Initié la veille, un programme sur deux jours reprendra ce samedi à 14 h avec une riche sélection de tableaux, dessins, estampes et meubles, mais aussi objets d’art, art asiatique et design. Alfred De Dreux fut l’élève de Théodore Géricault. Il l’avait rencontré à la villa Médicis alors qu’il logeait avec son père, architecte, qui avait obtenu le prix de Rome. Son thème favori resta le cheval. Il réalisa d’ailleurs de nombreux portraits équestres de personnages célèbres, tel celui de Napoléon III en 1859, aujourd’hui conservé au musée des Invalides à Paris. C’est à une Chasse à courre qu’il conviera cette fois les amateurs au travers d’une belle toile, estimée 8 000/12 000 €. À ses côtés aux cimaises figureront des paysages du XVIIIe siècle, avec une paire d’aquarelles d’Alexis Nicolas Pérignon à sujets de Vues de villages (1 000/1 500 €), et du XIXe avec une Vue de falaises de Jean-Baptiste-Antoine Guillemet (800/1 000 €). Les amateurs d’arts du XXe siècle seront quant à eux largement servis. Ils auront le choix parmi des meubles, dont une enfilade à caissons quadrangulaires en placage de frêne et de Formica de Charlotte Perriand, éditée par Steph Simon vers 1959-1967 (6 000/7 000 €), et des objets tels un vase d’époque art nouveau en terre cuite galvanisée d’Achille Tamburlini et Rafaelle Carbonaro, à patine bronze et décor en haut relief de femmes (3 500/3 700 €), ou un porte-parapluie de la designer Antonia Campi d’époque 1956, simulant un sac en céramique bleue et à décor scarifié, édité par Artistic Ceramics S.C.I. Lavenia (1 500/1 700 €). Signalons encore une commode tombeau en noyer mouluré, issue d’un travail bordelais du XVIIIe (2 000/3 000 €), et une affiche d’après Jean Dupas vantant les mérites de Bordeaux : son port, ses monuments, ses vins, produite en 1937 par l’imprimerie Rousseau Frères (1 300/1 500 €).
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