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Protection sanitaire

Le 21 juillet 2021, par Caroline Legrand
Protection sanitaire
 

Il faudra débourser pas moins de 8 000/12 000 €, le dimanche 25 juillet à Sanilhac-Sagriès, pour emporter cette grande statue de Saint Roch (142 41 26 cm), patron de Venise et de Montpellier, en tilleul sculpté en ronde bosse et conservant des traces de polychromie (Étude de Provence OVV). Il est figuré debout, la jambe avancée laissant voir un bubon. À ses pieds, un ange se tient agenouillé et lui présente une coupe contenant le baume céleste qui le guérira Le saint au visage juvénile, à la belle chevelure bouclée et aux traits fins possède de plus une longue cape découvrant une tunique ornée d’une croix. Selon la croyance populaire de la fin du Moyen Âge, saint Roch est un intercesseur sollicité contre les épidémies, dont la peste. Cette œuvre est issue d’un travail d’Allemagne du Sud, du début du XVIe siècle (M. de Lavaissière).

Joseph Bernard, l’amour tout simplement

Le 22 juillet 2021, par Caroline Legrand

Ce bronze signé Joseph Bernard reproduit une étude pour l’œuvre en marbre réalisée en 1910 et aujourd’hui conservée au musée d’Art moderne de Paris.

Joseph Bernard, l’amour tout simplement
Joseph Bernard (1866-1931), La Jeunesse charmée par l’Amour, vers 1910, bronze à patine brun rouge richement soutenu, épreuve ancienne signée « J. Bernard », numérotée « 3 », fonte et édition ancienne « A.A. Hébrard cire perdue », 32 26,9 19,9 cm.
Estimation : 21 000/22 000 

Timide, la jeune fille, mains sur son genou et pieds croisés, lève les yeux. Le jeune homme l’enlace, tourné vers elle d’un air désinvolte et dans une attitude entreprenante. La naissance du sentiment amoureux est ici retranscrite par le sculpteur Joseph Bernard. Fondu vers 1910 par Adrien-Aurélien Hébrard – grand dénicheur de talents qui signe en 1908 avec Bernard un contrat d’édition pour des pièces de petites dimensions –, ce bronze est issu d’une œuvre créée vers 1906, elle-même étude pour un plus vaste projet en marbre. Ce dernier est le monument public au théologien et philosophe Michel Servet (1541-1553) commandé à l’artiste par la ville de Vienne (Isère), qui nécessita cinq années de travail au sculpteur, de 1906 à 1911. Il représente le supplicié au poteau, entouré de groupes allégoriques de la Jeunesse et de la Raison. Notre bronze est donc une étude de la Jeunesse pour ce groupe, avec une petite variante : les pieds croisés de la jeune fille, comme pour insister sur le trouble de la pudique demoiselle. Une réalisation qui témoigne du talent de narrateur de Joseph Bernard, mais aussi de la place qu’il sait accorder à la figure féminine, à l’instar de sa célèbre Jeune fille à la cruche de la même époque. Depuis ses études aux beaux-arts de Lyon et de Paris, Bernard s’est libéré de l’académisme. Si l’influence d’Auguste Rodin lui a permis d’aborder le naturalisme, il trouve par la suite sa propre voie avec des œuvres au style plus épuré et monumental, au modelé lissé et aux formes synthétisées empreintes d’une grande poésie. Ce fils d’un tailleur de pierre, actuellement honoré d’une exposition à la Piscine de Roubaix (jusqu’au 5 septembre, voir Gazette n° 28, page 104), a rapidement connu le succès grâce à des créations majeures, tels le Faune dansant ou La Frise de la danse, qui le placent parmi les plus grands sculpteurs en taille directe de son époque.

Agenda
La sculpture sera dans tous ses états. Elle se fera médiévale avec un Saint Jean-Baptiste en châtaignier sculpté et peint en polychromie à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle en Espagne (20 000/25 000 €), mais aussi une grande statue de Saint Roch (saint patron de Venise et de Montpellier) en tilleul, exécutée en ronde bosse en Allemagne du Sud au début du XVIe siècle (10 000/12 000 €). Elle pourra aussi se faire moderne avec un bronze de Joseph Bernard, La Jeunesse charmée par l'amour (21 000/22 000 €), ou prendre des accents orientalistes avec l'Homme à la pirogue d'Arthur Dupagne, un bronze daté vers 1930 (19 000/22 000 €). Des autres sections, nous retiendrons une toile de Maria Helena Vieira da Silva, Composition (16 000/18 000 €), et un dressoir issu d'un travail du sud-ouest de la France – vers Toulouse – autour de 1560-1580, sous la seconde Renaissance (10 000/15 000 €). 
dimanche 25 juillet 2021 - 10:00
Château de Sanilhac - Place du Château - 30700 Uzès - Sanilhac-Sagriès
Etude de Provence
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