Pour sa fête... ». Ce dernier est daté de 1894. La Colline inspirée (Paris, Les Bibliophiles franco-suisses, 1941) de Maurice Barrès luxueusement relié en maroquin gris souris à décor complexe de filets à froid par Semet et Plumelle, atteignait 4 500 €. Cette enchère se répétait sur l'un des 25 exemplaires de tête sur japon impérial de l'édition originale des Tableaux de Paris (Paris, Émile Paul, 1927), comprenant des textes de différents artistes, 14 eaux-fortes et 6 lithographies de Bonnard, Foujita ou Matisse, pour ne citer que quelques peintres. Estimé au plus haut 1 000 €, l'édition originale de Deauville (Paris, Trémois, 1931) de Paul Poiret, riche de 10 illustrations en couleurs de Van Dongen, s'envolait à 4 200 €.
mercredi 22 octobre 2003
mercredi 22 octobre 2003 - 14:30
Salle 5 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Boisgirard - Antonini
Pour la partie cataloguée de cette vente, signalons les 6 900 € décrochés par une paire de présentoirs en bronze doré d'époque Empire, signés par Thomire. À 3 pieds griffes et au corps à décor de feuilles d'acanthe dans des encadrements de rosaces et de palmettes, ils soutiennent des coupes en cristal moulé et taillé (H. 27 cm). Ce résultat prononcé au double de l'estimation confirme les bons résultats enregistrés par Thomire la semaine dernière. Un tabouret en noyer du début du XVIIIe siècle montait à 4 300 €. Les pieds cambrés à sabots sont sculptés de chutes festonnées, et leur courbure s'inscrit parfaitement dans la continuation de celle de la ceinture mouvementée. Ce tabouret est garni d'une tapisserie polychrome à fond tête-de-nègre. La même enchère, 4 300 €, se répétait sur un secrétaire d'époque Transition, estampillé par Louis Noël Malle, passé maître en 1765. Il est en placage de bois de rose marqueté géométriquement sur fond d'amarante. À 3 800 €, estimation doublée pour un chiffonnier en bois fruitier (H. 135 cm L. 75 cm), travail régional du XVIIIe siècle présentant 6 tiroirs. À 4 000 €, estimation basse respectée pour une console d'époque Louis XV en bois sculpté et doré, ajouré d'ombilics, de chicorées et de rinceaux. L'entretoise présente une large coquille déchiquetée où s'enroule un serpent. Elle est coiffée d'un marbre brèche rouge.
mercredi 22 octobre 2003 - 14:00
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Bailly-Pommery & Associés
Destination philatélie en ouverture de cette vente avec un ensemble de 150 lots réservés aux colonies françaises. Au programme, des timbres neufs ou oblitérés en provenance de Madagascar, Tahiti, la Côte d'Ivoire, le Cambodge, la Guadeloupe, le Sénégal, Mayotte, Zanzibar, le Maroc, les Nouvelles-Hébrides, Nossi-Bé, la Réunion ou la Nouvelle-Calédonie (estimations de 200 à 2 000 Euros). Retour en métropole pour une quarantaine de gravures et lithographies, issues pour certaines du portfolio Essai sur l'histoire de la lithographie en France. Les peintres lithographes de Manet à Matisse aux éditions d'art Frapier. C'est entre 100 et 1 000 Euros que s'échangeront des feuilles signées Pierre Bonnard (Le Bain, 1925, 700 Euros), Kees Van Dongen (Les Cheveux courts, 1924, 500 Euros), Toulouse-Lautrec (Le Marchand de marrons, 700 Euros), Jules Pascin, Ker-Xavier Roussel, Aristide Maillol ou Raoul Dufy. Manet, Renoir, Corot ou Vuillard complètent l'album... Les cent derniers lots sont destinés aux bibliophiles. Livres anciens mais aussi modernes assortis là aussi d'estimations modestes, de 100 à 1 500 Euros. Ce sont des œuvres de Bossuet, Brantôme, Apollinaire, La Rochefoucauld, Machiavel, Plutarque, Rousseau, la marquise de Sévigné, Voltaire, Montherlant, Ovide, Stendhal, Taine ou Virgile que les amateurs se partageront. Quelques lots de catalogues raisonnés, monographies d'artistes et ouvrages d'art divers ferment la marche. Bailly-Pommery & Associés, SVV, Mme Collignon, MM. Robineau, Galantaris.
