Sarah Bernhardt en costume

Le 11 novembre 2020, par Caroline Legrand

Provenant de la famille de Sarah Bernhardt, ce portrait la représente dans son costume de Lorenzaccio.

Louis Albert Besnard (1873-1962), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle signée, 10 19 cm.
Estimation : 2 000/3 000 

Cette aquarelle était conservée dans un album photographique du début du XXe siècle de la famille de Sarah Bernhardt. Elle a été donnée par l’actrice à sa petite-fille, Simone Bernhardt-Gross. Une coupe à la garçonne, un costume d’homme et une représentation au centre d’un cercle blanc, cette œuvre nous rappelle les affiches que l’illustrateur Alfons Mucha a exécutées à l’occasion du Lorenzaccio créé en 1896 par Sarah Bernhardt dans son théâtre de la Renaissance. La phénoménale tragédienne se mit ainsi en scène dans le rôle-titre de la pièce d’Alfred de Musset. Et elle réitéra la performance de se métamorphoser en Lorenzo à l’âge de 68 ans, en 1912. Audacieuse, «la Divine» a tout exploré dans sa carrière, et a marqué les esprits. Un tel personnage ne pouvait qu’être convoité par les portraitistes… comme ce fut le cas de Louis Albert Besnard, dont le style est un juste équilibre entre l’impressionnisme et la touche plus académique d’un Carolus-Duran. S’il se fit connaître dès la fin du XIXe siècle par de nombreux portraits – notamment de la princesse Mathilde, de la comédienne Réjane et de Marie-Louise Jaÿ –, Besnard peut se targuer d’avoir eu une riche carrière. Après des études classiques aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Cabanel, et un séjour de plusieurs années en Italie, il réalisa de nombreux décors de monuments parisiens et retrouva son école en qualité de directeur en 1922. Un artiste digne du prestige de son modèle !

Agenda
Aux cimaises voisineront un Portrait du prince Eugène de Savoie-Carignan dit le prince Eugène, célèbre pour ses campagnes au service de l'empereur d'Autriche contre les Turcs, par un artiste autrichien du XVIIIe (2 000/3 000 €), et une huile sur panneau du peintre de la Belle Époque Jean Béraud, située à Paris, coup de vent sur le pont Alexandre-III (10 000/12 000 €). On ne manquera pas non plus le Portrait de Sarah Bernhardt, exécuté à l'aquarelle par Louis Albert Besnard (2 000/3 000 €. Voir Gazette °40 page 104), et l'on notera côté design la présence d'une suite de quatre chaises modèle P31, par l'Italien Osvaldo Borsani (3 000/5 000 €).  
samedi 21 novembre 2020 - 14:00
Pau - 3, allée Catherine-de-Bourbon - 64000
Carrère & Laborie
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