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Les joies simples de la vie par Maurice Brianchon

Le 15 décembre 2021, par Caroline Legrand

Une bonne bouffée d’air marin nous est offerte par le peintre de la réalité poétique Maurice Brianchon. Admirons avec ses estivants la vue de Saint-Jean-de-Luz ! 

Les joies simples de la vie par Maurice Brianchon
Maurice Brianchon (1899-1979), La Digue de Saint-Jean-de-Luz, vers 1960, huile sur toile, 67 94 cm.
Estimation : 60 000/80 000 

Le bord de mer a toujours attiré Maurice Brianchon. On connaît de sa main des scènes maritimes de Bretagne, notamment de Carnac, de Normandie, dont Trouville, et de Saint-Jean-de-Luz. Mais toujours, plutôt qu’aux vagues ou aux flots agités, le peintre s’intéresse avant tout à l’attraction qu’elle suscite chez les hommes et les femmes, qu’ils se trouvent sur la plage ou sur un chemin côtier, admirant les beautés de l’océan. La posture d’observateur de la beauté de la vie et de ses acteurs n’étonne pas venant d’un artiste tel Maurice Brianchon. En 1949, dans son ouvrage Peintres de la réalité poétique, Gisèle d’Assailly aborde son œuvre aux côtés de celles de Christian Caillard, Jules Cavaillès ou encore Raymond Legueult. Leurs points communs ? Des sujets évoquant bien souvent les bonheurs simples de l’existence ou de la contemplation d’un paysage, et surtout leurs couleurs vives qui égaient des compositions toujours rigoureuses. Maurice Brianchon a formé ce groupe dès 1935, avec Raymond Legueult et Roland Oudot. Il fut l’un des pionniers de ce mouvement rejetant les avant-gardes picturales, qu’elles soient fauves ou abstraites. Passé par l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris puis aux Arts décoratifs, l’artiste expose pour la première fois au Salon d’automne de 1919. Il partage un atelier avec son ami Legueult, avenue du Maine, et voyage, tant dans les Pays-Bas qu’en Espagne, où il admire les œuvres des grands maîtres anciens, dont il s’inspire. Sa carrière se poursuit au gré des expositions – à New York, en 1959, ou à Tokyo dix ans plus tard – et des nombreuses commandes de décors pour l’opéra. La reconnaissance est au rendez-vous avec plusieurs prix ; il est même fait officier de la Légion d’honneur. Également professeur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs puis aux Beaux-Arts, à partir de 1949, Maurice Brianchon a durablement influencé des peintres de la nouvelle génération, notamment Guy Bardone ou André Brasilier.

Agenda

C'est une toile de Maurice Brianchon, La Digue de Saint-Jean-de-Luz (60 000/80 000 €), qui fait la couverture du catalogue. Un autre nom se distinguera ici au travers de plusieurs œuvres, j'ai nommé Jacques Bouyssou. Honfleurais de naissance, il fait la connaissance dès son plus jeune âge d'Othon Friesz ou de Raoul Dufy. Sa première exposition a lieu à Londres en 1955 et l'année suivante à Paris chez Katia Granoff. 10 000/12 000 € seront à envisager pour un quadriptyque de 1991, Rues de Paris, 1 000/1 500 € pour Honfleur et 800/1 200 € pour une vue de Dunkerque, mars 1965. Changement de style avec Red Rose, du peintre Babou (18 000/20 000 €), mais aussi le symboliste Jean-Francis Auburtin avec notamment un paysage, Normandie, falaise de Dieppe (6 000/8 000 €). Des autres sections, nous mettrons en avant un salon comprenant six fauteuils, un repose-pied et une table basse à plateau en verre teinté d'Olivier Mourgue, édité par Airborne (4 000/6 000 €), et un bronze du prince Paul Troubetzkoy, L'Amazone miss Ada Nathan Berra (1 500/2 000 €).

sculptures, bronzes, tableaux anciens et modernes, Extrême-Orient, mobilier et objets d'art
samedi 01 janvier 2022 - 14:00 (CET) - Live
7, rue Saint-Nicol - 14600 Honfleur
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