Poils et plumes en folie par John-Lewis Brown

Le 13 octobre 2021, par Caroline Legrand

Un condensé du savoir-faire de John-Lewis Brown est proposé dans cette grande toile, où se poursuivent dans la confusion un chat, des chiens, un paon et un perroquet.

John-Lewis Brown (1829-1890),  Le Perroquet affolé, toile signée, 195 97 cm.
Estimation : 15 000/20 000 

La scène animalière est pour le moins inattendue. Ce sont bien quatre chiens qui pourchassent un superbe ara rouge, tandis qu’un chat angora tente d’attraper un paon perché sur un arbre. Cette composition magistrale, de près de deux mètres de hauteur, rappelle la toile intitulée  Le Jour de sortie des pensionnaires ; jardin zoologique d’acclimatation ; associant également des perroquets à un chien, elle a été présentée par le peintre au Salon de 1865 et est aujourd’hui conservée au musée des beaux-arts de Bordeaux. Les origines écossaises de John Lewis-Brown ont sans doute joué un rôle dans ses choix artistiques et thématiques. Ses parents, installés à Bordeaux, possédaient des chevaux, et il suivit dès son plus jeune âge des leçons d’équitation dans un haras non loin de là. Vers 1840, il commence des études vétérinaires à Alfort, avant d’entrer finalement aux Beaux-Arts de Paris, où il reçoit l’enseignement de Roqueplan et de Belloc. Mais ce sont surtout les œuvres d’autres artistes vues dans les musées, en particulier celles d’Eugène Delacroix et de Théodore Géricault, qui l’inspirent par leur réalisme et l’utilisation spécifique des couleurs chaudes. Il gagne tout d’abord sa vie comme copiste, avant de se spécialiser dans les scènes animalières. Son éducation lui permettra d’intégrer toutes les sociétés, notamment celle mondaine où ses origines plaisent particulièrement.

Agenda
Du XVIIe siècle, nous remarquerons une grande toile de l'école florentine vers 1660, peut-être d'un élève ou d'un suiveur de Pierre de Cortone à Florence comme Livio Mehus, Pietro Dandini ou Dionisio Predellini. Son sujet est tiré de l'Exode des Égyptiens arrêtés par la montée des eaux après la traversée de la mer Rouge par les Hébreux, au moment où le char du pharaon est en train de sombrer, avec au second plan Moïse remerciant l'Éternel (8 000/12 000 €). Le peintre d'Avignon Jacques Ignace Parrocel (1667-1722) proposera quant à lui une Scène de bataille (6 000/8 000 €) et celui d'origine écossaise John-Lewis Brown (1829-1890), Le Perroquet affolé (15 000/20 000 €).  Pour ceux qui préfèrent le dessin, citons également le Portrait d'un gentilhomme au chapeau, au loin des chasseurs, de l'artiste bruxellois du XVIIe Anthony Crussens (5 000/6 000 €).
mardi 19 octobre 2021 - 14:00
Vendôme - Hôtel des Ventes 2, rue Albert Einstein - 41100
Rouillac
La Gazette Drouot vous offre 4articles.
Il vous reste 3 article(s) à lire.
Je m'abonne