mercredi 22 octobre 2003 - 14:00
Salle 2 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Binoche et Giquello
Comme souvent, Marcel Proust recueillait le résultat le plus élevé. 4 pages de cahier d'écolier constituant un manuscrit autographe du 15 novembre 1895 où est évoqué un dîner chez Alphonse Daudet allait à 21 500 €, à un peu plus du double de l'estimation. L'auteur se livre à une série de réflexions sur le couple Daudet et ses hôtes, parmi lesquels figurent Reynaldo Hahn, Goncourt et Coppée. Concernant Daudet, il écrit qu'il « est délicieux, le fils d'un roi maure qui aurait épousé une princesse d'Avignon, mais trop simpliste d'intelligence ». Daudet aurait fourni, comme d'autres convives de ce dîner, quelques traits de personnages d'à la recherche .... À la suite de ce manuscrit, une lettre de 8 pages de l'écrivain à sa mère datée du 31 août 1901 remportait 6 800 €. Il y évoque longuement la princesse de Polignac. 18 lettres autographes représentant 46 pages, écrites entre 1942 et 1947 par Pierre Reverdy au poète et critique Francis Guex-Gastambide, montaient à 16 000 €. Ce dernier est l'auteur en 1942 de la première monographie consacrée à Reverdy. Les liens de confiance qui les unissent se traduisent par la liberté des propos tenus, concernant notamment la poésie. La correspondance de Reverdy est, par sa volonté, presque totalement inédite, ce qui ne fait que renforcer la valeur de ces pages. Retenons cette phrase : « La poésie est une excrétion nécessaire à la vie morale, spirituelle de l'homme, le jour où elle cessera de ruisseler c'en serait fini de la santé de l'humanité toute entière. » À 15 500 €, estimation doublée pour un rare manuscrit dadaïste autographe de Clément Pansaers (1885-1922) daté du 15 février 1921. Il s'agit de celui de son second livre, Bar Nicanor, par lequel il exprime la modernité frénétique de l'entre-deux-guerres, marqué par le jazz, la publicité, le cosmopolitisme, le sexe, etc. Cet auteur belge, influencé par le taoïsme, était l'ami de James Joyce et de Valérie Larbaud. Les 69 pages du manuscrit sont reliées en plein parchemin signé par Georges Hugnet. À 12 000 €, estimation haute respectée pour une correspondance de 74 lettres, 5 cartes postales et un coupon de Max Jacob à Nino Frank, journaliste et traducteur suisse de langue italienne. Cette correspondance s'étend sur vingt années, entre 1923 et 1944, et reflète l'amitié qui unissait les deux hommes. Les 152 pages contiennent 2 dessins originaux à la plume. Terminons sur un air de musique à 9 200 € sur une estimation trois fois moindre. Cette envolée concerne la partition imprimée de la Sonate für Pianoforte und Violoncello, op. 45 de Félix Mendelssohn-Bartholdy, contenant un envoi autographe à mademoiselle Clara Wieck, daté de 1839. L'année suivante, elle deviendra madame Robert Schumann. Elle est elle-même compositeur mais surtout pianiste renommée, ce document attestant de l'admiration qu'avait pour elle Mendelssohn-Bartholdy.
mercredi 22 octobre 2003 - 14:00
Salle 7 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Baron Ribeyre & Associés , Farrando
Le produit de cette vente au programme varié s'établissait à 1 010 395 € au marteau. C'est au chapitre de la peinture que les résultats les plus flamboyants étaient obtenus. Un record français était décroché à 320 000 € par l'huile sur toile d'Edwin Longsden Long, Le Marché aux esclaves dans l'Antiquité (320 000 euros sans les frais. Edwin Longsden Long (1829-1891), Le Marché aux esclaves dans l'Antiquité, huile sur toile, datée 1874. 151 x 243 cm) (voir encadré page 36 de la Gazette n° 36). La bataille était gagnée par un collectionneur français contre le marché britannique. Si le record mondial pour cet artiste est de 776 000 $ (Christie's New York, mai 2000) pour une toile de 1876, An Ancient Custom (100 x 138 cm), le second résultat, 387 500 $ frais compris (source Artnet), se situe plus dans les parages obtenus par le tableau vendu à Drouot. Il s'agit d'une toile de 1885, Love's Labour lost (127 x 191 cm, Christie's New York, mai 1995). Le Marché aux esclaves dans l'Antiquité se situe en quatrième position des meilleures enchères obtenues par Long. L'autre résultat à 6 chiffres de la vente était obtenu par une toile de Daniel Ridgway Knight, Deux Jeunes Filles sur les bords de la Seine (160 000 euros sans les frais. Daniel Ridgeway Knight (1839-1924), Deaux Jeune Filles sur les bords de la Seine, huile sur toile située à Paris. 73 x 92 cm. Estimée 60 000/90 000 euros, cette toile de Daniel Ridgway Knight montait à 160 000 euros et prenait ainsi le chemin du pays d'origine de son auteur : les États-Unis. La cote de cet artiste est solidement ancrée, le plus haut résultat relevé (source Artnet) étant de 402 000 $ frais compris pour une toile à sujet fleuri, intitulée Coming from the garden (188 x 155, 7 cm, Christie's New York, novembre 2000). Daniel Ridgeway Knight goûtait des formats particulièrement imposants. Parmi les 60 premiers résultats relevés par ordre décroissant de prix sur la base Artnet, 58 concernent des toiles d'un format égal ou supérieur, et souvent de loin, à celui de la vente de novembre 2000. Les seules toiles comparables en termes de dimensions au tableau vendu à Drouot sont une huile sur toile montrant une Woman with Watering Can (55,9 x 65,4 cm) vendue 180 000 $ frais compris (Doyle New York, mai 2000) et à 36 800 $ frais compris une Peasant Girl (99,1 x 73,7 cm), une toile de 1889 (Barridoff Galleries, août 2000). La première toile se rapproche par la composition et son caractère très travaillé de celle qui était vendue cette semaine à Drouot. Les Deux Jeunes Filles sur les bords de Seine se rapprochent par conséquent des meilleurs résultats obtenus par l'artiste. Daniel Ridgeway Knight est l'un des fondateurs de l'école américaine de peinture moderne au XIXe siècle. Il subit à la fois l'influence du réalisme de Millet pour les sujets et la composition de ses toiles et de l'impressionnisme pour l'usage de tons clairs. Installé à Rolleboise dans la vallée de la Seine, il participera à de nombreuses expositions en France). À 160 000 €, elle doublait son estimation. À 23 000 €, estimation triplée pour une huile sur toile de Pierre Carrier-Belleuse (1851-1933), La Comédienne dans sa loge (51 x 60 cm). La dame est représentée de dos, à moitié nue, son habilleuse entrouvrant la porte à un admirateur en haut de forme. À 18 500 €, estimation dépassée pour une huile sur toile de Louis Sabatier montrant un couple Sur le pont d'un paquebot (65 x 41 cm). La Cueillette des roses au harem (186 x 109 cm), une huile sur toile de Charles-Émile Carolus-Duran de 1883, suscitait 19 000 E. Pour la peinture ancienne, citons les 15 000 € d'une toile d'Élisabeth Vigée-Lebrun, Portrait présumé du comte de Brie (73 x 61 cm), hélas accidentée au niveau du visage. Pour les dessins, relevons les 30 000 € suscités par deux lavis brun, plume et encre brune sur traits de crayon noir (46,5 x 79 cm) de Giacomo Guardi (1764-1835), Le Bassin de Saint-Marc du côté de San Giorgio Maggiore et Le Bassin ducal vu de la mer. Pour les objets d'art, un résultat à retenir, les 72 000 € obtenus par Hercule domptant un centaure (H. 41 cm), un bronze à patine brune d'un suiveur de Jean de Bologne, exécuté à Florence au début du XVIIe siècle. Terminons à 22 000 € avec une tapisserie hispano-flamande (260 x 270 cm) du XVIe siècle au décor particulièrement fouillé. Des armoiries sont présentées dans un cartel timbré d'un heaume à visière fermée, encadré de cornes d'abondance sur fond de fleurs et de fruits, la bordure à décor de vertus et d'attributs guerriers. La date de 1560 est tissée au centre d'une contrebordure.
