Un bronze attribué à Barthélemy Prieur

Le 04 mars 2021, par Claire Papon

Fontaine de table ou modello destiné à un jardin, ce bronze figurant une nymphe accompagnée de chiens est attribué au prolifique Barthélemy Prieur.

Attribué à Barthélemy Prieur (1536-1611), Nymphe dénudée prenant appui sur deux chiens limiers, bronze patiné avec jets d’eaux par les seins de la nymphe et les gueules des chiens, h. 19 cm.
Estimation : 5 000/8 000 

Qu’il soit destiné au décor intérieur ou extérieur, ce groupe de bonne qualité et en état de conservation satisfaisant ne manque pas de charme. Notre figure est attribuée à un petit groupe de sculpteurs français ayant travaillé en Italie, influencés par l’école vénéto-padouane du XVIe siècle, duquel émerge la figure de Barthélemy Prieur. Comme l’indique la chercheuse Regina Seelig-Teuwen, celui-ci développe «la fabrication en série de bronzes et leur importance numérique dans l’inventaire de 1611 est particulièrement stupéfiante. Par le choix de ses sujets, Prieur occupe une place unique dans la sculpture en bronze de petits formats.» Né dans une famille de paysans champenois, peut-être formé aux Pays-Bas, ce contemporain de Germain Pilon est présent à Rome, à Florence puis à Turin, où il travaille de 1564 à 1568 pour le duc Emmanuel-Philibert de Savoie. De retour en France en 1571, il réalise de grands monuments funéraires, des œuvres pour les chantiers royaux, et de petites figures de Vénus, des têtes de Scipion et de Marc-Aurèle, des représentations d’animaux, des effigies de souverains, parfois sous forme d’allégories, tels les bronzes (conservés au Louvre) représentant Henri IV et Marie de Médicis sous les traits de Jupiter et Junon. L’histoire ne dit pas qui se cacherait derrière notre jeune personne…

Agenda
Rien que de très classique côté cimaises où l'on a noté une toile de l'école française début XVIIe attribuée au "Maître aux béguins", La Famille de paysans (7 000/9 000 €), des portraits d'hommes et de femmes de qualité de l'école française XVIIIe, quelques miniatures et un ensemble de tableaux sur le thème des courses (hippiques), fin XIXe et XXe (est 200 à 1 200 €). Une parenthèse avec quelques instruments du quatuor dont un violoncelle d'Alexandre Delannoy fait à Bordeaux en 1893 (12 000/15 000 €), puis l'on passe aux céramiques et aux objets d'art. Ici, une Nymphe dénudée prenant appui sur deux chiens limiers en bronze attribuée à Barthélemy Prieur (5 000/8 000 €), un peu plus loin, un nécessaire principalement en vermeil, dans un coffret en loupe de thuya (Paris, vers 1809), comprenant un important ensemble de boîtes, flacons, flambeaux, tasses, timbales et autres étuis à aiguille, dont la tradition familiale veut qu'il aurait été offert à la comtesse de Clerey par la duchesse de Berry (2 000/2 500 €). C'est à 6 000/8 000 € que pourrait se faire entendre une pendule à l'éléphant, trompe levée, en bronze patiné et bronze doré d'époque Louis XV (de Chles Baltazar), tout comme une imposante armoire en forme de chiffonnier à décor marqueté et croisillons et tiroirs simulés ornés de jeux de putti, travail de la maison Dasson inspiré de la seconde moitié du XVIIIe.
vendredi 12 mars 2021 - 01:15 - Live
Salle 1-7 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Beaussant Lefèvre
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