Maxime Maufra, peintre de la Bretagne

Le 24 juin 2021, par Sophie Reyssat

Exposé par galerie Durand-Ruel, ce lever de lune illustre le talent de coloriste du mariniste.

Maxime Maufra (1861-1918), Lever de lune au crépuscule, presqu’île de Quiberon, huile sur toile, 38 55 cm.
Estimation : 8 000/10 000 

Bien que Maxime Maufra ait sillonné de nombreuses régions de France et se soit rendu jusqu’en Écosse ou en Algérie, il est essentiellement connu pour ses paysages de Bretagne. De même, son sujet de prédilection est l’eau, des paisibles rivages de la Loire aux bords de mer. Ce Lever de lune au crépuscule illustre ces deux facettes de son travail. Il a été immortalisé depuis la presqu’île de Quiberon, peinte par l’artiste pendant une dizaine d’années, ainsi que Belle-Ile-en-Mer, à seulement 18 kilomètres au large. Maufra possédait en effet une maison près de la plage de Kerhostin, à Saint-Pierre-Quiberon. Un emplacement idéal pour transposer en peinture son ressenti du paysage, en s’inspirant de l’héritage impressionniste enrichi par ses expériences acquises à Pont-Aven à la fin des années 1880, auprès de Gauguin et des synthétistes. En 1908, ce tableau a été acquis par Durand-Ruel, qui a contribué à faire connaître Maufra, avec lequel il avait passé un contrat d’exclusivité, exposant ses tableaux à partir de 1894 et jusqu’à sa mort, en 1918. Quatre autres artistes ont signé avec la galerie à la même époque : Moret, Loiseau, d’Espagnat et André. Dans son exposition «Paul Durand-Ruel et le postimpressionnisme», la propriété Caillebotte met en lumière, jusqu’au 24 octobre, le soutien apporté par le marchand à ces artistes (voir l'article Paul Durand-Ruel : sa dernière épopée à travers le postimpressionnisme de la Gazette n° 23, page 284).

Agenda
Les tableaux attireront les regards, en commençant par Maxime Maufra et son Lever de lune au crépuscule, presqu'île de Quiberon, conservant son étiquette de la galerie Durand-Ruel (8 000/10 000 €). Les Parisiens nostalgiques retrouveront la Place de la Bastille telle qu’elle était à l’époque de Galien-Laloue, dans une gouache proposée autour de 9 000 €. De dimensions imposantes (169 x 109 cm), une toile montrant Éole, peinte en 1929 par André Lagrange, apportera sa touche de poésie (4 000/5 000 €). Immortalisé devant son chevalet par un artiste de l’entourage de Gustave Caillebotte, un peintre se fera remarquer autour de 2 500 €. Avec Alfred Boucher, les bronzes toucheront Au but. Sa fonte d’édition ancienne est de Siot Decauville (autour de 3 500 €). Dans la même estimation, une pendule de cheminée en bronze doré de style Louis XVI s’orne d’allégories de l’astronomie et de la géographie entourant son cadran inséré dans une urne.
samedi 26 juin 2021 - 14:30 - Live
Saint-Germain-en-Laye - 9, rue des Arcades - 78100
SGL Enchères - Frédéric Laurent de Rummel et Peggy Savidan
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