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Vente aux enchères de COLLECTION DE MADAME M. - Paris

COLLECTION DE MADAME M.

mercredi 18 mai 2016 - 14:00 (CEST) - Live
Salle 1 - Hôtel Drouot - 75009

Thierry de Maigret

COLLECTION DE MADAME M.
Les arts de l’Islam ont enregistré de beaux résultats tant du côté des manuscrits que de celui des objets, Les Funérailles du sultan Ottoman Selim II, une page attribuée au peintre Naqqash Osman, recevant 60 000 euros. Quatre autres pages provenant d’un même manuscrit écrit et illustré iranien, Shahname, de Ferdowsi, art safavide, Chiraz, seconde moitié du XVIe siècle (35 x 24 cm chacune), se feuilletaient à respectivement 9 000, 13 000, 13 500 et 15 000 euros. Parmi les objets, il fallait noter les 14 000 euros d’un grand plat iranien en céramique siliceuse à décor peint au XIXe siècle de deux cervidés, dans le style dit «de Sultanabad» (diam. 33,5 cm), et les 17 000 euros d’une coupe iranienne (diam. 21 cm) à la large rosace en barbotine peinte en rouge et doré, art seldjoukide de la fin du XIIe-début du XIIIe siècle. Une boîte ronde indienne en bois peint en polychromie rehaussé d’or de scènes de chasse (h. 8,5 cm), Rajasthan, Mewar, XVIIIe siècle, se posait à 15 000 euros. Ils n’étaient pas les seuls atouts de la collection de Mme M… Une première surprise est venue des montres avec un modèle ancien (vers 1940-1945) en or de chronographe Patek Philippe, dont les aiguilles se sont affolées à partir de l’estimation de 1 500 euros pour terminer leur course jusqu’à 105 000 euros ! Les tableaux anciens se sont également bien comportés avec les 32 000 euros d’une Vierge à l’Enfant, un panneau parqueté de l’école espagnole du début du XVIe siècle (51 x 35 cm), et les 28 000 euros de La Sainte Famille avec le jeune saint Jean-Baptiste, un panneau présenté comme étant d’une école italienne du XIXe siècle, d’après Cesare da Sesto. Un bronze de Bugatti prenait de la hauteur à 98 000 euros. Au chapitre du mobilier, une commode en bois mouluré à décor au vernis de chinoiseries or sur fond noir (84 x 116 x 57 cm), un travail italien probablement turinois de la première moitié du XVIIIe siècle, tenait 22 000 euros, une paire de petites commodes d’entre-deux marquetées en quartefeuilles de bois de violette dans des encadrements de bois de rose, époque Louis XV (81 x 79 x 47 cm), récoltait 30 000 euros, et un tabriz (370 x 308 cm) à décor de jardin, inspiré de celui des «tapis jardins» du XVIIIe siècle, jouait au tapis volant avec un résultat de 35 000 euros, alors qu’il n’était annoncé qu’à hauteur de 2 000/3 000 euros.
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