vendredi 01 avril 2016 - 15:30 - Live
Salle 4 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot - 7500...
Millon
Théodore Rousseau (1812-1867), Le Grand Chêne, aquarelle, crayon noir et lavis d’encre, 49,4 x 55 cm. Frais compris : 60 606 €.br>Théodore Rousseau, le «pape» de Barbizon et l’un des plus illustres paysagistes du XIXe siècle, exécute avec ce Grand Chêne une feuille d’une grande harmonie, qui était emportée à 47 000 €. L’arbre majestueux en est le sujet principal. Il occupe magistralement tout l’espace libre, envoyant ses branches vers le ciel. La figure humaine est bien présente, mais minuscule et reléguée à son pied, comme pour mieux insister sur la monumentalité de la nature. Ce dessin présente deux aspects essentiels et parfois contraires : un caractère à la fois réaliste et romantique. Particulièrement exigeant, rarement satisfait et inquiet de se voir refusé par les salons, le peintre passe des heures entières à observer et dessiner des motifs, simples feuilles, vrais arbres et paysages complets, la composition finale étant toujours peinte dans le calme de son atelier. Et pourtant, les critiques l’encensent et regrettent son absence. En 1845, Baudelaire écrit : «À la tête de l’école moderne de paysages se place M. Corot. Si M. Théodore Rousseau voulait exposer, la suprématie serait douteuse». La reconnaissance officielle arrive enfin en 1852, année de sa consécration, et tous louent son acharnement durant les années difficiles et son rôle de précurseur. Ses voyages en France lui ont offert l’opportunité d’étudier des paysages variés et des lumières changeantes, mais la forêt de Fontainebleau demeure à tout jamais sa première source d’inspiration. C’est bien lui qui entraînera ses amis Corot, Millet, Daumier, Dupré et Le Roux sur ses chemins rocheux et arborés.br>br>Les feuilles du grand chêne de Théodore Rousseau bruissaient harmonieusement jusqu’à 47 000 €. L’artiste de Barbizon signait là un crayon noir et lavis rehaussé d’aquarelle du plus grand naturalisme. Le Guerchin (1591-1666) choisit de reproduire son saint Jean-Baptiste assis au pied d’un autre arbre, ou plutôt d’un tronc sinueux et moins majestueux, concentrant ainsi le regard sur la figure centrale. Utilisant la plume et l’encre brune (27 x 17 cm), il signe un dessin d’une grande force, honoré de 23 000 €. Les études sont indispensables et nombreuses… Celle reprenant cinq têtes sur une même feuille à la plume et encre brune d’Antonio del Castillo y Saavedra (1616-1668) a décliné 7 800 €, et celle de Domenico Zampieri, dit le Dominiquin (1581-1641), réalisée au crayon noir, estompe et rehauts de craie blanche sur papier bleu, présentant un jeune homme, une jambe et deux têtes d’après l’Apollonide de Praxitète, 5 000 €. C’est un artiste né à Londres en 1815 et mort à Bruxelles en 1884, Alexandre Francia, qui signe une Vue des quais à Paris avec le Louvre et Notre-Dame au fond, une aquarelle qui montre l’animation des bords de Seine, datée 1839 (28 x 46 cm). Elle s’est laissé emporter pour 4 200 €.
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