Sergio Rodrigues, un design bien assis

Le 13 juillet 2021, par Caroline Legrand

Sergio Rodrigues fut l’un des pionniers et parmi les chefs de file de l’école moderniste brésilienne, qui séduit tant aujourd’hui.

Sergio Rodrigues (1927-2014), banc dit «banco Mucki» à assise en lattes en bois de palissandre modèle créé en 1958, édité par OCA au début des années 1960, 40 250 70 cm.
Estimation : 6 000/8 000 

Aux côtés de José Zanine Caldas, de Jorge Zalszupin ou des frères Campana, Sergio Rodrigues porte haut les couleurs du Brésil sur la scène internationale. Et comme eux, il a été largement influencé par les courbes élancées et les matériaux novateurs de l’architecte Oscar Niemeyer, lui-même inspiré par les membres du Bauhaus, dont Walter Gropius, et les modernistes Mies Van der Rohe et Le Corbusier. Rodrigues commence d’ailleurs sa carrière comme architecte d’intérieurs, aménageant entre autres l’ambassade du Brésil à Rome ou le théâtre national de Brasilia. L’un des points communs des créateurs de son pays est le goût pour les matériaux naturels, et notamment le bois, comme en témoigne ce grand banc aux lattes de palissandre, une essence courante en Amérique et tout particulièrement au Brésil. Les nombreuses assises créées par Sergio Rodrigues durant ses quelque soixante années de carrière se caractérisent d’ailleurs, outre leurs lignes élégantes, par l’utilisation de bois tropical sombre, à l’image des emblématiques fauteuils Mole ou Diz. Effectuant une intelligente synthèse entre le modernisme et les traditions locales, Rodrigues a fondé en 1955 à Ipanema sa propre société, OCA (« hutte » en langue indigène), qui lui permet d’éditer son mobilier et ses objets design… soit plus de 1 200 créations ! En 1961, son fauteuil Mole  a remporté le premier prix du concours international de mobilier, à Cantu, et intégré peu après les collections permanentes du MoMA à New York.

Agenda
Cap sur le XXe siècle avec notamment quelques grands noms du design, à l'image de Charlotte Perriand qui proposera une grande banquette en frêne provenant de la cité minière de Cansado, en Mauritanie, éditée par Steph Simon vers 1959-1967 (5 000/7 000 €), ou encore de Sergio Rodrigues avec un grand banc dit Banco Mucki à assise en lattes, créé en 1958 (6 000/10 000 €). Aux cimaises, Banksy, avec quatre aérosols et pochoir sur carton (800/1 000 € pièce), côtoiera Claude Viallat pour un acrylique sur nappe intitulé N° 004, de 2009 et annoncé à 8 000/10 000 €. 
samedi 17 juillet 2021 - 14:00 - Live
Villefranche-sur-Saône - 1725, route de Riottier - 69400
Maison de ventes Richard
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