Par Pierre-Paul Rubens et son atelier

Le 17 juillet 2019, par Caroline Legrand

Conservée dans la même collection particulière depuis 1995, cette Sainte Famille serait l’œuvre du grand maître baroque flamand Pierre-Paul Rubens et de son atelier.

Pierre-Paul Rubens (1577-1640) et son atelier, La Sainte Famille avec saint François et sainte Anne, toile, 141,5 x 203,5 cm.
Estimation : 1/1,2 M€

Parfaitement connu depuis le XVIIIe siècle, cet imposant et brillant tableau est passé entre les mains de nombreux collectionneurs. De la collection Bryan en 1788 à celle d’Erick Loncke, en Belgique, en 1977, en passant par celle de la baronne Berthe of Helmers, il a été l’objet de bien des convoitises, mais aussi de nombreuses études et discussions d’experts. Justius Muller Hofstede est d’avis que ce tableau est dû en grande partie à un élève de Rubens, le maître n’ayant réalisé de sa main que l’enfant, les vêtements de la Vierge et les nuages, tandis que Hans Vlieghe estimait en 1997, qu’il a été peint par l’atelier de Rubens et retouché par le maître pour la tête et le corps de saint François. Mais le passage en vente d’une œuvre liée à Pierre-Paul Rubens est toujours un événement, même si elle n’est qu’en partie réalisée par lui. Cette composition présente en tout cas toutes les caractéristiques du travail du maître compromis entre la peinture décorative italienne et le réalisme flamand. Pleinement imprégnée de l’art baroque, sa manière s’inspire du Caravage dans les représentations de figures à mi-hauteur comme dans le traitement artificiel de la lumière, qui met l’accent sur les visages et les corps des protagonistes. Des spécificités que l’on retrouve dans cette Sainte Famille, avec les visages très réalistes des hommes ou la lumière frappant la Vierge et l’enfant. Cette thématique a été de nombreuses fois traitée par Rubens. On connaît d’ailleurs deux autres versions de ce tableau, peintes par le maître et son atelier : l’une au Metropolitan Museum de New York et l’autre au château de Windsor. Elles diffèrent de notre toile par la représentation en pied des personnages et avec l’intégration d’un autre acteur, saint Jean-Baptiste. Notre composition à la gloire de l’humble saint François serait ainsi la plus proche du tableau originel de Rubens en date et en composition.
 

Long de plus de 17 mètres, ce rare Livre des morts écrit sur un rouleau de papyrus à l’encre en rouge et noir au nom de Hor-Wedia remonte au règne de
Long de plus de 17 mètres, ce rare Livre des morts écrit sur un rouleau de papyrus à l’encre en rouge et noir au nom de Hor-Wedia remonte au règne de Psammétique II (vers 595-589 av. J.-C.) de la XXVIe dynastie, période saïte. Importé en France en 1952, il bénéficie depuis 2016 d’un certificat d’exportation de bien culturel. Déposées dans les tombeaux depuis le Nouvel Empire, ces formules, tirées des Textes des pyramides et des Textes des sarcophages, avaient pour fonction de faciliter la vie dans l’au-delà, mais aussi de permettre au défunt de perdurer en souvenir dans le monde des vivants. 600 000/800 000 € sont annoncés à son endroit (cabinet Civilisations, M. Naudy).
Si JoaquínTorres García (1874-1949) est né à Montevideo, en Uruguay, et a passé la plus grande partie de sa vie, il a également voyagé en Europe, en E
Si JoaquínTorres García (1874-1949) est né à Montevideo, en Uruguay, et a passé la plus grande partie de sa vie, il a également voyagé en Europe, en Espagne, Belgique, Italie et France. Il côtoie les avant-gardes picturales et se crée un style personnel encore figuratif, mais intégrant des éléments néoplastiques tels que, des signes, lettres ou chiffres, et des idéogrammes parfois inspiré de l’art précolombien. Estimée 250 000/300 000 €, cette huile sur carton, signée et datée de 1935, s’intitule Ancora, Ilave y otros objetos (75 x 52 cm). Elle porte le numéro 1935-15 des archives de Torres García.
Acheté à Pékin au début des années 1950 par un officier anglais proche de Douglas Eric Barrett , conservateur au département des Antiquités orientales
Acheté à Pékin au début des années 1950 par un officier anglais proche de Douglas Eric Barrett , conservateur au département des Antiquités orientales du British Museum, qui l’a acquis ensuite , ce bronze archaïque chinois (23,3 x 19,7 x 14,7 cm) est attendu à 300 000/600 000 € (cabinet Civilisations, M. Naudy). De forme fang ding, dérivée des chaudrons du Néolithique, il remonte à la dynastie des Zhou de l’Ouest (1200-1000 av. J.-C.). Il est orné de masques de taotie et présente d’importantes traces de dégradation et de corrosion.
Étonnante création comme le XIXe siècle éclectique savait en produire, ce cabinet serre-bijoux (47 x 44 x 33 cm) d’inspiration hispano-mauresque est e
Étonnante création comme le XIXe siècle éclectique savait en produire, ce cabinet serre-bijoux (47 x 44 x 33 cm) d’inspiration hispano-mauresque est en acier gravé, bronze doré ,ivoire et pierres dures (cornaline et lapis-lazuli). Ouvrant par un couvercle au sommet, il présente quatre colonnes en porphyre rouge d’Égypte aux angles et deux portes en façade découvrant trois tiroirs plaqués d’ivoire et des poignées articulées sur les côtés en bronze doré et ciselé. L’acier, richement gravé et enchâssé dans du bronze doré, indique un travail d’armurerie caractéristique des œuvres de Plácido Zuloaga (1834-1910), actif dans une armurerie d’Eibar, en Espagne (35 000/40 000  €).
Agenda
Pierre-Paul Rubens partagera la tête de cette affiche avec un livre des morts égyptien ou encore un bronze archaïque chinois. Autant d'objets rares qui devraient ravir de nombreux collectionneurs ! Ainsi pas moins de 1/1,2 M€ sont-ils annoncés pour La Sainte Famille avec saint François et sainte Anne, du maître néerlandais et son atelier, et 300 000/400 000 € pour une représentation de Suzanne et les vieillards par un artiste de l'école flamande du XVIIe de l'atelier de Jacob Jordaens. La peinture se fera également moderne grâce à Joaquín Torres García pour une huile sur carton de 1935, Ancora, Ilave y otros objetos (250 000/300 000 €), et même contemporaine avec une Composition abstraite de 2010 du Californien Shane Guffog (60 000/80 000 €). Les objets d'art séduiront des collectionneurs très variés, dont les férus d'égyptologie avec un rare Livre des morts de dix-sept mètres de longueur, remontant au VIe siècle av. J.-C. (600 000/800 000 €), ou les sinophiles avec un bronze fang-ding situé dans la période 1200-1000 av. J.-C. (300 000/600 000 €)… sans oublier un bouddha en bronze assis sur une terrasse en forme de lotus, un travail sino-indien du nord-ouest de l'Inde entre le IXe et le XIVe siècle (150 000/250 000 €). Signalons enfin parmi les meubles l'un de belles dimensions en bois exotique, ébène et bois noirci, richement orné d'incrustations de nacre gravées de personnages, animaux et fleurs, exécuté dans la seconde moitié du XIXe, certainement à Macao (60 000/80 000 €). 
dimanche 04 août 2019 - 02:30 - Live
Mandelieu-la-Napoule - Riviera Golf - Domaine de Barbossi - 802, avenue des Amazones - 06210
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