Panorama (avant-vente)

Un grand nom de la miniature

Jean-Urbain Guérin est l’un des artistes les plus talentueux de sa génération, en format miniature... 

Si cette Femme en robe saumon à manches ballon couvertes de mousseline transparente, coiffée d’un turban, à mi-corps et de trois quarts à gauche demeure anonyme, l’auteur de cette miniature à la gouache et aquarelle sur vélin, datée 1825 (21 18,1 cm), est l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. Il s’agit de Jean-Urbain Guérin (1761-1836), né à Strasbourg et mort à Obernai, élève de son père le graveur Jean Guérin, puis de Jean-Baptiste Regnault. Envoyé à Paris, il poursuit sa formation auprès de David, puis du célèbre miniaturiste Jean-Baptiste Isabey. On doit à Jean-Urbain Guérin des portraits de Marie-Antoinette et de Louis XVI, de députés du Tiers-État, de généraux qu’il a suivis dans l’armée du Rhin, sous la Terreur, mais aussi de Bonaparte et de Joséphine, au service de laquelle il entre en 1798. 800 à 1 200 € sont demandés de cette miniature présentée mardi 29, salle 10 à Drouot, par Ader (Mme Lemoine-Bouchart, expert).

Agenda

En cimaises, ce sont 4 000/6 000 € qui sont demandés pour une Scène allégorique révolutionnaire du baron Gérard (première pensée pour le tableau Les Enrôlements volontaires ou La Patrie en danger de 1835 conservé à Versailles ?), 2 000/2 500 € d’un ensemble de 42 feuilles (certaines sur papier calque) d’Eugène Viollet-le-Duc comprenant des relevés de Pompéi, Vézelay et Notre-Dame-de-Paris. Plusieurs vitrines accueillent des miniatures dont l’une, de Jean-Urbain Guérin, figurant un Portrait de femme en robe saumon à manches ballon couvertes de mousseline… et datée 1825, est annoncée à 800/1 200 €. Annoncé comme de l’école française, un Autoportrait en terre cuite, daté 1787 et muni des initiales J.B., pourrait être celui de Jacques-Philippe de Beauvais, premier prix de Rome en 1764 et élève de Guillaume Coustou (2 000/3 000 €). Curieux objet, peut-être un travail de congrégation religieuse, français, vers 1850, que cette composition en coquillage sous une chasse de verre et plomb figurant un village animé de personnages et d’une sœur en cornette. Il est espéré à 3 000/5 000 €. Les cannes à pommeau sculpté précèdent un ensemble de poupées et bébés, une tapisserie des Flandres (probablement Audenarde) début XVIIe, représentant une scène de l’histoire du prophète Élie (2 500/3 000 €), deux bougeoirs de toilette en bois de sainte Lucie de Bagard (Nancy, fin XVIIe-début XVIIIe, 800/1 000 ), une curieuse paire de têtes en plâtre (anciennement doré) des années 1830 figurant un homme souffrant d’une rage de dents, la tête entourée d’un linge et le même souriant après l’intervention du dentiste (500/800 €).

mardi 29 octobre 2019 - 14:00 - Live
Salle 10 - Drouot-Richelieu - 9, rue Drouot - 75009
Ader
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