Peugeot 203, le lion rugissant de l’après-guerre

Le 17 février 2021, par Caroline Legrand

La Peugeot 203 fut le modèle du renouveau pour la marque au lion après le second conflit mondial. Une voiture qui atteint le summum dans sa rare version cabriolet.

Peugeot 203 cabriolet 1955, numéro de série « 1760910 », essence 7 cv, numéro carrosserie « D3N », état concours. 
Estimation : 80 000/90 000 


Au lendemain de la Libération, l’industrie automobile repart plus fort que jamais. La firme Peugeot décide alors de se démarquer de ses concurrentes, Citroën et Renault, en se lançant dans la production d’une voiture de taille moyenne, et non petite comme les toutes nouvelles 2 et 4 CV, nées du manque de matière première en cette période difficile. Elle présente ainsi lors du Salon de Paris, en octobre 1948, la 203. Avec ses 10 cv fiscaux, son moteur quatre cylindres et ses 1 290 cm3 développant 42 chevaux, celle-ci atteint les 120 km/h en vitesse de pointe ; très confortable, elle offre une grande sécurité avec sa bonne tenue de route et son freinage performant. Sa production durera douze années et le modèle connaîtra quelques variations, comme en 1951 avec la sortie du cabriolet. Il s’agit d’une version de luxe avec un équipement haut de gamme tout en cuir, des pare-chocs plus simples et plats, et un arrière plongeant abritant un grand coffre. On la nommera même « Grand luxe » en octobre 1954, à la faveur de nouvelles finitions telles les ailes décorées de sabots chromés, une boîte plus moderne, les tout nouveaux phares antibrouillard, un volant spécifique, ou encore un double pare-soleil. Produite sur un court laps de temps, jusqu’en 1956, la 203 cabriolet a été construite à 2 569 exemplaires. Celle-ci est la numéro 2 328 !

Panorama (avant-vente)

Turbulences romantiques

Le 17 février 2021, par Caroline Legrand

Très apprécié par Louis-Napoléon Bonaparte, qui l’emmena souvent avec lui en voyage, Léon Morel-Fatio (1810-1870) était peintre officiel de la Marine, conservateur du musée de Marine et d’Ethnographie du Louvre – et premier maire du XXe arrondissement de Paris, de 1860 à 1869. Connu pour ses tempêtes et naufrages, il fut l’un des artistes français, avec Théodore Gudin, à avoir inspiré le peintre russe Aïvazovsky par son style romantique, parfois dramatique. Estimée 20 000/25 000 €, cette huile sur toile de 45 61 cm (Mme Journiac, expert) illustre le Sauvetage du brick américain Ontario par le capitaine du navire autrichien Cyro dans le golfe de l’Adriatique (dimanche 21 février, Sanilhac-Sagriès, Étude de Provence OVV).

Agenda
D'une voiture Peugeot 203 de 1955, cotée 80 000/90 000 €, à un grand élément de retable issu de l'école castillane du XVIe siècle illustrant La Mise au tombeau ou La Résurrection de Jésus en bois sculpté en fort relief polychrome et doré à 15 000/18 000 €, le choix se fera large durant cette vacation. Les amateurs de peinture romantique se tourneront ainsi vers une toile du peintre de la marine Léon Morel-Fatio, Sauvetage du brick américain Ontario montrant un navire en feu dont on attend 20 000/25 000 € ; ceux de dessin ancien opteront pour une œuvre à la sanguine, datée vers 1618-1619 et représentant une Jeune fille allumant une lampe à huile avec un flambeau par Le Guerchin. 5 000/6 000 € seront à prévoir pour ce dessin préparatoire à la dernière planche du recueil gravé par Oliviero Gatti, publié à l'usage de l'apprentissage des peintres en 1619 et dédié au duc Ferdinando Gonzaga de Mantoue. 
dimanche 21 février 2021 - 10:30
Uzès - Château de Sanilhac, place du Château à Sanilhac-Sagriès - 30700
Etude de Provence
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