mardi 21 octobre 2003
mardi 21 octobre 2003 - 14:00
Salle 8 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
SVV LOMBRAIL TEUCQUAM
C'est du côté des vitrines que seront prononcées les enchères dans cette salle. Leur destination : des bijoux et de l'argenterie. Les premiers comprennent environ 200 lots, anciens et modernes, parmi lesquels un bracelet camée et pierre de lave, XIXe, des intailles antiques sur lapis-lazuli, quelques pièces signées (dont un bracelet en or, turquoises et corail de Boucheron, colliers en or de Pomellato, l'un en or de deux couleurs à maillons entrelacés, 8 000 Euros, l'autre en or gris à gros maillons, 6 000 Euros), des bagues ornées de pierres précieuses (dont un modèle centré d'un diamant taille brillant de 2 ct, même estimation, un autre orné d'une émeraude rectangulaire de Colombie cette fois de 4,80 ct entourée de diamants, 4 500 Euros), un bracelet et un collier rivière de diamants, des boutons de manchette en or. Cartier, Technomarine et Poiray sont annoncés à la section des montres-bracelets. C'est une cinquantaine de lots que se disputeront les amateurs d'argenterie, des couverts, et des pièces de forme, une ménagère et du métal. Lombrail Teucquam Maison de Ventes, SVV, Mme Salanne
Le programme de cette vente affichait une forte diversité. C'est du côté des arts premiers que se trouvait la meilleure enchère : 63 000 € obtenus par un manche d'éventail en ivoire des îles Marquises (73 050 euros frais compris. Manche d'éventail en ivoire. Îles Marquises. H. 15 cm. Estimé au plus haut 25 000 euros, ce manche d'éventail des îles Marquises était combattu à hauteur de 63 000 euros. Peinte par Gauguin et exposée au Grand Palais, chantée par Brel sur toutes les ondes, l'actualité marquisienne bat son plein cette saison. Si dès 1892, Gauguin envisage de s'installer aux Marquises, c'est seulement le 16 septembre 1901 qu'il pose le pied sur l'archipel. Il n'a cependant pas attendu cette époque pour s'inspirer de l'art local. En effet, dans la peinture Vairumati exécutée en 1897 figure un groupe monumental de deux idoles serrées l'une derrière l'autre. Il s'agit en fait de l'agrandissement de figures sculptées sur un manche d'éventail ou d'ornements d'oreilles. Les figures anthropomorphes que l'on trouve sur ce type d'ouvrage, généralement nommées tiki, sont originaires des Marquises. Tiki, cet être légendaire, toujours figuré les yeux ronds, le nez épaté et la bouche étirée en largeur, est le rejeton du couple primordial, composé d'Atea, l'homme, et d'Atanua, la femme. Il est lui-même le géniteur de l'humanité et passe aussi pour l'inventeur du tatouage. Le tiki tahitien possède des traits distincts : le crâne est rond et parfois plus court, les yeux ne sont souvent signalés que par la saillie sommaire d'un petit losange, et leur style est plus anguleux. Les objets marquisiens de ce type sont plus nombreux que ceux d'origine tahitienne. Le manche vendu à Drouot se distingue par sa matière, l'ivoire, provenant peut-être d'une dent de cachalot et généralement utilisée pour des objets de plus petite taille.). Direction l'Occident ensuite pour nous intéresser aux arts de la parure. 57 000 € revenaient à une broche vers 1930 estimée au plus haut 35 000 €. Elle est en platine et or gris et dessine un noeud sertie de diamants baguettes et brillants, les deux extrémités de ce précieux ruban retenant chacun en pampille un diamant poire (3,67 et 3,8 ct). Un peu avant, une paire de clips d'oreilles de Van Cleef & Arpels doublait à 10 500 € leur estimation. Ils sont formés d'un arceau bombé, serti en diagonales de lignes de brillants séparées par de fines bandes d'or jaune perlé. Le département du mobilier était dominé à 30 000 € par une paire de guéridons ovales d'époque Louis XVI en bois doré, coiffés d'un marbre grenat veiné à bec de corbin et ressaut. La base ovale à 3 doubles pieds cannelés porte un piétement tripode arqué à sabots de faune et têtes de bélier soutenant la ceinture sculptée d'entrelacs. Pour les tableaux, débutons par les 29 000 €, une estimation doublée, octroyés à une toile marouflée sur panneau de chêne d'Abraham Storck (1635-1710), Promeneurs sur le quai d'un port hollandais (12 x 11 cm). Un panneau de l'école allemande du XVIe siècle, L'Ange de l'Annonciation (158 x 80 cm), montait à 16 800 € sur une estimation haute de 7 000. Pour la période moderne, relevons les 17 000 € accordés à Cheval sellé, Écuyer et Chien (24,5 x 32,5 cm), une huile sur toile d'Alfred de Dreux, et les 15 000 € donnés à Roses dans un pichet (46 x 55 cm), une huile sur toile datée de 1912 d'Henri Lebasque.
lundi 20 octobre 2003
lundi 20 octobre 2003 - 14:30
Salle 5-6 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Cornette de Saint Cyr maison de ventes
Le design rapportait cet après-midi 425 090 €, dont 122 200 € revenaient à des créations de Ron Arad (48 595 euros frais compris. Ron Arad, canapé St-St-Sofa en métal poli. Édition One Off, 1994. 108 x 215 x 100 cm. Parcours sans faute pour Ron Arad (voir Gazette n° 36 page 32), dont 5 pièces totalisaient 122 200 euros. La palme revenait au canapé St-St- Sofa (voir reproduction) qui, à 41 000 euros, respectait sa fourchette d'estimations. La prouesse technique de ce siège réside dans le fait que la masse du dossier n'est rattachée à l'assise que par trois petits points de contact. À 26 000 euros, les aficionados de l'architecte designer israélien travaillant à Londres hésitaient entre Axor, un fauteuil en métal embouti soudé et poli à système de contrepoids n° 20/20, et la Split-Table, une table extensible à pieds courbés en métal. Le plateau en caillebotis coulissant permet d'allonger la table de 160 cm à 270 cm. Une chaise assortie en métal chromé et bois naturel, prénommée Split-Chair, obtenait 13 200 euros. La chaise se transforme par le même mécanisme en siège à deux places. Enfin, un fauteuil en métal embouti, soudé et poli, Big Heavy; n° 15/20, se négociait 16 000 euros. L'engouement pour Ron Arad s'est maintenu depuis le record obtenu le 26 janvier dernier par la chaise Narrow Parpadelle, 66 000 euros (Paris, même maison de vente, voir Gazette n° 4 page 35). La cote des créations de Ron Arad reste cependant fluctuante, une Split-Table ayant obtenu dans la même vente 39 500 euros, soit 13 500 euros plus cher que l'exemplaire vendu cette semaine. La validité d'une cote soudainement élevée ne se vérifie que par la répétition dans le temps de résultats de même nature. Affaire à suivre donc.). Retrouvons un habitué de la spécialité, Yonel Lebovici, qui obtenait 11 000 € d'une chaise longue Pince sans rire et de son repose-pieds, le tout en métal poli garni de vinyle de couleur. Du même, un meuble formé d'un triangle en acier inoxydable sertissant une plaque de verre sablé lumineuse, allait à 8 800 € (H. 120 cm, l. 180 cm). Le triangle, posé sur une de ses pointes, est maintenu en équilibre sur une plaque d'acier par 2 câbles. Restons dans le métal avec, à 7 000 €, une bibliothèque (H. 122 cm l. 90 cm) d'Ettore Sottsass composée de panneaux en métal chromé dessinant 12 casiers. Cette pièce unique a été spécialement fabriquée pour l'exposition Italia-Giappone, qui a tourné en 2001 entre Tokyo et Yokohama. Nettement moins minimaliste, une commode Palladino vers 1975 de Piero Fornasetti recueillait 10 500 €. Ouvrant à 3 tiroirs, elle est à décor sérigraphié d'une demeure néoclassique à fronton. Un pied de lampe d'Alexandre Noll en ébène de forme irrégulière, trouée sur un côté, respectait à 12 500 € son estimation. Terminons à 9 000 € avec une estimation basse frôlée pour un vase pansu à tout petit col légèrement asymétrique de Georges Jouve vers 1950. Il est en céramique noir satiné.
lundi 20 octobre 2003 - 14:30
Salle 15 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Giafferi
lundi 20 octobre 2003 - 14:00
Salle 7 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Bailly-Pommery & Associés
La chine, passe-temps qui remplit rapidement un appartement. Garder ce qui vous plaît le plus et faire de la place pour d'autres objets qui vous séduisent. Le chineur qui se sépare de ses trouvailles a réuni des œuvres sur papier et des tableaux de diverses époques comme une toile de l'école vénitienne du XVIIIe siècle, La Tenue des comptes estimée 2 000 Euros, des tableaux des écoles russe, anglaise et suisse, une carte de vœux de Lhote et un ensemble de gravures concernant l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie. Des céramiques de la Chine et du Japon des XVIIIe et XIXe siècles voisinent avec des céramiques européennes, dont des figurines de chiens, et des objets de décoration. Quelques meubles et sièges complètent ce programme. Bailly-Pommery & Associés, SVV.
lundi 20 octobre 2003 - 14:00
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
B.S.F.
