Château de Mouchy, un vide-grenier de luxe

Le 15 octobre 2020, par Claire Papon

Bienvenue dans les combles de l’ancien château de Mouchy : bustes d’empereur, bergères, kimonos, lanternes, épis de faîtage, porcelaines ou services de table…

Chine, époque Kangxi (1662-1722). Vase balustre à décor émaillé bleu et rouge de cuivre sur fond vert céladon à décor de bambous et grues, monture d’Alfred Beurdeley en bronze de style Louis XVI, h. 79 cm.
Estimation : 40 000/60 000 

La demeure Renaissance de Mouchy, située entre Creil et Beauvais, n’est plus qu’un songe. Mais on imagine, au vu des œuvres et des objets cédés aujourd’hui, et dont les estimations oscillent d’une centaine à 50 000 € environ, le luxe qui y régnait. Un Portrait de Louis XIV en pied, reprise par l’école française XVIIIe du tableau commandé à Hyacinthe Rigaud (8 000/12 000 €), y côtoie celui de Charles en costume de sacre d’après le baron Gérard (800/1 200 €), deux porcelaines d’époque Kangxi montées en bronze par Alfred Beurdeley, des bustes de rois de France en marbre de Mathurin Moreau (1 000/2 000 €). En cherchant bien, on pourra également tenter sa chance sur un grand coffre en laque noire et or à décor d’oiseaux et de daims de la fin de l’époque Momoyama (6 000/8 000 €), un ensemble de boiseries en bois laqué bleu et blanc de style Régence inspirées de celles du «cabinet des Chinois» de la reine Marie Leszczynska à Versailles (4 000/6 000 €). Plus que l’état de conservation, c’est la provenance qui guidera les amateurs. Tout proche de la résidence royale puis impériale de Compiègne, le château de Mouchy échoit à la famille de Noailles au XVIIe siècle. Mis à mal à la Révolution, il est agrandi et embelli au XIXe siècle, dans le style troubadour. Occupé par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale, le château est détruit en 1961. Restent aujourd’hui la tour carrée du XIIe siècle, les écuries, la terrasse, la chapelle, la conciergerie et un portail monumental. Et son cousin anglais, Waddesdon Manor…

Agenda
Direction le château de Mouchy-le-Châtel dans l'Oise, ou plutôt ses greniers, la demeure ayant été détruite en 1961 après avoir été occupée et très endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale. Près de 300 lots sont proposés, estimés quelques dizaines à quelques milliers d'euros (à l'exception de deux grands vases rouleau et d'un vase balustre d'époque Kangxi montés en bronze par Alfred Beurdeley, 40 000/60 000 € chacun). Tissus, cadres, portraits, vaisselle, meubles, pendules, boiseries, bustes, colonnes, éléments de décoration en fonte des toitures, etc. se succèdent au catalogue.
vendredi 23 octobre 2020 - 14:00 - Live
Salle 1 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
L'Huillier & Associés
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