Si Roxane Debuisson, disparue en juillet dernier, vouait une passion à la gastronomie, elle fut une amoureuse de Paris et de son patrimoine populaire. Dans les années 1960, celui-ci est en pleine mutation. Elle commence à collecter des enseignes que les commerçants s'apprêtent à décrocher, puis ce seront des plaques de rues en pierre gravée et en lave émaillée, du mobilier urbain, dont celui de la Ratp, récupéré sur des chantiers. Près de 200 objets et tableaux, mis en vente par ses enfants, quittent aujourd'hui son appartement du boulevard Henri IV. Ils sont estimés entre 100 et 1 500 € mais pourraient susciter bien des convoitises. La vacation du lendemain, IX e édition de Paris mon amour , est emmenée par une grande toile d'Aymar Alexandre Pezant des années 1880, représentant Le Marché aux bestiaux de La Villette , pour laquelle 30 000/32 000 € sont demandés. Elle précède un buste de la statue de la Liberté en fer et laiton de l'Exposition universelle de 1878 (400/500 €), un modèle réduit en bois découpé de la tour Eiffel exposé en 1889 (800/1 000 €), des affiches de films et de spectacles des Folies-Bergère, de la vaisselle de la compagnie des wagons-lits, des bancs, des strapontins et même des portes de wagons de la Ratp, du mobilier et des plafonds de restaurants et de commerces. La fin de l'après-midi revient à des sièges d'Armand-Albert Rateau pour le théâtre Daunou (2 000 à 5 000 €) et à une suite de luminaires de la brasserie Le Dôme (200/300 €). Articles après-vente
L’incroyable collection de Roxane Debuisson. Enseignes de la 9e édition de «Paris, mon amour»
Le succès de ces éditions consacrées à Paris ne fait que se renforcer. Vente après vente, le public…Lire la suite
Articles avant-vente
Roxane Debuisson, à la recherche du Paris disparu
Le hasard fait parfois bien les choses… Un jour qu’elle se promène rue de Birague, dans le Marais, Roxane…Lire la suite
Roxane Debuisson, l’extravagance en partage
Ce personnage proustien, dont la collection d’enseignesLire la suite
190 Résultats