Hommage au Pérugin par Da San Giorgio

Le 17 mars 2020, par Caroline Legrand

Eusebio Da San Giorgio s’est inspiré des célèbres figures de madones du Pérugin (1450-1523) pour créer cette délicate Vierge à l’enfant. Un hommage à son mentor, né comme lui à Pérouse.

Eusebio Da San Giorgio (vers 1465-après 1539) Vierge à l’Enfant, panneau. 46 34,5 cm.
Estimation : 10 000/15 000 

La position – assise au bord d’un muret, de trois-quarts – et les attitudes – têtes inclinées vers la gauche comme en direction d’un personnage – ne laissent pas de doute : Eusebio Da San Giorgio réinterprète dans cette peinture les Madones à l’enfant du maître ombrien créées vers 1500, notamment La Vierge des flagellants (disciplinati) de la Galerie nationale de Pérouse et la Pala Tezi, conservée au sein du même musée. On retrouve également le fond paysager typique du Pérugin, dans lequel le peintre a placé une scène de la stigmatisation de saint François, en présence de son frère Elie, au pied du rocher de La Verna d’où surgit un arbre grêle. Un élément iconographique qui permettrait de penser que le commanditaire de ce panneau de dévotion privée serait un dénommé François. Si le manteau bleu de la Vierge – replié sur ses genoux et le pan relevé sur l’épaule droite laissant visible la doublure verte – est également un poncif du Pérugin, Eusebio Da San Giorgio a su poser son empreinte sur cette belle composition plus élancée et au dessin plus linéaire des contours, notamment du visage ovale de la Vierge. D’une grande humanité, cette dernière affiche une expression de tristesse, prémonitoire du destin tragique de son enfant.

Hommage au Pérugin

Le 19 mars 2020, par Caroline Legrand

VENTE REPORTÉE. Eusebio Da San Giorgio s’est inspiré des célèbres figures de madones du Pérugin (1450-1523) pour créer cette délicate Vierge à l’enfant. Un hommage à son mentor, né comme lui à Pérouse.

Eusebio Da San Giorgio (vers 1465-après 1539) Vierge à l’Enfant, panneau. 46 34,5 cm.
Estimation : 10 000/15 000 

La position – assise au bord d’un muret, de trois-quarts – et les attitudes – têtes inclinées vers la gauche comme en direction d’un personnage – ne laissent pas de doute : Eusebio Da San Giorgio réinterprète dans cette peinture les Madones à l’enfant du maître ombrien créées vers 1500, notamment La Vierge des flagellants (disciplinati) de la Galerie nationale de Pérouse et la Pala Tezi, conservée au sein du même musée. On retrouve également le fond paysager typique du Pérugin, dans lequel le peintre a placé une scène de la stigmatisation de saint François, en présence de son frère Elie, au pied du rocher de La Verna d’où surgit un arbre grêle. Un élément iconographique qui permettrait de penser que le commanditaire de ce panneau de dévotion privée serait un dénommé François. Si le manteau bleu de la Vierge – replié sur ses genoux et le pan relevé sur l’épaule droite laissant visible la doublure verte – est également un poncif du Pérugin, Eusebio Da San Giorgio a su poser son empreinte sur cette belle composition plus élancée et au dessin plus linéaire des contours, notamment du visage ovale de la Vierge. D’une grande humanité, cette dernière affiche une expression de tristesse, prémonitoire du destin tragique de son enfant.

à savoir
La vente, initialement prévue le samedi 28 mars,
est reportée au samedi 13 juin.
Agenda
AVIS : VENTE REPORTÉE La peinture marquera ici les temps forts avec en particulier une Nature morte au trophée de gibier, fruits et perroquet sur fond de niche d'Alexandre-François Desportes, une œuvre peut-être réalisée pour le régent Philippe d'Orléans, qui devrait provoquer une belle bataille d'enchères à 150 000/200 000 €. À ses côtés figureront des œuvres de styles variés comme une Vierge à l'Enfant attribuée au peintre du XVe-XVIe Eusebio Da San Giorgio (10 000/15 000 €), une Cueillette peinte par Auguste Émile Pinchart, élève de Jean-Léon Gérôme et adepte de scènes de la vie quotidienne inspirée du XVIIIe (8 000/12 000 €), et une Chasse au faucon du peintre orientaliste Henri Emilien Rousseau de 1924 (12 000/18 000 €). Des autres sections, nous mettrons en avant une commode Louis XV en marqueterie de fleurs d'orme mouvementée, estampilée Claude Revault (6 000/8 000 €), et une tapisserie des Flandres du XVIIe représentant Alexandre le Grand lors de la bataille contre Darius ( 5 000/7 000 €).  
samedi 13 juin 2020 - 14:30
Bordeaux - 12-14, rue Peyronnet - 33800
Briscadieu