En selle avec Brasilier

Le 15 décembre 2017, par Sophie Reyssat

Rouges ou bleus, ocre comme ici sous le soleil, noirs se détachant sur le fond du ciel, ou même roses au couchant… les chevaux d’André Brasilier sont pleins de vitalité.

André Brasilier (né en 1929), Chevaux dans la plaine, 1956, huile sur toile signée, 73 x 92 cm.
Estimation : 15 000/18 000 €

Plus souvent en liberté qu’à l’écurie, ils galopent dans la plaine ou se délassent sous des arbres, sans cavaliers. Natif de Saumur, la ville du célèbre Cadre noir – école des troupes à cheval créée en 1815 pour reformer une cavalerie décimée par les guerres napoléoniennes et ayant évolué vers l’enseignement civil d’un sport de haut niveau –, le peintre est un homme de la nature. Fidèle à cette thématique tout au long de sa carrière, il représente avec prédilection les équidés, qui le fascinent par leur beauté et symbolisent pour lui une vie pleine d’ardeur en harmonie avec leur environnement. Cette toile lumineuse, présentée à la galerie André Weill en 1957, a été réalisée trois ans après avoir remporté le prix de Rome, en 1953. Né dans une famille d’artistes – son père, Jacques, était un peintre symboliste ayant travaillé avec Mucha et sa mère, Alice Chaumont, était diplômée du Royal College of Art de Londres – le peintre a mis toutes les chances de son côté en étudiant dans l’atelier de Maurice Brianchon, comptant nombre d’élèves ayant reçu cette prestigieuse récompense. Sa florissante carrière a depuis été émaillée de plusieurs expositions dans des musées du monde entier.

Agenda

Quelque 160 peintres seront au rendez-vous, déclinant les styles depuis le XIXe siècle d'un Félix Ziem faisant jouer la douce lumière du couchant sur les eaux vénitiennes devant le jardin français, jusqu'à l'éclatant Firmament de flots peint en 2016 par Karine Alips (autour de 11 000 € chacun). Deux artistes seront bien représentés, à prix doux : Marie-Madeleine de Raski et Jean Raffy Le Persan, avec ses huiles aux accents oniriques. Évoquant Crozant, le moulin de la folie, en 1917, la toile d'Armand Guillaumin pourrait être la plus convoitée, autour de 43 500 €. Une autre célébrité, Maximilien Luce, répondra présent avec Paris, Le pont de Solférino, immortalisé en 1884 (20 000/25 000 €).

dimanche 17 décembre 2017 - 02:30 - Live
Versailles - Hôtel des ventes du Château, 13, avenue de Saint-Cloud - 78000
Eric Pillon Enchères , Osenat
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