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Joseph Lépine, une carrière itinérante

Le 11 janvier 2022, par Caroline Legrand

Au cœur de cette 6e édition de vente de peintures bordelaises se distinguera un ensemble d’œuvres signées Joseph Lépine, provenant de la collection du docteur Jean Goigoux.

Joseph Lépine, une carrière itinérante
Joseph Lépine (1867-1943), Table et nature morte devant la baie de Saint-Tropez, huile sur toile signée, titrée au verso, 104 115 cm.
Estimation : 8 000/10 000 

Si les tableaux du peintre présentés ici, à l’image de cette vue méditerranéenne et d’une huile sur papier montrant Notre-Dame de Paris (2 000/3 000 €), ne décrivent pas tous Bordeaux et sa région, ils s’inscrivent tout de même dans la thématique de l’événement. En effet, Joseph Lépine est né à Rochefort-sur-Mer mais a effectué ses études secondaires ainsi que son droit à Bordeaux. Toutefois, à 25 ans, il se met au dessin et, deux ans plus tard, en 1894, à ses premiers tableaux. Après avoir reçu les leçons du peintre proche de l’école de Barbizon Louis-Alexandre Cabié, Lépine monte à Paris en 1897, et expose la même année au salon de la Société nationale des beaux-arts. Il poursuit en parallèle son apprentissage aux côtés de Courtois et Girardot, deux élèves de Gérôme, mais probablement aussi à l’académie Julian. Bien que sa famille ait des difficultés financières, il continue de peindre, voyageant notamment en 1905 dans le Midi, en Bretagne et en Corrèze. Cet artiste, très ancré dans la vie parisienne, propose un style impressionniste coloré et clair, adoptant une touche tantôt hachurée et tantôt plus lisse, comme en témoigne l’arrière-plan de cette vue de la baie de Saint-Tropez qui fut prêtée pour la rétrospective Joseph Lépine à Mérignac, en 1985, par Jean Goigoux (1920-2017). Après une courte période placée sous l’influence du fauvisme, Lépine trouve un second souffle au sortir de la Première Guerre mondiale, libérant la couleur et créant des effets plus contrastés : une peinture finalement plus attentive à la matière, à l’image de sa série des cathédrales, à laquelle appartient Cathédrale d’Amiens, une huile sur carton prisée 2 000/3 000 €, mais aussi de ses paysages de la Gironde tel Village au bord de la rivière : Argentat, à la même estimation. Ces œuvres correspondent à la fin de sa carrière.

Panorama (avant-vente)

Peintures bordelaises : Lizal, Sourgen, Lépine...

Le 02 janvier 2022, par La Gazette Drouot

Pour cette sixième édition des ventes de peinture bordelaise, seront proposés tant des paysages naturalistes du XIXe que des œuvres contemporaines du XXIe siècle.

Peintures bordelaises : Lizal, Sourgen, Lépine...

Pour cette sixième édition des ventes de peinture bordelaise, seront proposés tant des paysages naturalistes du XIXe que des œuvres contemporaines du XXIe siècle. Alex Lizal (1878-1915) sera particulièrement mis en avant avec plusieurs toiles évoquant la culture et les coutumes de son pays qu’il désire défendre et sauvegarder. 20 000/30 000 € seront à envisager pour L’Assemblade au pays landais, présenté au Salon de la Société des artistes français de 1904, et 12 000/18 000 € pour Le Marché aux cruches à Dax, exposé en 1903. On restera dans les Landes en compagnie de Jean-Roger Sourgen qui livrera contre 20 000/30 000 € un paysage poétique d’Étang landais de 1938. Natif de Rochefort, Joseph Lépine (1867-1943) s’inscrit quant à lui dans le courant impressionniste comme en témoignera un ensemble de tableaux provenant de la collection du docteur Jean Goigoux (1920-2017) dont Table et nature morte devant la baie de Saint-Tropez, annoncé à 8 000/10 000 €.
 

Agenda

Cette nouvelle édition des « Peintures bordelaises » devrait ravir les amoureux de signatures régionales du XIXe au XXIe siècle. Une table installée dans un paysage de bord de mer, présentant une nature morte sous le pinceau impressionniste de Joseph Lépine (1867-1943), transportera les enchérisseurs à Saint-Tropez (voir Gazette n° 2, page 83). Entre 8 000 et 10 000 € en sont attendus. Les amateurs atterriront ensuite en pleine Assemblade du pays landais, fixée à l’huile en 1904 par Alex Lizal (1878-1915). Après cette toile, estimée 30 000/50 000 €, le peintre fera une réapparition au catalogue avec une émouvante composition intitulée Dans la grande lande, mettant en scène un berger veillant sur ses brebis (10 000/15 000 €). L'œuvre provient, tout comme la précédente ainsi que Le Marché aux cruches à Dax (12 000/18 000 € - Voir Gazette n° 2, page 24), de la collection du docteur Jean Goigoux (1920-2017). Alfred Smith (1854-1936) invite pour sa part à une promenade au fil de la Garonne en compagnie d'un jeune homme au canotier, debout dans une barque (600/800 €). Dans cette huile sur panneau signée et datée de 1887, aux tonalités douces, nous sommes encore loin de la touche fauve qu'il empruntera autour de 1912.

tableaux du XIXe, modernes et contemporains : peintures bordelaises #6
samedi 22 janvier 2022 - 14:00 (CET) - Live
12-14, rue Peyronnet - 33800 Bordeaux
Briscadieu
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