Panorama (avant-vente)

Relique royale

Le 02 juin 2021, par Claire Papon

Ce porte-plume aurait appartenu à Marie-Antoinette (1755-1793) pendant son enfance, en tant qu’archiduchesse d’Autriche comme l’indique un papier manuscrit daté de février 1897 signé d’une certaine mademoiselle Martineau, professeur à la fin du XIXe siècle qui en aurait fait cadeau à l’une de ses élèves. Il est en nacre montée en or, la pointe destinée à recevoir la plume en métal, le bouchon se fermant à vis (l. 8,3 cm) et est présenté sur fond de velours de soie bleue dans un coffret en loupe sous verre. Il aurait été donné par la reine à un médecin de la cour, selon le cartel de l’exposition «Marie-Antoinette et sa cour» à la bibliothèque de Versailles en mai-juin 1927. Il pourrait vous en coûter 12 000/15 000 lundi 7, salle 10 à Drouot chez Pierre Bergé & Associés (M. Charron, expert).

Agenda
Les objets d'art et le mobilier, des XVIIIe et XIXe, sont classiques mais l'on y a relevé une ombrelle de femme en bois et soie beige, garnitures en or et pommeau en citrine, travail probablement de Saint-Pétersbourg début XIXe (4 000/6 000 €), un porte-plume en nacre monté en or ayant (probablement) servi à Marie-Antoinette dans son enfance (12 000/15 000 €), une paire de vases en faïence de Théodore Deck, à fond aubergine imitant la vannerie, agrémentés de salamandres bleu turquoise crachant des flammes (vers 1870, 15 000/20 000 €). Les amateurs d'Asie tenteront de s'offrir, pour 30 000/40 000 €, un ensemble de huit lés de papiers peints de l'école de Canton, XIXe, à l'encre et en couleurs représentant des enfants jouant aux lanternes en forme de poissons, accompagnés de dignitaires, lettrés et serviteurs. En cimaises, tous les regards seront tournés vers une suite de onze portraits d'empereurs incas et celui de Francesco Pizzaro par l'école d'Amérique du Sud fin XVIIIe-début XIXe (200 000/300 000 €, voir Gazette n° 21, page 22). Dans un tout autre genre, on a relevé une Nature morte au homard et au perroquet de l'anversois Artus Claessens (30 000/40 000 €), une toile de Johann Heiss mettant en scène un épisode de l'exode des Juifs vers la terre de Canaan, Moïse et le serpent d'airain (15 000/20 000 €). Une Scène de tempête au navire et aux pêcheurs (sur sa toile d'origine) d'Alexandre-Jean Noël (10 000/15 000 €) fait écho à l'exposition du musée de la Vie romantique (jusqu'au 12 septembre), Tempêtes et naufrages, de Vernet à Courbet, alors qu'un ensemble de deux aquarelles et mine de plomb de l'école anglaise ou française vers 1820 représentant Napoléon devant sa maison à Longwood et une Vue de l'île de Sainte-Hélène (4 000/6 000 €) renvoie au bicentenaire de la mort de l'Empereur.
lundi 07 juin 2021 - 14:00 - Live
Salle 10 - Hôtel Drouot - 9, rue Drouot - 75009
Pierre Bergé & Associés
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