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Pour l’amour des bêtes

Le 05 septembre 2019, par Caroline Legrand

Modèle emblématique de l’œuvre d’Édouard Marcel Sandoz, un Fennec pointe ses grandes oreilles du côté de Tours. L’occasion d’acquérir un bronze typique du travail de ce sculpteur animalier majeur.

Pour l’amour des bêtes
Édouard Marcel Sandoz (1881-1971), Le Fennec, bronze patiné, cachet «Susse Frères éditeurs à Paris», 28,5 28 13 cm.
Estimation : 5 000/8 000 


L’œuvre est l’une des dernières dites «stylisées» démontrant une quête de l’essence de l’animal au travers d’une représentation synthétique  réalisées par Sandoz. L’artiste se tournera en effet vers le réalisme à partir des années 1930. Haut de 28,5 cm cet exemplaire appartient à la taille 2 du modèle et a donc été édité par Susse entre juillet 1926 et septembre 1930. C’est en 1920 que le sculpteur découvre ce petit animal du désert également appelé le «renard des sables»  par l’intermédiaire du président de la Compagnie générale transatlantique John Dal Piaz, qui lui en offre un. Il le garde dans son atelier suisse, où il élève d’ailleurs lui-même d’autres animaux, ce qui lui perment d’en livrer des représentations sur le vif. Au printemps 1921, Sandoz sera convié par John Dal Piaz à un voyage en Afrique du Nord afin de réaliser un reportage photographique. Il pourra alors découvrir le fennec dans son habitat naturel. De cette «rencontre» naîtront de nombreux groupes sculptés qui auront une belle popularité, le public appréciant cet artiste suisse tourné vers l’art animalier depuis la fin de la Première Guerre mondiale et menant des recherches avant-gardistes dans la lignée d’un François Pompon.

Agenda
Une foi n'est pas coutume, le mobilier ancien sera ici à l'honneur grâce à une commode Transition rectangulaire, à ressaut central et marquetée de bois exotiques sur trois faces, ouvrant par cinq tiroirs sur trois rangs richement ornés de postes et de vases fleuris dans des encadrements de filets. 8 000/12 000 € sont annoncés pour ce meuble, estampillé par l'ébéniste du faubourg Saint-Antoine Sébastien Vié, tandis qu'il faudra débourser 6 000/8 000 € pour un cabinet français du XVIIe dans le goût de Pierre Gole, marqueté de bois exotique et d'étain, à façade comportant neuf tiroirs ornés de fleurs, oiseaux et feuillages, et une porte centrale agrémentée d'architectures en perspective. Des autres spécialités, nous mentionnerons un charmant Fennec en bronze d'Édouard Marcel Sandoz (5 000/8 000 €. Voir Gazette 29 page 102), un vase couleur sang de bœuf à spirales – dit parfois « laque de Canton »  – d'Émile Gallé en verre taillé à trois couches (4 000/6 000 €) et deux fragments d'une même tapisserie « millefleurs », des Pays-bas du Sud au début du XVIe siècle, figurant l'Amour triomphant et Cupidon (3 000/5 000 €).
samedi 14 septembre 2019 - 14:00
246-248, rue Giraudeau - 37000 Tours
Hôtel des ventes Giraudeau
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