Le royaume khmer décrochait la plus haute enchère, 8 050 €, une estimation doublée, avec une sculpture acéphale de la déesse Uma en grès beige (H. 44,3 cm) de la période d'Angkor-Vat, datant de la première moitié du XIIe siècle. Elle est vêtue d'un sarong à rabat marqué de plis perpendiculaires. Signalons encore à 6 600 € un bouddha du Bayon en grès beige (H. 68,5 cm), représenté assis en virasana sur les anneaux du serpent Naga qui le protège de son capuchon à 7 têtes. La Chine des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C. ) remportait une victoire à 7 000 € grâce à un symbole militaire, un tigre en bronze à patine croûteuse vert et brun portant des plages de dorure (L. 24,6 cm). Il est représenté de profil, marchant la gueule ouverte. Il était estimé au plus haut 2 500 €. La dynastie des Zhou antérieurs (1066-771 av. J.-C. ) ne perdait pas la face à 5 700 €, une estimation base presque doublée, avec un bronze à patine vert et brun représentant un mouton aux cornes enroulées (L. 11,5 cm), orné de disques, de masques de taotie sur fond de leiwen, l'épine dorsale marquée par une crête mouvementée. Remontons encore plus loin dans la longue histoire chinoise avec à 5 900 € un vase hu couvert en bronze à patine verte (H. 19 cm), datant de la dynastie des Shang (1766-1121 av. J.-C. ). Il est richement orné de dragons « kui » et de masques de taotie, le bouton du couvercle en forme de champignon. Terminons notre voyage à 7 500 € en Colombie , avec la culture tairona (1 000-1 500), auteur d'un collier de cacique, composé d'un pectoral en forme de condor retenu par une rangée de tubes en or intercalés de perles et de tubes de cornaline, le tout scandé de 6 éléments figurant le dieu Jaguar.
lundi 20 octobre 2003 - 11:00
Salle 3 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Thierry de Maigret
Débutons cette semaine un verre de champagne à la main. 12 grandes cuvées Krugg comprenant 4 bouteilles plus anciennes, partaient à 1 000 €. Avant de parcourir les vignobles du Bordelais, arrêtons-nous en Bourgogne pour y déguster, moyennant 1 200 €, 10 chevalier-montrachet de 1992 de chez Boillot. Continuons dans les blancs, avec 6 yquems de 1990 adjugés 1 160 €. Entamons la valse des rouges en compagnie de 12 margaux de 1975 entraînés à 1 400 €, au double de leur estimation, tandis qu'il fallait encore pousser à 1 600 € 12 cheval-blanc de 1978 pour les emporter. À 1 200 €, le cheval-blanc de 1978, embouteillé en 6 magnums, se révélait cependant plus raisonnable. Pour 6 magnums de haut-brion du même millésime, il fallait compter 1 150 €. Cote stable à 1 800 € pour chacun des 2 lots de 12 haut-brion.12 latours de 1995 suscitaient 1 600 €, tandis qu'à 1 850 € 12 cheval-blanc faisaient un retour remarqué en millésime 1995 cette fois-ci.
dimanche 19 octobre 2003
dimanche 19 octobre 2003 - 15:30
Salle 16 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert
dimanche 19 octobre 2003 - 14:30
Salle 15 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Rossini
Une Fleur céleste (H. 78,5 cm) de Tan Zoritchak (né en 1944) s'épanouissait à 18 300 €. Cette sculpture de 1991 est formée d'éléments en verre optique fusionné, taillé et poli, surmontés d'une flèche rouge à intercalaire brun et or. Le maître verrier Ceslav Zuber (né en 1948) récoltait 13 300 € pour Tête bleue (H. 45 cm). une sculpture de 1994 en taille directe, réalisée dans un verre optique massif Corning. Elle est à décor sablé, gravé et peint. Jaromir Rybak (né en 1951) obtenait 8 280 €, enchère à couteaux tirés, pour Ionosphère 11 (H. 30 cm), une sculpture en pâte de verre de différentes couleurs dessinant une montagne dans des nuages. Un verrier français né en 1948, Jean Paul Raymond, est l'auteur d'une sculpture en verre optique gravé de personnages et d'allégories de l'eau, rendant hommage à Amsterdam 2002 (H. 50 cm). Celle-ci était adjugée 4 700 €. Regarde moi je vole (H. 88 cm), une sculpture figurative de Marcoville (né en 1939) en verre découpé, sablé, grenaillé, oxydé et peint, s'élevait à 4 000 €. La Conque de Toots Zynsky reproduite en page 31 de la Gazette n° 35 remportait 4 800 €.
dimanche 19 octobre 2003 - 14:30
Salle 14 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Catherine Charbonneaux
La vente débutait avec de l'art précolombien, dominé par les 800 € d'une sculpture péruvienne en pierre représentant un homme squelettique assis se tenant le visage (H. 28,5 cm). Pour les multiples, signalons les 600 € d'une lithographie en couleurs de Sonia Delaunay, intitulée Bleu-blanc-rouge (64 x 48,5 cm) et estimée au plus 180 €. Deux lithographies sur vélin d'Arches (42 x 32 cm) d'Alberto Giacometti, Rue animée et Personnage de dos, partaient à 850 €. Un pastel sur papier d'Henri Goetz, une Composition (34 x 50,5 cm) de 1980, allait à 2 000 €, poursuivie à 3 500 € par une huile sur toile du même artiste, titrée Sainte-Geneviève-des-bois (63,5 x 79 cm) et datée de 1965. C'est une Composition sanguine (164 x 108 x 15 cm) de 1954 de Roger Desserprit qui recueillait à 6 000 € la meilleure enchère de cette salle. Cette oeuvre sur bois, qui intègre son cadre, est peinte à l'huile, du cuivre et de l'aluminium formant des reliefs acérés à sa surface. Plus sage, une huile sur toile de Jan Styka, Pierre l'apôtre (81 x 54 cm), montait à 1 600 €. Retournons à l'abstraction pour finir avec à 1 800 €, une estimation dépassée comme pour le précédente oeuvre, une huile sur toile de John-Franklin Koening daté de 1972 et titrée Carvoys (182 x 94 cm).
