Jacob Bouttats : bienvenue au paradis

Le 16 septembre 2020, par Caroline Legrand

Jacob Bouttats perpétue la tradition picturale nordique des XVIe et XVIIe siècles avec cette représentation du Paradis terrestre, où les hommes et les animaux vivent en harmonie parfaite…

Attribué à Jacob Bouttats (actif vers 1700), Le Paradis terrestre, huile sur toile, 93 183 cm.
Estimation : 8 000/10 000 


Sous l’impulsion des Bruegel puis de peintres animaliers comme Roeland Savery ou Frans Snyders, les scènes sur le thème générique du Paradis terrestre se multiplient en Europe du Nord. Forts de l’émergence des sciences et des nombreuses publications encyclopédiques illustrant avec de plus en plus de minutie toutes les espèces vivantes, les artistes présentent désormais la nature sous un nouveau jour. Ils prennent un plaisir non dissimulé à détailler chaque animal, parfois jusque-là ignoré, donnant corps à un bestiaire plus réaliste. En témoignent ici les singes, vaches et chèvres ornant le premier plan, mais aussi des chiens, des animaux de basse-cour et des chevaux, ou encore l’étonnant lion veillant sur Adam et Ève. Le paradis terrestre – plutôt nommé « jardin d’Éden » dans le premier livre de la Bible – est un lieu créé par Dieu pour ces deux derniers, afin qu’ils puissent y vivre en paix et harmonie avec leurs descendants. Un monde parfaitement décrit par Jacob Bouttats, peintre anversois à la vie méconnue, mais dont existe notamment un tableau signé, conservé à Bamberg, intitulé La Création d’Adam et Ève. Il fut l’élève de son père, toujours à Anvers, et fortement influencé par le travail de Jan Bruegel l’Ancien, surtout dans ses paysages animés de scènes bibliques. Un savant mélange des genres !
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Agenda
En tête d'affiche s'annonceront des tableaux anciens avec Le Paradis terrestre attribué à un peintre flamand actif vers 1700, Jacob Bouttats (8 000/10 000 €), ou encore La Multiplication des pains d'un artiste de l'école française du XVIIe (5 000/8 000 €). Provenant de la vente Vollard du 29 juillet 2010 chez Sotheby's, une pointe-sèche, Le Repos, témoignera du talent de graveur de la célèbre impressionniste américaine Mary Cassatt (5 000/8 000 €). Alentour, nous retiendrons une édition parisienne de 1930 des Poèmes de T'Ao Ts'ien illustrés par Sanyu (4 000/6 000 €) ou encore une bague en platine centrée d'un important saphir rectangulaire coussin de 15,16 ct, originaire de Ceylan, à la couleur bleue intense (5 000/7 000 €). 
lundi 21 septembre 2020 - 14:30;16:30 - Live
Lyon - Hôtel des ventes, 70, rue Vendôme - 69006
De Baecque et Associés
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