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Haute époque - Etoffes, Enluminures, Dessins, Sculpture, Objets d’Art et Tapisseries

lundi 21 mars 2016 - 14:30 - Live
Salle 4 - Hôtel Drouot - 75009

Daguerre

Haute époque -  Etoffes, Enluminures, Dessins, Sculpture, Objets d’Art et Tapisseries
L’Abattage dans les bois, tapisserie en laine et soie, Pays-Bas méridionaux, vers 1460-1470, 293 x 333 cm. Frais compris : 475 000 €.br>Cette belle tapisserie a été exposée en 1948 dans le cadre tout à fait adapté du palais Jacques-Cœur de Bourges. À ses côtés, rien de moins que les chefs-d’œuvre absolus que sont la Dame à la licorne et l’Apocalypse d’Angers ! Le résultat de 380 000 €, décuplant quasiment son estimation basse de 40 000 €, est donc peu surprenant. Produites dans les Pays-Bas méridionaux autour de 1460-1470, ces pièces étaient destinées aux rois, aux nobles et aux dignitaires ecclésiastiques. La tapisserie est devenue un art à part entière depuis le milieu du XIVe siècle et le règne de Charles V. Le duc de Bourgogne Philippe le Bon, dont le gouvernement s’étend de 1419 à 1467, en constitua une collection exceptionnelle l’inventaire daté de 1430 mentionne soixante sujets profanes et huit sujets religieux. Son rôle est donc essentiel dans le développement des ateliers de lissiers dans les Pays-Bas du Sud. Les thèmes employés développent des scènes figuratives, épisodes vrais ou non, qui parlent à l’imagination de leurs commanditaires. Les sujets bucoliques semblent avoir été prisés. Il s’agissait de montrer la vie rurale et de l’idéaliser. Plusieurs sont connus et se trouvent aujourd’hui dans de grandes institutions… Outre Le Repas aux champs du musée du Louvre, Le Furetage, La Tonte des moutons et Les Bûcherons sont également accrochés dans des musées : le premier à San Francisco, le deuxième à Bruxelles et le troisième, aux Arts décoratifs à Paris. Ce dernier sujet est le plus proche de celui développé sur cette belle tapisserie. Dans une composition savamment étagée, des bûcherons aux traits réalistes, voire exagérés, procèdent à l’abattage du bois au milieu de fourrés feuillagés et fleuris qui assurent l’effet décoratif, et ce, malgré l’absence de bordure et de cadre. Un instantané de vie au Moyen Âge.br>br>Succès florissant pour la Haute Époque ! Trois lots s’envolaient vers les cieux : la tapisserie des Pays-Bas méridionaux vers 1460-1470, L’Abattage dans les bois, qui tissait ses fils jusqu’à 380 000 €, la Vierge à l’Enfant en pierre calcaire reproduite dans la Gazette n° 11 page 37, dont la douceur émanant du visage touchait à 225 000 €, et un bénitier en pierre du milieu du XIIe siècle, qui recueillait 162 500 €. Les autres lots obtenaient de très confortables résultats, à l’image des 12 000 € d’une broderie italienne de la Renaissance, des 5 200 € d’un coffret de Ferrare vers 1530 et des 5 400 € d’une paire de chenets au marmouset du XVIIe siècle, dont un modèle semblable est reproduit sur un tableau de Frans Francken II, conservé au Musée national de Stockholm. 4 200 € étaient ensuite offerts pour un cabinet en marqueterie d’ébène et ivoire de la fin du XVIIe siècle, à décor de scènes militaires (h. 128 cm), et 6 000 € pour un coffret en écaille et nacre piquées d’or, un travail napolitain du milieu du XVIIIe siècle. Deux dessins anciens se faisaient également remarquer. Il en était ainsi de Chiens attaquant des dragons, études de lions, cerfs, dromadaire, sanglier et chevaux attribués à Jan Wierix (1549-1620), une plume et encre brune sur vélin (14,5 x 19 cm) accrochée à 6 000 €, et de L’Arrestation du Christ d’une école milanaise du XVIIe siècle, une sanguine (41 x 52 cm) emmenée jusqu’à 4 000 €.
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