Attribué à Benedetto Zalone

Le 19 novembre 2020, par Caroline Legrand

Décrit dans La Légende dorée de Jacques de Voragine, le thème du Mariage mystique de sainte Catherine fut très prisé des peintres des XVIe et XVIIe siècles. La preuve par l’image.

Attribué à Benedetto Zalone (1595-1644), Le mariage mystique, toile, 150 115 cm.
Estimation : 15 000/20 000 €.

La Vierge Marie est assise, vêtue d’une grande robe rose, tenant son fils sur ses genoux, recouverts de son manteau bleu ; l’Enfant Jésus tient la main droite de sainte Catherine, en signe d’union symbolique. Cette vision religieuse d’une intense communion avec la personne sacrée s’est généralisée aux XVet XVIe siècles. L’expression de « mariage mystique » apparaît ainsi dans la seconde moitié du XVIe avec Jean de la Croix et son Cantique spirituel, mais aussi avec Thérèse d’Avila. La popularité du thème est liée à l’essor des communautés de religieuses mystiques à cette époque. La vie de Catherine d’Alexandrie, quant à elle, a été rapportée par plusieurs récits hagiographiques en grec et latin, puis diffusée plus largement en Occident au XIIIe par Jacques de Voragine. Ce dernier raconte la vie de cette sainte cultivée, fille du roi Costos, martyrisée pour avoir défendu sa foi catholique, puis refusé la main de l’empereur Maxence au nom de son union avec le seigneur : « Je me suis livrée au Christ comme épouse : il est ma gloire, il est mon amour, il est douceur, et l’objet de ma tendresse ; ni les caresses, ni les tourments ne pourront me faire renoncer à son amour ». Cette femme exemplaire inspira nombre d’artistes, tels Véronèse, Rubens, Parmigianino, le Corrège ou encore Benedetto Zalone. En pleine période de Contre-Réforme, cet élève du Guerchin a livré, principalement à Rome et à Cento en Émilie-Romagne, de nombreuses peintures religieuses dans un style baroque propre à encourager la dévotion populaire.

Agenda
Le rideau s'ouvrira sur des tableaux anciens, à commencer par Le Mariage mystique de sainte Catherine attribué au peintre italien du XVIIe Benedetto Zalone. Sil faudra envisager 15 000/20 000 € pour cette œuvre, 4 000/6 000 € seront demandés d'un panneau exécuté vers 1500 par un peintre de l'école d'Aragon, figurant Saint Jean Évangéliste. On avancera au XXe siècle à la rencontre de l'Espagnol José Cruz Herrera, qui s'installa définitivement en 1923 à Casablanca. En témoigneront ici plusieurs œuvres dont l'une figurant une Jeune Marocaine assise en robe jaune or au plateau de fruits (10 000/15 000 €) et un Portrait de fillette marocaine en buste (2 000/3 000 €). 
samedi 21 novembre 2020 - 14:15
Orléans - 64, rue du Faubourg-Madeleine - 45000
Hôtel des Ventes Orléans- Madeleine
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne