Hendrick Van Steenwyck le jeune

Le 21 octobre 2020, par Caroline Legrand

Hendrick Van Steenwyck le Jeune a poursuivi la tradition familiale des intérieurs d’église.

Attribué à Hendrick Van Steenwyck, dit le Jeune (1580-1649), Intérieur d’église, toile sur panneau transposé, 103,5 127,5 cm.
Estimation : 4 000/6 000 


Dans la lignée de son père Hendrick Van Steenwick l’Ancien (vers 1550-1603), un élève de Jan de Vries, le peintre anversois Hendrick Van Steenwyck le Jeune a poursuivi la tradition familiale des intérieurs d’église. Il faut dire que le genre était particulièrement à la mode au début du XVIIe siècle, porté par le goût pour une peinture réaliste, voire scientifique, mais aussi pour le sujet religieux. Comme l’expliquait l’exposition « Sacrée architecture ! La passion d’un collectionneur » au musée de Flandre à Cassel, achevée le 14 juin dernier (voir l'article Divines architectures au musée de Flandre à Cassel de la Gazette n° 8, page 171), il est né au lendemain de la « furie » iconoclaste déclenchée en 1566 à Steenvoorde par les protestants, qui attaquèrent le monastère de Saint-Laurent. Le conflit devait se poursuivre durant les décennies suivantes, voyant les deux Églises rivaliser tant politiquement qu’artistiquement, au travers notamment des peintures d’architectures religieuses. Hendrick Van Steenwyck dépeint ces lieux, souvent le fruit de son imagination, dans un style la fois lumineux et miniaturiste, leur conférant une dimension poétique et contemplative. Il décrit aussi des espaces pleins de vie, animés par les hommes, les femmes, les enfants et même les mendiants, qui sont tous les bienvenus. Ce genre lui permit de rencontrer le succès en Angleterre à partir de 1615, et de collaborer avec un certain Antoon van Dyck sur des portraits du roi Charles Ier, le maître lui laissant les fonds d’architecture.

Agenda
Un violon de l'école française du XIXe devrait se négocier à 5 000/6 000 € et une toile attribuée à Hendrick Steenwyck, Intérieur d'église, à 4 000/6 000 € (voir Gazette n° 37 page 115). Les arts du XXe ne seront pas oubliés avec notamment un brise-soleil de Jean Prouvé en aluminium et à sept lames orientables, provenant du lycée Jean-Moulin à Béziers (4 000/5 000 €), et un bronze double face de Jean Marais représentant une tête de Lion, qui fit office de premier prix au Festival de Vallauris en 1991 (1 000/2 000 €). 
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