dimanche 19 octobre 2003 - 14:15
Salle 9 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Boisgirard - Antonini
Sur les 276 lots présentés, 182 étaient vendus pour un total de 1 066 730 euros au marteau. Photographié sur la couverture de la Gazette n° 32, le chandelier en cuivre incrusté d'or et d'argent, art il-khanide de la fin du XIIIe siècle, ne trouvait pas preneur, faute d'enchères suffisantes. C'était également le cas de la hache en bronze et du vase en argent reproduits en page 29 de la Gazette n° 35. Deux résultats à 6 chiffres étaient prononcés, l'un attendu, le second nettement moins. Commençons par ce dernier : un carreau en céramique d'Iznik de la fin du XVIe siècle, percé d'une fenêtre. Estimé au plus haut 12 000 euros, il déchaînait une tempête d'enchères qui le propulsait à 112 000 euros (133 708 euros frais compris. Fenêtre en céramique. Turquie, Iznik, fin du XVIe siècle. 49 x 39 cm. Estimé 8 000/12 000 euros, ce carreau en céramique d'Iznik était disputé jusqu'à 112 000 euros. Il se rapproche du record mondial obtenu en juin 2001 par un autre carreau d'Iznik (27 x 27 cm), de la même époque et dit « à la coupole« . Celui-là était adjugé 974 724 F (148 595 euros, Paris, étude Boisgirard, collection Kélékian, voir Gazette 2001 n° 26 page 42). Si le carreau du record mondial n'offrait qu'un fragment d'un décor plus ambitieux, l'extrémité du sommet de la coupole, celui-ci se suffit à lui-même. Sa forme constitue son atout principal. L'évidement central de la plaque de céramique dessine une fenêtre autour de laquelle se déploie le décor émaillé. Cette trouée constitue sans nul doute un tour de force technique et un facteur de fragilisation de la plaque, qui rend d'autant plus remarquable son arrivée intacte jusqu'à nous. Sa période de production le situe dans l'âge d'or d'Iznik, plus précisément à la troisième phase de la production de ce centre. À côté du bleu figurent en effet deux couleurs caractéristiques de cette phase : le vert émeraude et le fameux « rouge de Rodes », obtenu pour la première fois vers 1555-1560 à partir d'oxyde de fer. Les motifs bifides à fond bleu sont dits « roumi ». Le carreau d'Iznik semble bien être une spécialité du marché français, le plus haut résultat enregistré hors de l'Hexagone étant de 28 750 £ frais compris (46 428 euros, Londres, janvier 2000, Christie's) pour un fragment de carreau du XVIIe-XVIIIe siècle à décor de tulipes et de fleurs (l. 36,8 cm). L'autre enchère à 6 chiffres, 150 000 euros, récompensait à son estimation basse une statuette de Bactriane du IIIe millénaire av. J.-C. Si elle se démarque par sa matière (L. 12,5 cm) et par la position de sa tête par rapport au corps, elle est moins rare - une dizaine de pièces connues étant d'une qualité équivalente - que celle qui a obtenu un prix record en juin dernier : 711 234 euros frais compris. Celle-ci est unique par sa position assise (voir Gazette n° 26 page 40). Restons à la même époque et dans la même région pour signaler les 65 000 euros réalisés sur une estimation haute de 45 000 par une épingle en cuivre (L. 24,5 cm), dont une extrémité est ornée d'un disque en lapis sculpté sur ses deux faces (Diam. : 6,3 cm). L'une montre un homme assis entre deux personnages plus petits, l'autre un homme également assis entouré d'animaux. Le Louvre en conserve deux exemplaires du même type. De la Bactriane toujours, à 60 000 euros, soit l'estimation basse, relève un groupe votif en bronze à patine verte (H. 15,8 cm, l. 20 cm) de la fin du IIIe millénaire. Il représente un personnage cornu installé sur un serpent encadré de deux zébus. Seules les têtes des animaux sont figurées en ronde bosse. Déplaçons-nous plus à l'est pour nous arrêter à la seconde moitié du Ier millénaire avec un exemple d'art sino-sibérien adjugé 58 000 euros, au-dessus de son estimation. Il s'agit d'une plaque circulaire à âme en fer (Diam. 103 cm) couverte d'une feuille d'or repoussé au décor de deux bouquetins sur fond de flammèches. L'Asie centrale du Ier siècle était ensuite représentée par un coq en or finement ciselé, serti de 43 rubis (H. 6 cm) de différentes formes. Il était utilisé comme boucle grâce à 3 passants situés à son revers. Terminons comme nous avons commencé avec un carreau de céramique, celui-ci adjugé à son estimation haute : 40 000 euros. Exécuté vers 1450 en Iran, alors partie de l'Empire timouride, il est en forme d'étoile à 12 branches (Diam. : 39,5 cm), ornée d'une rosace fleurie turquoise, rouge et or sur fond bleu de cobalt bordé de turquoise.
dimanche 19 octobre 2003 - 14:00
Salle 13 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Chochon-Barré et Allardi
Au menu, une vacation de saison composée de fourrures, vêtements de cuir, bagages et accessoires divers. Chochon-Barré & Allardi, SVV, Mmes Chombert, Sternbach.
