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De Courbet à son ami Pierre-Auguste Fajon

Publié le , par Caroline Legrand

Le paysage représente deux tiers de la production picturale de Gustave __TexteRechercheEnGrasCourbetTexteRechercheEnGras__. Un thème qu’il aimait particulièrement et auquel il apporta sa touche personnelle.

Gustave Courbet (1819-1877), Paysage de forêt, huile sur toile monogrammée en rouge,... De Courbet à son ami Pierre-Auguste Fajon
Gustave Courbet (1819-1877), Paysage de forêt, huile sur toile monogrammée en rouge, 27 40,7 cm.
Estimation : 22 000/24 000 

«Pour peindre un paysage, il faut le connaître. Moi, je connais mon pays, je le peins», déclarait Gustave Courbet. La relation fusionnelle entre l’artiste et sa région natale du Doubs le poussa à faire évoluer le genre du paysage, comme le confirme la toile qui sera présentée avec un avis favorable du comité Courbet en date du 19 février 2022. Conservée depuis trois générations dans une famille du midi de la France, elle comporte sur son châssis l’inscription : «Montpellier Donné à Fajon par G. Courbet en 1864». Le peintre a réalisé en 1862 un portrait de Pierre-Auguste Fajon, aujourd’hui conservé au musée Fabre de Montpellier. Gustave Courbet résida par deux fois dans la capitale de l’Hérault : en 1854 et 1857. Riche épicier commerçant avec l’Afrique du Nord, mais également peintre et auteur, Fajon devint à partir de cette époque un ami et un admirateur fidèle du maître. Si l’Enterrement à Ornans de 1850 a frappé les esprits par ses dimensions et son réalisme, les paysages des années suivantes exercent également une influence majeure dans une spécialité en plein renouvellement depuis la création de l’école de Barbizon. Dans les années 1860, Courbet poursuit son évolution stylistique et se concentre sur les paysages réalisés en plein air, sur le motif, 1864 étant particulièrement consacrée au Jura. À la différence de ses contemporains, qui s’intéressent plus à la lumière et aux effets atmosphériques, lui s’enfonce dans les forêts denses et sombres de la région, guidé parfois par le géologue Jules Marcou. Aux sources de la Loue, il se confronte à un environnement brut, à la matière des arbres et des rochers, recréant une atmosphère particulière où l’expérience de la nature devient alors intime aussi bien pour le spectateur que pour le peintre.

Agenda

Telle une invitation à découvrir l'intimité de la nature, un Paysage de forêt de Gustave Courbet sera vôtre à 22 000/24 000 € (voir Gazette n° 13, page 122). On passera à l'hyperréalisme avec deux œuvres de Jacques Sultana : Olivier au salon et Le Pantalon rouge, à 4 000/5 000 € chaque. Très présent cette semaine, le céramiste Georges Jouve proposera quant à lui en échange de 10 000/12 000 € une paire d'appliques Papillon à la forme libre, typiques de son travail après 1954, marquant la spécialité par sa modernité. Plus classique est l'armoire dite « de Sumène », fruit d'un travail languedocien de la fin du XVIIe siècle, au riche décor sculpté de rinceaux et de fleurettes sur ses douze panneaux en façade, le fronton l'étant d'une tête d'Indien flanquée de feuilles d'acanthe et de draperies sommées de fleurs de lys (3 500/4 000 €).

samedi 09 avril 2022 - 14:00 (CEST) - Live
2460, avenue Albert-Einstein - Domaine Teissier - 34000 Montpellier
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