Panorama (avant-vente)

La carrière fulgurante de Scipione

Le 14 janvier 2021, par Agathe Albi-Gervy

Dans cette petite toile (40 30 cm) est immortalisé le sculpteur romain Marino Mazzacurati (1907-1969), adepte tour à tour du cubisme, de l’expressionnisme et du réalisme. Son ami Gino Bonichi, dit Scipione (1904-1933), capture ici son œil vif en 1932 – le peintre succombera quelques mois plus tard d’une tuberculose, à seulement 29 ans. Sa carrière, prometteuse, débute à l’occasion d’une convalescence consécutive à une grave pneumonie et se renforce grâce à sa participation à la Biennale de Rome en 1925. Ce portrait, figurant dans la vente d’art moderne orchestrée le 20 janvier par l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo, vient enrichir l’historique de son marché, forcément mince.
Estimation : 30 000/40 000 

Agenda
Dans ce catalogue mêlant tableaux et sculptures modernes apparaît une toile d'un artiste fort rare aux enchères : Gino Bonichi, dit Scipione, artiste disparu à l'âge de 29 ans seulement des suites d'une tuberculose. Le peintre italien fait ici, en 1932, le portrait du sculpteur romain Marino Mazzacurati (30 000/40 000 €). Plus loin, Chaïm Soutine capture les traits de Coco Chanel dans un portrait à l’huile sur papier de 1942 (60 000/80 000 €), Jules Pascin contemple une Femme en chemise dans une toile de 1928 (30 000/40 000 $), et Moïse Kisling étend sa palette de verts vifs dans un Paysage de Provence, peint en 1917 (25 000/35 000 €). Parmi les nombreuses sculptures proposées, citons quatorze bronzes d’Edgard Degas (treize chevaux estimés entre 1 900 et 12 000 €, et une danseuse évaluée entre 8 000 et 12 000 €).
mercredi 20 janvier 2021 - 03:00
Monte-Carlo - 10-12, quai Antoine 1er - 98000
Hôtel des ventes de Monte-Carlo
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