Collection Weil Thenon

Le 19 mars 2020, par Claire Papon

Ventes reportées aux 16, 18 et 21 septembre. Trois vacations seront nécessaires pour disperser les 1 380 œuvres de cette collection, figuratives et abstraites, de Jules Chéret à James Pichette.

Paul Signac (1863-1935), Ajaccio, aquarelle et mine de plomb sur papier, 28 43,6 cm.
Estimation : 12 000/15 000 

L’ensemble compose un panorama de trois cents artistes du XXe siècle et surtout le reflet de la passion de Claude Weil et Jacques Thenon et il est dispersé dans son intégralité (voir l'article Collection Weil Thenon, la peinture du sol au plafond de la Gazette n° 10, page 28). Le couple, rompu aux salles des ventes et aux galeries n’a jamais rien vendu durant soixante ans. Leurs choix se sont d’abord portés vers les artistes les plus représentatifs des courants postimpressionnistes et modernes. On tentera sa chance sur des œuvres sur toile ou sur papier, de Georges Lemmen, Auguste Pegurier, Paul Émile Lecomte, Louis Hayet, Thomas Couture. À ces portraits, nus et paysages succèdent quelques scènes de la vie parisienne emmenées par deux gouaches, l’une des grands boulevards, l’autre de la place de la Bastille, de l’un des maîtres en la matière, Eugène Galien-Laloue. Quittant Paris pour la campagne française, on suit sur le motif Gustave Cariot, Henry Moret, Willem Van Hasselt, Robert Pinchon à Rouen, Henri de Saint-Delis et Paul-Élie Gernez à Honfleur, Jacques Bouyssou à Trouville. Un détour par la Bretagne, autre terre d’élection des peintres – Adolphe Marie Beaufrère, Eugène Chigot, Élisabeth Sonrel –, puis direction le Sud. Henri Person plante son chevalet à Saint-Tropez, Marie Vorobieff Marevna dans l’arrière-pays, Paul Signac à Ajaccio (voir photo). Venise et l’Italie attirent Maurice Denis, Carlos Raymond et Jules Léon Flandrin. Les formats des œuvres, critères de sélection au même titre que leur qualité, permirent aux collectionneurs de faire se côtoyer sur les murs de leurs appartements de la rue de Lübeck et de Deauville les grands noms de la peinture de la seconde école de Paris parmi lesquels Henry Ottman, Jean Peské, Charles Tcherniawsky, Jean Lambert-Rucki, et ceux de l’avant-garde française des années 1950 – Gustave Singier, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Elvire Jan… Les estimations oscillent de 100 à 20 000 €.

Collection Weil-Thenon

Le 10 septembre 2020, par Claire Papon

Trois vacations seront nécessaires pour disperser 1 380 œuvres figuratives et abstraites, de Jules Chéret à James Pichette.

Marie Vorobieff Marevna (1892-1984), Toilette de Marika, huile sur toile, 73,5 60 cm.
Estimation : 4 000/6 000 €

L’ensemble, composant un panorama de 300 artistes du XXe siècle, reflétant surtout la passion de Claude Weil et Jacques Thenon, est dispersé dans son intégralité (voir l'article Collection Weil Thenon, la peinture du sol au plafond de la Gazette n° 10, page 28). Le couple, rompu aux salles des ventes et aux galeries, n’a jamais rien vendu durant soixante ans. Leurs choix se sont d’abord portés vers les artistes les plus représentatifs des courants postimpressionnistes et modernes. On tentera sa chance sur des œuvres sur toile ou sur papier de Georges Lemmen, Auguste Pégurier, Paul-Émile Lecomte, Louis Hayet ou Thomas Couture. Aux portraits, nus et paysages succèdent quelques scènes de la vie parisienne emmenées par deux gouaches, l’une des Grands Boulevards, l’autre de la place de la Bastille, de l’un des maîtres en la matière, Eugène Galien-Laloue. Quittant Paris pour la campagne française, on suit sur le motif Gustave Cariot, Henry Moret, Willem Van Hasselt et Robert Pinchon à Rouen, Henri de Saint-Delis et Paul-Élie Gernez à Honfleur, Jacques Bouyssou à Trouville. Un détour par la Bretagne, autre terre d’élection des peintres – Adolphe-Marie Beaufrère, Eugène Chigot, Élisabeth Sonrel –, puis direction le Sud. Henri Person plante son chevalet à Saint-Tropez, Marie Vorobieff Marevna dans l’arrière-pays, Paul Signac à Ajaccio. Venise et l’Italie attirent Maurice Denis, Carlos Raymond et Jules-Léon Flandrin. Les formats des œuvres, critère de sélection au même titre que leur qualité, permirent aux collectionneurs de faire se côtoyer sur les murs de leurs appartements de la rue de Lübeck, dans le 16e arrondissement, et de Deauville les grands noms de la peinture de la seconde école de Paris, parmi lesquels Henry Ottman, Jean Peské, Charles Tcherniawsky, et ceux de l’avant-garde française des années 1950 – Gustave Singier, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Elvire Jan, etc. Les estimations oscillent de 100 à 20 000 €.

Agenda
Une centaine d'euros à 20 000, voire plus si affinités, telle est la fourchette d'estimations des tableaux modernes composant la collection Weil Thenon (voir Gazette n° 10, page 28) proposée durant trois jours (16, 18 et 21 septembre). Habitué du premier rang des ventes aux enchères comme des galeries, le couple avait "l'art comme passion", nous indique le catalogue, les faisant réunir plus de 1 500 œuvres pendant soixante ans. Leurs choix se sont portés vers des artistes modernes et postimpressionnistes (Valtat, Signac, Marvena), mais aussi des tableaux de Fikret Moualla, redécouvert il y a quelques années. Amateurs d'abstraction, ils firent côtoyer aux murs de leurs domiciles parisiens et deauvillais, les peintures de Gustave Singier, Jean Le Moal, Gérard Schneider, Elvire Jan, Bill Parker, Alfred Manessier, Raoul Ubac ou Huguette Arthur-Bertrand. Deux belles places reviennent aussi à Jacques Germain et Henri Goetz.
mercredi 16 septembre 2020 - 14:00 - Live
Salle V.V. - 3, rue Rossini - 75009
Millon
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