dimanche 23 janvier 2005 - 14:00
Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Tessier & Sarrou et Associés
L'étude parisienne Néret-Minet dispersait les collections du musée de la Liberté à Quineville. Pour les photographies de guerre, il fallait compter pour les lots les plus chers entre 1 500 et 2 500 euros. Citons les 1 200 euros payés pour un violon français, fin XIXe-début XXe, dont la caisse de résonance est décorée d'une forteresse avec des incrustations de nacre simulant des fenêtres. Ce violon était la propriété d'Élie Salem, un violoniste juif exécuté par les soldats allemands lors d'une rafle en juin 1944. Quant au système D, les pièces se sont échelonnées entre 250 et 550 euros. Passons aux militaria avec des costumes militaires emportés avec leurs mannequins de présentation. Ils ont fait entre 200 et 650 euros recueillis sur le commando n° 4. Parmi les véhicules civils et militaires, on relèvera les 12 000 euros déboursés pour un half-track USA, semi-chenillé caoutchouc, moteur reconditionné par l'armée française, numéroté Mod 0815640. En ce qui concerne les affiches, plusieurs d'entre elles ont été retirées en raison de leur caractère pronazi. Il fallait compter 200 euros pour une affiche, où sont inscrits Français, le maréchal Pétain vous parle le 12 août 1941, affiche en quatre panneaux collés sur bois, 320x240, bon état. Concluons par les 500 euros obtenus sur une affiche Ils assassinent ! dans les plis de notre drapeau, Bedos et Cie, Paris, 314x230, affiche en quatre panneaux collés sur bois, bon état. Cette pièce avait été émise par le secrétariat général de l'information et de la propagande.
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