dimanche 19 octobre 2003 - 14:00
Salle 8 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Pescheteau-Badin
Deux parties composent cette dispersion : la première sur le thème des seaux à biscuit, la seconde sur celui des étains. Les premiers sont en verre, opaline ou cristal, fin XIXe et début XXe, à couvercles de métal, et ornés de décors d'inspiration naturaliste. Ici des trèfles, des fleurs, des épis de blé, sur tel autre un décor japonisant de bambou ou de fleurs dans le style Imari, sur tel autre encore, un bord de mer animé de voiliers, un moulin dans un paysage ou enfin des branches d'oliviers ou de cerisiers. Quelques-uns portent les signatures de Legras ou les marques des fabriques de l'Est, Baccarat ou Saint-Louis. Quelques services à liqueurs, carafes, boîtes ou vases complètent cette première partie. Signalons enfin que l'on pourra se faire plaisir moyennant des sommes de quelques dizaines d'euros à 500 environ. Même fourchette d'estimations à la section des étains où une collection de 90 pièces des époques art nouveau-art déco occupe la seconde partie d'après-midi. Au programme, des pièces de forme et de la platerie insculpés des poinçons de Chanal, Garnier, Kann, Maubach, Kayser, Despres, Irman, Cortesi, Malta, Coupri, Vibert, Thevenin, Sitoleux ou Chaumette. Pescheteau-Badin, SVV, Mme Fouchet, M. Commenchal.
dimanche 19 octobre 2003 - 14:00
Salle 11 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
B.S.F.
L'après-midi débute sous forme de caricature et s'achève en voyages... C'est Faizant, Peynet, Sem ou Guillaume qui signent les premières, tandis que les seconds transporteront les amateurs en Afrique du Nord, en Asie, aux pôles, en Europe, aux Antilles, en Océanie, aux Amériques ou au Moyen-Orient. Le moyen de locomotion, des livres bien sûr mais aussi des affiches et des photographies. Entre les deux, des ouvrages XVIIIe, modernes, illustrés ou relatifs aux beaux-arts, des volumes d'histoire, des éditions originales, de la littérature (Rabelais, Cocteau, Loti, Molière, Rousseau, Labiche, Prévert, Mauriac, Gide, Hugo...), des recueils de la Pléiade, un important ensemble de cartes postales de régionalisme français. Les estimations de l'après-midi sont comprises entre 50 et 2 500 euros. B.S.F., SVV, MM. Brun, Legris.
dimanche 19 octobre 2003 - 13:30
Salle 10 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Massol
Bataille d'enchères à 20 000 € sur une estimation deux fois moindre pour une huile sur toile d'Eugène Deshayes (1868-1939) montrant Les Jardins de la villa Abd el Tif (73 x 100 cm), joliment située au creux d'une vallée dans un environnement particulièrement fleuri. À 15 000 €, estimation basse respectée pour une huile sur toile signée de Théodore Frère (1814-188), Scène de marché au Caire (63 x 41 cm). La vue panoramique de Rabat au crépuscule (70 x 146 cm), une huile sur toile d'Henri Dabadie datée de 1920, restait à 10 200 € un peu en dessous des espérances de l'estimation. Les lointains bleutés de Fès, vue des Mérinindes au matin (60 x 80 cm), une huile sur panneau datée de 1950 d'Henri Pontoy, séduisaient un amateur à 9 500 €. Les Lavandières tunisiennes (65 x 92 cm), huile sur toile signée par Vincent Manago (1880-1936), récoltaient quant à elles 8 000 €. Refermons ce chapitre orientaliste à 6 000 € avec une toile anonyme du XIXe siècle montrant La Belle Odalisque (70 x 100 cm).
samedi 18 octobre 2003
samedi 18 octobre 2003 - 15:30
Salle 16 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert
vendredi 17 octobre 2003
vendredi 17 octobre 2003 - 15:00
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Tajan
Cette vente de tableaux anciens rapportait 545 950 € au marteau. Attendu entre 35 000/40 000 €, un Paysage portugais (71 x 97 cm) de Jean Pillement (1728-1808) montait à 50 000 €. La surprise la plus importante revenait à 49 000 €, au triple de l'estimation, à une toile d'Antonio Bellucci (1654-1726) représentant, voluptueux, Vénus et Cupidon (103 x 87,5 cm). 4 toiles (44 x 60 cm) dans le goût de Michele Marieschi, montrant à Venise l'église San Giovanni e Paolo, le pont du Rialto, le Grand Canal vers le même pont et l'arsenal, totalisaient 38 000 €. À 25 000 €, on hésitait entre une toile de l'école napolitaine du XVIIIe siècle, Pêle-mêle au jeu de l'oie et jeux de société italiens (77 x 51,5 cm), emportée à plus du double de son estimation, et un panneau de chêne de Jacob Van Velsen (mort en 1656), Scène de concert dans un intérieur hollandais (37,5 x 49 cm). Le même sujet, mais dans deux intérieurs paysans, exécuté sur une paire de toiles (39,5 x 32 cm) par Jan Joseph Horemans (1714-1790), se négociait 19 000 €.
Estimé 10 000 €, une Bugatti pour enfant équipée de son moteur Paris Rhône et des ses pneus d'origine, montait à 18 500 €. Il s'agit de la version miniature de la type 52 Grand Prix (voir encadré page 28 de la Gazette n° 35). Elle est « dans son jus », semblant avoir connu les foudres colériques du prince Abdallah, que l'on voit au volant d'une Bugatti de ce type dans l'album Tintin au pays de l'or noir. Un jouet pour fils d'émir à n'en pas douter !
