George Sand, invitée d'honneur de cette vacation, était célébrée d'emblée par les 22 000 € d'un album contenant 13 aquarelles exécutées vers 1875, les fameuses dendrites pour lesquelles l'écrivain s'est passionnée à la fin de sa vie. Elle appelait aussi cette technique réservant une place importante au hasard « aquarelle à l'écrasage », les paysages obtenus évoquant ici des sites proches de Nohant ou parfois plus montagneux. L'album contient également des dessins sans doute exécutés par des amis de Sand. Plusieurs manuscrits étaient également proposés, tous adjugés sous leur estimation. 8 600 € revenaient aux 91 feuillets du Théâtre des marionnettes de Nohant, entièrement de la main de l'auteur et portant de nombreuses corrections autographes. Il est daté de mars 1876. Pour un peu moins, 8 000 €, on profitait des 209 pages rédigées après 1856 à l'encre bleue de la comédie en trois actes, Les Don Juan de village. Là encore, les corrections sont nombreuses et certains passages ne figurent pas dans l'édition vendue en librairie. La pièce, mal accueillie par le public parisien en 1866, n'a été redonnée qu'une fois à Nohant en 1877 sous le titre de Jean le Rebâteux. Rédigée en 1865 sur trois cahiers, La Dernière Aldini décrochait 5 700 €. Il s'agit de la suite d'une pièce ayant le même titre et dont l'action se situe à Venise. Là, c'est à Florence que se déroule l'intrigue amoureuse. Le manuscrit comporte bien entendu des corrections.Changement d'époque à 8 250 € avec l'un des 90 exemplaires sur vélin d'Arches signés de Peau brune de Saint-Nazaire à la Ciotat (Lyon, Société des XXX, 1931) de François Louis Schmied, illustré de 101 gravures sur bois en couleurs de l'auteur. L'ouvrage a été relié par Georges Cretté en plein maroquin bleu à décor d'un jeu de filets entrecroisés d'après Schmied. 7 200 € s'inscrivaient sous l'estimation sur l'un des 25 exemplaires sur papier pur chiffon à la main d'Isle de Francede l'ouvrage de Jean Cocteau, illustré de24 lithographies de Picasso, et célébrant les quatre-vingts ans du peintre. Il s'agit de l'exemplaire de Pierre Bertrand, initiateur de l'ouvrage, accompagné de lithographies supplémentaires et de documents, photographies, télégrammes, tapuscrit, etc. Terminons à 8 000 €, une estimation respectée, avec le De naturali vinorum historia, de vinis italiae et de conviviis libri VII (Rome, Mutis, 1596) d'Elpinanus Andreae Baccius, relié en plein maroquin rouge au XVIIesiècle. Il s'agit du premier grand traité consacré aux vins de toute l'Europe.
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