Un modèle du château de Versailles

Le 01 juillet 2020, par Claire Papon

Cette fontaine en plomb reprend un modèle du château de Versailles.

Fontaine à «l’Amour tirant à l’arc», en plomb, exécutée d’après le modèle de Louis II Lerambert, fin du XVIIIe-début du XIXe siècle, 126,5 123 107 cm.
Estimation : 160 000/200 000 

Facétieux, nu, ailé, muni d’un arc et d’un carquois, chacun aura reconnu Cupidon. Notre petit enfant joufflu a le don de faire naître l’amour dans le cœur des hommes et des dieux en les atteignant de ses flèches. Il est même parfois représenté les yeux bandés pour symboliser l’aveuglement de la passion… Notre bambin a les siens grand ouverts qui pointe son arc vers le ciel, ou plus exactement vers le «soleil». Comprenez, Louis XIV. Notre fontaine s’inspire d’un modèle exécuté par le peintre et sculpteur Louis II Lerambert (1620-1670) et destiné à orner le centre du bassin du parterre des Fleurs (puis de l’Amour) dans les jardins du château de Versailles. Cupidon, assis sur une imposante coquille, brandit son arc, son carquois à ses pieds – symbole de la diversité du sentiment amoureux –, accompagné d’un cylindre contenant des messages à enrouler autour des flèches, d’une torche –  représentation du mariage – et de deux colombes se becquetant. Commandée en 1666, l’œuvre est placée à Versailles à la fin de l’année suivante (et Lerambert rétribué en juillet 1668 à hauteur de 800 livres). En 1681, d’importants travaux de terrassement signent sa disparition, probablement remisée dans un premier temps, mais absente de l’inventaire de 1699. Elle n’est retrouvée, et identifiée, qu’en 2007, dépourvue de la plupart de ses attributs. Notre fontaine, bien que plus tardive, constitue un bel élément de décoration…

mercredi 08 juillet 2020 - 14:00 - Live
Salle 5 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Kohn Marc-Arthur
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