vendredi 17 octobre 2003 - 14:30
Salle 1 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Binoche et Giquello
La vedette revenait ici à Horace Vernet avec deux tableaux de nature différente. Le premier, Départ pour la chasse aux marais Pontins, dépassait légèrement, à 155 000 €, son estimation haute (182 807 euros frais compris. Horace Vernet (1789-1863), Départ pour la chasse aux marais Pontins, sur sa toile d'origine, signé, daté et localisé Rome 1833. 100 x 137 cm. À 155 000 euros, estimation haute dépassée de 5 000 euros pour ce tableau d'Horace Vernet (voir également encadré page 26 de la Gazette n° 35) dont le pendant se trouve à la National Gallery de Washington. Ce dernier a été acquis le 12 décembre 1988 dans une vente à Paris pour la somme de 1 900 000 F (367 574 euros en valeur réactualisée, Ader-Picard-Tajan). Ils figuraient ensemble dans une vente qui a eu lieu le 6 mai 1870 à Paris, la version de Washington ayant alors réalisée 2 850 F et celle ayant été adjugée cette semaine 2 200 F. Les deux tableaux ont été achetés à cette époque par la galerie Sedelmeyer. Ces deux toiles sont probablement passées par la collection de Pierre-Hippolyte Aumont, relation professionnelle de l'artiste et sans doute premier propriétaire privé de ces tableaux. Il les a prêtés pour une exposition organisée à Washington en 1846. S'ils sont datés de 1833, ils ont été peints deux ans auparavant. Ils sont en effet exposés au Salon de 1831 sans date ni signature, leur identification ayant été faite grâce au rapport du Salon du critique Fabien Pillet : « Dans chacun de ces deux tableaux, nous voyons un vieil arbre qui ne vit plus [...] L'un paraît avoir été brisé par la foudre, l'autre déraciné par un coup de vent. » L'artiste les a probablement repris à Rome deux ans plus tard et signés et datés à cette occasion. Le plus haut prix relevé pour Vernet, 629 500 euros frais compris (source : Artnet), relève d'un genre beaucoup plus spectaculaire. Il s'agit d'une Course de chevaux libres à Rome (38,1 x 45,7 cm - octobre 1997, Sotheby's New York). Ce type de sujet, haut en couleur au propre comme au figuré, remporte la faveur des amateurs). Le second, le Portrait d'un jeune Africain en buste, coiffé d'un fez (53,5 x 45,5 cm), ayant les honneurs de la couverture de la Gazette n° 35, respectait à 70 000 € son estimation (voir également encadré page 19 de la même Gazette). Il avait été acquis le 2 juin 1993 sous le numéro 48 du catalogue 320 000 F ( 53 597 € en valeur réactualisée, Paris, Drouot Estimations). Nombre de tableaux étaient combattus bien au-delà des estimations. C'était le cas des deux premiers numéros du catalogue, deux huiles sur papier d'Eugène Boudin quasi abstraites, toutes les deux estimées au mieux 4 000 €. Étude de ciel au crépuscule (12,2 x 14,2 cm) récoltait 11 000 € et un Coucher de soleil (12 x 15,5 cm) 8 000 €. Changement de format, à 9 000 €, avec une huile sur toile signée de Stéphane Baron (1830- vers 1921) intitulée Les Bohémiens (118,5 x 135,5 cm). Un homme, deux femmes et un adolescent assis à l'ombre d'un arbre divertissent un bébé. La Mise au tombeau (116 x 141 cm), une toile attribuée à Jacques Blanchard (1600-1638), atteignait 7 500 €. La plus belle envolée, 6 500 € sur une estimation de 600/800 €, concernait Une Sibylle, une école bolonaise vers 1700 de l'entourage de Carlo Cignani, possédant encore sa toile d'origine. Figurée dans un paysage aux lointains suggestifs, La Fuite en Égypte (97 x 129 cm), une toile de l'école française vers 1760, montait à 7 100 €. Pour le mobilier, un résultat à retenir, les 16 000 € obtenus sous son estimation par une opulente table console italienne vers 1740 en bois doré. 4 bustes d'anges terminés en consoles feuillagées et réunis par une entretoise en X à volutes particulièrement expressives soutiennent une ceinture à frise de feuillage de laurier, coiffée d'un marbre portor rapporté (160 x 89 cm).
vendredi 17 octobre 2003 - 14:15
Salle 2 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - ...
Boisgirard - Antonini
Les boules presse-papiers en cristal du XIXe siècle recueillaient les meilleurs prix. Le sommet était atteint à 7 200 €, au double de l'estimation basse, par une boule en cristal de Pantin. Elle possède un fond blanc opaque, orné d'une grappe de groseilles sur une tige verte à 5 feuilles et 2 filaments jaunes (Diam. : 6,2 cm). Estimation basse respectée à 6 000 € pour un presse-papiers en saint-louis, à 5 radis de différentes couleurs, présentés sur un panier formé de 8 panneaux filigranés blancs à liseré bleu (Diam : 6,7 cm). La même enchère, 6 000 €, une estimation doublée, se répétait sur un presse-papiers signé en lettres bleues sur fond blanc « CLICHY ». Il est à motifs de bonbons présentés pêle-mêle (Diam : 8 cm). Clichy à nouveau, à 4 700 €, mais non signé pour un exemplaire à clématite bleue à 6 pétales et étamines blanches sur une feuille portant 4 feuilles et 2 bonbons bleus (Diam : 6,8 cm). Refermons cette vente avec deux exemples de la production de Baccarat. Le premier, à 4 500 €, est orné d'un serpent vert et brun lové sur un fond rocailleux (Diam : 7,6 cm), tandis que le second, à 4 200 € est orné d'une rose rouge sur une tige verte à 7 feuilles (Diam : 6,3 cm). Cette boule presse-papiers est taillée d'une étoile au revers.
vendredi 17 octobre 2003 - 14:00
Salle 13 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Yann Le Mouel
vendredi 17 octobre 2003 - 14:00
Salle 10 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert
vendredi 17 octobre 2003 - 14:00
Salle 14 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot -...
Libert Damien