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Ferdinand Loyen du Puigaudeau en Venise

Le 30 novembre 2021, par Claire Papon

Feux d’artifice, fêtes foraines, couchers de soleil et paysages au clair de lune de Bretagne ou de la Brière ont fait la réputation de Ferdinand Loyen du Puigaudeau. Ses vues de Venise sont aujourd’hui les plus prisées.

Ferdinand Loyen du Puigaudeau en Venise
Ferdinand Loyen du Puigaudeau (1864-1930), Venise, voiles et gondoles devant le palais des Doges, 1904, huile et crayon sur toile, 75 110 cm.
Estimation : 60 000/80 000 
Non vendu

Notre toile battra-t-elle le record détenu depuis le 8 mai 2014 (Sotheby’s Londres, source Artnet) par une Vue du palais des Doges ? Estimée 35 000/50 000 €, elle était disputée jusqu’à 194 000 €. Tous les espoirs sont donc permis pour cette huile et crayon de 1904 aux dimensions généreuses et à la facture vibrante. Cerise sur le gâteau, notre tableau est une découverte, inconnu des experts de la vente et d’Antoine Laurentin, auteur des catalogues raisonnés de l’œuvre du peintre. Conservé dans un bel état de fraîcheur, il laisse apparaître tout le travail de l’artiste, et notamment les traits de crayon sous les touches du pinceau. Puigaudeau a fait des abords de la place Saint-Marc son point de vue favori, au gré de la lumière et de l’animation. Sa palette est délicate, tout comme son jeu de reflets des voiles et des bâtiments, que traversent quelques minces silhouettes. Né à Nantes dans une famille d’armateurs et de marins, compagnon de route de Gauguin dans les années 1880, à l’époque où il vivait à Pont-Aven, Puigaudeau perfectionne ses dons artistiques, non à l’Ecole des beaux-arts, mais au cours de ses voyages en Italie, en Tunisie, en Suède, en Belgique, retenant de l’impressionnisme l’illusion de la profondeur et la décomposition de la lumière. En 1904, il est à Venise, où il réalise quelques dizaines de toiles. Une parenthèse avant son installation, en 1907, au manoir de Kervaudu, au Croisic.

Agenda

Deux batailles d'enchères à hauteur de 60 000/80 000 € sont prévues dans cette dispersion : la première sur une vue du port de Portrieux à marée basse, 1875, signée Eugène Boudin (voir Gazette n° 39, page 6), la seconde sur un grand panorama de Venise, voiles et gondoles devant le Palais des Doges, de 1904, par Ferdinand Loyen du Puigaudeau. Les accompagnent des œuvres sur papier d'André Derain (est. 100 à 400 €), d'Albert Marquet (200/300 €), d'Henri Rivière (300 à 500 €), de Marcel Parturier (50 à 500 €), une vue du Port du Havre par Edmond Petitjean (4 000/5 000 €), une autre du port d'Honfleur (gouache) de Jean Dufy (15 000/20 000 €).

Photographies, estampes, tableaux et sculptures du 19 au 21ème siècle, art nouveau, art déco
vendredi 10 décembre 2021 - 11:00 (CET) - Live
Salle 10 - Hôtel Drouot - 75009
Thierry de Maigret
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