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Un médaillon des halles

Publié le , par Claire Papon

Commencée en 2009, l’histoire d’amour entre la maison de ventes Lucien et la Ville lumière se poursuit. Au sommaire de cette 12e édition, des affiches de spectacles, des plans, du mobilier urbain, des décors de commerce…

Victor Baltard (1805-1874), médaillon du fronton de la porte monumentale du pavillon... Un médaillon des halles
Victor Baltard (1805-1874), médaillon du fronton de la porte monumentale du pavillon au blé et à la farine des Halles centrales de Paris, bas-relief en fonte de fer, vers 1860, diam. 100 cm.
Estimation : 2 000/3 000 €
Adjugé : 41 712 €

À quelques jours du rendez-vous, amoureux de Paris et municipalités sont sur les rangs pour tenter d’emporter un morceau du patrimoine parisien, si petit soit-il. Indissociables de la capitale sont les souvenirs des Expositions universelles (médailles, porcelaines, etc.), les modèles réduits et autres rivets de la tour Eiffel, les plaques de stations, bancs et plans de lignes de métro, panneaux d’arrêt d’autobus. Une casquette de contrôleur et un lot de poinçonneuses des années 1950 les accompagnent cette fois. Tout comme un ensemble de caricatures en plâtre des années 1910 – Émile Zola, Sarah Bernhardt, Jean Jaurès, Louis Blériot, Gabriele d’Annunzio, Paul Deschanel – par Georges Laporte (100/300 €). Une paire de boiseries peintes figurant des personnages de cour de la fin du XVIe siècle rappelle le décor d’un salon de thé vers 1870 (20 000/21 000 €), une cabine d’ascenseur en chêne sculpté épousant la forme d’une chaise à porteurs Louis XV (fin XIXe) le luxe d’un immeuble du boulevard Haussmann (4 000/4 200 €), une paire de jardinières simulant des paons en faïence de Saint-Clément le décor du restaurant La Fermette Marbeuf (100/150 €), deux médaillons en fonte de fer celui des Halles centrales de Paris, construites sous Napoléon III et détruites au début des années 1970 (voir photo ci-dessus). Comptez 20/30 € pour une plaque en fer émaillé des années 1930 indiquant que «M.M. les locataires sont priés de dire leur nom passé 10 Hres». La concierge n’est plus dans l’escalier ?

Agenda

Provenant de différents amateurs et collections (Crucy, Prideaux-Debuisson, Delaune), cette vente devrait enchanter une fois encore les amoureux de la capitale et pourquoi pas des municipalités en quête de patrimoine urbain. En cimaises, on a retenu une quinzaine de tableaux de Nathan Grunsweigh (1880-1956), artiste né à Cracovie, installé à Paris au début des années 1920 et qui fit de Paris et de sa banlieue le thème de nombre de ses œuvres. Deux autoportraits et le portrait de son fils Daniel accompagnent des vues de Paris et du Vésinet où il s'était fixé (est. 1 500 à 5 000 €). On poursuit notamment avec l'affiche du film La Madelon de Jean Boyer (1955) avec Line Renaud (300/320 €), des souvenirs des Expositions universelles, un ensemble de caricatures en plâtre de Georges Laporte, deux médaillons en fonte de fer de Victor Baltard provenant des halles de Paris (2 000/3 000 € chaque), un poster de Bernard Rancillac figurant Daniel Cohn-Bendit et l'indication Nous sommes tous indésirables (500/800 €), une réunion de seize photographies (vers 1928-1929) illustrant les transformations de la gare de l'Est (300/400 €). Icône de la capitale, la statue de la Liberté est ici représentée par un buste de figure féminine, en régule et laiton (1 200/1 300 €), 8 000/10 000 € étant espérés d'un grand vase en faïence émaillée bleue (probablement Vieillard à Bordeaux), décoré de proues de navires, renommées, tritons, aigles et têtes de gorgone, une pièce typique de celles exécutées pour les Expositions universelles.

mardi 05 avril 2022 - 13:30 (CEST) - Live
Salle 5-6 - Hôtel Drouot - 75009
Lucien Paris
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