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Les multiples talents de Martin-Guillaume Biennais

Publié le , par Caroline Legrand

Provenant de la descendance d’une des filles de Martin-Guillaume Biennais, plus de 150 pièces seront dispersées, relevant tant de la tabletterie, de l’orfèvrerie que de la sculpture.

Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), nécessaire de voyage, coffret en acajou à... Les multiples talents de Martin-Guillaume Biennais
Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), nécessaire de voyage, coffret en acajou à décor d’incrustations de laiton, signé sur la platine «Biennais», 12 26 37 cm.
Estimation : 20 000/25 000 
Non vendu

Si Martin-Guillaume Biennais a su à merveille diversifier sa production et atteindre la réussite qu’on lui connaît, devenant l’un des principaux fournisseurs de l’Empereur, ce nécessaire de voyage rappellera sa formation initiale : celle de tabletier. Ces petits objets – de la tablette à écrire au peigne – sont tous issus d’un travail délicat au tour du bois, de l’or, de l’écaille, de la corne, de la nacre ou de l’ivoire. Ces nécessaires ayant connu leur apogée au premier Empire étaient les créations de référence des artisans tabletiers, et en particulier de Biennais. D’ailleurs, c’est en en réalisant un – à crédit – pour le jeune Napoléon, encore général et en partance pour la campagne d’Italie, que ce dernier lance sa carrière – et une relation pérenne avec le futur empereur. Sa boutique, à l’enseigne du Singe violet, était située rue Saint-Honoré. En 1808, il y fait travailler plus de quatre-vingts ouvriers – le modeste artisan venu de Normandie est l’un des plus grands chefs d’entreprise de son temps. Il collabore avec de grands ébénistes ou architectes, tels Jacob ou Percier et Fontaine, qui lui permettent de répondre aux commandes tant en orfèvrerie qu’en mobilier, ou encore en sculpture comme en témoignent les bustes en bronze doré et cire proposés lors de cette vente, qui appartiennent à sa célèbre série des «Napoléonides» (voir l'article Le clan napoléonien par Guillaume Biennais de la Gazette n° 1, page 28).

Agenda

Provenant de la descendance de l'une des filles de Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), pièces d'argenterie, sculptures ou œuvres de tabletterie, mais aussi souvenirs de famille, seront dispersés, rendant ainsi hommage en quelque 150 lots à l'orfèvre favori de Napoléon Ier. Aux côtés d'un important nécessaire de voyage en acajou et incrustations de laiton, rappelant son métier inital de tabletier (20 000/25 000 €), ou de deux supports de saleron en argent à décor de cygnes, illustrant le talent du Biennais orfèvre (1 000/1 500 €), se distingueront trois bustes inconnus provenant de sa célèbre série des « Napoléonides », représentant les vingt-huit membres du clan impérial (voir Gazette n° 1, page 28). Caroline Murat est ainsi figurée en Hermès, une variante jusque-là ignorée, dans un buste en bronze doré reposant sur une colonne, à envisager à 12 000/15 000 €. On la retrouve dans un buste en cire rose, restauré et peint de couleur crème à la fin du XIXe, signé du sculpteur Joseph Anton Couriguer (1750-1830), à 8 000/12 000 €. Dans le même matériau, servant de modèle à la fonte définitive, se distinguera encore le buste de Joachim Murat au grand cordon, dont on attend 8 000/12 000 €.

mercredi 19 janvier 2022 - 13:30 (CET) - Live
12, rue des Arènes - 49000 Angers
Ivoire - Deloys - de la Perraudière / d’Oysonville
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