Pampelune par Juan Bautista Martínez del Mazo

Le 27 septembre 2019, par Claire Papon et Anne Foster

Issu de l’ancienne collection d’un hôtel particulier toulousain, ce panorama de Pampelune est l’une des rares œuvres de Juan Bautista Martínez del Mazo sur le marché français.

Juan Bautista Martínez del Mazo (vers 1612-1667), Vue de Pamplona, huile sur toile, 65,5 132 cm.
Estimation : 90 000/120 000 €

Cette toile exécutée au milieu du XVIIe siècle est surmontée des armes de la ville  un lion sous la couronne alternant dans l’écu avec celles de cette province du nord de l’Espagne. Cette œuvre fait écho à la vue de Saragosse conservée au musée du Prado à Madrid, exécutée en 1646-1647 lors d’un voyage avec l’infant Baltasar Carlos (1629-1646), fils de Philippe V, dont Juan Bautista Martínez del Mazo est le professeur de dessin et de peinture depuis 1643. Après la mort prématurée du prince, le peintre obtient des charges officielles et est missionné par le roi de réaliser des vues de Pampelune. Celles-ci, ainsi que le panorama de Saragosse, sont mentionnées en 2015 dans le catalogue de l’exposition Diego Vélasquez (1599-1660) au Grand Palais. Et pour cause… Né vers 1610 dans la province de Cuenca, Martínez del Mazo entre en 1631 dans l’atelier du maître de l’âge d’or espagnol, dont il épouse la fille Francisca deux ans plus tard. Il s’affirmera comme le principal et le plus fidèle collaborateur de Vélasquez. Longtemps, les œuvres de moindre qualité du maître furent données à Martínez, avant que son identité artistique soit reconnue. Sa palette est souvent plus vive, ses formes simplifiées, ses rehauts de blanc plus nombreux. Si on lui connaît des portraits de grands de la cour d’Espagne, des scènes de chasse, des copies d’œuvres de peintres flamands et vénitiens, mais pas de sujets religieux, ses vues de villes demeurent confidentielles. Notre toile pourrait donc susciter la convoitise des deux côtés des Pyrénées.

Agenda
La plus haute marche du podium ne devrait pas échapper à une Vue de Pampelune sur toile du milieu du XVIIe par Juan Bautista Martínez del Mazo, gendre de Diego Vélasquez. Elle a fait partie de la collection d'un hôtel particulier toulousain et est estimée entre 90 000 et 120 000 €. 12 000/14 000 € seront à prévoir successivement de deux autoportraits à l'eau-forte par Rembrandt, des années 1630, 6 000/8 000 € d'une interprétation du Triomphe de Mardochée, une eau-forte également et signée du même. Enfin, comptez 15 000/16 000 € pour espérer apprivoiser un Taureau de combat en bronze laqué noir (1/8) de l'artiste contemporain hongrois Laszlo Tibay.
vendredi 04 octobre 2019 - 13:30 - Live
Salle 4 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Eric Caudron
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